DE LA FJÈVBE EN GÉNÉRAI. S
tfXiùTié (1)» le poub des vieillards est plus fréquent que celui des adultes, puisfR cbez ies premiers on trouve pour moyenne 73 ou 7^ pulsations à la minute, et 15 seulement chez les seconds : résultats presque identiques avec ceux qu'a obtenus m Amérique le docteur Pennock (2). Mais, malheureusement, on n*est pas encore hàn d*acçord sur la fréquence normale du pouls dans le jeune âge. Diaprés E Talleix, cette fréquence ne serait, chez les enfants âgés de deux à Vingt et un joars, qoe de 90 à 100 pulsations par minute pendant l'état de veille, et de 87 peodaoi le sommeil; tandis qu'à sept mois elle atteindrait en moyenne le chiffre iï6 ; puis» d'après le même auteur, l'accélération du pouls irait en déclinant jus- ^'àTâge de m ans, de manière cependant à se maintenir toujours un peu.auàsRis de 100 (3). Pour M. Jacqucmier, la moyenne du pouls des nouveaux-nés serait de i26 puîntions (4) ; enfin M. Trousseau indique le nombre 137 cotnmc aprimanc la fréquence moyenne du pouls dans le premier mois de la vie, celui de 120 de six mois à un an, celui de 118 d'un an à vingt et un mois (5). Ces résultais vieadraieot donc confumer ce qu'on disait autrefois de la grande fréquence du pools des eofaots nouveau-nés, que Floyer évaluait à 134, Sœmmerring et Hailer à 140.
i*ai cherché moi-même à éclairer cette question. Chargé pendant cinq années, à rbôpital Saint-Antoine, d'un service de petits enfants allaités par leurs mères, j'ai compté le pools plusieurs fois de suite pendant le sommeil des enfants, et seulement chez ceux dont la santé était irréprochable ; or voici ce que j'ai constaté. Dans le premier mois de la vie extra-utérine : le pouls, oscillant entre 88 et 160 pulsatioos, offrait pour fréquence moyenne 121 pulsations; de deux à quatre mois, celte fréquence s'élevait il 128; de cinq à sept mois, elle s'abaissait à 116; et d'un ae à quatorze mois, elle descendait à 111 en moyenne, mais offrait des variations cvsidérables suivant les individus, et qu'on pourrait évaluer à 40, 50 et 60 pulsations par minute. Il importe encore de remarquer ici que le pouls des enfants tffre, chez le même individu, d'un instant à l'autre, les variations les plus grandes MIS le rapport de la fréquence, et cela pendant que le sommeil paraît le plus prokod, par conséquent lorsque les enfants ne sont soumis à aucune cause d'excitatMÊL Cette variation excessive explique les résultats opposés qu'ont obtenus des àoounes également recommandables.
Tons les individus qui ont de la fièvre éprouvent en outre plusieurs autres trou- Un fonctionnels qui, sans être aussi constants, aussi caractéristiques que les précédcots, Biéritent néanmoins d'être mentionnés. Ce sont : du malaise, de la fitigne, de la courbature, ou bien des douleurs contusives dans les membres; de la céphalalgie on une simple pesanteur de tête; l'appétit est toujours diminué, et Je phn fOQvent complètement aboli ; la soif est ordinairement augmentée, la respiration souvent accélérée ; enfin quelques sécrétions, comme la sécrétion urinaire, peuvent être plus on moins modifiées.
Il importe de noter que, pour caractériser la fièvre, il est absolument nécessaire qoe les deux phénomènes les plus essentiels de cet état morbide (l'augmentation de
(i] /V ia fré^tumcê du f>oui$ chtt k$ aliénéi, Paiis^ iSS9*
;S) Ameritém Journtd de 18^7, et Archives générale» de médecine, numéro de noveinbre iSdSt
;S) Cliniipte dee màladte» de» nouveaux»nè». cl Mémoire» de la Société médicale d'observa-