DE LA PARALYSIE DE L'CESOPHAGE
La paralysie de l'oesophage est rarement idiopathique ; le plus souvent, en effet, eDe est symptomatique d'une affection cérébrale, ou bien elle se lie à un état général grave, tel que celui qu'on observe dans certaines fièvres continues.
La paralysie peut survenir brusquement en mangeant, du moins c'est alors que les malades s'en aperçoivent. Elle peut être incomplète ou complète. Dans le premier cas, les aliments peuvent encore être ingérés après des efforts considérables ; souvent alors on remarque que les solides sont plus facilement avalés que les liquides : on s'explique d'ailleurs très bien que le pharynx et l'oesophage se contractent mieux sur une masse solide qui leur fournit une sorte de point d'appui. Lorsque la paralysie est complète, les aliments s'arrêtant à la partie supérieure de l'œsophage déterminent de la suffocation, et cela d'autant plus facilement que souvent quelques fragments s'introduisent dans les voies aériennes : aussi, quelle que soit sa cau^, la paralysie de l'oesophage est une affection qui est toujours excessivement grave.
Si la paralysie est symptomatique, sa marche et sa durée sont subordonnées à cdles des maladies dont elle dépend; si elle est idiopathique, elle a une marche continue et une durée longue, tout à fait indéterminée.
Cette paralysie sera combattue par les frictions excitantes et irritantes, et |)ar l'application de vésicatoires autour du cou. On pourra panser ceux-ci avec 1, 2, ou 3 centigrammes de strychnine, ou bien on administrera cette substance à Tiutérieur, mais à bien moindre dose; dans les cas rebelles, on pourra encore employer Télectricité.
Dans la paralysie complète, ou se servira d'une sonde pour introduire dans J'es^ tomac les aliments solides et les liquides.