‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 198 sur 265 · DE LA NÉVRALGIE DES MAMELLES · texte numérisé non relu

DE LA NÉVRALGIE DES MAMELLES

A. €ooper en Angleterre, et M. Velpeau en Franœ, ont fixé l'attention sur une maladie douloureuse des mamelles, qu'il est important de bien connaître. EUe affecte spécialement les femmes irritableis , nen euses , dans la |)ériode de seize à trente an^, et quelquefois au delà. Elle est caractérisée par des douleurs vives, laucillantes, contiquesou intermittentes, boniécsà la surface des mamelles, et s'irradiant quelquefois vers le cou, vers l'épaule, l'aiss^iUe, dans les membres supérieur correspondante, et quelquefois jusqu'à la hanche, (^es douleurs s'exaspèrent souvent lorsqu'on presse l'organe ou lorsqu'on l'abandonne à son propre poid*;. Elles ne s'accompagnent communément d'aucuji changement appréciable dans le volume ni dans la texture de la glande ; quelquefois pourtant on constate une ou plusieurs petites tumeurs pisiformes, dures, nK»biles, extrêmement douloureuses, qui se terminent toujours par résolution dans l'espace de quelques jours ou de quelques semaines. ,

La névralgie mammaire a une marche fort irréguliéix'. Elle ne dure fiarfoLs que peu de jours; ailleurs elle persiste presque sans relâche pendant des luois et des années entières, de manière à persuader aux fe mmes qu'elles sont atteintes d'une maladie grave. On en a vu plusieurs, pour meure un terme à leurs souffrances, venir réclamer avec instances l'ablation du sein. L'époque menstruelle n'exerce pas toujours le même effet sur les douleurs : ainsi t< mtôt elle les exaspère, et tantût, au contraire, elle produit un amendement notable.

I^ névralgie mammaire a une durée indéterminée; mais quelque longue qu'elle sok et quelque vives que soient les souffrances., jamais on ne voit l'afTection dég<^ nérer et amener après die une lésion organi«]ue. il importe donc de rassurer les femmes toujours promptes à s'alarmer.

Le traitement doit être surtout local. Â. TiOoper vante spécialement les prépajratîons de belladone sous forme d'emplâtres, de* cataplasmes, de poumiade. Il priH pose même d entretenir une cludeiir uniforme en recou\rant les mamelles d'uar |)eaii de lièvre ou d'une fonrnire. I/)rsqne les douleurs sont trt's vives, la plupart conseillent de débuter par une application de .* langsues. Ou f>lace celles-ci auto or du sein et non k sa surface; il est souvent utile, d'y recourir plusieurs fois, à quelques semaines de distance ; mais nn ou piusieu rs vésicatoires volants ou pansés av cr la morphine sont |)lus souvent utiles. Il sera avantageux d'associer à ces moyew l'usage à l'intérieur des préparations opiacées et de l'extrait de ciguë, ainsi que dis autres moyens généraleoient employés contre les autres es|)èces de névralgies. IH importe êimi qnt la srin ne soîi là chiiv^Vism^iiIv v^»à»Q\.

DES CONVULSÏOIIS. 635

DE LA OERMALÔIK.

M. Beau a décrit, dans les Archives de I8/4I, sous le nom de rhumatisme de la peau , des douleurs névralgiques siégeant dans cette membrane. Cette maladie assez rare, signalée depuis longtemps par MM. Piorry et Jolly, est caractérisée, comme toute névralgie, par une double douleur : Tune est continue, Taatre est intermittente. La première, à son degré le plus faible, ne consiste que dans uoè légère exaltation de la sensibilité normale ; si le niai est plus iptense, la douleur «t brûlante, cuisante, comme si le corps papillaire était dénudé. Mais toutes le»deiiiii> minutes environ, dit M. Be^u, il se manifeste une autre espèce de douleur : cdle-Ci est plus vive que la précédente, parfois elle est portée au point d'empêcber les mouvements de la partie affectée , et de priver les malades de tout sommeiL ht frottement,' le simple contact de la peau par le doigt exaspère beaucoup les souffrances. Cette maladie, qui paraît survenir surtout k la suite d*n|i refroidissement, cesse peu à peu après une durée de quelques jours, d'une ou de deux semaines Des embrocations calmantes, et Topium à l'intérieur, nous paraissent êtreles seok moyens rationnels à opposer à la dermalgie.

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