‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 234 sur 265 · DU SPASME DE LA GLOTTE · texte numérisé non relu

DU SPASME DE LA GLOTTE

Historique. — Il existe une affection à peu près spéciale à Tenfance, que Ton doit nommer spastfie de la glotte. Cette maladie, déjà décrite en Angleterre au commencement de ce siècle, spécialement par Hamilton, par Clarke, par Cheyne, etc., fut presque aussitôt oubliée. £n 1829, Kopp, de Copenhague, la signala comme maladie nouvelle, et ayant cru rencontrer, chez les enfants qui en moururent victimes, un thymus volumineux, il fit de la lésion de cet organe la cause anatomique d*une maladie qui fut désignée sous les noms d*ast /une thy inique ou de /iopp.C& idées trouvèrent plusieurs contradicteurs en Allemagne ; en France, elles ne jouirent en aucun temps delà moindre faveur. Chez nous cependant, depuis quelques années, le spasme de la glotte commencée fixer l'attention. Il fut signalé d'abord par quelques auteurs, notamment [)ar Constant, par MM. Blaclie, Trousseau, Rilliet, Barthez et Barrier. Mais il n'existait encore aucune histoire satisfaisante de la maladie, lorsque M. le docteur Hérard a comblé cette lacune en publiant dans sa thèse (18/i7, n* 3) le fruit de ses laborieuses r^'^herches. Son travail va nous senir beaucoup pour la rédaction de cet article.

Anatomie pathologique. — Chez les enfants qui succombent au spasme glottique, on ne constate le plus souvent aucune lésion appréciable; s'il eu existe, ce sont des complications accidentelles ou des altérations secondaires, résultant presque toutes de la génc que la respiration a é|)rouvée pendant les accès. C^cst ainsi que les {)oumons sont toujoui*s ou presque toujours emphysémateux, le cœur et les gros vaisseaux sont souvent gorgés de sang comme dans l'asphyxie. Le ceneao, la moelle, les nerfs pneumogastriques, récurrents, diaphragmatiques, ainsi que les nerfs des membres, ont été disséqués avec soin par M. Hérard, et jamais ancime altération importante ne s'y est révélée. L'anatomie ])athologiquc dans l'asthme glottique ne donne donc que des résultats à peu près négatifs. Telle n'est pas cependant l'opinion qui a prévalu en Allemagne. Ainsi, suivant le docteur Kopp, on trouverait toujours le thymus hypertrophié, augmenté de volume, et les accidents seraient produits par la compression que ce corps exercerait sur la trachée ainsi que sur les vaisseaux. D'autres auteurs, tout en admettant l'exactitude du fait anatomique, lui ont pourtant donné une autre interprétation, et ont fait de la prétendue lésion du thynms une altération secondaire dépendant de la difficulté de la respiration. M. Hérard a combattu ces deux propositions avec un graud succès, et il a établi que le thymus est un organe qui offre les plus grandes variations de poids et de volume chez les enfants bien portants ; que ces variations dépendent de la force et du plus ou moins d'embonpoint du sujet, se rencontrant par conséquent dans tontes les maladies du jeune âge, et qu'aucune de celles-ci ne se lie à l'état anatomique du thymus.

Symptômes. — Le spasme de la glotte est caractiTisé |>ar des acd>s de suffocation, qui arrivent brus([uement, sans prodromes', souvent sans causes appréciables, 'antôl pendant le jour» cl UwMoV ^u^TiLV.\ai wmv. \*^ v^>:\\& \\\^iids^ >iftWLt toat à

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