DE LA NÉVRALGIE DES MAMELLES
A« €ooper en Angleterre, et M. Velpean eu France, ont fixé l'attention sur une maladie douloureuse des mamelles, qu'il est important de bien connaître. Elle affecte spécialement les femmes irritableis , nen euses , dans la |)ériode de seize à trente au^, et quelquefois au delà. Elle est caractérisée par des doideurs vives, lancillantes, continues ou intermittentes, bornées h la surface des mamelles, et s*irradiant quelquefois vers le cou, vers l'épaule, l'aiss^illC) dans les membres supérieure correspondante, et quelquefois jusqu'à la lianche. (^es douleurs s'exaspèrent souvent lorsqu'on presse l'organe ou lorsqu'on l'abandonne à son propre poids. Elles ne s'accompagnent communément d'aucun changement appréciable dans le vokune ni dans la textur«( de la glande; quelquefois pourtant on constate une ou [toleurs petites tumeurs pîsifdrmes, dures, nK»biles, extrêmement douloureuses, qui se terminent toujours par résolution dans l'espace de quelques jours ou de quelques semaines.
La névralgie mammaire a une marche fort ir régulière. Elle ne dure {larfois que peu de jours; ailleurs elle persiste presque sans relâche pendant des luois et des années entières, de manière à persuader aux femmes qu'elles sont atteintes d'une maladie grave. On en a vu plusieurs, pour meure un terme à leurs souffrances, venir réclamer avec instances l'ablation du sein. LVpoque menstruelle n'exerce pas toujours le même effet sur les douleurs : ainsi U mtôt elle les exaspère, et tantôt, an cou traire, elle produit un amendement notable..
I^ névralgie mammaire a une durée indétern linéc ; mais quelque longue qu'elle sok et quelque vives que soient les souffrances., jamais on ne voit l'affection dégtSnérer et amener après die une lésion organi«]ue. Il tm|x>rte donc de rassurer ks femmes toujours promptes à s'alariiior.
Le traitement doit être surtout local. Â. (^oper vante s|K^cialement tes prépajrations de belladone soas forme d*e^^)làtre8, de* cataplasmes, de poaunade. Il pr^^ pose même d entretenir une chaleur uniforme en recouvrant les mamelles d'une peau de lièvre ou d'une fourni re. I/)rsque les douleurs sont tK's vives, la plupart conseillent de débuter par une a}>plicatiou de ? langsues. Ou |>]ace celles-ci auto or du sein et non à sa surface; il osl souvent utile* d'y recourir plusieurs fois, à quelques semaines de distance ; mais un ou plusieu rs vésicatoires volants ou pansés av ec la morphine sont plus souvent utiles. Il sera a\antap;eux d*associer à ces moyeu l'usage à l'intérieur des pré|)arations opiacées et de l'extrait de ciguë, ainsi que dis autres moyens généralement employés contre les autres es|)èccs de névralgies. 'Jl wporteêmûqat la sein neaiA^ià ciiiAi^*unkkii\v^s)à»Si^
DES CONYDLSÏOIIS. 635
DE LA nÇRMALÔIK.
M. Beau a décrit, dans les Archives de \^h\, sous le nom de rhumatisme de la peau , des douleurs névralgiques siégeant dan» cette membrane. Cette maladie assez rare, signalée depuis longtemps par MM. Piorr> et Jolly, est caractérisée, comme toute névralgie, par une double douleur : Tune est continue, Taotre est intermittente. La preiHÎèrc, à son degré le plus faible, ne consiste que dans uoê légère exaltation de la sensibilité normale ; si le mal est plus intj^nse, k douleur «t brûlante, cuisante^ comme si le corps papillaire était dénudé. Mais toutes lesdediîiminutes environ, dit M. Beau, il se manifeste une autre espèce de douleur : cdle-d est plus vive que la précédente, parfois elle est portée au point d'empêcber les mouvements de la partie attectée , et de priver les malades de tout sommeiL ht frottement,' le simple contact de la peau par le doigt exaspère beaucoup les aonf-» frances. Cette maladie, qui paraît survenir surtout k la suite d*uli refroidissement, cesse peu à peu après une durée de quelques jours, d'une ou de detix semaines Des embrocations calmantes, et lopium à l'intérieur, nous paraissent être les seok moyens rationnels à opposer à la dermalgie.