‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 197 sur 265 · DES CONVULSIONS IDIOPATHÏQUES DE LA FACE · texte numérisé non relu

DES CONVULSIONS IDIOPATHÏQUES DE LA FACE

Un des mMecîns les plus distingués de la Belgique, ]\l. le docteur François, a décrit^ en 1843, une névrose spéciale du nerf de la septième paire, c^iractériîMn' par des convulsions dans la plupart des musles auxquels ce nerf se distribue. I)«s folts de ce genre ont été publiés é^i^alemént par plusieurs autres médecins : |kiv M. HaiHon en Belgique, par !>larshall Hall à Londres, i)ar Romberg à Berlin.

Symptômes, marche, —r Celte névrose spéciale du nerX de la septième paire ne produit aucune douleur, à moins de complication névralgique avec le nerf trijumeau; elle se traduit tiniquement à Textérieur (lar la contraction convulsive des muscles superficiels ou expressifs de la face, qui, comme on le sait, sont animés par le nerf facial (1). Ces convulsions sont plus ou moins violentes; elles sont tantôt passagères comme celles qui caractérisent certains tics, mais parfois elles persistent pendant dix à douze secondes et reviennent à des intervalles plus ou moins rapprochés, comme cinq ou dix minutes. Ces convulsions peuvent avoir lieu pendant la veille .comme pendant le sommeil ; quelquefois cependant elles cessent lorsque les malades dorment; elles sont ordinairement plus énergiques pendant les mouvements dans lesquels les muscles de la face entrent eu action; c*est ce qui arrive notamment dans le rire, pendant la mastication, etc. Presque toujours les convulsions dont nous parlons sont cloniques; cependant, dans deux cas vus par M. Marshall Hall, çlles étaient toniques, mais, elles présentaient néanmoins à de C/Ourts intervalles quelques mouvements convulsifs cloniques. On conçoit que, pendant les accès, certains actes, comme la mastication et la succion, doivent rtr<* plus ou moins gênés ; mais'dans leurs inten ailes les individus jouissent de la |>lénitude de la santé.

Cette maladie est extrêmement opiniâtre ; il est commun de la voir, i*ésistaut à .tous les remèdes, persister un grand nombre d'années. Le seul cas de guérisou que Ton connaisse a eu lie» spontanément.

Diagnontic. — On pourrait confondre la convitlsion idiopathique de la faceav«'C un de c€s tics qu*on rencontre très fi-équemment ; mais il est impossible de commettre Terreur si Ton se rappelle que, lorsque la contraction musculaire tient à une habitude vicieuse, elle peut cesser par la distraction, par une forte émotion ou par une volonté ferme : d'ailleurs elle est toujours limitée à quelques muscks, à ceux des ailes du nez ou des lèvres, ou à Torbiculaire des paupières, ctc: mais jamais elle n'affecte à la fois tous les muscles soumis à l'action d'un même nerf. Dans la névralgie du trifacial , on remarque parfois des mouvements pendant les crises; mais la seule existence des douleurs , leur direction et leur caractère permettront de préciser quel est le siège de la maladie.

(1) M. François fliit observer que les muscles stylo-hyoïdien et digostrique, que le voile «lu palais et la langue, qui reçoivent des filets du facial, ne sont pus agités des mêmes coovulsion« que les muscles plus superficiels. Il croit que cela dépend de ce que, par leur position plu« profonde, les filets nenreuK qui vont à ces parUes sont soustraits ù Tact on des i auses qui produisent la maladie. On a également constaté la même absence de convulsions dans les muscles auriculaire et occipital, ce qui tient sans doute au peu de développement que co< mu«rles arquît^rent rkn Vhamne Hk\% ilHlni\t« qiin\ y ti^ «QNvA«\«\«m^BMiir(«M!c«:v^«

r>U TÉIANOS. 6î7

Pi'inKMUic, — c'est uuv alltiction qui ue coiupmmet t*ii rien TcibleiiGe, mais c[ui est gra\e en raison de son opiniâtreté et de l'inipaissance de Tart

Étioloyie. — Jusqu'à pi*ésent on a observé la convulsion idiopathique de la facr plu^ souvent cliez la feiunie que chez rhoiimie. l/inipression du froid a été parfois 5a cause déterminante.

Traitement, — Les narcoticfues, les purgatifs, les antispasmodiques, les toniques, les amers; à Textérieur le froid, les rubéliants, les vésicants et la galvanopuucture, ont été vainement employés. M. Uomberg a conseillé une solution do borax et la compression contiime à Talde d'une pelote. Dans un cas, Dieiïenbach pratiqua la section sous-cutitnée des muscles de la face, ce qui eut pour effet de remplaœr les conv ulsions par un simple frémissement beaucoup moins incommode.

Aaiure. — La maladie que nous menons de décrire d'après le travail de M. Frani.t)is est une névrose du nerf de la septième paire Ce nerf présidant à la motilité, à l'expression de la face, on comprend que sa souffrance se traduise par des mou- \ements convulsifs, comme on voit la souffrance des nerfs de la sensibilité, ceHe du trifaciaL, par exemple, s'exprimer, se caractériser par des douleurs. Mais Ik s*arrète l'analogie, et rien surtout ne peut autoriser à décrire, à l'exemple des auteui's du 6 o/;//>e^2(/{/<m de médecine, la maladie dont nous venons de parler comme une névralgie du nerf de la septième paire ; car qui dit névralgie dit douleur vive; or, dans l'affectioii dout il s'agit, il n'y a aucune souffrance, à moins de coin|>lication.

J)U TÉTAiNOS.

Le lélai.os (de ru: ù. Je tends) est une maladie caractérisée par la coiRraclion pennauente et plus eu moins violente de tous les nmscles voiontain*$, ou seulement de quelques-uns d'entre eux.

Hlsturique- — Lo tétanos est une des maladies les |)lus aiici(>nnenient connues. Indiqué par Hip}M)crate, il fut assez exactement décrit |)ar Celse, par Arétéretpar Clœlius Ainelianus. Calien en fil l'objet de plusieurs commentaires, et Fenicl, à une é|>o(iiie plus voisine, en a tracé un tableau encore plus fidèle. Tous les noso- ;i;raplu»s après lui, et notamment Sauvages, CuUen, Pinel, J. Frank, s'en sont (>cciq)és; mais il a plus S|)écialement fixé l'attention des chinn*giens des années et des méd(H:ins exerçant dans k*s régions intertropicales. Un grand nombre de monographies et de dissertations ont été publiées sur le tétanos, surtout depuis on >u deux siècles, mais la seule qu'on doive distinguer est celle cpie Tmka a rédigée avec phjsde deux cents obseiTations j)articulières. Les auteurs contemporains n*ont à peu pr(*s rien ajouté à ce ([ue les anciens nous ont laissé sur le tétanos.

Anatoinie potholofjique. — Chez la plupart des sujets qui succoml)ent au tétanos, on ne trouve aucune lésion apjMéciable dans Taxe cérébro-spinal. Quelquefois seulement on constate une stase veineuse, un i)eu de rongeur dans les membranes d'en>elopi)e, mais saiLs modification de consistance, et sans qu'il existe aucune sécrétion morbide. Ces signes de congestion ne s(mt le plus souvent (prun phénomène cadavérique, ou du moins un état consécutif et dé|)endant de la manière dont la mort est survenue, La plupart des tétaniques suc<x)mbant, en effet, par asphyxie, on trouve sur leui^s cadavres des lésions proprc»s à cette affection (voyez plus bas Asphyxie) C'est probablement à la môme cause qu'il faut rapporter les épanchements sanguins, quelquerois considérables, qui ont été reucoulv*^ v^ mainb observateurs, chez les nouveau-nés morts xicXîmc^Àu V(!VKùiy& ^ ^\vc^ V^

Les douleurs sont surtout provoquées par les émotions de Tàme, et plus encore peut-être par le travail de la digestion , par Fingestion d'aliments indigestes, le^ quels ont pour résultat assez ordinaire le dégagement d'une grande quantité de gaz.

I/entéralgie ne jn-Mispose inanifostement les individus qui en sont atteints à aucune lésion organique des intestins ; elle n'altère pas notablement la niitritioo, et provoque bien moins l'hypochondrie qiie ne le fait la gastralgie.

Dingnostic, — L'absence de fièvre, des douleurs de ventre que la pression n'exaspère pas^, distingueront tout d'abord la colique nerveuse d'avec la péritonite et l'entérite. Le siège différent de la douleur, et l'absence de symptômes gastri- (pies, établissent aussi une ligne de démarcation entre la |;astralgie et l'entéralgie. On ne prendra pas celle-ci pour un iléus; car, dans cette affection, nous verrons qu'il existe une constipation opiniâtre, des vomissements, qui, après avoir été alimentaires et bilieux, deviennent stercoraux; do plus, le pouls s'accélère, le venlrt ^ ballonne, et les accidents, au lieu d'offrir des rémissions ou de l'intemnittencc comme dans l'entéralgie, vont, au contraire, en s'exaspérant toujours.

L'entéralgie se distinguera aisément aussi des coliques hépatique et néphrétique: car, dans la première, la douleur siège surtout îi l'hypochondre droit et à l'épigtMtre ; fl y a des nausées, des vomissements bilieux et une teinte ictérique. Dans la colique néphrétique, la douleur siège dans les lombes; elle S'accompagne souvent de rétraction dans un des testicules, de vomissements et de quelqtie altération daiis la sécrétion et l'excrétion urinaires. Knfin, dans aucune de ces affections, oo ne voit se déclarer de tympanite abdominale.

Pronostic. -^ J^ pronostic de l'entéralgie est im peu moins fâcheux que celai de la gastralgie.

Étiologie. — La névralgie des intestins ne reconnaît aucune cause spéciale; elle se développe communément sous les mêmes influences que la gastralgie.

lYaitentent — Le traitement de l'entéralgie ne diffère pas beaucoup de celai que notis avons exposé en traitant des névralgies de l'estomac ; comme pour ces dernières, on insisterait pendant les crises sur l'usage de l'opium ou de la morphine. Ces remèdes seront ici surtout donnés en lavement ; on y joindra les onctions et les applications nat*cotiques sur l'abdomen On pent encore en pareil cas engourdir rapidement la douleur, en recouvrant le ventre d'une compresse imbibée de chloroforme. Lue révulsion promptement faite sur cette partie avec un sinapisme on avec quelques ventouses sùchi's, enlève parfois aussi les douleurs d'une manière presque subite. Dans l'intervalle des crises et même lorsque celles-ci se prolongent, les nialades seront mis dans un bain tiède.

Si l'entéralgie est sujette à de fréquentes récidives, on soumettra le malade à un régime sévère, on exclura tous les excitants diffusibics, ainsi que les aliments indigestes et grossiers, ceux qui produisent une grande quantité de gax, Iji liberté du ventre sera entretenue h l'aide de lavements simples, on n'aura recours aux purgatifs que très rarement et lorsque l'Indication de leur emploi sera très évidente. Le ventre sera protégé contre les tariations de température avec tine flanelle ou une peau de lièvre; la surface du coi^ps sera excitée par le massage, par les frictiott» sèches, par quelques bains sulfureux. On devra enlin, soit pour le régime, soit liiéme pour l'administration des remèdes, se conduire d'a})r('s les règles que nous avons précédemment tracées en traitant de la gastralgie.

DE h\ NÊVBAtOlE VÊ6IC0-ANALE. (>3t

DK VnP.PhTAhGm ET DK LA NfiPHRALOlK.

Beaucoup d'auteurs^décnvont une uévralgie du foie {/lépafaiffie) eMiuo-m^^nlKÎu des reins {néphralgié), La première, qui siège daœ le '.plexus hépatique, serait caractérisée, par une douleur lancinante dans Thypochondre droit, s'irradiant dans le dos, les épaules et le ventre; assez vive pour arradior des cris et forcer les maMet» à se tordre et à se rouler par terre , elle peut s'accompagner deVoniissements aqueux nu glaireux, d'un sentiment d-<q)pre8sion et d'une anxiété des plus grandcht. 'Ou retrouve ici, en un mot, les principaux caractàresdc la colique i hépatique produite |iar la présencïe ou par le déplacement d'un calcul. L'hépatalgie ne se distinguo guère de celle-ci que par l'absence des vomissements bilieux et de Tictèro. Mais cês caractères négatifs sont-ils n*el$ ? Il est impossible de rien affirmer à cet égard ; voilà pourquoi beaucoup de médecins révoquent, à tort saris doute, ^l'existen^ de cette névralgie. Pour nous, nous croyons à son existence ; car oli ne voit i)as-pourquoi les nèrfe du foiene se uévralgiraient pas, tandis que ceux de l'estomacHît d(>s intestins, provenant des mômes sources, seraient si souvent le siège do douleurs vives. Ajoutons qu'ayant examiné les voies biliaires d'individus qui, quelques se* roaines ou quelques mois auparavant, avaient éprouvé un accès ressemblant à ceux de la colique hépatique, on n'a souvent trouvé de calcul ni dans la vésicule ni dans les conduits ; ceux-K^i ne présentaientde dilatation dans aucun point de leur étendue, de sorte qu'il était infiniment probable qu'aucune cx)ncrétion ne les avait traversés depuis peu.

(iC que nous venons d'exposer des névralgies du foie peut s'appliquer à ce qu'on a dit des névralgies du rein ; mais ici les incertitudes sont encore plus grandes que |)our la première, et, pour admettre l'existence d'une névralgie. Il faut bien plus invoquer l'analogie que les faits cliniques, qui jusqu'à ce jour, out fait défaut.

D'ailleurs il importe peu, pour le traitement de l'accès lui-même, que ee soit iBie névralgie essentielle ou des douleurs produites par l'arrêt H'nn'calcui ; eardam les deux cas l'indication est d'administrer l'opium jusqu'à soulagement. Ce ne serait que pour le traitement ultérieur qu'il pourrait être avantageux de connaltro exactement les causes de la maladie. C'est là, comme on le voit, un Mtjoi d'étudcii i poursuivre.

DK LA NfiMlATX'.IK VfiSICO•A^A^E.

On a décrit depuis quelques années une névralgie fort incommode, f(n*t doulou^ rense, souvent très opiniâtre, que les uns ont localisée dans lej; nerfs de la région anale, que d'autres ont fait îiléger primith'eincnt dans les nerfs qui ^'irradient sur le col vésical. Cependant, comme tontes ces parties sont presque toujours simultanénout ou successivement atteintes, on peut confondre leurs souffrances dans une description commune.

La névralgie anale, signalée depuislongtemps parle professeur Roux, et surlaqnelle M. Campaignac a publié les premières dbsciTations dans le Journal hëbdomnâmtp et 4850, a été plus récemment étudiée avec soin par M. Velpeau dans le Dictionnoire de méilfcme ; c'est à la descripltion de ce savant professeur que nous allons enprunter la plupart des détails qui vont suivre.

lie plus souvent sans cause appréciable, la région anale de\ient le siège de dôti- Imtb lancinantes qui semblent assez superficielles, et qui tanti(^90iii\c^^\\\V9R&.,TcvÀ'^ mtc ^des riMcerbatians, et tinlôt reviennent sous forme A^«x^ ^^t^ \«t ^r%

632 OES NÊVBOSfiS.

intervalles plus ou moins longs. Chez quelques personnes l'anus ^mble se contracler avec force par momejits, et se relâcher bientôt après; dans d'autres cas, il s'entr*ouvre au contraire, de manière à provoquer des garderobes involontaires. En examinant les parties souffrantes, on n*y trouve ni rougeur, ni dureté, ni Gssnre, ni aucune solution de continuité qui puisse expliquer les douleurs des malades. Cependant, bientôt celles-ci se propageant à la vessie, il survient des besoins pressants d'uriner; le jet de l'urine s'arri^te parfois brusquement; il y a enfin la plupart des signes rationnels des calculs vésicaux : c'est à tel point qu'on a plusieurs fois pratiqué sur ces malades la lithotomie ; M. Velpeau a été témoin trois fois d'uiK* .|)areille méprise. Si l'on sonde ces individus, ce n'est ordinairement qu'avec d<'s souffrances vives, qui disparaissent néanmoins aussitôt que l'instrument a pénétré dans la vessie. Les urines sont presque toujours limpides; on les a vues parfois troubles et glaireuses.

La durée de cette affection peut être fort longue.

J-i'art, d'après iM. Velpeau, aurait fort peu d'empire sur elle : c'est presque on vain qu'on a employé les bains, les narcotiques, les antispasmodiques; peut-être pourrail-on espérer de meilleurs résultats de l'application des vésicaloires sur les régions sacrée et périnéale. On a aussi proposé comme moyen curatif d'introduin* fréquemment la sonde dans l'urèthrc : quelques faits déposent en faveur de ce moyen, qui n'a aucun inconvénient. Quoi qu'il en soit, tout le monde a remarqué que les malad^ qui avaient été taillés par suite de l'erreur à laquelle la névralgie avait donné lieu ont tous guéri sans accidents, et ont même été débarrassés de leurs douleurs neneuses.

DE LA NÉVRALCIE DE l\ VULVE.

I^ vulve est quelquefois le siège de douleurs vives, cuisantes, lancinantes, s'irradiant parfois au loin, s'exasi)érant au moindre attouchement des parties , rendant non-seulement impossibles tout rapprochement f;exuel, et mémo Tintroductiou du doigt, d'une sonde, et jusqu'à la marche. Rien pourtant dans l'aspect des parties n'explique ces souffrances ; quelquefois pourtant la muqneuse est un p^'u rouge, exc/>riée et baignécpar une exsudation blanchâtre.

On peut rapprocher de la névralgie de la vulve une autre souffrance de cette région, caractérisée par un prurit des plus pénibles qui excite les femmes à si» gratter, à s'écorcher, qui devient parfois la cause, l'origine de honteuses habitudes et de la nymphomanie.

Le prurit des parties sexuelles est parfois symptomatique d'une éruption tH:zémateuse de ces parties, ou de la présence d'oxyures venniculaires échappés du rectum et logés dans les replis du vagin. Mais souvent aussi l'examen le plus attentif ne révèle rien de morbide. On comprend que l'exploration des parties est indispensable dans toutes ces souffrances des parties sexuelles pour en bien fixer la nature et le siège.

Traitement. — La névralgie résiste-t-eUe aux bains, aux opiacés, aux antjspa.«imodiqoes M. Velpeau veut qu'on introduise doucement dans le vagin, deux fois par jour, des mèches enduites d'un corps gras ou de a*rat opiacé. On y associe des lotions et des injectioas narcotiques et émollientes, puis détersives, et enfin des lotions avec une eau plus ou moins saturée de bi-carbonate de soude, ou avec ime solution légère de sublimé. Si la sensibilité persistait nonobstant ces moyens, oa toucherait les parties avec un crayon de nitrate d'argent (> dernier est non moîas ulilo œntre le prurit essence! de\a\v\\\«;ç«ç^ttd3iiii<iï\u'v aurait recours qn*apf^

DE L'HYSTÉRAUilE 63vS

avoir essayt» on vain les pommades au calomel, an précipité blanc, auxquelles il est |)arfois utile d'associer une petite quantité de camphro.

DE L*HYSTÊRAUiIE.

L'utérus, sans que son tiissu ni celui de ses annexes présentent aucune altération de texture appréciable, peut ftre le siège de douleurs vives, lancinantes, exacerbantes, s*irradiant plus ou moins loin, et ayant, par leur caractère et leur marche, la plus grande analogie où plutôt une complète identité avec les névralgies. Chez les femmes dont nous parlons, les élancements augmentent par la station et par la marche; celle-ci peut même devenir tout à fait impossible : le coït est excessivement douloureux ; les eiïorts pour excréter l'urine et les matières fécales réveillent parfois les crises. Tous les genres d*exploration auxquels on soumet la femme sont souvent intolérables : ainsi l'applicatiou du spéculum est ordinairement douloureuse ; il en est de même du toucher vaginal, surtout si i*on cherche à imprimer quelques mouvements à l'utérus pour juger de sa consistance et de son volume. Quoi qu'il en soit, cet organe, comme nous l'avons dit, ne présente ni à l'œil ni au doigt aucune lésion appréciable, et souvent même il n'existe pas de leucorrhée. I..es douleurs dont nous parlons sont intermittentes ou rémittentes; elles sont quelquefois limitées dans la profondeur du bassin : cependant le plus souvent (et il en est même presque toujours ainsi [X)ur peu que la maladje se prolonge) lesdoulairs s'irradient au loin, dans les aines, les lombes et les membres ; elles s'accompagnent souvent de gonflement du ventre, de spasmes, d'étouiïement, d'anxiété précx>rdiale, de palpitations, c'est-à-dire de cette série d'accidents qu'on nomme vulgairement vapeur», spasmes, et qui caractérisent une des formes de l'hystérie. Ajoutons que les femmes qui éprouv(*nt ces souffrances sont agacées, irritées, d'une impressionnabilité excessive; leurs digestions sont sou\^nt lentes et pénibles ; il y a de la dyspepsie, des crami)es d'estocnac, ce qui tient h l'état nerveux qui maîtrise et bouleverse tout l'oi^anisme, ainsi qu'aux préoccupations des malades et au défaut plus ou moins c^implet d'exercice. I ^a menstruation est plus ou moins troublée ; les règles, en eiïet, sont en général peu abondantes Jrrégnlières dans leurs retpurs; leur approche e-st presque toujours marquée par un redoublement dans les crises. Los douleurs continuent, et parfois même elles sont tW's vives pendant toute la durée de l'époque, tandis que dans quelques cas, au contraire, les malades sont soulagt'^s et éprouvent momentanément un état de bien-être.

L'hystéralgie, comme toutes les maladies nerveuses, et plus peut-être qu'aucune de relies que nous avons déjà étudiâtes, est irrégulière dans sa marche, dans ses retours ; elle résiste avec une désespérante opiniâtreté , et, une fois guérie, elle récidive avec une facilité extrême.

Cette maladie est à peu prèsexclmdve aux femmes neneuses, impressionnables, aux. hystériques; elle atteint celles dont la menstniation est pénible, accompagnée chaque fois de douleurs vives. Tout ce qui peut surexciter le système nerveux et ' les organes utérins doit être cx)nsidéré comme des causes actives d'hystéralgie : teif.sont les veilles, les émotions moi.*al(*s, un régime trop stimulant, l'abus du coft, uni! vie oisive, sensuelle.

Traitement, — Si la fenune est forte, pléthorique, il faut commencer par lui fiovrir la veine du bras. Dans tous I(?s cas, on prescrira le re|)os, la position horitontale, les bains tièdes ou frais très, prolongés, les injections narcotiques dans le tigin, avec une décoction de pavot, 4le belladone, de ^UMgiûaLniQ^ ^^ %vt^\!CffsùraK^\ on donnera jwi.w/ arec avântaffp des quarts de Uvenwnl opirJ^. KWtftWv'wc, ^^

ù^k DES MÊVROSBS. .

prescrira également les narcotiques et b série de moyens usités contre les névraU gies; mais il faut, avant tout, insistc^r sur le régime : ainsi les malades useront d'une nourriture douco, on entretiendra la liberté du ventre ; les fonctions de la peau seront excitées par des frictions sèches, par l'usage de la flanelle ; les femnu'\ vivront dans un air salubre, on leur fera faire l'exercice qu'elles pourront supporter ^ans éveiller de vives douleurs. Lorsque la maladie résiste, on essaiera, mais a>ec prudence, d'appliquer sur les parois du bassin quelques révulsifs, surtout de petite vésîcatoires, qu'on |)ourra panser, si besoin est, avec un «el de morphine. Enfin, dans la saison convenable, on enverra les malades à quelque source d'eaux thermaies : les eaux d'Ems, de ]>iéris, d'Ussat, de Saint-Sauveur, de Bagnères-^ie^ Bigorre, de Baden-Baden, etc. , poijrront convenir.

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