DU CANCER DE L'UTÊRUS
Le cancer des reins est quelquefois latent : alors on voit manquer iliématurie, et l'organe, conservant à peu près son volume, ne forme pas tumeur. Quelques malades se plaignent seulement d'une douleur profonde, tantôt obtuse, tantôt lanciointe, siégeant dans une des régions lombaires; mais on conçx)it que ce symptôme n'a rien de caractéristique, puisqu'il peut tout aussi bien dépendre de tout autre iffection des reins ou d*une maladie du tissu cellulaire ou du corps des vertèbres. Cependant tôt ou tard quelque symptôme nouveau vient éclairer le diagnostic : ainsi, somme Tobser^e M. Rayer, Tapparition d'une hématurie chez un malade qui iproave habituellement des douleurs lombaires, sans avoir rendu antérieurement la sable ou des graviers, sans avoir été atteint d'une rétention d'urine complète NI incomplète, devient significative si les douleurs existent dans l'intenfalle des lématuries comme pendant leur durée, et si elles se renouvellent sans causes lipréciables.
D'après la marche seule de la maladie, il sera aisé de ne pas confondre le cancer énal formant tumeur avec la pyélite calculeuse s'accompagnant de distension du lassinet et des calices. Une intumescence de là rate ne pourra pas être prise pour loe tumeur cancéreuse des reins, si l'on a égard à la position superficielle de la lunear ^lénique, à son rebord antérieur obtus, à sa forme et à son siège, que la ercussion pennet de déterminer très exactement Par la même raison, il sera icile de ne pas prendre le rein cancéreux pour une tumeur du foie. Enfin, avec m peu d'attention, on distinguera une tumeur de l'ovaire de celle qui résulte d'une légénérescence encéphaloîdc des reins; car la première, piriforme, arrondie, se léveloppe de bas ep haut ; elle est plus ou moins mobile et plonge dans le bassin ; le oacher vaginal enfin fait reconnaître qu'elle tient à l'utérus par la facilité avec iquelle on lui imprime des mouvements en agissant sur cet organe.
Le cancer des reins, s'il ne forme pas tumeur, pourra^ en imposer pour un ancer vésical. Cependant on arrivera aisément au diagnostic, si Ton considère que laiis ce dernier les douleurs sont concentrées à l'hypogastre, où par le palper on lécoovre souvent une tumeur dure et arrondie. Par le cathétérisme on distingue osoite une masse molle et fongueuse, et l'instrument entraîne avec lui des maières sanieuses et des détritus cancéreux. Dans tous les cas, des urines troubles, mguinolentes, plus ou moins fétides, sont rendutns fréquenmient et d'une manière nvotontaire, ou bien péniblement, après beaucoup d'elTorts et à d'assez longs Btervalles.
Pronostic. — Le cancer rénal est une alTection toujours incurable.
h'tiologie. — Cette maladie paraît être beaucoup plus commune chez les hommes [ne chez les femmes; elle attaque de préférence les individus d'un âge mûr et les ieiOards, et envahit plus fréquemment le rein droit que le rein gauche, f^ cancer anal peut être primitif; mais souvent aussi il est consécutif à un autre cancer siéeant dans un viscère ou dans un organe extérieur, et notamment dans le testicule.
Traitement, — Le traitement sera encore purement palliatif.