DU CANCER EN GÉNÉRAL
II est difficile de donner une bonne définition du cancer ; cependant on { assigner les caractères suivants :
Le cancer est un tissu de nouvelle formation sans aâalogue dans Vécu ayant de la tendance k s*étendre, à envahir les parties voisines; si on l*exti se reproduit presque toujours, soit dans le même lieu, soit dans des orgao ou moins éloignés; de nature probablement incurable, il agit profondémeo nutrition et développe cette altération constitutionnelle que nous ferons co plus tard sous )e nom de cachexie cancéreuse,
BUtorique* — Le mot cancer est une expression figurée créée par les oins grecs (de xopxivoç, crabe) pour désigner la maladie dont Je viens d*es les principaux caractères. Ils Tavaient ainsi dénommée par suite d'une pW tesscmblance entre les veines dilatées qui rayonnent d'une tumeur cancén les pattes du crabe, ou bien parce qu'on supposait qu'un animal dé\ôrait ment les parties malades.
Signalé dans les livres bippocratiques et par tous les auteurs qui se sont s depuis le père de la médecine, le cancer était assez bien connu sous le symptomatique ; mais il n'en était pas ae même de son anatomie pathologiq avait bien autrefois admis plusieurs espèces de cancers; on trouve môme in dans Içs livres le» plus anciens la distinction entre le squirrhe et le cao dernier mot paraissant s'appliquer plus spécialement au tissu encépbaloîde forme ulcéreuse. Cependant l'histoire anatomique de la lésion était très tueuse, ^et elle l'a été jusqu'à il y a soixante ans. Ce fut à cette époque et ai mencement du siècle que des travaux considérables furent entrepris en An( par Burns, par Abernethy, et surtout par Wardrop; en Italie par Scarpa, en par Baylc et Cayol, par Laënnec, par Récamier, plus récemment par MM veilhîer, Audral et Bérard, et en Angleterre par le professeur "Walsh, qui a à Londres un ouvrage complet et digne de la réputation de l'auteur.
Dans ces dernières années enfin, plusieurs médecins laborieux ayant soi productions cancéreuses à l'examen microscopique, sont parvenus à sép cancer quelques tumeurs que l'on confondait parfois avec lui. Cette voie glc ment ouverte par Miiller de Berlin, il y a une quinzaine d'années, a été pai avec succès par plusieurs auteurs; nous citerons spécialement, comme a] entrepris dans cette direction, 1*> le travail de M. Broca, couronné par l'Ac impériale de médecine, et inséré dans le seizième volume des Mémoires i illustre compagnie, 2° la Monographie que le docteur Leberl a publiée sur ladies cancéreuses.
Divisions. — Nous distinguerons deux fonnes principales dans l'afTectn céreuse. Ce sont le squirrhe et l'encéphaloïde, altérations que les uns ont re comme constituant un degré différent d'une même lésion, tandis que d'autr tout en Angleterre, en font deux affections distinctes. A ces deux formes fou taies du cancer nous rattacherons quelques autres variétés, relatives su l'aspea et à la texture du tissu morbide.
1° Anatomie pathologique du squirrhe, — Le tissu squirrheux, tanU tantôt inégal, s'accompagne pres(iue toujours d'une augmentation de volume gane; ailleurs celui-ci semble a\oir subi une sorte d'atrophie. Le squirriM sente sous forme de masses plus ou movsvs Nohuuiaeuses ^ d'une teinte Uai
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on légèrement Ueiiltre, d'une consistance variant depuis celTe du lard jusqu'à celle du cartilage; 6n éprouve plus ou moins de résistance quand on Vent le diviser, et il fait souvent entendre sous Tinstrument un cri particulier. En examinant la surface de la coupe avant que le squirrfae soit ramolli, on trouve aussi un tissu blanc, bleuâtre ou grisâtre, demi-transparent. Il est formé de deux éléments : d'une matière albumineuse surtout, et d*un tissu fibreux. La première, par sa couleur et par sa consistance, ressemble à de la couenne de lard, à laquelle on Ta comparée; elle est logée dans des interstices formés par un tissu fibreux, lequel circonscrit tantôt des alvéoles qui rappeUent ceux d*une ruche à miel, et tantôt est disposé par bandes qui divergent du centime à la périphérie. Dans ce dernier cas, la coupe du tissu squirriieux ressemble beaucoup à celle d*un navet : è'est le squirrhe napifoi^me. Ces rayons fibreux s*étendent quelquefois au delà des limites de la tumeur, et envoient alors des prolongements dans le tissu cellulaire ambiant; c'est une disposition sur laquelle Gh. Bell a beaucoup insisté. Ce célèbre physiologiste regardait ces bandes fibreuses comme un tissu nouveau : d'autres disent qu'elles résultent plus souvent encore d'une transformation des éléments organiques. La matière albumineuse plus, ou moins épaisse, opaque et lactescente, est toujours un produit nouveau de sécrétion ; on l'exprime en comprimant entre les doigts la tumeur Squirrheuse après l'avoir divisée, ou bien eu en raclant la coupe avec un scalpel C'est la matière qu'on désigne sous le nom de Jus vancérevx, et qui existe plus ou moins abondam* menti quelle que soit la forme anatomique du cancer.
Les micrographes ont étudié avec soin la constitution du cancer, et voici les caractères principaux que M, Broca a indiqués dans son travail. Si l'on examine le suc cancéreux à un grossissement de 3 à 500 diamètres, oh aperçoit aussitôt une innombrable quantité de cellules à noyaux et dé noyaux libres, ayant des caractères ^>éciaux; il existe en outre quelques corpuscules plus petits nommés globulins par M. Lebert, mais qui n'offrent rien de caractéristique. Les noyaux libres sont constants, leur nombre est variable, ils peuvent constituer la totalité de la tumeur ; ailleuré, au contraire, ils sont rares et sont disséminés au milieu d'une grande quantité de cellules. Ces noyaux libres sont arrondis ou légèrement elliptiques; ils ont en moyenne 0'"*",01 de diamètre; leursubstance est grenue, formée de petits points opaques , au milieu desquels se détachent des nucléoles qui se présentent sous forme de taches brillantes, rondes , largos de 0""',002 à 0'"™,003, existant au nombre de 1 à 3, mais manquant pourtant dans quelques cas.
Les ceUules cancéreases offrent les plus grandes variations sous le rapport de leur nombre, de leur fonue, de leurs dimensions, de leur contenu. Les plus petites ne dépassent pas sensiblement le volume des noyaux libres, d'autres peuvent avoir 0"'",050 et 0,060. Leur forme est plus variable encore : il y en a de sphériqUes, d'ellipsoïdes, d'autres sont aplaties ; il en est enfm qui ont les configurations les plus bizarres. Le contenu des celhiles est variable aussi, mais la partie la plus constante, c'est le noyau qui est constitué comme le sont les noyaux libres. Leur nombre varie depuis 1, 2 ou 3, ce qui est le cas le plus commun, jusqu'à 15 ou 20. Dans certaines circonstances, les noyaux manquent tout à fait. On a décrit aussi des cellules mhes, c'est-à-dire des cellules renfermant dans leur intérieur des cellules plus petites.
La cellule à noyau, telle que je viens de la décrire, constitue-t-elle réellement le caractère pathognomonique du cancer? C'est ce qu'admettent presque tous les mi* crographes français. Mais cette opinion a été contredite en AUemaç>v\e^ ^w Kw^^terre et eu France; M Yelpeaa dit en effet, dans son rèccnVowNt^^'t^wT V&vsv^^af-
dies des mamelles, que la cellule à noyau pouvait manquer dans des tumeurs can^ céreuses et exister d'autre part dans des tumeurs qui ne le sont point
La chimie ne nous a rien appris sur la nature du cancer; on y a trouva surtout de Talbumine, de la gélatine, de la caséine et divers corps gras.
Le squirrhc le plus dur contient des vaisseaux, mais nous parlerons avec plus de détails de la vasculatisation du cancer en étudiant plus bas la structure de renoé» -« phaloîde dans lequel Télément vasculaire est surtout très développé.
Lesquirrhe, à son début, est généralement circonscrit, mobile; mais peu à peu^=: il contracte des adliérences avec les parties voisines, et perd ainsi de sa mobilité. Pendant ce temps la tumeur s'étant ramollie par places, on trouve çà et là des points^ où le tissu oiïre la consistance d'une gelée blanche, demi-transparente, quelquefois souiDée de sang. Le ramollissement est surtout marqué sur les points culminants, sur les bosselures de la tumeur qui adhèrent soit h la peau, soit à une muqueuse. Bientôt les téguments, amincis, rougeâtres, violacés, se crevassent et s'ulcèrent
La solution de continuité qui se forme après le ramollissement du squirrhe est plus ou moins étendue; elle a une surface grisâtre, hérissée de végétations ou de fongosités bleuâtres, blafardes ou livides. Baignée par un fluide ichorcux, acre et fétide, elle est assez rarement le siège d'hémorrhagies, du moins celles-ci n'ont jamais beaucoup d'abondance. Ses bords sont durs, renversés ou taillés à pic. MM. Trousseau et Leblanc, dans leurs études sur les ulcères carcinomateux, ont vu qu'au-dessous des fongosités existait une couche charnue, friable, facile à déchirer avec l'ongle, et qu'immédiatement sous elle était le tissu squirrheux à l'état de crudité, mais ne tardant pas à se ramollir, puis à s'ulcérer.
Le squirrhe aiïecte spécialement l'utérus, les organes glandulaires, et généralement tous ceux qui contiennent beaucoup de tissu cellulo-fibreux : voilà pourquoi cette altération atteint fréquemment l'estomac et le rectum. Lobstein a avancé que les muscles, les séreuses, les os et les tendons éprouvaient rarement celte dégénérescence; que, d'ailleurs, ils n'en étaient jamais primitivement alTectés. Scarpa a émis la même opinion relativeihent aux ganglions, aux vaisseaux lymphatiques et à quelques autres organes. Mais ces idées ne sont pas parfaitement exactes, et pour rester dans le vrai, il faut dire seulement que les organes et les tissus dont nous parlons sont beaucoup plus rarement aiïectés de squirrhe que ceux que nous avons nommés en premier lieu.
Il faut rapporter au squirrhe ce qu'Abernethy dit du sarcome carcinomateux. Nous rattachons aussi à cette forme de l'aiïection cancéreuse les ulcères cancéreux primitifs, c'est-à-dire les ulcères qui, simples d'abord, dégénèrent ensuite; on bien ceux qui, dès leur début, offrent l'aspect cancéreux et s'accompagnent de l'induration squirrheuse des bords et du fond.
2° AncUomie pathologique de V encéphaloïde ou tissu cérébri forme. — Le cancer encéphaloïde ou cérébriforme est ainsi dénommé à cause de sa ressemblance avec la pulpe du ccr\eau d'un jeune enfant Comme le squirrhe, il a une période de crudité et une période de ramollissement
Le tissu encéphaloïde à l'état de crudité se présente sous forme de masses plus ou moins volumineuses, blanches, demi-transparentes, semblablables à du lard; eo le pressant entre les doigts ou en le raclant avec le dos du sralpel, on en exprime un liquide blanchâtre, d'aspect laiteux et miscible à l'eau. Quand le tissu encéphaloïde s'est ramolli, il offre une mollesse pâteuse, et parfois il donne la sensation d'une fluctuation véritable; incisé, il se présente sous l'apparence d'une pulpe presque Iiomogène, d'un blanc laiteux, mais plus ou moins nuancée de rose, ce qui
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^ JHtfela comiMuraiBon qu*on a établie entre ce tissu morbide et la substance cérébrale.
Si l'on recherche quelle est la stnicturc du cancer cncéphaloîde, on lui trouve
ipémcs étémenls histologiques qu'au squirrhe. A la coupe on voit ([u'il est con-
d'abord par une trame cellulo-fibreuse qui est tantôt comme feutrée , qui
offre l'aspect aréolaire, et loge dans ses interstices cette matière blanche;
\ cérébrifomie, dont nous avons déjà parlé, matière qu'on chasse i:ar la
ou qu'on entraine sous un filet d'eau. C'est après l'avoir fait sortir de
manière qu'on découvre bien l'existence et la disi)osition du tLssu fibrillairc,
peut être formé par un tissu cellulaire accidentel ou par la trame même de
\ Indépendamment de en tissu et de la matière cérébriforme contenue dans
ûterstices^ le cancer cncéphaloîde, contrairement au tLssu squirrheux, renfenne
très grande quantité de vaisseaux; c'est ce que tous les auteurs ont remarqué.
point d'anatomie pathologique a été surtout bien étudié dans ces derniers temps
lU. Bérard h l'article Cancer du Dictionnaire de médecine.
Ce savant professeur, ayant injecté plusieurs masses encéphaloîdes, a d'abord
ité l'existence d'un grand nombre de vaisseaux artériels dans leur intérieur. Il
t, en outre, assuré que le nombre et la disposition de ces vaisseaux variaient
le degré de consistance du cancer, Ainsi, là où celui-ci se présentait encore à
Il cru , on n'apercevait pas de prime abord de vaisseaux , et ce n'était qu'à
l'peine qu'on pouvait distinguer seulement quelques points rosés à la surface
parties divisées. lii, au contraire, où le cancer tendait au ramollissement, les
*aux étaient nombreux, ténus, et donnaient naissance à un réseau élégant qui
lUait contenir entre ses mailles la matière c^^rébriforme. Knfm, dans les parlies
à fait ramollies, les vaisseaux étaient plus nombreux encore que partout ailleurs.
Bérard a donc conclu, a>ec juste raison, de ses habiles recherches, que le nombre
▼aisseaux ailériels allait toujours en augmentant dans les tumeurs encépha-
à mesure que leur tissu se ramollissait, sans qu'il soit |)ossible de décider s'il
a eu ici que simple coïncidence, ou bien rap()ort de dépendance entre les deux
fnes (ramollissement et vascularisation plus grande). Ce grand nombre de
lUX artériels contenus dans les masses encéphaloîdes (!\phque la couleur rosée
itiisa et les épanchements sanguins apoplectiformes qu'on n^ncontre assez fré-
iment dans les parties ramollies. Ce sang épanché subit divers changements
eont été bien indiqués par Laënnec. Ainsi le séi'um est absorl)é, tandis que la le et la partie colorante, mêlées à la matière cérébriforme, font perdre à celle-ci ~ ^1 aspect, lui donnent une coloration rouge ou noire, et une consistance analogue
^ felle d'une pâte sèche et friable.
' i- On a cm pendant longtemps que la vascularisation du cancer dé])endait seule- ^^ut des artères, et qu'on ne pouvait, ni par l'inspection, ni par les injections, JM^tou^rir des veines dans ces produits accidentels. Cette opinion n'est pas exacte, ^ ^rdesanatomisteset des pathologisles habiles, parmi lesquels je citerai MM. l.enoir, .^ ^éblon, FoUin, après avoir injecté avec des liquides diversement colorés Tarière l ^ la \eine de l'organe malade, ont pu constater Texistence de ces deux ordres de '^aisseaux dans le tissu cancéreux. Pour M. Cruveilhier, les veines domineraient ^ims le cancer et s'y créeraient de toutes pièces ; bien différentes en cela des artères, ^i, d'après ce célèbre professeur, ne seraient jamais de nouvelle formation, mais lirolinidraient des tissus que le cancer a envahis. Quoi qu'il en soit de ceUe opinion, les artères et les veines ne se conduisent pas de la même manière dans le tissu cancéreux. Les premières résistent beaucoup à ren\ahissemcut du tissu encé- ])haloldeet se laissent pénétrer difficilement par lui; les veines, au contraire, non-
588 DES PRODUITS MORfilOES ACCIDENTELS.
setdemèat ceDes qui existent dans le tissu morbide, mais encore les veines eoTlnm — . nantes, se laissent pénétrer avec une extrême facilité par là matière encéphaloide -celle-ci les oblitère et elle peut même les faire presque complètement disparattres^:^ La présence du tissu encéphaloide dans l'intérieur des Veines peut s'exf^iquer A^^ trois manières différentes : le plus souvent le produit mofbide arrive dans ces v seaux par absorption ; d'autres fois c'est par pénétration directe, lorsque les paro veineuses ont été détruites par l'envahissement du cancer; enfin on admet encoKrv avec M. Yelpeau que, dans quelques cas, le sang coagulé' dans l'intérieur d'izjs vaisseau par une cause quelconque peut y subir, sous l'influedce de la diathèse qui existe, la transformation encéphaJoîde.
M. Yogel, dans son Anâ/omt^pa/Ao/o^tjti^, regarde comme douteuse l'existence dans le cancer de vaisseaux lymphatiques et de filets nerveux. Il pense que, sll eo existe, ils proviennent des tissus normaux et ne sont point de formation récente.
Le tissu encéphaloide peut être infiltré dans la trame des organes; dans quelques cas il y est enkysté, mais alors il forme des tumeurs qui égalent rarement le volume d'un œuf. Presque toujours pourtant le tissu encéphaloide n'est point enkysté; et il se présente sous forme de masses arrondies,, composées de plusieurs lobes, pouvant acquérir des dimensions énormes; c'est ainsi que M. Bérard a vu un encéphaloide de la cuisse égaler en grosseur le corps d'un homme adulte, (^e tissu accidentel s'ulcère souvent; les ulcérations sont remarquables par un aspect blafard, violacé; leur surface se recouvre de champignons fongueux qui ont un volume énorme; il s'en écoule un ichor fétide, et de temps en temps il s'en détache d'énonnes lambeaux. La vascularité du tissu explique la fréquence des hémorrhagies qu'on observe pendant la vie, ainsi que leur opiniâtreté.
Bien différent du squirrhe, le tissu encéphaloide peut envahir à peu près tous les tissus et presque tous les organes. C'est la forme la plus commune du cancer. C'est à cette espèce qu'il convient de rapporter plusieurs altérations auxquelles, en Angleterre surtout; on a assigné des noms particuliers. Tels sont : les sarcomes />»/peux, médullaire, tuberculeux d'Abernethy ; le cancer mou, l'exostose médullaire, le fongus hématode. Ce dernier mot, qui fut introduit dans le langage pathologique pour désigner le cancer encéphaloide de la mamelle (Hey), et plus tard celui de l'oeil (>Vardrop), a été éloigné de sa signification par quelques chirurgiens français, qui ont confondu sous cette dénomination les cncéphaldldes et les tumeurs ércctiles. Le cancer aréolaire n'est autre aussi que le cancer encéphaloide, dont le tissu offre à un haut degré l'aspect aréolaire. Il faut également savoir que l'encéphaloïde, comme le squirrhe, peut être coloré en noir par la matière mélanique, sans que sa nature soit changée : c'est le cancer mélané. Enfin, c'est presque toujours par du tissu encéphaloide que sont formées ces végétations violacées et fongueuses qui naissent sur la peau et sur les muqueuses indurées, ou sans altérations antécédentes, et qui caractérisent une variété du cancer nommé végétant. Disons aussi que les diverses dénominations que nous venons de faire connaître sont inutiles, et qu'elles apportent une grande confusion dans l'étude du cancer; aussi faut-il éviter désormais de s'en servir. Si je les ai rappelées dans ce livre, c'est afin d'indiquer au lecteur la valeur qu'il doit donner à ces expressions, qui sont consacrées dans quelques traités, et en usage encore dans le langage de beaucoup de médecins.
Nous parlerons quelquefois,, dans la suite, du coincer colloïde ou gélatini forme,
dégénérescence consistant en une trame aréolaire, remplie d'une sorte de gelée ou
i/ïme matière analogiie \ la coHe. GfiKie A\fet^\i<»i «s^î^Mt&x ^M cancer par les