‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 50 sur 148 · MALADIES PAU UN ^ICE DE PROPORTJON DU SANG · texte numérisé non relu

MALADIES PAU UN ^ICE DE PROPORTJON DU SANG

règles , constituent , an contraire , un Téritable état morbide survenant hors la période menstruelle, spécialement dans Tétat de grossesse , on devra leur opposer un traitement différent de celui que j'ai précédemment conseillé. L*indication ne consiste plus ici à favoriser une liémorrhagic , mais à la prévenir. Si la femme est forle et pléthorique, une saignée générale pourra être utile ; on entretiendra la liberté du ventre, on fera prendre des bains frais on tièdes; les malades éviteront de s'asseoir ou de se coucher sur la laine ou la plume. Si ces moyens sont insuffisants, on appliquera des ventouses scarifiées sur la région sacrée et tout autour du bassin; ce mode d'évacuation sanguine m'a paru plus efficace que les sangsues qu'on met en pareil cas à Fanus et aux aines. Les auteurs ont regardé ces derniers moyens comme dangereux; toutefois leurs craintes ne sont pas fondées, pourvu qu'on mette un assez grand nombre de sangsues , afm d'opérer un dégorgement rapide. Dans les dis plus rebelles , on aura recours aux révulsifs rubéfiants et ? ésicants, aux injections froides et à l'emploi de la douche sur les régions lombaire et sacrée. Si la congestion affecte une femme grosse , on conseille de pratiquer de préférence plusieurs petites saignées d'une à deux palettes .faites à certaines distances, plutôt que de tirer une grande quantité de sang à la fois. Pour peu qu'il existe alors des douleui-s abdominales, surtout de ces douleurs qui tiennent à des' contractions utérines, et qu'on reconnaît à leur intermittence et an sentiment de pesanteur et d'expulsion que les femmes éprouvent, on devra se hâter d'administrer un petit quart de lavement contenant vingt gouttes de laudanum de Sydenham ; trois quarts d'heure ou une heure après on renouvelle la dose, puis une troisième et même une quatrième si les accidents persistent. Cette pratique est très efficace; elle est surtout préconisée par le professeur Paul Dubois , et après lui par les docteurs Cazeaux, Chailly et Jacquemier. Dans les cas où la congestion se renouvelle à chaque époque menstruelle, on tâchera de la prévenir en condamnant les femmes Si un repos absolu sur un canai)é pendant toute la durée de cette époque et pendant les trois ou quatre jours qui la précèdent et la suivent; on entretiendra la liberté du ventre , on prescrira quelques manuluves chauds ; enfin, si des signes de pléthore existaient, il serait convenable d'ouvrir la veine. On a parfois opposé aux congestions utérines des médicaments excitants , et particulièrement l'acétate d'ammoniaque à la dose de 1 à 16 grammes. On a contesté , il est vrai, dans ce cas, que le médicament agit à la manière des excitants diffusibles ; on a cru lui reconnaître des propriétés sédatives toutes spéciales sur l'utérus. C'est là un mode d'action qui ne me semble pas encore établi. Quoi qu'il en soit, si l'esprit de Miudererus peut être utile dans la congestion utérine , il est probable que ce médicament agit par une sorte de révulsion , par suite de la diaphorèse qu'il excite.

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