EFFETS TOXIQUES DES BOISSONS ALCOOUQUES
l/akool et les boissons fermentées doivent être rangés plutôt dans la classe des narcotiques que dans celles des narcotico-âcres, comme on le fait assez généralement. L'intoxication alcoolique détermine trois ordres d'accidents, qui sont : y ivresse, le delirhtm tremens et la combustion spontanée.
L'ingestion des liqueurs fermentées produit d'abord une activité insolite de la circulatioo ; la température du corps s'élève, la perspiration cutanée et la sécrétion iriniire sont activées; les facultés intellectuelles s'exercent avec plus d'énergie, et riudifîdn éprouve un état de bien-être. A un degré plus avancé, l'exaltation cérébrale est tdle, que la raison et la volonté ont déjà perdu de leurs droits : c'est l'ivresse qui commence, et dont le caractère varie suivant les individus. Ainsi les uns ont une loquacité extraordinaire , une joie bruyante , extravagante ; d'autres sont méchants, querelleurs, leur fureur peut être portée jusqu'à la manie, tandis qu'un certain nombre éprouvent, au contraire, de la tristesse et de la mélancolie. Mais, au milieu même de cette exaltation, la contraclilité musculaire est déjà diminuée, penertie, c'est ce qui rend les mouvements incertains et la marche chancelante. Beaucoup ont des nausées et des vomissements ; bientôt il y a de Tacca- Uement , et les individus obéissent à un sommeil irrésistible. Si la quantité d'alcooliques ingérée est considérable, on observe uu véritable état comateux : la fKe est rouge, violacée ; les yeux sont saillants, et les membres dans une résolution complète ; le pouls est large, dur et lent, ou bien petit et fréquent ; la personne exhale nne odeur alcoolique par la bouche, et souvent aussi par toute la surface en corps. Après être restés assoupis pendant six , huit , douze ou quinze heures an pins, ces individus se réveillent; leurs idées sont plus ou moins confuses; is sont lourds, fatigués; ils ont soif; leur bouche est pâteuse, et ils sont privés d'appétit II n'est pas très rare de voir des malades succomber au milieu de leur
L'ouverture des cadavres a démontré que les uns mouraient par suite d'un épaochement sanguin dans la substance du cerveau ou dans les méninges; chez d'antres, on trouve tous les caractères anatomiques des asphyxies; enfin, chez la plefNirt, il n'y a qu'une simple congestion du cerveau. Cet organe exhale aussi une forte odeur d'alcool, ce qui prouve que cette snbstance absorbée va agir directe- ■ent sur l'encéphale. L'odeur alcoolique se retrouve encore dans plusieurs autres tiaos; le sang, tantôt fhiide, souvent coagulé, en est quelquefois imprégné.
fjorsque l'ivresse se répète souvent, la face devient couperosée, les facultés intelkctnelles déclinent ; les malades sont pris de tremblement des membres, de la bagne et des lèvres; leurs forces diminuent, et beaucoup présentent les signes de la paralf aie générale progreavre; d'autres ont des tics, des contractures el des