piAûirriiR£ W }*'k\QHUfh ft
piraiasent a*avoir aucune efficacité. Cependant, dans les cas où le dragonneau, trop profondément situé, «il inaccesûbie k nos instruments, il faut savoir qu'on a piéoonisé à Fintérieur le poivre et Tail infusés dans le rhum, l'asa fœtida, la liqueur de Van-Swiéten, et à Textérieur, les fomentations de laurier-cerise, et les frictions iTcc les pommadéi mercurielles et soufrées.
Quclcpes auteurs ont décrit comme vivant dans le corps de l'homme deux autres espèces de fUaires, la fllàire iaerymale (filaria oeuli)^ qui habite dans la i|Iandè lacrymiie, sons la oonjonctive et même dans Fintérieur de Fœil, et la filairebrmekûile (/Uaria bronchiaiié)^ (fai se trouve dans les tubercules des bronches.
Cm deux filaires sont encore très mal connues.
3* Da stroMle géant (Stronmflu» giga»), ifÊtÊê, JêÊMi iwM^i ms€ërs»lse9mlk { vtlfûtMMKt vfV Vt9M% «Ir9f*f^« iIh ni»»
Ls êêren§ie géante qu'on parift avoir quelquefois confondu avec F^scaridn lom«t hricoide, avec lequel il a en eiïet quelque ressemblance, est un ver rougaâtm donl le corps cylindrique s*amincit vera ses deux extrémités. A Fune d'elles se trouve la bouche, environnée de six tubercules; l'extrémité opposée se termine chez le Biik, fm unn vé^iculs rMiflte, d*où sort m pénis couPtat pointât tawte «fu^ c^b^ la femelle cette partie est obtuse. Le strongle géant a communément, chez l'homme, df 6 à 9 centimètres de longueur; la femelle est toujours plus longue. Celui qu'on tnmve dans certains animaux peut avoir 2 ou S pieis et la grosseur du petit doigt Le strongle est une espèce de ver fort rare, qu'on ne rencontre guère que dans les reins. On dit que, renfermé dans ces organes, il peut produire la plupart des acddents qu'occasionnent les calculs, tels que douleurs, hématuries, rétentioa dSirine et tumeur fluctuante s'ouvrant par différentes voies, comme le font les abcès rénaux.
Le diagnostic ne peut être établi pendant la vie que lorsque les strongles sont eipnlsés par Furèthre. On évitera de prendre pour des strongles les ascarides qot ont pénétré dans la vessie par suite d'une communication de ce viscère avec Ântestin, ou bien la fibrine décolorée que rendent certains malades qui ont eu quelques jours auparavant une hématurie. On ne sait encore rien sur les remèdes pnmres à combattre la formation et h présence du strongle.
8* Du tplroptère de l'homme (Spiroptera hominh).
Ce ver a été trouvé à Londres i)ar Ramott, dans la vessie urinaire d'une fille de vingt-quatre ans, afTectée d'une rétenii<m d'urine; Rarnett en envoya A indi-? vld|isà*Rndolphi.
Plus tard, dans FAmériquc méridionale, Rriglifon a découvert un animal semblable, mais plus grand, dans la v(*8si<; d'une femme de trentre-cinq ans. Diesing regarde ce dernier ver comme une grande variété du pivniier.
Le spiroptr^n* présente un rori>s long de 8 à 10 militmMi*es, un peu atténué et légèrement tordu en avant, sa tètt^ est tronqure et papiltense. L'extrémité caudale du màl(> est l<m^U(\ obtuse et nuniie d'aile^^ très niinri^s. F^a queue de la femelle est trt»s c(mrte, mince et pellucide.
Dejle Chiaje croit (ju'il en e\ist<* den\ (\sj)èces, (ju'ii appelle l'une ^nroptera humafia^^ YiàUircs/urojitera ttudulo/tiuna,
&ftO DES PRODUITS BiORBIDES AGCaDENmS.
4*" De la triddiiê ipirale (Triehima tphraUê).
Ce parasite de rhoinme a été surtout observé «i Angleterre. H a été décrit pour la première fois en 1835, par le professeur Owen. Onle trouve souvent par myriades dans les muscles volontaires de Thomme,. et en bien plus grand nombre dans les muscles superûciels que dans ceux qui sont profonds. On en a vu dans le diaphragme, dans les muscles du voile du palais et de Turèthre, mais il ne parait pas qa*on eo ait encore rencontré dans le cœur ni la tunique mu^uleuse des organes creux. Ce parasite est renfermé dans un petit kyste ; il est cylindrique, extrêmement petit, roulé sur lui-même deux fois ou deux fois et demie : lorsqu'il est déroulé et étendu il n*a pas plus de i/30" de pouce en longueur et 1/700* de pouce en diamètre. Pour le voir distinctement, on a besoin de recourir au microscope. Les sujets qui ont ces animalcules n'ont presquie aucun symptôme qu'on puisse rapporter \ h présence de ces vers, comme douleur, faiblesse, gêne dans les mouvements.. Il parait que jusqu'ici on n'a pu saisir les conditions, nécessaires au développement de ces entozoaires.
5* De la douve da foie (IHffoma hÊfat\ewm).
Noms. Fasetoiu hepatiea^ fasciolm hoiAinù^ fûsciolà kunuaui^ dUîoma ktjmtica ; ▼algairemft, 4amtf€^Vêrpl0t^V9rdu/àief distome hépatique,
La daiwe est un. entozoaire qu'on trouve dans la vésicule et les conduits biliaires de l'honmie et de plusieurs animaux. Il a la forme d'un fer de lancette obtus à ses deux extrémités ; il offre en avant une partie rétrécie qui forme le cou, et que surmonte un suçoir duquel partent des canaux qui portent daiis tout le corps la ïAe qu'il pompe et qui est son unique nourriture. Un peu en arrière est un petit tentacule rétractile qui paraît être le pénis, et immédiatement après existe une capsule ou ventouse qu'on a crue periorée et qui n'est en réalité qu'un organe d'adhérence. Cet entozoaire a, chez l'homme, de 5 à 11 millimètres, il paraît produire des accidents semblables à ceux que les acépba)ocystes déterminent ; mais on ne sait encore rien ni sur les causes qui Tengendrent, ni sur les symptômes qui peuvent en déceler ta présence, ni sur la manière de le combattre.
Mehlis a fait voir que sous le nom de douve du foie, on confondait deux espèces. Il a laissé k l'une d'elles le nom de distoma hepaticum et a désigné l'autre sous celui de distoma lanceolatum, La première paraît la moins rare. Elle a le corps ovale ; la bouche et la ventouse triangulaires et le pénis spiral. La seconde présente le corps lancéolé , la bouche et la ventouse circulaires et le pénis droit ; elle est un peu plus petite que le distoma hepaticum.
Gescheidt assure avoir trouvé chez l'homme une troisième espèce qui habite sous la capsule du cristallin. Un ei^ant de cinq ans lui en offrit, une fois, k individus. Cette espèce a été nommée par Nonnaud distoma oçulare et par Diesing distoma ophtalmobium. Elle est longue de un quart à un demi-millimètre et large de un sixième. Son corps est ovale, lancéolé. Sa bouche etsa ventousesont circulaires. Cette dernière parait subcentrale.
6* Du iDODOStome lenticole (Monottoma lentit),
Nordmau a signalé sons le nom de monostoma lentis, un animalcule dont il avait trouvé /ruit individus dans le crislaVUud'uue çersoimc à^éc.
DES CVéTlGËRQUJES. UUi
Ce ver est long de un vitigtième de iniUimètre& On peut le confondre avec le diitome oculaire.
7* Du tétrastome rénal {Teiroitoma rtnàU)»
Gel CBtozoaire a élé observé par Lucarelli dans les urines d*une feinme, et trouvé emmile par deQé Ghiaje dans les reins de cette même femme.
C'est un animal long de 5 millimètres, larg^ de 2, ovale-oblong, dépriiçé, ui^ peu convexe en dessus et de couleur brun rouge.
DES VERS VÊSICULEUX..
Sous ie nom de vers vésicnleux ou d'hydatides^ les anciens désignaient des parasites vésiculaires, des dilatations morbides et différentes tumeurs enkystées. Ce ne fut que vers la fin du xvir siècle, qne trois observateurs habiles, Hartmann, Tison, et Malpighi, distinguèrent entre elles des productions aussi dissemblables, en démontrant presque en même temps que plusieurs de ces tumeurs faydatiques étaient constituées par des êtres vivants. Pallas et Laënnec ajoutèrent à ces premiers ti*avaux des recherches encore plus précises. Bientôt on crut ne pouvoir rapporter ces vers ou prétendus vers à un seul genre, et l'on divisa les vers^ vésiculaires en çystieerques^ échinocoques et acéphalocystes. Aujourd'hui on regarde les cysticerques et les échinocoques , comme des larves de tœnias et de bothriocéphcdes (voyez ces deux articles) et les acéphalocystes comme des productions morbides.
L'absence des organes génitaux, chez les vers vésiculaires cesse dès lors d'être un fait exceptionnel. Ces organes ne devaient pas être développés, dans les animaux dont il s'agit, dans des êtres incomplets, pas plus qu'ils n'existent dans les larves des animaux articulés. Chez {<&& acéphalocystes^ il n'y a qu'une apparence d'animalité, et par conséquent l'hydatide devait être privée d'ofganes sexuels, comme elle est privée d'organes digestifs. La reproduction des vers vésiculaires ou entozoaires non sexués^ cesâe donc de fournir un argument en faveur de la génération spontanée.
i* Des cjsticer^ues.
Les cysticerques sont des vers vésiculaires qu'on observe très fréquemment chez rbomme : cependant on peut dire qu'ils existent très rarement chez ce dernier, en égard surtout à leur fréquence extrême dans certaines classes de mammifères, et notamment chez le porc. Leur présence chez celui-ci dans la plupart des organes, constitue la maladie connue sous le nom de ladrerie. Chez l'homme, on rencontre surtout les cysticerques dans le cerveau, et quelquefois dans le tissu cellulaire des muscles. Ils y sont presque toujours enfermés dans des kystes membraneux, remplis d'un liquide transparent.
Le cysticerque est un ver vésiculaire ayant un corps cylindroîde ou légèretnent aplati, ridé transversalement, terminé par une vésicule remplie d'un liquide transparent qu'on a comparé à une queue {vésicule caudale). L'extrémité opposée constitue la tête ; elle est obronde ou ovoïde, présente sur ses parties latérales quatre suçoirs courts, et se termine à son sommet par une couronne de petits crochets. On a distingué un assez grand nombre d'espèces de cysticerques qu'il est inutile de faire connaître ici.
A42 DES PRODUITS IMW^IDBS ACCIDENTELS.
S* Des éebfnocxNfues.
Les Echinocoques, dont quelques auteurs ont à tort contesté l'existence chec rboinme, furent signalés dans notre corps par Goéze, en 1787 ; Brera les décrivit aussi an commencement de ce siècle ; mais presque tous les natui^lîstes et les médecins les regardent encore comme étant tme des espèces les plus rares. Cependant, dans le courant de Tannée i6/i3, deux internes distingués des hôpitaux, ii Mayoïi dans les Archives générales de médecine, et M. Livois surtout, dans sa Thèsê inau' gurale, qui est un excellent travail, ont cherché à prouver qoe réchiiioeoqaei non-seulement n'était pas rare, mais qu'il était le phis conunun des vers vésicu*laires qu'on rencontre chez l'homme. Ces médecins ont même avancé que toutes les vésicules sans adhérences, confondues anciennement avec les diverses espèces de vers vésiculaires, et avec toutes lés tumeurs aqueuses enkystées, sous le nem ffhydatides^ et connues depuis Laënnec sous le nom d' aôépkaioeyêiet, n'étataal q^ede simples poches renfermant toujours dans leur intérieur un nombre piqsoi moins considérable d'échinocoques. C'est ainsi que M. Livois, sur plus de huit cents hydatides acéphalocystiques qu'il a examinées, tant chez l'homine qve ehai les animaux, n'en a pas trouvé une seule qui ne contînt un nombre plqs où moins considérabled'échinocoques. Cependant ce médecin n'en a jamais vu dans les niAlss vésiculaires, et cette circonstance, jointe à l'adhérence de ces tumeurs surdes pé« dicules, fait que M. Livois établit entre elles et les véritables hydatides une dlscinction bien tranchée.
Les échinocoques sont, dit M. Liyois, des vers vésiculaires ayant pour caractères un corps lisse, oblong ou ovale, une tête armée d'une couronne de crochets disposés en deux rangées, et munie de quatre suçoirs. Ils sont constamment enfermés dans une vésicille d'hydatides, où ils existent toujours libres. Ce sont les échinocoques qui constituent, dit-on, ces granulations opaques, sphériques, de h jSfosseur d'un grain de sable ou de semoule fine, de couleur blanchâtre, regardées par la plupart comme des espèces de bourgeons, et dont nous signalerons Pexistence dans les acéphalocystes. On les distingue très bien si l'hydatide est transparente; ils nagent dans le liquide, ou bien ils àdh^rent aux parois, et ressemblent tout à fait, dit M Livois, aux petits globules d'air déposés à la surface interne d'un yerrc 4^s l^ucl jon a versé de l'eau chaude ; du reste, cette union n'est jau^ais intime, c^r il suffit de percuter l^èrementr l'hydatide pour les détacher : cepeurr dani, pour reconnaître la véritable nature de ces corps, il faut recourir au mi^^^'^^ copç. Cet instrumfsjot démontre, en effet, que qe sont bien réellement des échinocoques. Ces janiq^aux se présentent à l'observation sous deux fortpes, suivant mi'ils SQQt développés ou rentrés en eux-mêmes. Voici quelle ^st la description au en a tf9péeM. Mayor.
Dans son état de développement, Téchinoque a une longueui^de 25 i^ 30 millimètres» et offre la forme d'uue gourde de pèlerin. Des deux renflements ijui le çousUtuent, l'un» le plus volumineui:, est fonné par la tête, qui supporte quatre suçoirs; manifestes; ceuK-ci sont surmontés d'un rostre arrondi, plus pu moins sailUut, suivant que le petit \er est plus ou moins dé\elo])pé; il est entouré «Isa base d'une double couronne de petits crochets. L'autre renflement est séparé 4e la t^ff^r un rétréçisçcment quel(|uefois peu cljstinct, et correspond à ce qu'on appelle la vessie caudale chez les cysticerques.
La deuxième formo sous laquelle se pré.^enlc l'échinocoque est le résultat de la rétraction de ^ (été dans la vessie caudale, rétraction opérée comme celle de Tceil
DEë AGÊPHALOGYSrrfi$. kki
in limaçon dîna le tentacule qui le supporte : alors il est ovoïde. Par rune dea «itrémjtes de ToroMe il adhère à la surface interne d'une petite capsule très dé^ Hcate ; son autre extrémité offre uuc dépression correspondant h un iofundibulam formé par la surface externe renversée de Tanimal ; les bords de cet infundibulora se voiest par transparence, plus ou moins écartés Tun de l*)iutre ; à droite et k gauche se dessinent plus ou moins nettement deux suçoirs, et à son extrémité poit térîeore se montre la couronne avec des crochets tournés en sens inverse de cfdni dans lequel ils sont quand Tanimal est développé : ils ont dans cette état IeurpoinU| dirigée en arrière.
Les recherches dont nous venons de présenter une analyse tendraient à prouves
que les acéphalocystes de Laënnec devaient être considérées comme de simples poches dans la cavité desquelles existeraient les échinocoques, dont le nombre serait en rapport avec le volume des poches cltes-mêmos. Quoique le défaut d'expérience personnelle nous empéclié d'émettre à ce sujet aucune opinion. motivée, nous dirons pourtant que la doctrine soutenue avec tant de talent par M. Mayop, et surtout par xM. Uvois, n'est pas sans fondcnnent. Cependant, avant de l'adopter et de taxer d'erreur les travaux qui font autorité depuis bientôt un demi^iècle, il est nécessaire de recueillir encore de nouveaux témoignages: voilà pourquoi noua avons continué à décrire les ac^)halocystes, comme on le fait dans tous les ouvr%» ges; nous avons aussi rendu compte des travaux contradictoires des oontempo-i rains, pour appeler de nouvelles recherches, et fixer au plus tôt la science sur Uiî^ question qui intéresse également les naturalistes et les médecins.
3» pes acéphalocjrites.
Laënnec, dans un remarquable travail, lu en i80/i à la Société d^ k Faculté dts médecine, a proposé de désigner sous le nom d'acéphalocyuies de prétandm vers vésiculaires consistant en une vessie remplie d'un liquide transparent, n^ot^ fntni aucune apparence de corps ni de tête, libres de toute e0pèi:ed'9dhéref|€ei et contenus dans un kvste.
Ihtcription générale. — Ia>s acéphalocystes sont des expansions morhidiB| qu'on rencontre très fréquemment dans le cor|>s de l'homme; elles peuvent mi fonner dans tous les tissus, dans tous les organes, et même, dit-on» dans ifli cavités séreuses (Reynaud) ; mais on ne les trouve nulle part aussi fréquemment que dans les organes parencbymateux, |)articulièremeut dans le foie; puis yieiH nent, par ordre de fréquence, les poumons, les ovaires, les reins, le carveiu, fa| raio, l'utérus ; il s'en trouve aussi entre les vertèbres et la dure-mère, dans Im bourses muqueuses, dans le tissu cellulaire extérieur, dans les miisdes et les pg.
Les acéphalocystes sont, disons-nous, constituées par des véiîeulas; leur gros-r seur varie depuis celle d'un grain de clièoe\is jusqu'à celle d'une tête de foHus | terme; la plupart ont le \olume d'une aveline ou d'une noix; éhi iontovoidcso|| arrondies ; leurs |)arois sont inincx.'s, fragiles, luimogèiies, sans fibres dislincl#s, élastiques et e\ten^ihlos; oik'ssont incolores, quelquefois grisâtres ou d'une taifitt laiteuse; quelques-unes oiïreutdi's |)()iuts blancs opaques, formés |)ar un simple épaississcmenl des |)arois ; ailleurs ce sont de peljts corps spliériques qui ont 1^ volume d'un grain de niillei ou crlni d'un petit pois, et que l'on considère généralement coninie ch's rsp<Ves (!<• Ixinrgeons qui, après avoir atleîul wvk dfi^^^ ^^ développement sunisanr, >e détacheutf tombent dam» la cavîvfe \u\fat\e\]i]c^^ e.^n?GBi^
Ukli DES PRODUITS MORBIDE^ ACCIDENTELS.
tuent de nouvelles poches. Telle est probablement l'origine des acéphakHryst» oott-tenues dans des vessies plus grosses; celles-ci constituent véritablmnent «don des acéphalocystes mères. Le Hquide contenu dans ohaque acéphalocyste est ordinairement parfaitement limpide , et il a les propriétés d'un eau très ûûUement «Umimineuse. Les acéphalocystes solitaires ou multiples sont toujours renfermées dans un kyste résistant, composé généralement de plusieurs feuiÛèts, et se ra|^Mt>chant beaucoup par sa structure des ligaments articulaires. L'épaisseur de ces kystes est généralement en rapport avec leur' ancienneté; ils ont quelquefois subi partiellement la transformation cartilagineuse ou osseuse. L'intérieur du kyste est tapissé par une membrane lisse, d'aspect séreux, qui exhale un liquide transparent, dans lequel nagent les hydatides. Ce fluide est identique avec cdui contenu dans les vésicules elles-mêmes. Le kyste adhère plus ou moins intimement aux parties voisines; celles-ci ne sont pas détruites, mais seulement aplaties, un peu condensées, et quelquefois atrophiées par suite de la compression que la tumeur exerce sur elles.
. Ce qui précède constitue l'état physiologique de l'acéphalocyste; mais souvent on trouve que le liquide contenu dans le kyste est opaque et purulent; la membrane interne est inégale, ulcérée; les hydatides sont rompues, flétries; le liquide qu'elles contiennent est jaune, opaque, purulent Ou peut conclure alors qu'il y a eu inflan^nation du kyste : toujours dans ces cas les acéphalocystes sont abérées.
Quelques auteurs, adoptant l'idée de Laênnec» ont regardé les acéphalocystes comme de véritables animaux. Rudolphi, Cuvier, iMeckel, et de nos jours MAL Duinéril et Moquin-Tandon les considèrent comme de simples productions morbides, sans caractère d'animalité ; comme une portion de tissu qui conunence à s'oiiB;aniser, et qui revêt une forme vésiculaire. Nous sommes portés à admettre cette dernière q)inion.' L'absence de vaisseaux, d'un estomac, d'un orifice quelconque et de toute espèce de mouvement ne permet pas de ranger ces productions parmi les animaux même les plus élémentaires.
Il existe dû reste des espèces à' acéphalocystes où l'origine pathogénique du produit ne saurait être contestée. Telles sont les acéphalocystes en grappe ou hydromètres (acephalocystis racemosa, H. Cloquet) (1), sur lesquelles Desormeaux a publié un travail intéressant On les regarde généralement aujourd'hui comme un ^tat morbide dès vaisseaux (Cruveilhier).
Symptômes, marche. — Les tumeurs acéphalocystiques, ayant un développement très lent, acquièrent souvent un volume considérable sans révéler leur présence par aucun symptôme. Cependant il survient le plus souvent différents phénomènes morbides, dépendant surtout de la compression que la tumeur exerce soit sur l'organe dans lequel elle s'est développée, soit sur un organe environnant C'est ainsi qu'un kyste à acéphalocystes, développé dans les parois de l'intestin, gêne le cours des matières fécales, et peut produire tous les accidents de l'iléus. L'acéphalocyste nait-^Ue dans le cerveau, on Voit se manifester tous les symptômes qui surviennent toutes les fois qu'une tumeur se développe leutement dans le crâne, et vient omiprimer l'encéphale.
Si la tumeur acéphalocysfiquo proémine à l'extérieur, son exploration pourra fournir quelques caractères iniportants. Dans la plupart des cas, elle a une forme arrondie; elle a une résistance élastique, et l'on y sent plus ou moins distinctement
(1) Voir Aeéphatocystes de l'utérus et de stê annexes.
DES ACÊPHALOCYSTES. ft&5
de la fluctuatioB. Percutée» elle donne uq son mat; la percussion Oaiit en ontre entendre quelquefois un bruit particulier, ou plutôt le doigt qui frappe a la sensation d*ane sorte de mouvement vibratoire qu*on a comparé au frémissement qu'on produit en percutant une montre à répétition sur la face opposée au verre. Oh a donné à ce phénomène le jiom de bruit ou de frémissement hydatique. Indiqujé par M. Piorry, étudié plus tard par M. Tarral, c*est à tort que quelques personnes en ont contesté la valeur diagnostique ou Texistcnce. Nous aflinnons que ce signe existe réellement; nous ajoutons qu'il est pathognomonique, car on ne le rencontre dans aucune autre circonstance ; mais malheureusement on le trouve très rarement, et souvent il n'existe que d'une manière passagère. On croit que ce phénomène est produit par la collision de plusieurs hydatides ,ou par leur mouvement dans le liquide, lorsqu*on vient à les agiter par la percussion de la tumeur. Ce signe doit donc manquer lorsqu'il n'y a qu'une acéphalocy^e, ou lorsque \t poche est ou trop distendue, ou incomplètement remplie. En général» les kystes acéphaiocystiques produisent peu de douleur; lorsqu'ils ne sont pas trq) volumineux ou qa*ib ne compriment )[)as un organe très important, ils peuvent exister longtemps sans altérer la nutrition : dans le cas contrairey les malades languissent et dépérissenL Quelquefois cependant la tumeur est le siège de douleurs vives et lancinantes; elle semble augmenter de volume; il y a du malaise et de la fièvre. Ces accidents, qui sont le plus souvent spontanés, surviennent quelquefois à la suite d'une contusion de la tumeur, et indiquent que celle-ci est le siège d'une phlegmasie, laquelle a pour résultat ordinaire d'arrêter le développement des hydatides et de remplacer le liquide transparent du kyste par une sérosité louche ou par du pus.
Terminaisons, durée. — Les kystes acéphalocystiqucs peuvent guérir par l'expulsion des hydatides au dehors ; d'autres fois le kyste se resserre et revient sur lui-même; enfin il peut fmir par se transformer en un petit noyau fibreux. D'autres fois la maladie a une issue.funeste; la mort survient alors, tantôt par la gêne o^ par l'obstacle que la tumeur apporte à l'accomplissement de certaines fonctions importantes. Ainsi M. Pcavaz rapporte dans sa thèse l'histoire d'un individu qui mourut suffoqué avec tous les symptômes de l'angine onlématew^, et à l'autopsie on trouva pour expliquer ces accidents deux hydatides du volume d'une noix, qui s'étaient logées sous l'épiglotte, et occupaient à droite surtout une partie des ventricules du larynx. Ailleurs la mort arrive avec les symptômes généraux et k)caax qui accompagnent la plupart des affections organiques graves, tels que douleui^ vives, amaigrissement, faiblesse croissante ; xx'la a surtout lieu dans les ca^ où la tumeur est volumineuse et a été fi'équemment enflammée. D'autres fois les malades succombent à la suite de la rupttu'e de la tumeur dans une séreuse, comme le péritoine ou la plèvre. Lorscpic le kyste s'ouvre à l'extérieur, il peut consécutivement s'enflammer et suppurer; s'il est vaste, la mort sunient alors par épuisement, ou bien avec les symptômes de la résorption purulente ou putride. On a regardé les acéphalocystes comme pouvant être l'origine de diverses affections. Ainsi on a dit qu'en se transfonnant elles pouvaient produire un athérome (Bremser), des tubercules (Baron), un cancer, des fongus; Morgagni en a fait une cause d'ascite; mais 0 n'y a dans cette opinion rien qui me semble établi suffisamment La transformation des acéphalocystes en tubercules enkystés et ayant des caractères spéciaux, a été soutenue avec talent, en France, par le docteur Kulm (1), mais nous n'avons pu être convaincu par les descriptions qu'il donne, et les nombreuses autopsies que
(I) Gmteiîê médictde dt PaHi, l. Ilî, p. 887.
ftA6 DES PRODUITS MOfRtilDBd ACCfDENTELS.
nous avons faîtes depuis viugucinq ans ne noas ont rien réTélé sur la ponibitit^ d*une pareille transformation.
La durée de la maladie est très variable ; elle est rarement moindre de cinq à six mois; le plus souvent elle s*étend à plusieurs àmiées; dans quelques cas exceptimiiiels, elle se prolonge, dit-on, pendant vingt ou trente ans.
Ùiagnostic. — Lorsque les acépbalocystes se développent dans des organes pro- Amdi ou qui sont protégés par des enveloppes résistantes , et lorsqu'on ne peut flairer que par les troubles fonctionnels, le diagnosdt est à peu prés impossible : c'est ce qui a lieu surtout pour les acéphaloc^^es nées dans le crâne, dans le canal rachidien, dans les fiarties ))rofandes de la poitrine et de Tabdomen. Lorsque le kyste fait saillie à Textéricur, nous avons Vu qu'on pouvait reconnaître sa nature il là résistance élastique de ses parois, à la fluctuation et au frémissement hydatique. Mais ce dentier signe, le seul qui soit pathognomonique, existe rarenutat; de sorte ^que dans la plupart des cas on n'arrive an diagnostic que par voie d'exclusion, et c'est parce que les principaux caractères de maladies plus fréquentes, comme k •mdentv par exemple, les abcès, manquent, qu'on est conduit à soupçonner des tcéphalocystes» Dans ces cas si obscurs, on a conseillé de faire une ponction expkn ritrice avec un trocart extrêmement délié. S'il s'écoule un liquide clair, transpirent, on doit) dit-on, diagnostiquer des acépbalocystes. Ce diagnostic, j'en conviens, sera exact dans la plupart des cas : cependant il ne faut pas ouUier qu'il existe fies kystes séreux simple. Quoi qu'il en soit, nous ne voyons aucun avantage» pour le traitement, à pratiquer ces ponctions exploratrices ; d'ailleurs elles fie sont pas sans danger : ainsi elles peuvent être suivies de l'inflammation du k\'8te on de l'épanchement du Tiquide qu'il contient , dans une membrane séreuse, lorsque la tumeur, développée, par exemple, dans un des viscères abdominaux, ti'a pas encore contracté adhérence avec les parois du ventre. Il est inutile de dire que l'issue d'une ou plusieurs acéphak)cystes par quelque ouverture naturdlc ou acddentelle enlève toute espèce d'incertitude.
Prmoêtic. — Le pronostic des acéphaloc^'Stes est généralement grave; mais tette gravité varie suivant une foule de circonstances : ainsi le danger est d'autant plus grand que le kyste occupe, avoisinif. et comprime un organe plus essentiel I la vie. C'est ainsi que de petites acépbalocystes suffisent pour ttier les malades, si •Hes se sont dévefoppées dans le cer\'eau, tandis que de plus volumineuses peuvent «kfsief longtemps dans la rate, le foie, les reins, sans même se révéler par aucun phénomène morbide. Le volume du kyste, les altérations survenues dans ses parois, li profondeur à laquelle il est situé, l'influence fâcheuse que la constitution en a rtssentie^ sont tout autant de circonstances qui doivent rendre le pronostk beau- MUp plus fâcheux.
Etiologie, — Nous ne savons rien de positif sur i'origine des acépbalocystes diet l'homme et sur leurs causes, soit prédisposantes, soit efficientes; on les a vues qtlelqnefois se développer après une contusion. Chez les nmiinants, la maladie natt Mtrtout sous l'influence de l'humidité et quand on nourrit ces animaux avec de l'herbe humide. Les k^'Stes acéphak>cystiques se remarquent surtout dans l'âge doyen. Quelques personnes ont cru à la contagion des acépbaloq'stes, mais les qfudqnes faits publiés en faveUr de cette opinion par le pmfesseur Klencke sont loin d'être concluants {Gazette mêdïcnle de 18^3).
Traitement, — Pour empêcher le développement des acépbalocystes et pour détruire celles qui s(» sont développées, on a conseillé l'emploi de diverses substances, comme le sel marin à l'intérieur ou en bains, le calomel, riiuile empyreu-
ïïki Acfel>HALOCtStES Dtl rÔÈE. • 647
ttat&itlë 6il antheliniAthiqiit! de Chabèrt; mais nialheiirei»eliiént la sdehce lie possède pas encore une série de faits suffisants pour justifier la confiance que quelqtled ))6lÎR)nnés ont encore dans l*eniploi de ces remèdes.
Lôrs^e le kyste est à là portée de nos instnimcntH, il faut se li5ter de ToUTrir aV^ le Ustotin, ou bien aved la poudre de Vienne. Ce dernier procédé est prélé^ fttfle Mraque, ayant à traverser une membrane séreuïte , il importe d'établir des Sidytentes sOlideil entre le kyste et la paroi de la cavité splànchnique, afin dé pri^eiàt nn épanchement qui serait itaôrtd. Pour cela, on platcc sur le point le ph» culminant de la tumenr un morceau de caustique de Vienne, de la grosnetir aitaè pièce de S francs poui" le moins; Teschâre fortnée, on Tinrise et Ikm met dans le fond un nouveau fragment de caustique; oh fait pendant phlsietitiB Jours dem, trois on quatre applications, jusqu'à ce qu'on parvienne sor le foyer. kp\ris s*étre bien assuré que le kyste adhère à la séreuse parféfale , on pénètre dans ttin intérieur, soit avec le bistouri, soit par une dernière application de cau!$- Uqne \ puis OU provoque Tlssue des hydatides par des injections et par une position tônvettUbtë ; on a aussi conseillé de faire, dans le foyer, de§ injections iodées, âtih de hStt^r Fadhésion de ses parois. Si une inflammation se développe dans le kyste ^Vànt où après son ouverture, il faut la combattf è par Uta traitement apik^prië.
IPonr bomplétéi* l'histoire des acépbalocystes, nous terminerons èU faisant icmhàllré ce que ces produits morbides bOT^nt de spécial sous les rapports anatomiqttë et symt)tdniatiqne, suivant les organes dans lesquels Us se sont développé!
Des acéphatoGjrstes du foie.
Nous avons dit que les acépbalocystes ne se développaient nulle part plus fréquemment que dans le foie, sans qu*on puisse expliquer cette {)articularité par la structure de Torganc ou par la nature de ses fonctions.
M. le docteur Barrier, dans sa thèse (i8/i0), a prouvé que le kyste acépliatocystique a\'ait ordinairement son siège primitif dans l'intérieur du foie, rarement à la surface de i'oi^ane. Dans la plupart des cas, la maladie n'envahit qu'un seul lobe ; le droit paraît être deux fois plus souvent affecté que le gauche. Il résulte encore d^un fait rapporté par M. Barrier que des acéplialocystes peuvent exister dans les canaux biliaires dilatés; mais ce cas est fort rare. La tumeur comprime et atrophie i'organe ; mais presque toujours elle n*ap|)ortc que |)eu ou point de gOne à la circulation de la bile et du sang de la veine porte ; c'est ce qui explique pourquoi l^ictère et l'ascite sont des accidents assez rares dans le cours de la maladie.
Symptômes, — La présence des acépbalocystes dans le foie ne se révèle guère que par une douleur ordinairement sourde, obtuse, par tme tumeur proéminente à rbypochonda' , et qui oiTre les caractères précédemment indiqués. C'est dans ceDe-ci surtout que l'on a reconnu le frémisscmfnt hydatique, qu'il faut prendre garde de confondre avec le frottement pf^ritonéal. Ce dernier, beaucoup plus fréquent que l'autre, est perçu lorsque le i)éritoine s'est enflammé au niveau de la tumeur et qu'il y a eu à son niveau production de fausses membranes : cependant ces deux phénomènes sont faciles à distinguer Tun de l'autre. £n effet, le frottement péritonéal donne à l'oi'eille qui ausculte la sensation de deux surfaces inégales qui se frottent ; lorsqu'on produit ce bruit, en pressant avec k*s doigts sur la tumeur ^ètce cas est le seol où Ton pourrait le confondre avec le bruit hydatique), on sent on craquement que je comparerai, avec J. Corrigan, \ la sensation qu'on éçcdave
UUS DES PRODUITS MORBIDES ACaDEIlTEtS.
en ployant dn cuir neuf djàns les mains, ou en frotuoi le doigt sur un carreau de vitre humide.
Un kysle hydatique du foie trouble presque toujours les fonctions digestives ; celles-ci sont lentes, difficiles et accompagné(*s de vomissements; ces derniers sont quelquefois l'effet de la. compression que la tumeur exerce sur l'estomac. La compression des canaux biliaires, du tronc de la veine porte et du diaphragme explique l'ictère, l'ascite, la dyspnée et la toux qu'on observe quelquefois à une période plus ou moins avancée. La maladie peut avoir tous les modes de terminaison dont nous avons parlé précédemment (p. i!»i!»5) ; de plus, eu égard à son siège, te kyste peut s'ouvrir dans le péritoine, dans l'estomac et les intestins, dans la plèvre, daqs les poumons, ou à travers les parois abdominales. . .
Des accidents fort différents surviennent dans ces cas. AiAsi la pénétration dn kyste dans le péritoine donne lieu à une péritonite suraiguê très promptement mortelle. Une inflammation analogue arrive lorsque le kyste s'ouvre dans la plèvre. Cependant la mort n'eu es^ pas la conséquence absolument fatale^ puisqu'on a va eii pareil cas la thoracentèse réussir comme dans un épanchement ordinaire. Le kyste se fait-il Jour dans le poumon même, le malade rend des hydatides par l'expectoration, et souvent au niveau de la tumeur du foie, qui d'ailleurs est généralement affaissée, on constate du gargouillement, un soutDe et une résonnance quasi amphorique. Cette pénétration dans le poumon est parfois directe, immédiate ;aiUeurs, au contraire, elle est consécutive à, l'épanchement des hydatides dans la plèvre. Plus souvent on voit les hydatides se faire jour à l'extérieur à travers l'estomac et les intestins ; dies sont alors rejelées paijTois par le vomissement, presque toujours i)ar les selles. Ënfm, lorsque nonobstant l'épaisseur considérable des parois abdominales les kystes hydaliques se fraient une issue à travers elles, c'est en les distendant, eu les usant peu à peu et en les abcédant. Ce mode de terminaison me paraît être des plus rares, du moins c'est celui que j'ai le moins obsené.
Diagnostic. — Un kyste hydatique ne sera pas confondu avec l'hypertrophie du foie, car dans celle-ci l'organe, quoique augmenté de volume, conserve sa configuration propre, tandis que dans les cas de kyste l'organe ne conserve plus sa forme. Au lieu d'une surface en général unie, et qui, comprimée avec les doigts, rappelle la consistance propre au foie, on a la Sensation d'une tumeur fluctuante, ou du moins d'une résistance élastique et qui, percutée, donne parfois la sensation du frémissement hydatique. Ce signe seul pourra faire distingner si le kyste est simplement séreux ou s'il est rempli d'hydatides ; mais presque toujours op pourra, à l'aide des commémoratifs et par l'exploration directe, différencier le kyste hydatifère d'un abcès, d'un encéphaloîdc ramolli, ou d'un tumeur biliaire. En effet, Tabcès se distingue du kyste par les phénomènes locaux et généraux de l'hépatite, qui manquent dans le second , par une tumeur moins bien circonscrite que j)our celui-ci, et qui s'accompagne de l'œdème des parties molles sus-jacentes. L'encéphaloïdc du foie en imposera rarement pour un kyste, car dans ce cas le foie a presque toujours acquis |in volume considérable : à sa surface se distinguent des inégalités de consistance différente, et à ce degré on observe le dépérissement, le teint jaune-paille de la cachexie cancéreuse. Une tumeur biliaire pourrait plus facilement en imposer pour un kyste ; cependant la circonscription de la tumeur, sa forme, le lieu qu'elle occupe, sa dureté inégale si la vésicule est cancéreuse ou si elle renfenne des calculs , sa mollesse fluctuante si elle contient un liquide , sa disparition brusque dans quelques cas, lorsque le canal cholédoque est perméable
DES AC£;PHAL0€YSTËS DES REINS. i\Ui
et que le fluide peut s*écouler dans l'intestin, sont tout autant de circonstances qui fixeront le diagnostic
Pronostic. — Inutile de dire que le pronostic est grave. Il Test par la nature même de raffectiou et surtout par son siège, par ses terminaisons possibles, par Fiucertîtode et les dangers des moyens thérapeutiques qu*on peut employer. La maladie est curable pourtant, soit que le kyste s'affsûsse, que les hydatides se détériorent et se résorbent spontanément; soit, ce qui est plus commun, que celles-ci soient expulsées au dehors. Or de toutes les \oies par lesquelles les hydatides se font jour à Textérieur, la plus favorable est sans contredit l'ouverture à travers les parois abdominales. La pénétration dans Testomac et les intestins me semble être moins souvent encore d'une heureuse issue que la précédente, mais elle est préférable à l'ouverture du kyste dans le poumon et dans la plèvre. Ënfm, inutile de dire que l'ouverture dans le péritoine, ayant pour conséquence à peu près inévitable le dévek)ppement d'une péritonite suraiguë et générale, ne permet guère de conserver le moindre espoir de guérison.
Traitement — Jusqu'en 1825 , la maladie était à peu près abandonnée aux seules forces de la nature. Ce fut à cette époque que Récamier, avec une hardiesse que plusieurs succès ont justifiée depuis , proposa d'attirer la tumeur au dehors et de l'ouvrir à l'aide de la potasse caustique, en suivant les règles que j'ai précédemment tracées (page /i^7 de ce volume). Cette pratique est bonne et mérite d'être suivie ; mais on ne peut espérer la voir réussir que dans les cas où la tumeur n'est pas trop voinminense, lorsque le kyste n'a pas été enflammé, et lorsque enfin la santé générale est peu altérée. La méthode de Récamier nous parait préférable à celles de M. Bégin et de M. Graves. La première consiste à inciser couche par couche la paroi abdominale jusqu'au péritoine inclusivement, puis à panser la solution de continuité , et au troisième jour, à la levée de l'appareil , à pénétrer dans le kysle, qu'on trouve adhérent aux lèvres de la plaie extérieure. Dans la seconde, on incise les parois jusqu'au péritoine exclusivement, on panse quelques jours comme ci-dessus ; puis , lorsque les adhérences sont établies , on pénètre dans le kyste. Ce procédé est moins sûr que le précédent L'expérience n'a pas encore suffisamment jugé la méthode conseillée par M. le professeur Jobert (de Lamballe), qui consiste à faire avec un trocart très fm une ponction, de manière à évacuer le plus possible de liquide, et h laisser la canule en place {)endant vingt-quatre heures, pour provoquer une inflanunation du kyste. Si celle-ci se déclare, on la modère par les antiphlogistiques, et si la tumeur se reproduit, on renouvelle les ponctions jusqu'à ce qu'on ait amené le retrait, l'affaissement du kyste. Enfin on a proposé de vider la tumeur et d'injecter aussitôt dans sa cavité de la teinture d'iode, mais les faits n'ont pas encore permis de juger la valeur de ce procédé.
Des acéphalocystes des reins.
Les reins de l'homme sont assez rarement le siège de kystes acéphalocystiques, tandis que cette production morbide est très commune chez le mouton. La maladie offre deux périodes : dans la première, elle est tout à fait latente, ou du moins le kyste ne produit qu'un peu de pesanteur, de gêne ou de douleur, à cause de son volume et de la compression qu'il exerce. Cependant au bout d'un temps plus ou moins long, le kyste se vidant dans le bassinet et les calices, des hydatides sont rendues avec l'urine en plus ou moins grand nombre, c'est-à-dire depuis 1 ou 2 jusqu'à plus de 50; les unes sont entières, d'autres arrivait par fragments; les
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i!l50 DES PRODUITS MORBIDES ACCIDENTELS.
unes n*ont que le volume d'no |>oi8, d'autres sont aussi grosses qu'une jBoix. Si celles-ci peuvent sortir par les canaux étroits des voies urinaires, c'est que au^es, élastiques, elles s'allongent facilement. ' ^
L'expulsion des hydatides s opère le plus souvent spontanément et saqs douleur; mais quelquefois, en obstruant momentanément l'uretère, elles peuvent donner lieu à la plupart des accidents qui caractérisent la colique néphrétiqqe. Il est inGniment rare que ces kystes s'ouvrent à travers les parois abdomii^alès postérieures ou dans Tintestin.
Les acéphalocystes des reins paraissent beaucoup moins graves que celles du foie; elles sont aussi moins fâcheuses chez l'homme que chez les animpux ; car chez ces dcrniei*s les deux reins sont souvent 'atteints simultanément, taudis que chez l'homme la maladie est prescpie toujours bornée à un seul, et alors quelquefois il w'en résulte presque aucune incommodité. Ainsi Valleix a cité, dans les Bulletins de la Société anatoiui(^ue (18' année), l'exemple d'une jeune femme qui, depuis plusieurs années, rendait régulièrement au commencerpent de janvier dnq ou six hydatides i)arrurèthre ; cette expulsion était précédée de malaise et de douleurs sourdes dans les reins ; la sauté redevenait parfaite après que la malade s'était débarrassée de ces corps éli-angere.
Les hydatides sont renfermées dans le rein, qui est plus ou moins distendu par elles ; la substance rénale est atropiûée et anémique, et réduite dans quelques points en une trame cellulaire ; au-dessous existe le kyste dans lequel sont contenues les vésicules hydatiques.
Pour les indications thérapeutiques, nous nous bornerons à dire que si le kyste fait sailUe en arrière, on devra l'ouvrir par la |)otassc ; mais le plus souveqt on est obligé de rester dans l'inaction à c^use delà profondeur et du pende volume delà tumeur, sur laquelle on ne peut avoir aucun accès. Le procédéà suivre dans l'ouverture du kyste sera le même que celui que nous avons indiqué précédemment, pge ^^7.
Des acépliulppvstC!^ dp Tulérus ol ùm sps apneies*
On a quelquefois rencontré des kystes acéphalocystiques dans les parois du vagin, et surtout dans les ovaires; mais on n\m a peut-être jamais vu se développer di^s l'épaisseur ou dans la ca\ité de l'utérus pendant l'état de varuitv. Au contraire, après ta conception, on voit assez souvei)t des ac'éphalocystcs naître dans la cavité utérine aiix dépens du placenta. Cette altération a été désignée par les noms de môle hijdutique ou vésiculaire. de môle en grap/ie^ de grossesse ou hydi^omètre hudatujue.
Caractères anntoini(jue$. — Ces hydatides seinblent se forpie;- aux dépens du placenta, ou [)lutôt des >illosilés de la face externe du chorion, qui, CQipineon le sait, sont les rudiments du gàt<'au ])lacenlaire. Klles résident dans la cavité utérine, dont elles sont constaiiuiienl séparé(»s par une membrane ([ui n'est autre que la membrane caduque. Les \ésicules hydaliqnes sont en nombre plus ou n)oins considérable; il y en a souvent plusieurs centaines, on en a même compté jujsqn'à 5000 ou 0000. Leur >olume varie depuis celui d'mi grain de chènevis jusqu'à celui d'un u uf de pigeon. Le liquide qui les remplit est pres<iue toujours citrin, transparent, (luelquefois trouble, purulent ou sangijinolent. Si l'on exannne avec soin la mole Indatiipie, on trouve tantôt une masse plus ou moins volumineuse, olliant un nombre plus ou moins considérable de vésicules séparées par di*s membranes et |)ar une cavité qui contient certaines parties du fœtus, ou même un fœtus