DE LA FILAIRE DE MÊDINE
est de 6 à 8 mètres (le maximum est de 19 à 20) ; sa tête est ovoïde, obtuse ; dlé offire une d^msuon transversale qui, diaprés Bremser, ne serait autre que la bouche de ranimai; mais on sait aujourd'hui qu'elle possède deux fossettes latérales ; de phs ede n*et^ point armée de crochets comme l'espèce précédente : c'est ce qui fait que soarent Iç bothriocéphale est désigné, sous le nom de tœnia non armé. Ils bafatoit l'un et l'autre l'intestin grêle. Le taenia solium est à peu près le seul qu'on observe en France, tandis que le bothriocéphale est plus conunun chez les habitants du nord de l'Europe. Quant à leur mode d'accroissement, les uns croient que tous les vers rubanaires se reproduisent par l'addition de nouvelles articulations ï leur extrémité postérieure, tandis que Bremser pense que primitivement ce ver a tous ks articles qtii doivent le composer plus tard , mais qu'ils sont d'abord exce»^ sîvement rapprochés, et que l'animal ne s'accroît que par leur écartement sucGessifl
D'après M. Moquin -Tandon, on peut réduire aux Caractères suivants les* différences qui se trouvent entre le bothriocéphale et le tœnia.
Dans le bothriocéphale, le corps est grisâtre et la t^te allongée. Cette dernière ne présente pas de renflement terminal ni de couronne de crochets; elle a deux fossettes allongées, sans mamelon et sans rebord ; les articles sont plus larges que longs, et l'oriûce génital s'ouvre dans leur milieu.
Dans le tœnia, le corps est blanc et la tête subglobuleuse. Cette dernière présente un renflement terminal et une couronne de crochets; elle a quatre fossettes arrondies, placées chacune sur un mamelon et munies d'un rebord; les articles sont plus longs que larges, et l'orifice génital s'ouvre sur leur bord.
Le bothriocéphale et le tœnia déterminent les mêmes accidents locaux et sympathiques ; la fougère mâle, le grenadier, le kousso et les autres taenifuges dont nous avons parlé plus haut peuvent être employés également contre ces deux espèces de vers rubanaires. J'ai, en effet, avec une seule dose de kousso de 15 à 16 grammes, provoqué l'expulsion de quinze bothriocéphales formant une longueur totale d'environ cent mètres chez un jeune homme que j'ai soigné en 1855 à l'Hôtel-Dieu. Ce malade, traité par moi trois mois avant avec le moussena avait déjà rendu à peu près iKÎ mètres de bothriocéphale.