DES I»AU0TID1-S
phs désespérés {Archives de 18^3). C*est également à tilrc de modificateur local que, daus ces derniers temps, M. Eimer, en Allemagne (1), et M. Oélioux, en France (2), ont conseillé les lavements avec Tiode. Ce dernier injecte dans Tinteslin on lavement composé , pour 200 à 250 grammes d*eau , de 10 à 30 grammes de teinture alcoolique d*iode, et de 1 à 2 grammes d'iodure de potassium. Sur douze cas de dyssenterie chronique mentionnés dans son travail, M. Délioux aurait amendé ou guéri dix fois rafTection intestinale; le remède échoua deux f(MS, mais sans aggraver les accidents. Administré comme il vient d*étre dit, l'iode est rapidement absorbé , ainsi que le constate sa présence dans Turine. Les injections iodées conviennent surtout dans la forme chronique de la maladie ; mais malhenreosemeot ce traitement doit échouer souvent, attendu qu'on ne peut guère atteindre et modifier que la lésion qui siège dans le rectum.
Pour le traitement de la dyssenterie chronique , on suivra, en outre, les règles (jue nous avons tracées précédemment en parlant de l'entérite chronique. On pourra essayer contre elle les astringents, comme le ratanhia, le cachou; mais il iaot être très prudent dans leur emploi ; car, donnés sans mesure par quelques nédicastres du dernier siècle , ils ont été la source d'une foule d'accidents (ZimnemuinD). C'est surtout dans cette forme de la maladie que le changement de lieu fit utile.
On voit des malades qui, quoique guéris de la dyssenterie, continuent néanmoins à être tourmentés par du ténesme ; il faut alors chercher la cause de cet accident, qui peut dépendre d'une altération du rectum , ou de la présence de scybala dans cet intestin. Quelquefois pourtant il n'existe aucune altération matérielle ; il suffit alors d'administrer un doux laxatif pour triompher aussitôt de ce symptôme incommode, ainsi que je l'ai déjà constaté maintes fois.
yaiêO'e. — La dyssenterie est certainement une inflammation ; mais si l'on réfléchit à la nature de ses symptômes^ aux lésions anatomiques qui l'accompagnent, i quelques unes des causes qui la font naître, et à la possibilité de la contagion, on wra porté à classer cette maladie, avec quelques auteurs, au nombre des phlegiiasics spécifiques.