DE LA PHTHISIE PULMONAIRE. A
ptroîs sont minces et élastiques, la percussion, à son niveau, ferait entendre un aitfre bruit, un frémissement analogue à celui que donne un pot fêlé, et accompagpDé d'une résonnance de vide ou de creux très évidente , et quelquefois aussi d'un véritable gargouillement : c'est ce phénomène que I^ënûec désigne sous le nom de bruit dépôt fêlé (1).
C'est à cette période surtout que rinspection des parois'thoraciqucs offre des phénomènes dignes d'intérêt Ainsi, outre l'amaigrissement général qu'elles présentent, on remarque que les régions sus et sous-claviculaires sont très déprimées, et que les premières côtes sont peu ou point mobiles pendant l'inspiration. Chez beaucoup de phlhisiques, le diamètre transversc, et surtout l'étendue circulaire de la poitrine, sont moindres que chez les sujets sains ; mais, indépendamment de oette configuration, qui est naturelle, piimordiale, on voit quelques changements 8ur%enir dans la forme de la cage thoracique par suite de la présence des tubercules. C'est ainsi que, d'après Bayle et Laënnec, dans les pbthisies à marche chronique, la poitrine se rétrécit et prend en outre, suivant les recherches de MM. Hirtz et Fouruct, une forme cylindrique. Cependant ce point ne nous semble pas encore parfaitement établi, et peut-être conviendrait-il de dire, avec M. Piorry, que la diminution de la circonférence thoracique par en haut tient, dans beaucoup de cas, plutôt à l'atrophie des muscles pectoraux et de ceux de l'omoplate qu'à un amoindrissement réel de la poitrine en cet endroit.
Si la fièvre n'avait déjà apparu dans la première période, elle se déclare dans œllc-ci ; et si elle existait déjà, elle redouble. M. I^uis s'est assuré, par l'analyse de ses observations, cpic le mouvement fébrile débute avec les premiers symptômes dans un peu plus de la cinquième partie des cas; chez un autre cinquième, il se manifeste dans le coui*s de la première période; enfin, dans les trois autres cinquièmes, c'est pendant cette seconde période qu'il se développe. La lièvre peut être continue et sujette à des redoublements nocturnes ; quelquefois il y en a deux dans les vingt-quatre heures, l'un vers midi, l'autre au commencement ou au milieu de la nuit; Je plus souvent il est marqué par des frissons suivis de chaleur et de. sueurs. Celles-ci sont souvent excessives, mais parfois elles manquent tout à fait ; c'est ce que M. Louis a obsené dans un dixième des cas.
f]es espèces d'accès fébriles, pendant lesquels M, Andral a vu la température de la peau s'élever à 39 et /tO degrés, se reproduisent quelquefois avec une régularité parfaite, suivant un des types propres aux fièvres intermittentes, et surtout suivant les t)pcs quotidien, double-quotidien, tierce ou double-tierce. La fièvre hectique est un phénomène de grande valeur indiquant déjà une altération profonde; elle devient une nouvelle cause d'affaiblissement I^ langue est presque toujours nette,
(4) MM. Rcynniul et Piorry ont donné du bniil de pot fêlé une Ibéorio très satisfaisanle. Snivant ces médecins, vo bruit serait dû à la môme muse qne celui qu^on obtient lorsque, tenant let deui mains concaves et rapprocliêes, on les frappe sur le genou. On conçoit, en cfTet, que lorsque les parois de IVxcavalion pulmonaire sont minrx!S et que celles du tborox, tri^ amaigries, sont dcpriuices par une percussion forte etcicée à leur niveau, Tuir contenu dans la cafcrne doit sY'clinppcr brusquement par les tuyaux broncbiqueset produire en sortant le bruissement que nous connaissons. Le bruit de pot fHc nVst pas pourtant un signe certain dVxcafation ; car il e>t constant qu*on Pa rcnrontrô quelquefois cbez des sujets seulement alleiràts de pueumoniCi de pleurésie, «'t même cbez des individus dont 1rs organes pectoraux étiienf tout ù fait sains. Cbex les individus très amaigris, on peut quelquefois produire ù volonté le bruit de fot fC'Uf lorsque, plaçant le doigt, non pas parallèlement aux côtes, mais perpendiculairement, et percutant plus ou moins fortement sur lui, on cbassc brusquement Pair qui se trouva d^iw r«parp ioiercostal sous-jiicent. Le bruit de fut [été s'explique Vtès bwn Vu ip^t \^ >^^twv^ ^♦^ IIM. Rpjrnaud et Pion^.