‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 219 sur 265 · DE LA PARALYSIE DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

DE LA PARALYSIE DE LA VESSIE

On dit qile la vessie est paralysée lorsqu'elle cesse de pouvoir se contracter [xyut ëipulsér ruHne qui s'accumule dans sa cavité.

Anatomie pathologique, — Chez les individus qui succombent avec une paralyiie de vessie, on trouve ce réservoir plus ou moins distendu par l'\mw^, VI ^T^^\i<^ peut ne dépasser le détroit supérieur que de qudques trwero &^ 4lcâ%v ^sa t^istf^ox^x

plus OU moins haut daus le veutrc, et jusqu*à Tappendice xipboîde da steraani, ainsi que Huuter l'a figuré. La quaulité de liquide peut s'élever à 12 ou 20 livres et plus, ainsi que Frauk et Haller en ont cité des exemples.

Lorsque la vessie a subi une ampliatiou considérable, ses parois sont générale- *nient plus ou moins amincies, ou bien elles conservent leur épaisseur normale. Il peut exister aussi dans les organes génito-urinaires des lésions diverses, dont les unes ont précédé et peut-être provoqué la paralysie vésicale, tandis que les autres ont été la suite, la conséquence de la rétention d'urine. Nous citerons, parmi les premières, les rétrécissements uréthraux, l'hypertrophie partielle ou générale de la prostate ; parmi les secondes, nous signalerons la dilatation des uretères, et quelquefois celle des bassinets, ainsi que des lésions inflannuatoires plus ou moins graves du côté des reins.

Symptômes t marche. — La paralysie de la vessie s'établit quelquefois brusquement ; c'est ce qui arrive surtout lorsqu'elle est symptomatique d'une lésion d& centres nencux, ou lorsqu'elle se déclare dans le cours des affections graves de l'économie. Lorsque la paralysie est essentielle, son début est en général lent et graduel. La vessie, de moins en moins contractile, se débarrasse avec peine et incomplètement de l'urine; les malades n'expulsent le liquide qu'avec de grands efforts, et en contractant les nmscles abdominaux et le diaphragme. Nonobstant ces efforts, le jet ne peut être projeté au loin ; l'urine, au lieu de former une arcade, tombe entre les cuisses des malados ; les dernières gouttes qui arrivent dans le canal s*écouIent même involontairement, et souillent les vêtements. Ces difficultés dam l'excrétion urinaire sont de plus en plus grandes ; la quantité d'urine expulsée chaque fois va chaque jour en diminuant, et il arrive un moment enfin où la vessie, ayant perdu tout ressort, finit par amener une rétention complète.

La vessie, de plus en plus distendue par l'urine, s'élève alors au-dessus du pubb, remonte souvent jusqu'à l'ombilic, et parfois même jusqu'à la partie supérieure do ventre. Elle forme sur la partie médiane une tumeur globuleuse, superficielle, dont les contours se dessinent à travers la paroi abdominale, mais qu'on sent et qu'on circonscrit aisément lorsqu'on déprime avec la paume de la main la paroi du ventre. Tid pression exercée sur celte tumeur est presque toujours pénible et même un peu douloureuse pour les malades; elle réveille parfois les envies d'uriner, et peut provoquer l'expulsion de quelques gouttes d'urine. La matité de cette tumeur est coniplète, excepté tout à fait à sou pourtour, où le voisinage des intestins fait percevoir ordinairement un son humorique. En général, la tumeur vésicale donne au toucher une sensation de rénitence, et elle est le siège d'une fluctuation évidente.

La distension de la vessie par l'urine détermine un sentiment de pesanteur et de gêne dans le ventre, quelques malades accusent d'assez vives douleurs. L'excrétion des matières fécales et des gaz peut être plus ou moins difficile en raison de la compression qui est exercée sur te rectum. Sous l'influence de quelques efforts et par. fois tout ^ fait spontanément, on voit une certaine quantité d'urine s'écouler et amener un soulagement ((ui persiste pendant un temps plus ou ihoins long ; on dit alop. que les malades urinent />^/' regorgement. Dans ce cas la vessie perd seulement son trop-plein, connue cela aurait lieu dans un vase inerte à deux ouvertures et déjà plein, qui, recevant un excès de liquide, le perdrait tout aussitôt

<jei)endant l'urine ne i)eut séjourner ainsi indéfiniment dans la vessie sans dommage i)our l'organe lui-même et bientôt pour l'économie €»nlière : ainsi l'urine devenant ammoniacale et acquérant des propriétés plus irritantes, il peut en résulter An une cystite ou un caUvvVie \v^Àe^i; vious avons dit aussi que le liquide, en

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