DE L'ÉCLAMPSIE DES ENFANTS
75 centigrammes, eu lavement on en [)otion. M. Bracbet lui préfère Toxyde de zinc qu*il associe à l'extrait de jusquiame. La dose des deux médicaments varie de 30 à 80 centigrammes par jour, suivant le plus ou moins d'intensité de la maladie, maiâ de manière à faire prendre, dans les vinçt-qualie heures, au moins 50 centigrammes d'oxyde de zinc et 20 d'extrait de jusquiame, j)artagés en plusieurs prises ; on en donne une toutes les deux ou trois heures dans une cuillerée de tisane. On a encore préconisé contre l'éclampsie l'opium, l'asa fœtida, la valériane, le succiuate d'ammoniaque, le camphre, substances qui toutes paraissent compter quelques succès, mais dont l'efficacité cependant semble moins réelle que celle de l'oxyde de zmc. Pourrait-on chez ces malades faire inhaler le chloroforme et produire le sommeil anesthésique ? On l'a tenté, et on a réussi un certain nombre de fois; mais cette méthode n'a pas encore été suffisamment expérimentée. Klle mérite pourtant de l'être. On peut y soumettre les enfants les plus jeunes, car il est prouvé qu'ils tolèrent admirablement les agents anesthésiques.
L n médecin des plus éclairés, >J. le docteur Mèlicr, assimilant l'éclampsie des enfants aux maladies intermittentes, a proposé d'administrer contre cette affection l*antipério<1ique par excellence, le sulfate de <|uinnie. Ce praticien fait observer avec quelque apparence de raison qu'une maladie qui, connue l'éclampsie, se manifeste plusieurs fois dans la journée avec des caractères bien tranchés, et qui, après avoir duré un certain temps, régulièrement le même ou variable, cesse pendant un temps donné, connue une heure ou deux, pour revenir et cesser encore, et cela à quatre ou cinq reprises différentes, toujours distinctes et séparées par des intenalles plus ou moins égaux, doit être .regardée coimue une affection intermittente à courte période. M. Mélier a dévelop|)é ces idées dans un travail fort bien fait, inséré dans le tome X des JZ/'V/ioiVes de IWcadnnia de médecine. Il y indique trois succt^s obtenus par sa méthode. Depuis que l'attention est fixée sur ce point, plusieurs autres faits ont été publiés en faveur de l'administration du sulfate do quinine dans les cas d'éclampsie, et généralement dans toutes les autres affections intermittentes h courte période. C'est à assez forte dose que !M. 'Mèlier donne le sulfate de quinine : ainsi on le \oit, chez un enfant de six semaines, prescrire 30 centigrammes de ce médicament en six prises égales, d'heure en heure. Les enfants tolèrent en effet le sulfate d(» quinine avec une grande facilité. Les faits observés par >l. !Mélier et par d'autres sembleraient donc autoriser à traiter l'éclampsie des enfants comme une sorte de fiè^ re lanée. Cependant il importe, avant d'adopter définitivement cette manière de \()ir, que les faits se inultiplfent; nous devons déclarer d'ailleurs que celte méthode a jusqu'à présent échoué entre nos mains, et cela ne nous a guère surpris, atiendu que» les accès d'éclampsie ne présentent aucun des caractères des maladies à intermittence franche, légitime. Quoi qu'il en soit, si l'on se décide à donner le sulfate de quinine, il faut ne le faire que lorsqu'il n'existe aucune indication |)rédominante. On conçx)it, en effet, que si les convulsions se rattachaient h un état plélhoriciue ou à la distensiim de l'estomac par des aliments, il faudrait avant tout recourir aux émissions sanguines dans le; premier cas, el aux vomitifs dans le second, et ne donner l'antipériodique que lorsque les con>ulsi()ns conlinurnt nonobslant les moyens précédents.
L'éclampsie affecte-t-elle un enfant encon^ renfermé dans le sein maternel, il faut, si l'affection succède à une èmoûon de la mère, employer les sédatifs et les antisj)asm(Kliques, et lorsfju'il existe un état plélhorique, recourir h une émission sanguine.
Les cohvubîoas récidivent avec une extrême faci\il& c\\cl Yicaxx'Cftw^ ^çxtoûNSk\ ^'^
s'étudiera alors à éloigner toutes les causes capables d*exciter la maladie; on prescrira un régime doux et quelques bains; on couvrira peu la tête dés enfants; on entretiendra, au contraire, une chaleur permanente aux extrémités; on préviendra la constipation par le régime et des lavements; enûn, on a conseillé, dans quelques cas, l'application d'un vésicatoire au bras ou à la nuque, et Tosage de quelques antispasmodiques, spécialement des pilules d oxyde de zinc ou d*extnit de valériane.