DE LA NÉVRALGIE CERVICO-OCCIPITALE
Signalée par M. le professeur Béranl aine, qui en a fait une variété du tic douloureux, la névralgie cervico-occipilale n'a été convenablement décrite pour la première fois que par Valleix. Elle a sou siège dans les nerfs occipitaux et cervicaux superficiels, c'est-à-dire dans la branche postérieure des quatre premiers nerfs cervicaux. Ou observe dans cette névralgie, connue dans le tic douloureux, mie douleur continue, gravative ou contusive, puis des élancements intermittents qui partent pa»squc toujours ^u-de^us de l'occi^jut, un peu en delwi-s des pn>
DE LA NÉVRALGIE CERVIGO-BRAGHIALE. 601
niîères vertèbres cervicales, et de là vont retentir à la partie supérieure du crâne. La pression, sur la surface de la tête et du cou, a fait découvrir à Yalleix plusieurs points douloureux. Ce sont : 1° le point occipUaL situé entre Tapophyse niastoîde elles premières vertèbres ccnicales, un peu plus près de celles-ci que de celles-là, et qui correspond manifestemeutau point d émergence du nerf occipital; 2^ ou trouve plus inférîeurenient sur le bord antérieur du trapèze et sur le bord postérieur du stemo-cléido-mastoïdien, on au-dessus de la partie moyenne du cou, un autre point douloureux qu*on peut nommer cervical superficiel, et qui correspond an point d*émerçence des principaux nerfs qui concourent à former le plexus de ce nom ; 3"" le point pariétal est commun à cette névralgie et à celle du trifacial; if siège aux environs de la bosse pariétale, vers laquelle les élancements remontent en suivant le nerf occipital et quelques rameaux de la branche mastoïdienne; /i°U y a un point douloureux sur Tapophyse mastoîde, se portant quelquefois au-dessous du lobule de Toreille, ce qui explique Terreur de ceux qui placent alors la maladie dans le nerf de la septième \mvc : c*est le point mastoïdien ; 5° enfm la conque de l'oreille en a présenté un qui doit être nommé poiiû auriculaire. Des élancements sont aussi accusés quelquefois dans Tintéricur même de Toreille. Yalleix fait siéger ces derniers dans les rameaux superficiels qui donnent la sensibilité à Toreille externe, et nullement dans les nerfs qui traversent le rocher.
Les élancements peuvent être bornés aux i)oints cpie iu)us venons d'indiquer; mais souvent ils s'irradient au loin, se propagent par les divisions du nerf frontal aux autres nerfs de la face, et se portent d'autres fois en sens inverse vers la partie postérieure du cou et sur Tépaule.
Les faits ne sont pas encore assez nombreux pour déterminer quelles sont la marche et la durée de cette névralgie; on ignore aussi quelles sont les causes spé^ ciales qui la dévelop{)enL
La névralgie cervico-occipitale ne pourrait guère être confondue qu'avec un torticolis ; mais celui-ci dillère de la névralgie en ce que les mouvements exaspèrent beaucoup les douleurs ; la tête est tenue immobile, inclinée d'un côté ou de l'autre suivant le miiscle affecté; celui-ci est dur ; la pression est douloureuse sur une . grande surface, et non sur des points isolés ; enfin la souffrance est continue, et ne revient pas par accès.
Le traitement sera le même que pour la névralgie trifaciale ; on insistera surtout sur l'emploi des vésicatoires volants.
DE LA NÉVRALGIE CERVICO-BRACIUALE.
Sous le nom de névralgie cervico-brachiale, on désigne les névralgies qui siègent dans les racines i)ostérieures des dernières paires cenicales, dans le plexus brachial et les nerfs qui en émanent.
Signalée, dit-on, par Celsc, mais décrite ()our la première fois par Cotugno, on ne trouvait guère que des observations isolées dans les auteurs et les recueils périodiques, lorsque Valleix, réunissant tous ces éléments épars, est venu dans son livre tracer une histoire assez complète de la maladie.
Cette né\ralgie peut affecter la plus grande partie du plexus brachial, ou être concentrée dans une de ses branches de terminaison , spécialement dans le nerf cubital, etc. Les névralgi(îs radiale et musculo-cutanée, ainsi que celle du nerf médian, s(mt beaucoup plus rares.
Comme dans toutes les autres névralgies, il existe \me Aoukut ^xxt^'i,^^^^^-
céments revenant par acrOs et des points douloureux variables par leur nombre. Valleix signale surtout : 1° un point si(n(^ à la partie supérieure du creux axilhnre, qu'il nomme point axillairc ; 2*" un [X)iiit au uiveau de l'endroit où le nerf cubital contourne Tépitrochlée \ c'est le point cpitrochléen ; 3* un autre situé à Tendroit où le même nerf, devenu su])erf)ciel, passe an -devant du carpe pour se porter dm là paume de la main : on le nomme cùbito-carpien.
Le nerf radial névralgie présente deux points douloureux principaux, situés, Tnn à l'endroit où le nerf contourne l'humérus, l'autre à la partie inférieure du i*adius; enfin, dans la névralgie cenico-brachialc, il existe encore divers points douloureux, savoir : en dehors des vertèbres cerxicales, en dedans de l'angle formé pat* la clavicule et l'acromion, à la partie supérieure et moyenne du deltdlde.
La névralgie cèr\ico-brachiale ne pourrait guère être confondue qa*avec un rhumatisme musculaire; mais celui-ci en diffère par la dilBctilté des mouvements et par les douleurs que ceux-ci provoquent. En outre , les élancements ne revîenrtettt pas par accès marqués; et si la pression réveille des douleurs, celles-d occupent une grande surface, et n'existent pas par points disséminés comme dans lés névralgies.
Le traitement est le môme que pour la névralgie précédente.