‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 211 sur 265 · EXTERNE · texte numérisé non relu

EXTERNE

La paralysie du nerf de la sixième paire est tine affection rare sur laquelle on ne possède encore que quelques cas isolés. >1. Badin d'Hurtebise les a réunis daos M thèse et a composé un travail intéressant dout ce qui suit ne sera qu'une analyse (1).

La paralyïsie de la sixième paire peut être essentielle ou symptoma tique : le premier cas est rait;, le second est plus commun. La paralysie peut dépendre d'one lésion grave des centres nerveux (hémorrhagie, ramollissement, tubercules, cancer) ou d*une lésion des os, etc. Dans ces cas, la paralysie coexiste ordinairement a?ec une hémiplégie. Quelle que suit d'ailleurs sa cause, la paraK'sie de la sixiènie paire se montre rarement seule, mais le plus communément elle est compliquée de quelque autre paralysie partielle siégeant spécialement dans la troisième ou daos la cinquième paire de nerfs.

Le nerf de la sixième paire animant le muscle abducteur de Tœil, il s'ensuit qoe lorsqu'il est frappé de paralysie, le globe oculaire est entraîné fortement en dedans par Tadductcur, qui n'a plus d'antagoniste : la cornée' peut dans ce mouvement disparaître presque entièrement dans le grand angle. L'œil reste dans cette position, et nul effort du malade ne peut le ramener en dehors. La déviation de rail a pour effet constant de déterminer divers troubles de la vision, et uotaininent de , l'amblyopie et surtout de la diplopie.

I^ paralysie de la troisi>me paire est celle qui complique le plus souvent la paralysie du moteur oculaire externe. Dans ce cas, l'adduction permanente de l'œil, caractéristi(|ne des cas simples, n'existe plus ; tous les muscles droits étant frappés de paralysie, l'œil ne peut plus être mù dans aucun sens ; il y a en même temps prolapsus de la paupière supérieure, dilatation et immobilité de la pupille, puis enfin légère oxophthalmie, parce que les muscles droits cessant d'attirer l'œil eu arrière, cet organe est porté un peu en avant par l'action des muscles obliques. Dans ces cas, il n'y a pas communément diplopie, à moins qu'on ne change b direction des axes visuels.

La paralysie de la sixième paire arrive en général assez subitement Même dans les cas où elle ne se lie à aucune lésion matérielle, elle cède lentement et guéfii rarement avant trois mois.

On pourrait confondre la paralysie de la sixième paire avec le strabisme convergent ; mais dans a'iui-ci le malade peut mouvoir l'œil dévié et le diriger sur un objet, pourvu qu'il ferme préalablement l'œil sain. Dans la paralysie, au contraire, l'œil reste constamment dans sa position vicieuse. Il n'est pas si facile d'établir l« diagnostic de la paralysie de la sixième paire d'avec la contracture du muscle droit interne; cependant, dans ce cas, l'œil peut encore par intervalle être porté légère ment en dehors ; mais si la rétraction musculaire est réelle, s'il y a raccourcbsement permanent, l'abduction n'est plus possible, et les légers mouvements d'i4é- Tation et d'abaissement vers la voiHte ou le plancher de l'orbite, qui existaient encore dans la paralysie du muscle abducteur, sont ici supprimés complétemeni ^ (Badin d'Hurtebise}.

On appliquera au traitement de ceUe paralysie les moyens que nous collseill^-

(1) Thèse de la b'acuWfe dePms, i^uxk^iB<i9^ a* 25.

DE LA PARALYSIE DU NERF DE LA SEPTIÈME PAIRE. Ml

rons bientôt dans le» paralysies analogues^ c'est-à-dire les frictions stkmilaiites, les vésicatoires volants, la strychnine et Télectricité ; enfin, si la maladie résiste, on soumettra prudemment les malades à un traitement antisyphilitique.

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