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coup en imminence de suffocation ; leur respiration se suspend aussitôt comme si la glotte était^ brusc(uemeut obstruée. La physionomie de Tenfant exprime alors l'anxiété la plus vive ; sa bouche est largement ouverte, comme pour aspirer Tair qui lui manque ; sa tête se renverse en arrière, ses yeux sont fixes ; le visage de- Yient bleu: il y a, en un mot, tous les signes d'une asphyxie commençante (Hérard). Enfin, après 10 ou 20 secondes de cet état grave, Tattaque se termine par une ou plusieurs petites inspirations sonores, aiguës, et comme convulsivçs, dont le hoquet donne une certaine idée, et qui constituent à vrai dire, d'après tous les auteurs, le signe pathognomonique, souvent unique, du spasme de la glotte. Pendant ces accès, les battements du cœur sont tumultueux, irréguliers ; les jugulaires sont tuméfiées; la peau est inondéje d'une sueur froide ; souvent il y a des évacuation^ involOttUdres ; enfin, il existe des convulsions, tantôt générales, épileptiformes, le plus souvent partielles, toniques, et consistant en contractures bornées aux extrémités. Celles-ci peuvent précéder de quelque temps le spasme glottique et persister après ; mais le plus ordinairement elles se développent et disparaissent avec lui.
Les accès que nous venons de décrire ont une durée variable ; ou les a vus se prolonger pendant un quart d'heure (HaufF) ; mais, le plus souvent, ils se terminent après quelques secondes ou après une ou deux minutes au plus. Ces accès, rares au début, peuvent laisser entre eux un intervalle de plusieurs mois ou de plusieurs semaines; mais bientôt ils se rapprochent de plus en plus, de manière à édater tous les jours, et même deux fois par heure. Les elTorts de déglutition, la douleur, les frayeurs ou le réveil, sont les causes principales qui provoquent le retour des accès. Quand ceux-ci sont éloignés, les enfants reprennent, dans leur intervalle, toute leur gaieté ; mais à mesure qu'ils se répètent, ils laissent un état permanent de souiïrance; la nutrition s'altère, le sommeil se perd, la diarrhée se déclare, et si l'enfant n'est pas emporté dans une attaque, il meurt plus tard épuisé ou dans le coma.
Durée^ terminaisons. — Le spasme de la glotte a, d'après W. Hérard, une durée moyenne de quelques semaines à plusfeurs mois; il peut se prolonger plusieurs années, comme ne durer que quelques secondes, puisque les enfants peuvent succomber dans le premier accès. La terminaison peut être favorable ou bien être funeste. La mort peut arriver brusquement pendant l'accès^ par cessation de la respiration, ou bien les malades succombent à quelque lésion accidentelle du cerveau ou à l'épuisement des forces qu'entraîne la fréquente répétition des crises.
Diagnostic, — Le spasme de la glotte a une physionomie tellement bien tranchée, qu'il est difficile de le méconnaître. En effet, des accès de suffocation affectant brusquement les enfants au milieu de la santé la plus parfaite, se dissipant après quelques secondes ou (|uelques minutes sans laisser de traces, caractérisent suffisamment la maladie. On ne confondra pas le spasme de la glotte avec le croup ; car on ne rencontre point dans le premier l'enrouement, l'aphonie, le sifflement lar^ngo-trachéal continu, le rejet des fausses membranes , la dyspnée persistante s'exaspéraiit par moments et se transformant en accès de suffocation, la lièvre, enfin, qui caractérisent la laryngite pseudo-membraneuse. Il y a plus de points de contact entre le spasme glotli(iue et l'angine striduleuse ou asthme de .>lillar. Cette affection atteint en effet des enfants généralement plus âgés; elle est . souvent précédée par de l'enrouement ; les accès, survenant presque toujours au milieu de la nuit, sont caractéris<''s par une toux quinteuse, sècUe, svmwvi <i\ s\^^wVi> ^n^s^
inenacc de suffocation. Enfin, après une ou plusieurs heures de durée, la crise cesse, et il est presque sans exemplcî qu'elle ait jamais eu une issue funeste. La coqueluche n'a aucun rapi>ort avec la maladie dont nous traitons, car elle se caractérise par des quintes de toux très rapprochées qui n'existent pas dans le spasme, et qui sont suivies d'une inspiration longue et retentissante, n'ayant aucune ressemblance avec l'inspiration aiguë, convulsive, qui termine l'accès du premier. Je ne dirai rien de l'œdème de la glotte, qui, étant une maladie à marche contiDae, offrant seulement de temps en temps des exacerbations, ne peut, dans aucun cas, être confondue avec le spasme glottique.
Pronostic. — Le spasiiie de la glotte est une des affections les plus graves de l'enfance. Elle fait i)érir, en effet, au moins le tiers ou la moitié des enfants qu'elle atteint ; elle peut emjwrter les malades dès le premier accès, et Ton voit périr alors comme foudroyés des enfants qui, quelques secondes auparavant, étaient gais et pleins de vie. Le pronostic sera d'autant plus fâcheux que les enfants sont pins Jeunes, plus débiles, que les accès sont plus longs et plus rapprochés.
Étiologie. — Le spasme glottique est une affection spéciale à la première enfance ; on l'observe surtout de 3 à 18 mois. Les garçons y sont plus prédisposés que les filles : ceux d'une constitution débile y sont peut-être plus exposés que les enfants vigoureux. Il n'est pas prouvé que la maladie soir héréditaire ou que certaines conditions d'organisation des parents y prédisposent les enfants. Mais il est avéré que la j)rédisi)osition peut atteindre tous les enfants d'une même famille. La paladie semble plus commune dans les pays humides et froids ; ainsi, tandis qu'elle est rare en France et prescjue inconnue dans les pays plus méridionaux, on la rencontre, au contraire, très fréquemment en Angleterre ainsi cpi'(»n Allemagne. Il rè^e surtout dans le premier de ces pays \mo opinion que >L Hérard semble
Eartager, et qui consiste à regarder le travail de la dentition comme une cause ccasionnelle du spasme glottique : c'est un \mnl de doctrine non encore établi, et qui mérite de fixer l'attention des médecins.
Traitement, — Les accès sont si courts, qu'il est à peu près impossible de rien faire |)om' les modérer ou pour empêcher les enfants de succomber. On conseille seulement de relever l'enfant, de le pencher en asanl, d'asperger sa figure d'ean froide, de lui présentei* des substances odorantes, et de frictionner sa |xiitrine et tes membres avec une flanelle imprégnée d'un linimcnt irritant ; on a même reconunandé la trarhéolonn'e.
On essaiera de prévenir le retour des accès en empêchant l'enfant de aiuriravec trop d'aixleur, en prévenant les pleure, en surveillant la dentition. Si lt»s atcrt coïncidaient avec l'issue didicile d'une ou de plusieurs dents, on devrait inciser la gencive, car on a vu plusieurs fois cette simple opération terminer des accès qui liiettaientla vie dans le jK'ril le plus prochain. En même temps la plupart des médecins ont recours à la médication antispasmodique ; l'oxyde de zinc, le musc \ haute dose (l à 5 centigranunes par heure) sont fréquemment employés. Ia*s narcotiques ont aussi quehpies parlisans, et un fait obsersé par le docteur >Iarrotte et publié dans \{\ tome \LVllI du Bulletin de tltpra/jputiqife, prouve que les inhalalions de chloroforme j)eu\ent-iHre tentées avec succès contre cette redoutable affilelion. On ne devra pas négliger aussi d'établir une révulsion snr \v tube di;;esdfà l'aide de purgatifs, et sur la peau avec des rubéfianis et des \ésicants. Enfin il faudra placer l'enfant dans les meilleures conditions Ingiéniques: le changement de Jieu, l'habitation à la campagne ont suffi parfois |)our arrêter brustiuement les accidents.
DE L'ÊPILEPSip. 7J9
Nature y siège.— |1 est inutile d'insistor pouf prouver que la maladie que nous venons de décrire est une névrose. Son début brusque, son retour par accès, Tabsence de toute lésion appréciable, le démontrent. 31ais où localiser la maladie ? faut-il en faire une névrose des nerfs récurrents amenant la convulsion tonique des muscles du larynx; ou bien doit-on, avec quelques auteurs, en faire une affection des centres nerveux analogue à Tédampsie, à Tépilepsie, au tétanos, etc. , et se traduisant par une convulsion partielle ? C*est Topinion qui nous paraît la plus probable. C*est ce qui explique la place que nous avons donnée dans ce livre au spasme glottique, en en parlant immédiatement après réclam[)sie. Ce qui prouve, d*aiUeurs, en faveur de Topinion que je soutiens, c'est que dans un grand nombre de cas la convulsion s'étend à d'autres muscles, notamment aux muscles des mem-
bres; enfin, quelquefois envaliissant tout le corps, elle se transforme en véritable accès d'éclampsie.
DE l'êpilepsie.
STHOliTinE. — Mal caduc, mal de Saint-Jean« mal de terre, grand mal, haut mal ; morbus divinus^ major ^ herculeus, iunaticus. ^ Épilepsie Tient de i-KÙaiiSoivttyje saisis.
L'épilepsic peut être définie : Une maladie apyrétique, chronique et intermit' tente du cerveau, caractérisée, tantôt par la|K'rte subite de connaissance avec insensibilité générak* et relâchement de tous les muscles volontaires, plus souvent par des convulsions générales ou partielles, ayant presque toujours une durée courte, s'accompagnant de turgescence rouge ou violacée de la face, de distorsion des lèvres et des yeux , d'écume à la bouche et d'insensibilité.
Historique. — Un appareil symptomatique aussi effrayant, joint à la fréquence de la maladie, à son opiniâtreté déses|)érante et à ses suites si souvent désastreuses, explique comment l'épilepsie a fixé lattention des plus anciens observateurs. Uippocratelui a consacré un livre tout entier {De morbo sacro) et plusieurs de ses aphorismes; Celse en parle; mais le tableau le plus remarquable de l'épilepsie qu'on trouve dans 1 antiquité a été tracé {)ar Arétée et par Cxlius Aurelianus. Les auteurs des siècl(!s suivants n'ajoutèrent rien de capital, et il faut pres(|ue venir jus^ qu'à Van Swieten, qui a émis sur la maladie des idées généralement fort justes. Pn ne saurait oublier, en traitant de l'épilepsie, de mentionner de la manière la plus honorable la monographies de Tissot, qui est sans contredit bien supérieure ^ux livres publiés postérieurement sur le même sujet par Portai et par Maisonneuve. Plusieurs contem|>orains ont aussi fait de l'épilepsie le sujet de travaux de quelque valeur ; nous remarquerons surtout ceux d'Ësquirol (1), de Georget (2), de MM. Calmeil (3), Beau (/i;, Leuret (3); plus récemment enfin M. lierpin a publié sur répilej)sie un ouvrage digne d'être remarqué par la sévérité de la méthode qu'il a suivie dans l'appréciation des faits.
Anaiotnie palholorfique. — Les hommes qui aujourd'hui font autorité dans la science s'accordent 5 reœnnaître que, dans l'immense majorité des ras, ré))ilepsie De se li(; à aucuiK^ altération saisissable des centres et des cordons nerveux. Lorsqu'il existe (juehjues lésions, celles-ci sont très variables : ce sont en effet des exostoses, des tumeurs fongueuses, des ossifications de la faux, des épaississements
(i) Dictionnaire des sciences médicales et Traité des maladies mentales» — (2) Dictionnaire de médecine, article I^pilepsie. — (3) Th^^c de Paris, année 1824. — (h) Archives générales de médecine, 2* série, t. XI. — (5) Archives, année 1863,
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des membranes, des tubercules, des cancers, des épanchements séreox, des ramollissements, des inflammations, des abcès des lobes cérébraux, etc. MMsreiiw<quons ici avec Georget que ces altérations si diverses, qu'on ne rencontre que dm un petit nombre d'épileptiques, se voient également chez des indiyidiis qoiie Tout pas été. Souvent, entre ces lésions et Tépilepsie, il n'y a qn*ime siin[decolicidence. Dans quelques cas peut-être, Tépilepsie, par suite de l'excitation cérébrale qu'elle produit et des congestions sanguines qui l'accompagnent, proToqoet-elle plus facilement, dans les centres neneux, quelques-unes des lé^on précédemment énumérées : mais c'est un point qui est encore à éclairdr. D'ailleiin il est constant qu'on a som-ent pris pour de l'épilepsie des attaques épileptifonnei dues à des encéphalites ou à des tumeurs intracrâniennes; et, comme ledit Georget, on a alors rapporté k la première des altérations qui appartenaient aux secondes, ou bien on n'a pas su distinguer l'épilepsie de certaines maladies cér^rales intermittentes, telles, par exemple, qu'une encéphalite qui vient quelquefois terminer d'une manière funeste des accès d'épilepsie dont le début remonte déj^ à aoe époque éloignée. Georget a démontré que cette double erreur avait été commiie par Morgagni.
Lorsque la mort a lieu au milieu d'une attaque, on trouve les sinus cérébnn gorgés de sang, la substance médullaire est fortement sablée de rouge, la grise est violacée, livide, et il y a souvent beaucoup d'infiltration sous-arachnoïdienne ; lei poumons, enfin, sont gorgés de sang noir. Les symptômes qu'on observe pendant l'attaque, et surtout la gène de la respiration, expliquent la plupart de cet lésions, qui sont le résultat, la conséquence de l'accès, et nullement sa cause anatomique.
Je dois, en terminant ce qui concerne l'anatomie pathologique, appeler l'attention sur un fait avancé par Dumas dans sa Doctrine des maladies chroniques (1), savoir, que dans les épilepsies constitutionnelles, et partant incurables, l'angle facial était toujours de 5, 8 ou 10 degrés inférieur à l'angle facial des têtes eoropéennes, qui est de 80 degrés. C/esl là une assertion qui mérite d'être examinée, car si elle était fondée, ou pourrait avoir par là un caractère pour reconnaître les épilepsies absolument incurables de celles cpii offrent encore quelques chances de gnérison.
Début de répiiopsie. — Georget dit que, sur 100 malad», il y en a à peine & ou 5 dont les attaques soient précédées de quelques signes indicateurs. Presqve toujours, dit-il, la maladie débute brusquement, d'une manière aussi soudaine que si l'individu était fi*appc de la foudre. M. Beau cependant, dans un travail statistique qu'il a publié en 1838 dans les Archives, et qui est fondé sur l'anah^e de douze cent soivante-douzè faits, a établi que la proportion des épilepsies qui ont des prodromes est l)eaucx)up plus considérable que ne l'avait dit Georget, puîsqu'i en a reconnu dans la moitié des cas environ. Ces prodromes sont de deux sortes : les uns sont éloignés, c'est-à-dire qu'ils précèdent l'attaque d'une ou plusieurs heures ou d'un ou plusieurs jours ; les autres sont prochains : ceux-là ne précédent l'accès que de fort peu de temps, et souvent même l'espace qui le» sépan; de celnid est presque indivisible. Le^ prodromes qui arrivent longtemps avant Tattaqoe sont très variables. Chez quelques malades, on remarque un changement dans le caractère et les habitudes : ils deviennent im))atients, chagrins, plus impressioonables, tristes; ils ont des malaises, de l'assoupissement onde l'insonmic, des ver-
(i) Tome I, p. 126.
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tiges, de h céphalalgie, des crampes, du dégoût pour les alimems, des nausées, de la constipation, des sueurs abondantes et fétides (Dumas), etc. D'autres fois ce sont de|i phénomènes ph» insolites, comme des éruptions cutanées (J. Frank), desrou*genrs dans quelques pioints du corps, surtout à la fiace, la distension des veines du front (Tissot), etc.
Les prodromes tout à fait prochains ne précèdent Tattaque que d'un temps fort court, comme une ou deux secondes; ils consistent surtout en sensation^ diverses éprouvées par les malades. Ainsi beaucoup ont des hallucinations de l'oule, de Todorat, et surtout de la vue ; ils entendent des sons extraordinaires, sentent des odeurs piquantes ou fétides, voient des objets lumineux, des spectres, etc. Plus souvent les 'malades éprouvent sur divers points du corps, comme à la nuque, aux lèvres, au sein, aux pieds, aux mains, etc. , des sensations diverses de froid, de chaud, d'engourdissement, de chatouillement, de douleur, etc., qui, comme une vapeur, montent rapidement vers le cerveau et sont suivies aussitôt de l'attaque. C'est à ces sensations particulières que les auteurs ont donné le nom d*aura epileptica. M. Herpin a étudié historiquement ce symptôme remarquable, et il a conclu que Yaura epileptica n'est rien autre que la première manifestation convulsive de l'attaqne, se produisant dans une partie phis ou moins éloignée du cerveau. Mais nous ne saurions partager cette opinion, car nous croyons plutôt que, dans la grande majorité des cas, l'aura, complètement étrangère aux convultions toniques, n'est qu'une exagération ou une perversion de la sensibilité.
Les épilepsies précédées d'une aura ne sont pas à beaucoup près les plus com<* munes: c'est ce que tous les auteurs compétents reconnaissent aujourd'hui. Sui* vaut M. Piorry, au contraire, Yaura auraiit lieu constamment, et il n'existerait pas d'épilepsie sans ce phénomène. Ce professeur croit que lorsque Yaura n'est pas accusée par le malade, cefa tient à ce qu'elle a son point de départ dans l'oeil, et qu'en raison du peu de longueur du nerf optique, elle s'élance comme un trait vers l'encéphale, et détermine l'attaque avant que l'impression ait pu être assez profondément gravée dans le cencau encore sain, pour que, lors du retour delà connaissance» la mémoire s'en conserve. Quelque ingénieuse que soit cette idée, on voit qu'elle n'exprime qu'une hypothèse. Qi|oi qu'il en soit, Yaw^, lorsqu'elle se manifeste, n'est pas nécessairement suivie d'un accès convulsif ; quelquefois tout se * borne à cette manifestation douloureuse qui peut être passagère, rapide même comme l'édair, mais qui, quelquefois, persiste en changeant de nature. Ainsi je donne des soins à tu malade dont les accès épileptiques^ revenant à de longs intenralles, sont toujours précédés d'une aura qui part de la main gauche, et fait éprouver la sensation que produirait une forte secousse électrique. Cette auraesit ordinairement remplacée pendant plusieurs jours, et même pendant plus d'une semaine, par un sentiment pennanent et pénible de gêne et de pesanteur dans le membre.
Qu'il y ait ou non des prodromes, Tattaque n'en arrive pas moins subitement; mais tantôt le malade est seulement étourdi ; tantôt, et c'est le cas le plus ordinaire, i la perte de connaissance se joignent des mouvements convulsifs. De Ih deux formes d'épilepsie qu'il importe de décrire à part, savoir : le verliye^ Yéiourdis-' âement épileptique ou le petit mal ; Yépilepsie proprement dite, convuhive, ou grûnd mal.
Vertige épileptique. — Cette forme de répilei)sie n'est bien connue que depuis les travaux d'Ësquirol, de Gcorget et de M. Calineil. M. Beau en a tracé un tableau très fidèle. L'individu perd tout k coup connaîssauce, «u \^«u\ iv^^\^\r\^v^ ^"^ r, u, '^ é* ttn» ^^
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léger cri. S*il est debout, il tombe, à moiiis qu*il D*«t le temps de ft*«ocrocher à quelque corps solide; s'il est assis, il peut rester dans sa positioii. Soù corps est eo général immobile ; ses yeux, iixes et hagards, semblent être dirigés sur vm objet; la face est p&le, on y observe parfois de légères confulsions. Après quelques fécondes, une ou deux minutes au plus, cet état cesse; on voit alors quelques-un de ces malades recouvrer immédiatement la plénitude de leur raison, et coatiaper. dit Georget, sans s'imaginer Tavoir interrompue, ime conversation, une phnse, une occupation quelconque. Mais il en est d'autres qui restent pendant qnelqMi miimtes dans rassoupissemcut et dans mi élat d'hébétude ; enûn cpielques-nns divaguent, se livrent à des actes extravagants , puis après peu d'instants ils revieanent à la raison , conservant quelquefois le souvenir de ce qui s'est passé pendait les moments d'aberration seulement C'est au vertige qu'il convient de rapporta ces cas, rares d'ailleurs, dans lesquels les malades, poussés par une puissance irrésistible, sont forcés de courir en avant, en arriére, ou de pirouetter* puis, tomlMst sans connaissance, se relèvent sur-le-champ bien portants ou du nioins seuleoMBl étourdis.
Il est une autre espèce de phénomène épileptique a|)partenant au vertige, inaii moins grave ce|>endant (fue la forme précédente, et qui, à peine indiquée par Georget, a été bien décrite par M. Calmeil sous le nom (ïabsaicei. Dans celte forme, dit cet obsenateur distingué, le malade laisse tomber par terre Pouviage ou l'objet qu'il tenait à la main ; puis, sans présenter aucune autre particularité bizarre, il perd de vue ce qui se passe autour de lui ; quoique ses sens seniUrat éveillés, ils sont momentanément fermés aux impressions : c'est une véritable extase. Si, dès le début, on interpelle le uiaiade, l'absence cesse ; si l'on rcrte spectateur sans mot dire, elle se dissipe de même, mais après quelques second» de durée.
Les vertiges précèdent souvent d'une ou plusieurs années les accès convulsiCi ; le plus souvent, comme le remar(|ue M. Calmeil, ils surviennent dans les intervalles . des grands accès que nous allons maintenant décrire.
Accès épileptiques proprement dits, ou fp*and mal. — Ck>nuue le vertige, l'accès convulsif survient brusquement; les malades tombent privés de connaissance; beaucoup poussent un cri violent au moment même de la cbute. O cri est attribué |)ar M. Beau à imc expression rapide de surprise qu'éprouverait Tindividu en tombant; mais il vaut mieux le regarder comme un effet purement mécanique de la convulsion des organes de la voix et peut-être aussi comme un signe de douleur. Quoi qu'il en soit, dès ce moment les sens sont fermés k tous les excitants possibles; l'insensibilité est tellement complète, qu'on a vu souvent et ces malheureux, tombant dans le feu, se faire des brûlures larges, profondes, se carboniser un membre entier sans en avoir la conscience. Aussitôt les \eincsdtt cou se gonflent ; la face, presque toujours |)àle d'abord, s'injecte, devient itwiee, puis violacée et même noirâtre, surtout aux lèvres et aux joues ; le pouls est petit, accéléré ; la respiration est suspendue, tous les muscles sont dans un état di* raideur tétanique et comme inunobiles. Cependant, quelques secondes se sont à peine écoulées, que des mouvements convulsifs légers d'abord, puis violents, se remarquent à la face, puis au tronc et aux meml)res. La contracture couvulsive étant le plus souvent plus marquée d'un cV)té que de l'autre, les commissures de la bouche et des yeux sont déviées à droite ou à gauche; la face est dans un état dedisloniiMi qui la reml Imrrible à voir; le cou est comme tordu, et la tète est portée vkrieuiment décote ou d'autre, ik \\auièt%^^ \^uiftui%i\ re^^ose quelquefois surl'^^ult;
HK î/ÉPILEPSIE. 1^
enfin les inombros d'une moitié dn rotps sont dans nn état de roideur pins considérable que ceux du cdté opposé. Les convulsions varient beaticoup quant à leur intensité, à leur siège et à leur étendue. A la face, le front est agité de mouvements ondulatoires ; les sourcils s*abaissent et se rapprochent, dit Tissot, comme dans rindignation. I/agilation des paupières n'est pas moindre : tantôt elles restent ouvertes; le plus souvent elles sont fermées incomplètement et laissent voir le globe de rœîl, qui est fixe ou dans un mouvement de rotation très rapide. Tous les autres tntiscles de la face ne sont pas moins agités que les précédents , ce qui produit les grimaces les plus horribles. La mâchoire inférieure peut être écartée si violemment, que Tan Swieten Ta vue se luxer ; mais le phis souvent les arcades dentaires sont ra|pt)chées et se meuvent quelquefois de manière à produire un grincement Continnel et assez fort pour briser les dents ; plus souvent encore la langue, serrée entre elles, est déchirée, broyée, et Turner cite même un cas où elle fut entièrement divisée. Le sang, qui s'écoule alors, colore Técume qui baigne les lèvres et qni sort de la bouche avec bniit La tète, comme nous l'avons dit, est souvent fixe ; mais quelquefois elle exécute, dit Tissot, avec une rapidité qu on a peine à comprendre, les mouvements les plus extraordinaires. Ainsi, tantôt elle est en rotation continuelle ; tantôt elle est portée alternativement en avant, en arrière, avec tme force à laquelle rien ne résiste ; enfin elle peut être renversée en arrière, ou jncHnée en avant, de manière que le mentcm soit presque collé sur la partie supé.fîenfe du thorax, f-.es membres se coiitoiu'nent parfois d'une manière extraordinaire, ils exécutent avec une violence que nul efFort ne peut maîtriser tous les mouvements possibles ; les pouces sont presque tonjoiii-s fortement fléchis. Le tronc est ordinairement soulevé, tom'né, courbé en différents sens par la contraction convnisive des muscles qni le meuvent : aussi la respiration est-elle gênée ; les inspirations sont courtes, répétées : l'air, en traversant le larynx, fait entendre un léger biuit. Tous les mouvements que le lualado exécute sont violents ; mais, contrairement à ceux qu'ont les hystériques, ifs sont peu étendus et ne poussent point le palient hors du lit sur lequel il repose. L'action des muscles <»st d'afilleurs si variée et si forte, dit l'Lssot, (pi'elle exécute non-senlement les mouvements les pkm bizarres, mais encore ceux qu'on croirait les plus impossibles, mêmepux pantomimes les plus exerrx»s, et cela a\(*c une forr<; infminient sujH'^rieure à celle de riK)mme sain ; c'est à tel point qu'on a vu quelquefois plusieurs os être fracturés. An milieu de tous ces désordres, le |)ouls s'actéKre encore ; il est petit et souvent îrrégulier ; il y a parfois des palpitations violentes ; la surface du corps est inondée de sueur, surtout dans les parties sup*»rieun»s ; quelques malades éprouvent alors des vomissements, et ont des évacuations involontaires de matières fécales, d'urine m même de sperme.
Cet état si grave, qui ne pourrait se prolonger longtemi)s sans mettre la vie en fiéril, dure depuis trente à quarante second(vs jus<pi'h trois ou quatre minutes. En IKénéral, après deux minutes de durée, la roidrur cesse, les parti(»s déviées reprennent leur direction ; le pouls se ralentit et se relève, la respiration redevient libre; la teinte violacée de la face s'étehit el est remplacée parla pâleur delà mort. Mais ordinairement alors, an lieu de re))rendre connaissance, h*s malades tombent dans nn assoupissement profond; leurs membres sont dans la résolution la plus complète ; ils font entendre un ronflement bruyant comme le ferait im homme profondément endormi. Otétat peut persister quelques minutes seulement ou continuer plusieurs heures. Alors le malade ouvre les yeux, il regarde avec une sorte d'étonnement; ses idées sont confuse», il balbutie, se piûul de \%\J^\ft e\ ^»^\xi«x^'c^\
enfiQ, iirevieqt peu à peu à lui, ne conservant aucun souvenir de Faccès. Laphiput jsont tristes, courbaturés; ils se plaignent, les uns des contusions ou des plaiei qu'ils se sont faites en tombant, les autres souffrent de la langue qu'As se sont déchirée. Il n'est pas rare de constater des ecchymoses aux conjonctives, dans ki paupières et les joues, ce qui v explique par la turgescence que la face préscalait; on a même vu quelquefois, ainsi que Van Swieten en cite des exemples, ks malades rendre une plus ou moins grande quantité de sang par les vonûssements et par les selles, par suite d'une exsudation sanguine qui s'est faite dans Testomac pendant l'accu.
Cependant l'attaque ne se termine pas toujours de la même manière : ainsi il n'est pas rare de voir les malades, sortant de leur état de stupeur et d'assoupiiMment, divaguer et tomber dans un délire maniaque; on dit que souvent aussi il y a un délire erotique ; quelques-uns ont des paralysies partielles, d'autres sont hydrophobes. Mais ces troubles nerveux n'ont en général qu'une durée courte, et se •dissipent communément après plusieurs heures, ou, au plus tard, après quelques jours.
Je viens de décrire la forme la plus grave et la plus commune de l'épilepsie. Tous les accès cependant ne se présentent pas avec la même physionomie. Ainsi, c'est avec raison que Sennert avait déjà écrit que, dans certaines épil^isies, les convulsions, au lieu d'être générales, pouvaient être bornées à quelques parties di corps. Il y a des malades, par exemple, qui se bornent à secouer la tête, d'autres agitent un membre, eu éprouvent un serrement des poignets et de la mâchoire. M. Fàlret en a vu dont toute l'attaque consistait en mouvements successivement répétés de déglutition, avec élévation et abaissement alternatifs de la mâchoire oférieure ; mais, quelle que soit la forme de l'attaque, tous les malades épronvent, comme symptôme commun, la perte de tout sentiment, nul ne conserve le souvenir de ce qui lui est arrivé.
Intervalles et retour des attaque^. — Les malades peuvent n'avoir qu'on smi accès qui se reproduit plus ou moins longtemps après, c'est-à-dire une, deux oo trois fois par semaine, tous les mois, tous les ans, ou après cinq, dix et quinte ans, ainsi que j'en ai vu des exemples. Cependant, au lieu de ces accès isolés, beaucoup de malades ont des attaques qui se répètent un plus ou moins grtnd nombre de fois suite. On dit alors que l'accès est composé ou avec paroxysmes. Ces paroxysmes, d'après iM. Herpin, se montrent le plus souvent tous les meus, durent d'un à deux ou trois jours, et se composent de 2 à 6 accès. Ceux-ci peuvent pourtant être infiniment plus répétés : c'est ainsi qull y en a jusqu'à 20, 30, 60, et 100 dans les vingt-quatre heures; Trincavelli, cité par Hssot, parle même d'on enfant chez lequel ou en aurait compté jusqu'à 150 dans un seul jour. Dans ces cas, les malades ne reprenq^nt jamais complètement connaissance ; la plupart restent dans le coma et l'insensibilité durant des heures entières, |)endant un et même plusieurs jours. Il n'est pas rare alors de voir la mort survenir presque tout d'an coup par suite des troubles profonds de l'innervation et de l'hématosw Les attaques tendent en général à se rapprocher a mesure qu'elli^s se répètent • Les accès n'offrent presque toujours rien de réguUer dans leur retour. Leuret affirme |)ourtant que les attaques ont une grande tendance à se régulariser, et M. Herpin établit aussi que , sans affecter la régularité des fièvres intermittentes, les crises d'épilepsie sont beaucoup moins anormales dans leur apparition qu'on ne CToit communément.
Presque toujours les acti^% sft 4M«c«dx «ma cansA \ oçiolquefms c'est k h
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d*iine émotion, d'une fatigue, et plus souvent peut-être après un excès. La lune, quoi qu*on en ait dit, n*e\erce aucune influence sur le retour des attaques; mais ft n*en est pas de même de Tétat électnqne de l'atmosphère : ainsi Leuret a prouvé, par exemple, que beaucoup d'épileptiques étaient frappés en temps d^ôrage. Les attaques, d'après lès calculs de ce médecin, seraient i>lus fréquentes en hiver et en automne qu'au printemps et en été ; elles surviendraient pendant le jour, et pins souvent encore durant la miit. Cependant M. Herpin admet, au contraire, que les accès nocturnes sont deux fois plus communs que les accès diurnes, et que les premiers sont en outre beaucoup plus intenses que les seconds. Quoi qu'il en s(Mt, on»que l'attaque le surprend ainsi pendant son sommeil, le malade très souvent n'est pas réveillé, et il ne connaît le lendemain l'accident de la nuit que par la fatigue extrême qu'il ressent.
Les accès se suspendent souvent dans le cours d'une maladie aiguë, mais ils reparaissent aussitôt que celle-ci est guérie. Le vulgaire et beaucoup de médecins croient que certaines révolutions du corps, comme la puberté, surtout chez lest femmes, éloignent les attaques, et même les font cesser tout à fait. MaisU y a longtemps que Tissot a prouvé combien cette opinion était peu fondée. Il a réfuté aussi . l'idée de ceux qui croient que le mariage guérit souvent Tépilepsie. Le célèbre médecin de Lausanne dit que l'événement ne justifie la promesse que quand le mal Tient d'une suppression de règles que le mariage rétablit, ou de la difficulté de leur écoulement qu'il facilite, ou d'un excès de tempéramment auquel il remédie. Dans, toute autre circonstance, le mariage augmente la disposition épileptique et la développe. M. Herpin a reconnu également que l'établissement de la menstruation n'avait pas une action favorable, et si l'on considère d'autre part l'influence fâcheuse de chaque apparition menstruelle sur la niarche de Tépilepsie, on sera porté à croire à l'action peu favorable de celte (onction sur la maladie elle-même.
Durée de l'é/jHepsie, — Nous avons vu que les attaques avaient une durée très variable. Tissot estime qu'en moyenne cette durée varie entre dix et vingt minutes; Esquirol l'estime entre cinq et quinze ; mais on ne peut établir à ce sujet rien de fixe, puisque quelquefois, comme nous l'avons vu, l'accès se juge en quelques secondes, tandis que d'autres fois il se prolonge, même quand il est simple, pendant une, deux et jusqu'à quatorze heures (Barbette). Quanta la durée de l'épilepsie, efleest indéterminée; le plus souvent, presque toujours même, elle persiste indé* finiment, mais il peut exister entre chaque accès plusieurs années d'intervalle.
Ih^naifions et suite de Vépitepsie, — L'épilepsie, comme nous l'avons vu, se termine quelquefois par la mort. Celle-ci sunient tantôt par le fait seul de l'attaque, et tantôt parce que la violente congestion de la tête se termine par un épanchement sanguin dans le cerveau ou les méninges ; où bien le cœur déjà malade, ou une tumeur anévrysmale préexistante, ou bien encore la rate ramollie, peuvent se rompre en raison de la perturbation profonde de la circulation. L'attaque ayant lieu ptm de temps après le repas, il peut arriver encore, si le malade vomit, que, par suite de la contraction du pharynx et plus encore par l'état de trismus, les matières ne puissent être rejetées au dehors, et pénètrent au contraire dans les voies aériennes. Un fait de ce genre a été recueilli par notre ami le docteur Gendron (de Chinon), pendant son internat à l'hospice de Bicêtre.
La mort, qui surnent par la répétition des attaques, a lieu surtout par asphjicie : celle-ci s'explique par le spasme des muscles respiratoires; quelques auteurs supposent en outre qu'il y a occlusion de la glotte par suite du s^w\^ ^^ "s*» \»Maâ«^ coMlhcteun; msus riea ne le prouve. QueL^ues maUdes suçx»u!tofc\&\5»xx»«^^^»K^
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dans l'Intervalle des attaques, avec ies pbénouiènes de la syncopef et p^t-^tre pir une sorte de suspension de Faction nerveuse.
L*épilepsie guérit très rarement : telle n*est pas pourtant ropiuion de M. HerpiiL Ce médecin dit en eiîet que Fépilepsie livr^ à elle-même se termine heureusement dans un vingtiéqie des cas, que la médecine peut intenenir utilement çba les trois quarts, qu'elle peut en guérir plus de la moitié, et procurer uuq améliontiqn plus ou moins durable chez un cinquième ; enfin que Iq nombre des épilepsies rebelles aux traitements dirigés avec persévérance ne serait que d*uu quart Cette opinion, contraire à ce que cbacun easeigne, est fondée sur ce que le médedu getiévois regarde comme guéris des malades que nous croirioQs seulement améliorés. Il dit, en eiïet, daqs son livre (p. 85), qu'il considère un malade comme guéri toutes les fois que, sous l'influence d'un traitenu'nt, on voit cesser les attaques pendant un temps qui dépasse de beaucoup la limite d'un simple retard dans la marche habituelle des accès, surtout si lu cessation date de plusieurs années. Dans les cas ofi, après uqe longue période, longue relativement à la marche ordinaire des attaques, les accès auront reparu, M. Herpin voit là une rechute , et s'il ett triomphe, il croit à une guérison nouvelle.
Quoi qu'il en soit, il est des individus privilégiés, chez lesquels les accès cessent de se reproduire. Cette guérison peut être spontanée ou survenir à l'occasion d'une perturbation vive de l'économie, d'un changement de climat, de régime, ou d'une maladie intercurrente. Ainsi on a vu des épilepsies guéries après de larges brûlures; Rivière disait que la lièvre quarte qui se prolongeait longtemps guérissait l'épilepsie. On 9 attribué le même effet aux autres fièvres périodiques ; mais il n'y a malbeureqçemçnt rien de fondé dans cette opinion, nonobstant les faits récents publiés, en 1846, par M. Girard^ dans les Annales médico-psychologiques.
Lorsqu'une heureuse teiminaison doit avoir lieu Jes accès s'éloignent de plus en plus et leur intensité va toujours en décroissant ; dans le cas contraire, ils se rapprochent, semultiphent ou se prolongent. Alors on ne tarde pask voir suneuirdes désordres graves du côté des facultés intellectuelles : ainsi la mémoire s'aiïaiUit; les individus sont incapables de se livrer à un travail un peu soutenu ; ils ont de temps en temps du délire, et finissent presque tous par t()mb<*rdans un état de manie, puis de démence incurable. Les plus fa\T)risés sont irascibles, entêtés, bizarres, ont quelque chose de singulier dans le caractère. La motilité fmit aussi ]>ar s'altérer \ son tour : c'est ainsi qu'on voit sunenir du strabisme « certains tics con\ ulsifs, de U contracture dans un membre, et si celle -ci se prolonge longtemps, la partie s'atrophie. L'épilepsie frappe-telle un jeune enfant, son dévelop|>ement intellectuel est arrêté ; il devient idiot, à moins que les accès ne soient très rares. Si c'est aj>rès h puberté que l'épilepsie débute, la raison se peixl plus lentement. Ku général, l'influence que la maladie exerce sur rintelligence est d'autant moins marquée que les accidents débutent à un âge moins tendre, et que les accès sont plus éloignés les uns des autres. L'épilepsie n*esl donc pas d'une manière absolue un obstacle au dé\elo|>pement, même remarquable, des facultés intellectuelles ; on pourrait citer J. César, Mahomet et Pétrarque qui furent, dit-on, épileptiques. Lors(|ue lepilepsie cesse à une époque où la démence est encore |>eu avancée, les facultés cérébrales peuvent reprendre h p<»u près leur ancienne énei*gie.
Si l'on excepte les palpitations, qui sont fn»quentes chez les épileptiques, on pcot dire avec Georget que l'étal des autres organes forme, chez eux, un contraste frappant avec celui du cerceau : ainsi ces malades mangent et digèrent bien ; ils ont de I*emboupoiu,l et de U hak\^ias\\^Vfov\^\s^^^^^ ^veot
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être fécondées atissi bien que les antres ; mais, â*àprèB Georget, les i-ègles seraient généralement tardives chez dtes. Les sécrétions a*offrent aacun changement particulier. Ce médecin ajoute que ces malades sont probablement plus sujets que les antres individus aux phlegmasies encéphaliques, thoraciques et abdominales; mais cette proposition, je crois, ne s'appuie encore sur aucun relevé numérique.
Diagnostic. — L'épilepsie est suffisamment caractérisée par la perte subite de connaissance, par Tinsensibilité absolue, par les convulsions plutôt toniques que ckmiques ; par la prédominance des accidents convulsifs dans un des côtés du corps; par la turgescence violacée de la face, que remplace une pâleur cadavérique; par la sortie de la bouche d*une écume plus ou moins abondante, ainsi que par l'altération* momentanée que présentent souvent après les attaques les facultés inteliectuelles. Si les accès épileptiques étaient toujours aussi bien dessinés, le diagnostic n'oiïriraît aucune incertitude; mais il u*en est pas toujours ainsi Nous verrons, par exemple, que, chez les iemmes, certaines attaques d'hystérie peuvent simuler l'épilepsie, et réciproquement Chez les jeunes enfants, il n'est pas toujours aisé non plus de déterminer si des convulsions qu'on observe sont de simples attaques d'éclampsie oo bien dès accès d'épilepsie. Il est vrai que, dans l'éclampsie, le début est un pea moins brusque que dans l'épilepsie; la sensibilité est raretnent abolie tout à fait; l'attaque est, dit-on, beaucoup plus longue; il n'y a peut-être jamais d'écume à la bouche, et la prédominance des convulsions dans un côté du corps n'est pas aussi marquée; la figure, enfin, n'a jamais Taspect hideux qu'elle a dans l'épilepsie, et les mouvements ne sont pas saccadés , mais ils sont irréguliers. Ces différences pourtant ne sont pas toujours bien tranchées; aussi quelquefois reste-t-on dans le doute, et ce n'est que par la suite que le problème peut être résolu. L'éclampsie est, en effet, une maladie presque toujours passagère, tandis que l'épilepsie une lois développée persiste et va en s*aggravant. On aura égard d'ailleurs à une foule de circonstances accessoires, notamment à l'âge des sujets ; car il y aura d*autant plus de raison de croire à l'épilepsie que l'enfant approchera davantage de la pu-* berté. La confusion, du reste, comme l'observent MM. Barthez et Rilfiet, ne peut «voir Ueu que lorsque les convulsions sont générales, violentes et accompagnées de perte absdue de connaissance ; car, si elles sont partielles, peu intenses, et si la ronnaissance est conservée, le doute n'est pas permis : daiis ce cas, en effet, il ne peut y avoir qu^unc attaque d'éclampsie.
Quelques méningites, certaines inflammations du cerveau, certaines congestions et hémorrhagies cérébrales, s'accompagnent parfois de mouvements convulsifs épitepti formes; il en est de même des productions accidentelles qui se développent dans le r>ervean, ou des tumeurs qui naissent à la face interne du crâne; mais les symptiymes cérébraux qui précèdent et qui suivent les attaques, symptômes qu'on ne rencontre jamais dans les épilepsies ordinaires, rendront toute erreur impossible. Ainsi la méningite a presque toujours une première période d'excitation, caractérisée par une fièvre intense, par une céphalalgie vive, par du délire, par des vomissements ; s'il y a des convulsions quelquefois, elles sont presque toujours partielles, bornées surtout à quelques muscles de la face. La r^rébrite se distingue également par de la céphalalgie et par une fièvre moins vive pourtant que dans la méningite; mais il y a de la contracture dans un bras et dans une jambe, et bientôt après une paralysie plus ou moins étendue. L'hémorrhagie cérébrale, par la perte subite de connaissance, et rhémi|>légie qui l'accompagne communément, n'offre aucune res« remblance avec Tépileiisie ; cependant, quand eJle occupe la protul)érance^eUe.!^uL» par les momvemeats cuaiadiàtB qu'eue produit sou\eiil cXipar\0b\x^\i^^^^^sofet»ck
728 DES MÊÎBOSES.
qu*elie excite, simuler uu accès d*épilepsie; mais la paralysie, la résolntioDgiiiênfe des membres, la gônc de la respiraiiou et la moit prompte seront des âtoeots suffisants de diagnostic.
Il est plus aisé, ce me semble, de prendre des accès d^épilepsie pour aBeâm^ congestion cérébrale; Terreur est d*autaut plus facile que le médecia n'tirivek plus souvent que pendant la période comateusç. Cependant il faut se rappeler que les mouvements convuisifs sont excessivement rares dans Thypérémie cérébrale, les désordres cérébraux sont beaucoup moins graves, la sensibilité persiste ou n*al qu^obluse, rintelligcnce est rarement perdue tout à fait, et^i la coogestkm cA portée au point d'abolir les fonctions cérébrales, il y a alors une paralysie pi» oi moins étendue. Les accidents d'ailleurs persistent plus longtemps que dans Tépilepsie, si remarquable par la perte du sentiment et de rintelligence, par les mouvements convulsifs, par la gêne de la respiration, par Técume ^ la bouche, parTétt comateux qui succède, et par la cessation prompte de ces accidents.
Des tumeurs intra-crâniennes excitent souvent, avons-nous dit, des monvements convulsifs épileptiformes ; mais on distingue ces convulsions syinpliNoatiques d'avec Tépilcpsie véritable, par la persistance de certains accidents, tels que céphalalgie violente, perte d'un sens, obtusion, altération de l'intelligence, paralysiei DU contractures. Il est des cas pourtant où ces épilepsies symptomatiques oÂtsI la marche, l'intermittence de l'épilepsie essentielle; la santé est parfaite enire ki accès, et l'on parvient môme à éloigner ceux-ci pendant un temps plus on moÎM long. Des faits de ce genre ont été cités par Odier, par Portai, par M. Herpin, etc.; le diagnostic, dans ce cas, est, on lé pense bien, absolument impossible.
Nous rappellerons, en terminant, ce que nous avons dit déjà, qu'il est diflkie et souvent même impossible dç distinguer l'épilepsie simple de l'épilepsie satm^ nine. Il y aura des présomptions en faveur de cette dernière, si l'indivîdQ a été exposé aux émanations saturnines, s'il n'était pas sujet antérieurement à des aoôdents convulsifs, si les attaques ont été précédées de délire ou d'amaurose. Quoi qu'il en soit, ces espèces d'épilepsie diffèrent entre elles par leur marche et p» leur gravité : ainsi, celle qui dépend des émanations saturnines a une mardie essentiellement aiguë, et se termine fréquemment par la mort Si la guérison survient, elle est définitive ; car jamais on ne voit les accès se reproduire plusienn années après. Nous savons qu'il n'en est pas de même dans l'épOepsie propremeot dite, qui ne tue pas ordinairement dès les premières attaques, mais qui suit mut marche chronique, se reproduit de temps en temps, et exerce enfin, sur les facultés intellectuelles et motrices, une influence fâcheuse que l'autre n'a jamais.
Enfin il faut encore se mettre en garde contre ces fripons qui ont le talent de simuler si bien les accès d'épilepsie, que des hommes instruits ont pu parfras en être dupes. Mais obscnons ici que, si TépUeptique véritable qui n'est point prévenu de l'attaque tombe partout où il se trouve, celui qui simule le mal a soin, aa contraire, de choisir les lieux où il ne peut se blesser. L'insensibilité devant être absolue dans répile{)sie, il faut s'assurer s'il en est de même chez l'individn qu'on soupçonne d'imposture : pour cela on cherchera à le surprendre par un son \1oleDt et imprévu comme la détonation d'une arme à feu ; on lui fera respirer des vapenn fétides; on constatera si la pupille est dilatée; on irritera sa peau par Turticadon; on le menacera de quelque opération douloureuse ou d'un péril. Ajoutons enfin qae quelque exercés et quoique habiles que soient ces individus, ils ne pourront jamais, à la turgescence violacée de la face, faire succéder, en peu de temps, une pâleor cadavérique et rallferatkiu d«& \xiv\&^ciiiT^KDAK5^;ifc^»aM^V9&^Rj(»^
DE L*ÊPILEPSIE. 724
Pronoitte, ^^ L*^p3epsie est une des plus terribles maladies qui puissent frapper rhomme, car si elle ne le tue pas tout de suite, elle finit tôt ou tard par le dégrader et le rendre infirme. Nous persistons à croire que l'afTection est très rarement curaUe, et que les cas où Ton améliore Tétat des malades sont également exceptionnels^
On s'accorde généralement ^ considérer le vertige épileptique comme plus grave que les accès convulsifs, comme plongeant plus rapidement les malades dans là démence : mais, ainsi que l'observe M. Calmeil, Tinfluence la plus puissante pour Tanéantissement rapide de la raison se trouve dans la réunion des accès du grand mal avec les vertiges.
Diverses circonstances ont été indiquées comme pouvant eiercer une influence sur le pronostic : ainsi il est universellement admis que Tépilepsie héréditaire est presque nécessairement incurable. M. Herpin est le seul, je crois, qui ait combattu cette idée. Si le sexe et la cimstitution sont sans influence marquée, il n*en serait pas de même des âges que M. Herpin classe de la manière suivante dans Tordre croissant de gravité : 1* la vieillesse; 2^ la jeunesse; 3** Tenfance; 4"* la virilité. U est également certain que Tépilepsie qui se lie à quelque vice de conformation eongénital, à un arrêt de développement de Tencéphale, ainsi qu'on le constate si souvent chez les idiots, est constamment et nécessairement au-dessus des ressources de Fart Le pronostic est d'autant plus fâcheux que les accès sont plus longs et plus rapprochés ; les chances de gdérison sont aussi d'autant moindres que la maladie est plus ancienne. Rappelons cependant le fait cité par Tissot, d un homme qui» ^ûleptique depuis le berceau jusqu'à trente ans, vit ses accès cesser à cet âge, et mourut presque centenaire sans aucune infirmité. Cependant le plus ou moins d'ancienneté de la nàaladie a moins d'importance, sous le rapport du pronostic, que le nombre d'attaques que les malades ont subies. Ceux, dit M, Herpin, qui ont eu moins de lOU accès, guérissent pour la plupart, puisque les insuccès n'auraient été qu'au nombre de 13. Les succès et les revers se balanceraient chez les individus ayant eu de 100 à 500 accès ; enfin, au delà de 500 attaques, les cas de guérison seraient tout à fait exceptionnels. On a dit que la maladie était plus grave lorsqu'il n'y avait point d'aura, ce qui suppose, en effet, un début beaucoup plus brusque de l'aflectioa Celse désespérait de la guérison, quel que fût d'aiUeurs l'âge des sojets, lorsque les malades tombaient tout à coup sans prodromes, et lorsque les convulsions étaient générales.
Étiologie, — L'épilepsie est une maladie très comnmne, puisque, d'après M. Herpin, on compterait environ six épileptiques par chaque mille individus. Il importe donc de rechercher avec soin les causes qui la produisent; ces causes ont été distinguées en prédisposantes et en détenninantes.
La cause prédisposante la plus importante est sans contredit l'hérédité. Les enfants issus de parents épileptiques sont, en effet, d'après les calculs de M. Iterpin« atteints dans une proportion quatre ou cinq fois plus grande que ceux qui sont dans les conditions ordinaires. U résulte aussi des recherches du même auteur et de celles antérieurement faites par iMM. Bouchet et Gazauvielh (1), que la folie est également une cause héréditaire de l'épilepsie. En est-il de même pour les autres névroses? C'est ce que les faits n'ont pas encore établi.
U est à peu près universellement admis que l'épilepsie est plus commune chez là femme que chez Thonime, mais on ignore encore dans quelle proportion cette
(1) Arekimê éU màbHnêj 1" lérie, t X,
souvent des désordres graves dans les voies digestîves, en même temps qo^oo tovat le tégument externe prendre une couleur olivâtre ou noirâtre tout à fait iodélébBe. On a encore préconisé la plupart des narcotiques, le daiura stramoDÎum, la josquiaine, ropiuno et surtout la belladone. MM. Debreyne, Bretonneau ctTrouiMn sont ceux qui ont le plus recommandé les préparations de b.*lhdoiie. Oo doue Textraît, ou la racine en poudre, à la dose de 3 on 5 centigrammes d*abord, aug* mentant peu à peu, tant que le médicament est bien toléré; il semble avéré qa*<i a obtenu avec ce médicament quelques améliorations, mais elles sont rares; lo accès ont été, en eiïet, plutôt retardés que défmitivement suspendus, les ageiti anestliésiques sont formellement contre-indiqués.
La saignée a été prodiguée sans avantage, et souvent au grand détriment in malades. Aussi y a-t-on à peu près renoncé, excepté pourtant lorsqu*fl s*agit k combattre quelques complications.
Les épilepsies qui s'accompagnent d'une aura ont été considérées comme b^ cessitant un traitement spécial. Ainsi on a proposé d'appliquer sur le point de départ de la sensation qui constitue l'aura, des vésicatoires, des cautères^ des mom; d'autres veulent qu'on coupe, qu'on incise le nerf, ou qu'on ampute la partie ; c'ot ainsi qu'ont été faites souvent les mutilations les plus graves. D'autres ont propaié d'appliquer sur le crâne une ou plusieurs couronnes de trépan, de lier une ds carotides, etc. ; mais de pareilles opérations sont aujourd'hui blâmées par tons ks hommes de hou sens.
En résumé, nous ne connaissons encore aucun moyen direct capable de chai* ger, comme le dit Tissot, la disposition épileptique du. cerveau; mais il est quel» quafois au pouvoir de l'art de modérer les accès, et surtout de les éloigner. C'a! un résultat qu'on ne doit pas dédaigner; car, en éloignant les accès, on dimioie nécessairement la disposition qui les fait naître. De même, dit Van Swieten, qœ les traces des idées qui ne sont point rappelées de temps en temps s'effacent entièrement, de même, si les mouvements épileptiques ne sont point renouvelés, Tapcitude à les reproduire se détruit Cette comparaison est pleine de justesse, et de est vraie, non-seulement pour l'épilepsie, mais encore pour toutes les antres névroses. Il faut donc soumettre les épileptiques à un régime sévère ; ces malades useront d'une alimentation douce, composée surtout de viandes blanches; ib éviteront tous les aliments échauffants, tous les mets épicés ; on leur défendra Tnsage des excitants diiïusibles, comme le thé, le café, les liqtieurs ; ils ne boiront jamais de vin pur. On veillera à ce qu'il ne se forme vers la tète aucun mouTemeot fiuxionnaire; pour cela, on entretiendra la liberté du ventre par des lavements et des purgatifs doux pris de temps en temps. On favorisera les fonctions de la peai par l'usage prolongé des bains tièdes. Tissot recommande beaucoup ce moyen ; mais il veut qu'on en use avec persévérance pendant des mois, des années et quelquefois mêfne sans tenue limité. On aidera leur action par des frictions sèches sur la surface du corps, surtout aux extrémités inférieures, si celles-ci sont habituellement froides. Quand cette dernière dis(K)sition existe, il faut recouvrir les jambes et les pieds de laine et faire porter des chaussons qui garantissent de toute humidité. Les malades se livreront à l'exercice, mais sans se fatiguer; ils éviteront de courir, de faire des efforts, de |)ousser des cris ; ils n'entreprendront aucun travail pénible, exigeant une grande dépense musculaire on une attention trop soutenue; ils éditeront de se trouver dans les lieux où règne une haute température, comme les salons 00 les salles de spectacle. Mais c*est surtout sur \vs passions (|U*il est important, dit Tissot, de veiller avec te ip^x» \^rwA^\iL\ vwsx ^ ^\ic)»st^\>«s^^sH^$îK^^VM^
7tl
t k cofp lûr. Ij^ugnée, arooft-Bous dé^ dit. D'est pu on aïoyen coratif de
~a est.iouvent utile. Il îtnt y raconrir àia les sujets plé-
s et IgnqiH la t£te se congestioiuie ; s'il y a ui^ence, on {vaiiqnen nne
HjpffBAe gtefirale; mais i est peut-être préfêraÙe, .daïif les cas ordinaires, de
' " , et de Téltérer cette a[^cation de temps es
pie liidique l'apparititm prochaine de l'attaque, il a suffi soa* '"%■(, povr la prérenh-, de meure le malade dans un autre milieu ou de le faire ■^teiBer 4e paaitioQ. C'etf ainsi qu'en plongeai» l'iodividn dans un bain ï l'heure (^faodfcacoiitBme de revenir, nous atcDS parfob emptehé celui-ci d'qipandtre. Xi"*"*-!, a fv ntiBi .conjurer des attaques qui rerenainit la noit, en empêchant la . pmlua ritHmineace de U crise, de se coocfaer, et en les lorçant de ie
Vm iH|ur. Tmnobstant ces [»toHtioos, un accès d'éptkpaie éclate, il faut placer ^ ^Qi^Wle de iiianîto qu'il ne puisse se blesser; on le débarmsera de tous les vA> " ^-WlB^ot» capables de h gêner, et qui po^irraient augmenter les congesdoiis qnï se ^> tltf- \fn la tële et la poitrine. Si on le peut, on introduira nU rouleau de linge ^ ^ IBB^^utre les dents pour empêcher qu'elles ne se brisent et qu'elles ne décÛ- ^^^^.feOtUluiguL'. Si l'attaque estçoarte,,le médecin se bornera k être simple specia* ''^- leur ; li elle se prolooge, si elle se compose de i^nsieurs paroxysmes^ s'jl existe vera ^^■^li tfte UD ftat ponnanent de congestion, Q faut pratiquer une nignêe, promener ta cauplaïmes sioapÏHés sur les extrémités inférieores, et ai ceU ne suiEt p», ^^. lAnpv Iv nialade dans un bain tiède, et l'y laisser le pins longtemps possible. ^?^ ttnque l'attaque ert tellement riolenie que la vie est en péril, on doit avant tout jnédier à U coi^estion cérébrale par la saignée générale, par les applications de s^ .^^nes derrière les ordiies, par les réfrigérants sur b teie, les réiolsib éner- ^,|i|Desel Ira TéiiidntHsarlesmemlvesinfârieiirs, etc.
^1,^ Lorsque l'i^pilepsie est précédée de prodromes prochains, peot-on faire aiortcr
^^^ FireèaT On l'a dit; on doit le tenter : mais sans espérer réassir. Ainsi on a COD-
■^^ MiHéen pari>il cas de laire respirer nne suljstance pénétrante, comme l'ammoniaque
,^^ Kqùde oa In carbonate d'ammoniaqne, et, s'il y a nne aum, d'exercer une com-
.. proaioB forte entre elle et le cenean. J'aj tu un de mes malades, dtKit j'ai parlé
^^ phM liaul, réussir souTent k arrêter de celte manière un accès imminent Si on fait
^ JBqrirer ramnioutaqoe, ce sera avec réserve, d'une manière intermittente, sans cela
B^ M iTiaqioKreil à enfiammer d'une manière grave les vmes aériennes.
» Aiafarv. — D'après les résuflata négatifo fournit parl'anatomie pathokgigae, il
B «lérideét qoe l'^iilepeie ne satirait être classée ailleurs que parmi les névroses.
. 'im, lwft¥ et Caxanvielh tmt néanmoins cherché à prouver, dans un travail
jpédil-iieM dans le tome IX des AreAive», la nature inflammatoire de la maladie,
^"ils loalisent dans la snbitance médullaire ; mais cette opinion, contraire koe
^'ÔM TO bma kâ ofaservatenn, ne résulte pas très clairement des faits invoqnés
pqr CM mtcors eux-mêmes. D'ailtairs, comment rapporter k une phlegmasie des
catfns nerrcux une maladie qui apparaît brusquement, qui frappe comme la
fendre, pois qui cesse de se montrer pendant des mois ou des années sans laisser
^ nos nulle part T Une pareUle marche exdut tonte idée d'inflammation. Dirons-
■oas srec d'autres que l'éptlepsie est une forme de la congestion T Mais, sans nier
^'nae bypérémie cérébrale ne paisse déterminer les accès, on peut affirmer que
la casiSBMioa ue coustitae pas U maladie : rien ne prouve d'ailleurs que l'affiux du
«■gMttkpnBuierpbinomètM de l'attaque. Ajoutons que. dïiaU>\i«\m eu. <E»
Kh DES ^tTROSES.
est béânconp moins forte au commencenient de i*accè9 qa'à la fin. D^afflenrs, h congestion céphaliquc n'explique aucun des flhénomènes essentiels de l'épUepsie, et il est facile de prouver que, loin de constituer l'essence de la maladie, die en êst au contraire la conséquence; qu'elle se Me surtout à la pertttrbitioo «de h circulation, et plus encore aux troubles de l'hématose et à la ffine tfaè ht resphtion éprouve par suite ide la tension convulsive des muscles chargés de dikkf le thorax.
DE l'extase.
L'extase est un état dansleqiiel un individu, Hvré tout entier à une p«irtfe donnante, reste immobile et étranger à tout ce qui l'entoure. Archimède, qui, poirsuivant la solution d'un problème de géométrie, est sourd au tumulte d'nnevA livrée au pillage, et Socrate, qui, dans une méditation profonde, reste inunolie k la même place pendant vingt-quatre heures, exposé ant ardeturs d'un soieO bràlant, sont des extatiques.
Les individus en extase offrent, comme phénomènes communs, h snspemiot des mouvements volontaires et de l'exercice des sens ; mais, comme M. CÂicik dit avec raison, les expressions manquent pour peindre les sensations paraMSt cérébrales qu'ils éprouvent C'est tantôt un sentiment de bonheur ineffable, i\m béatitude céleste : telle était sainte Thérèse dans ses ac<^ extatiques. Betooàop ent des hallucinations des sens : ainsi l'apôtre saint Paul, qui, dans un failsseiaf extatique, se crut transporté dans le ciel , entendit des clioses ineffables qn'Sn'esl pas permis, dit-il, à l'homme de rapporter, et que les hommes ne peuvent et»prendre. Au fort de ses accès extatiques, l'individu assis, debout on h genon, i les yeux ouverts et fixes, ordinairement dirigés vers le ciel; sa figure est plie, si bonche est entr'ouverte ; il est insensible, immobile, et il arrive quelquefois qse. comme dans la catalepsie, les membres conservent la position qu'on leur donne: cependant cela paraît être assez rare. L'accès se termine après une durée fort v^ nable. Les malades se plaignent de brisement, de fatigue; ils sont très abaoni: quelques femmes accusent de l'oppression et pleurent abondamment, oonmeiprli 1^'hystérie. Les attaques Se reproduisent plus ou moins fréquemment On nepmèk cependant aucun renseignement bien |)récis sur la marche, les temrinaîsoni, fci suites et le degré de gravité de la maladie.
L'extase est une affection assez rare, qu'on observe chez les individus qui méditent longuement et prof(«dément sur les sujets les plus abstraits; plus souvent €ieore la maladie se remarque chez les personnes ferventes, adonnées aux plus austères pratiques, et dont l'esprit se porte sans cesse vers les choses célestes ; c'est cr qui explique la fréquence de l'extase chez les anachorètes et les ermites. Ele fMÊi régner épidémiquement, se propageant alors par voie d'imitation. Uneépidéaif semblable a été observée en 18M et 18^1*2 dans les campagnes de la Suède centrale; die a été décrite par le docteur Sonden (Gazette médicale de 1843).
Iraittment. — Pendant l'extase, il faut chercher à stimuler le malade par Tif* plicatioB de sinapismes, en projetant de l'eau froide sur la figure et lui faisant ropirer une odeur pénétrante Si l'accès se prolonge, on s'occupi*ra de nourrir k malade avec la sonde œsophagienne. Pour prévenir de nouveaux accidents, on devn changer son régime, ses habitudes, et éloigner de lui tout ce qui pourrait porter esprit sur l'objet ordinaire de sa contemplation.
DU CAUC3HEMAB. 73S