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DES CONVULSIONS

Ou peut défmir la convulsion une contraction violente et involontaire desmusdes, soumis à Tempire do la \ olonté. Quelques auteurs ont désigné sous le nom do gpasmes les contractions irrégulières des muscles de la vie organique.

Les convulsions sont distinguées en /on/çt<e« et en c/on/guf 5. Dans les premiôreSi la contraction des ^mscles est permanente ; aussi les parties sont-^Ues immobiles : tel est le tétanos. Les convulsions cloniqucs , au contraire , spnt celles dans h^ quelles il y a alternative de contraction et de relâchement : c*est la forme qu'on veut désigner ordinairement lorsqu'on emploie la simple dénomination de con« vulsion.

Quelle que soit la forme des convulsions, que celles-ci soient toniques ou cloniques, elles constituent tantôt des états symptomntiqnp^iXAwX^i^ au contraire, elles sont essptiffe/les. Nous avons déj5 en occasion de mentionner les premières un grand nombre dv fois dans los affections des centres nerveux. Celles qui nous restent à étudier maintenant ne sont explicables le plus souvent par aucune altération matérielle saisissable.

Nous ne cmyons pas utile do faire ici Thistoire générale des convulsions, en raison des détails nombreux dans lesquels nous allons entrer en traitant des principales espèces de maladies convulsives.

Nous n'allons immédiateaieat parler que des conwMoua ta^^« ^u \bN»MA^ ^

636 Des NÉA'ROSES.

la coutracliiro et do roraophagisiiio, i*onvoyam rhislcûrc do r(V4ain|)sic , de IVpi- Icpsie, do rhystérie, de la catalepsie, dans ic troisième genre, qiii, comme nous Tavonsi n, comprend les né\TOses que nous nommons complexes.

DES C0NVUT.S10NS IDlOPAtHlOUES DE LA FACE.

IJft des mMecins les plus distingués de la Belgique, M, le docteur François, a décrit, en 1863, une névrose spéciale du nerf de la septième paire, caractérisée par des convulsions dans la plupart des cnusles auxquels ce nerf se distribue. I)ts £aitis de ce genre ont été jHibliés également par plusieurs autres médecins : {lar M. Hairion en Belgique, par j\larshali Hall à I/)ndres, (lar Romberg à Berlin.

SymptâmeSy marche. — ^ Celte névrose spéciale du neri de la septième paire ne produit aucune douleur, ^ moins de complication névralgique avec le nerf trijumeau; elle se traduit uniquement à Textérieur par la contraction convulsive des muscles superficiels ou expressifs de la face, qui, comme on le sait, sont animés par le nerf facial (1). Ces convulsions sont plus ou moins violentes; elles sont tantôt passagères comme celles qui caractérisent certains tics, mais parfois elles persistent pendant dix à douze secondes et reviennent à des intervalles plus ou moins rapprochés, comme cinq ou dix minutes. Ces convulsions peu\ent avoir lieu pendant la veille .comme pendant le sommeil ; quelquefois cependant elles cessent lorsque les malades dorment; elles sont ordinairement plus énergiques pendant les mouvements dans lesquels les muscles de la face entrent en action ; c'est ce qui arrive notamment dans le rire, pendant la mastication, etc. Presque toujours les convulsions dont nous parlons sont doniques; cependant, dans deux cas vus par M. Marshall Hall, çlles étaient toniques, mais elles présentaient néanmoins à de courts intervalles (juelques mouvements convnlsifs cloniques. On conçoit que, pendant les accès, certains actes, comme la mastication et la succion, doivent être plus ou moins gênés ; mais'dans leurs iuter> ailes les individus joui&sent de la )>lénitude de la santé.

Cette maladie est extrOmomeut opiniâtre ; il est c/)nunun de la voir, i*ésistant à .tous les remèdes, persister un grand nombre d'années. I^ seul cas de guérisou que l'on connaisse a eu lie» spontanément.

Diagnostic, — On pourrait confondre la convulsion idiopathique de la facea\«H' un de ces tics qu'on rencontre très frikfuemment ; mais il est impossible de cmiimettre Terreur si Ton se rappelle que, lorsque la contraction musculaire tient à une habitude vicieuse, elle peut cesser par la distraction, par une forte émotion oii par une volonté ferme : d'ailleurs elle est toujours limitée à quelques muscles, à c!éux des ailes du nez on des lèvres, ou à l'orbiculaire des paupières, etc.; mais jamais elle n'affecte à la fois tous les muscles soumis à l'action d'un même nerf. Dans la névralgie du trifacial, on remarque parrois des mouvements pendant les crises; mais la seule existence des douleurs, leur direction et leur caractère permettront de préciser quel est le siège de la maladie.

(1) M. Françob fliit observer que les muscles stylo-liyx>îdien et digastrique, que le voile du palais et la langue, qui recoifent des filets du facial, ne sont pas agliés des mêmes contulskMi^ que les muscles plus superficiels. Il croit que cela dépend de ce que, par leur position plu4 profonde, les filets nerf eus qui vont à ces parties sont soustraits ù Taction des causes qui produisent la maladie. On a également constaté la même absence de convulsions dans les muscles auriculaire et occipital, ce qui tient sans doute au peu de développement que ca^ mu<rle« arqui^^rral Hkn rbfltone ef à la dHiniltè <{a*U y «i t «ciMimw x^m^aMum^BM»?..

W TÉIANOS. 6^7

Pi'unodic. — C*est uuo alïection qui ue coUipi'uiHel eu rien l'cxisteiiGe, mais qui est grave eo raisau de sou opiniâtreté et de Tiiupuîssance de l'art

Étioloyie. — Jusqu'à présent on a observé la convulsion îdiopathîque de la fact* plu^ souvent chez la feuime que chez Thouinie. J/iiupression du froid a été parfois sa cause déterminante.

Traitement. — Les narcotiques, les purgatifs, les antispasmodiques, les toniques, les amers; à Textérieur le froid, les rubéfiants, les vésicants et la galvanopuucturc, ont été vainement employés. M. llomberg a conseillé une solution de ix)ra\ et la compression contiime à l'aide d'une pelote. Dans un cas, DiefTenbach pratiqua la section sous-cutajiée des muscles de la face , ce qui eut pour effet de remplacer les convulsions par un simple frémissement beaucoup moins incommode.

Aaiure, — La maladie que nous venons de décrire d'après le travail de M. Franl'ois est une névrose du nerf de la se{)tième paire. Ce nerf présidant à la motilité, à l'expression de la face, on comprend (|ue sa souffrance se traduise par des mouvements convulsifs, comme on voit la souffrance des nerfs de la sensibilité, celle du trifaciaL, par exemple, s'exprimer, se caractériser par des douleurs. Mais là s'anvte l'analogie, et rien surtout ne peut autoriser à décrire, à l'exemple des auteurs du Cowpeudium de médecine, la maladie dont nous venons de parler connue une névralgie du nerf de la septième paire ; car qui dit névralgie dit douleur vive; or, dan3 l'affection dont il s'agit, il n'y a aucune souffrance, à moins de coin|>lication.

J)L TÉTAiNOS.

Le tétat.os [dv ru. ù. Je tends) est une maladie caractérisée par la coïKraction peruiaucnle et plus eu moins violente de tous les innscles volontaires, ou seulement de (luelquf's-uns d^entre eux.

Histurique. — Le tétanos est une des maladies l(»s |)lus anciennement connutis. Indiqué par Ilipiwcrate, il fut assez exactement décrit |>ar Celse, par Arétéeetpar Clwlius Aurelianus. Galien en lit l'objet de plusieurs coïnmentaires, et Femcl, à une é|)oque plus >oisine, eu a tracé un tableau encore plus fidèle. Tous les noso- ;«i-aphes après lui, et notamment Sauvages, CuUen, Pinel, .î. Frank, s'en sont occupés; mais il a plus si>écialement fixé l'attention des chinn-gioiis des années et tics médiHiins exerçant dans les régions intertropicales. Un grand nombre de monographies et de dissertations ont été publiées sur le tétanos, surtout depuis un on deux siècles, mais la seule qu'on doive distinguer wt celle que Tnika a rédigée avec plus de deux cents obsenations jiarliculières. 1^ auteurs contemporains n'ont à peu pn*s rien ajouté à ce (|ue l(*s anciens nous ont laissé sur le tétanos.

Anutomie fxithulofjigue. — Chez la plupart des sujets qui succombent au tétanos, on ne lrou\e aucune lésion ap|>iéciable dans l'axe cérébro-spinal. Quelquefois seulement on constate une stase veineuse , un jhîu de mugeur dans les membranes d'en\eloppe, mais smis modification de consistance, et sans qu'il existe aucune sécrétion morbide^ Ces signes de congestion ne sont le plus souvent cpi'un phénomène» cada>érique, ou du moins un état consécutif ei dé|)endant de la manière dont la mort est suncîuuc», La |)lupart des tétaniques succombant, en effet, par asphyxie, on trouve sur leui-s cadavres des lésions propres à celte affection (voyez plus bas Asfjht/xic) C*esl probablement à la même cause qu'il faut rapporter les épanchements sanguius, quelquefois considérables, qui ont été i*encoi\lvvs v^x iiiainb observateurs, chez les nouveau-nés morts \ic\imQSÀvi V(!V»»kcys» ^ vxiVt^ N»^

laines dt» ««itèbnett et la dure-i»ère (Thorc, Matusziuski, Abcrcroiiibîe), ou bien dans la cavité de l'aracimoîde ou au-dessous de cette membrane.

Quelques médecins, surtout depuis une trentaine d'années, ont cherché à raitaclter le tétanos à une altération inflammatoire de la moelle épinîère ou de seb luembrancs. I^s recueils, périodiques publiés taut en France qu'en Angleterre et im Italie renferment beaucoup de faits en faveur de cette opinion : cependant, quelque uond^reux qu'ils soient , ils ne saïu-aieut contredire les cas beaucoup plus jTréquentsxlaus lesquels aucune lésion n'a pu être constatée. Ceux-ci, d'ailleurs, fufiseqt'ils moins communs encore, qu on devrait en conclure (pic le tétanos n'est pas nécessairement caractérisé par une lésion matérielle des centres uen eux ; par conséquent, lorsqu'on U-ouve chez un sujet mort de tétanos une méningite racbidienne, *une uiyéUte ou un ramollissement de la uK)elie , il faut regarder ces allér^itions plutôt comme consécutives que comme primitives, comme constituant des complications {ilutôt que comme un caractère analomique de la maladie. Ajoutom^ encore que souvent les phlegmasies de la moelle, et surtout celles de l'arachnoïde spil^le, s'accompagnent de symptômes tétaniques, comme on voit certaines inflanimations du cei*veau ou de ses meiiibranes pro\oquer des convulsions épilepliques. Mais a'S états symptomatiques diffèrent trop, soit du tétanos, soit de Tépiiepsie véritable, pour qu'on ne les distingue |)as : beaucou|) de penionnes pourtant ont fait cette confusion ; c'est en partie ce qui expli(|ue les opinions erronéi*s cpii ool été émises sur la nature de ces névroses. Enfm il est certain que dans une foule de cas on a rapporté à la maladie des lésions de consistance de la moelle purement cadavériques, ou qui ont été produites par les manœuvres de l'autopsie. Nouh concluons de ce qui précède que juscpi'à présent on n'a trouvé au télanos aucun caractère auatomi(|ue.

Sytfi^à/ômes et tmu'che, — I-e tétanos, surtout s'il est six>ntané, so dédire brus- ({uement; quelquefois |K)urtant il est précédé de quelques prodroniivs, tels que. aballement, tristesse, vertiges, insomnie, douleurs vagues. Bientôt Ic*s malades ix^sentent de la roideur dans le cou ; ils meuvent |)éniblement la téie et la màclioirt*; puis des mouvements couvulsifs rares et courts, devenant de plus en |iins longs, etlini^nt par être piTmanents, se montrent; l)ornés à qtidques partiels d'abord, ils s'étendent bientôt à un plus grand nombre, et|R>u\ent finir |)ar occuper tous les muscles volontaires. Ainsi, quand le tétanos est général, tous les inouveinenis sont suspendus; le tronc et les membres sont ûxes et dans une immobilité complète: la roideur est telle que, si l'on |)renait le malade ])ar la tête ou par les pieds, on pourrait l'enlever tout d'ime |)ièce, comme une statue; les doigts sont k*s seules parties qui, au rapport de 8prengel, conservent leur flexibilité, opinion contraire à ce que nous avons constamment vu, et qui, à f}t'ion\ est tout à fait inadmissible. la langue peut se moiivoh* également librement, du moins au début; mais, projetée quelquefois hors de U bouche |)ar un spasme de ses muscles, elle est serrée et décliirée entre les arcades dentaires.

Les luusdes ainsi convulsés résistent à tous les eflb^s* on les déchirerait plutôt que de les faire céder : ainsi, quand k*s mâchoires sont rapprochées, aucune force lie peut les séparer ; les lèvi*es même sont quelquefois tellement contractées, qu'il fest impossible de les écarter. Plus rarement, la boucht* est ouverte, et n^ste d'une manière permanente dans cette position sans qu'on puisse rapprocher les màclioires. Les muscles convulsés sont le siège de douleurs |)arfois légères, mais souvent déchirantes, ou de crampes extrêmement pénibles. Les souffrances sont tantôt coniiuucsi mw rémission aucune; \x\\Ai {^i c'e«t le cas le plus onlinaire) on ohsene.

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