DE LA CATALEPSIE
I^ catalepsie est uni» affection intermittente, apyrétique, s*accompagnant ordinairement de perte de connaissance et d -une roideur tétanique partielle ou générale, mais avec cette particularité que les membres conservent pendant toute Tattaque la poâtion qu'ils avaient au début de l'accès, ou bien celle qu'on est parvenu à leur donner, quelque pénible et quelque incommode d'ailleurs qu'elle soit. £n général, dans l'attaque de catalepsie, la sensibilité est nulle ou du moins très obtuse, la respiration est libre et le pouls ordinairement lent; quelques malades conservent la faculté d'avaler, et digèrent bien : cependant, dans les attaques très fortes, la respiration et la circulation sont presque insensibles, la peau est froide et les articulations sont roides ; c'est ce qui explique comment quelques cataleptiques ont pu, dit-on, être enterrés vivants.
Ces symptômes, après une durée variable, se dissipent peu à peu ; les malades, revenus à eux, sont fatigués, agacés ; beaucoup sanglotent; ils ne conservent aucun souvenir de l'attaque, qui a duré tantôt quelques minutes, tantôt quelques heures, im ou plusieurs jours. Il peut n'y avoir qu'un seul accès, ou bien plusieurs se succèdent rapidement ou à des intervalles éloignés. Chez les femmes, la catalepsie se compBqùe fréquemment avec l'hystérie. Elle ne constitue pas par elle-même une affection sérieuse ; si elle se termine quelquefois d'une manière funeste, c'est en ndson de quelque lésion grave qui l'accompagne.
La catalepsie est un état morbide bien différent de l'extase, dans laquelle, disent Oeorget et Calmeil, l'exercice de la pensée, au lieu d'être suspendu, se trouve exclusivement dirigé vers la contemplation d'un objet, est absorbé par une idée, par des jouissances imaginaires, et est en outre augmenté par l'exaltation de l'entbonsiasme.
Causes. — La catalepsie est une affection assez rare ; M. Bourdin n'en a guère pu réunir que 38 cas dans son ouvrage. Elle est plus commune chez la femme que chez Fhomme. I^ jeunesse, le temi)érament nerveux, irritable, y prédisposent beaucoup. £lle éclate souvent 5 la suite d'une vive émotion de plaisir, de peine, ou après des fatigues produites par des excès de travail, etc.
Traitement. — On a conseillé, pendant l'accès, l'usage des émissions sanguines générales et locales ; d'autres, au contraire, les blâment, et préfèrent les stimulants. la phpart ont recours aux antispasmodiques, aux bains, aux aiïusious ou à la projection simple d'une eau très froide sur la face. Ce moyen seul m'a parfaitement réussi dans un des plus beaux exemples de catalepsie qu'on puisse voir. Dans les cas rebeRés, on a proi>osé de recourir à l'électro-puncturc. L'expérience ne s'est pas encore prononcée sur la valeur de chacune de ces méthodes. Nous croyons d'ailleurs qa^i, comme dans toutes les maladies, et surtout dans les névroses, on ne peut conseiller aucun traitement exclusif; il faut le varier suivant les indications prédominantes. Nous pensons que si l'accès se prolongeait, et si le malade n'avalait pas les aliments, on devrait les lui injecter dans resioinac avec la sonde œsophagienne. Si la respiration se suspendait momentauémeut, on devraii procéder à l'insufllation pulmonaire. (Voy. , pour plus de détails, le traité de M. Bourdin.)
m; CAUCHEMAR.
Le cauchemar est une sorte de rêve pendant lequel l'individu, en proie à une anxiété extrême, éprouve un sentiment d'oppression elmème àa «oSîlvsKA>ctfi\îk, "«h^k.
7S6 DBS NÉYBCSES.
impossibilité presque absolue de crier et de se mouvoir, jusqu'à ce qa*un rèfol brusque vienne mettre un terme à cet état qui est des plus pénibles.
C'est ordinairement dans la première moitié de la nuit, et au milieu d*un sommeil profond, que Tindividu est pris d'oppression, d'étouffement ; il lui sexxàk tantôt qu'un corps lourd, qu'un animal, qu'un homme hideux, qu'une TÎeik fenmicl, qu'un monstre, etc. , appuie sur sa poitrine et l'empêche de veqûrer; d'autres fois, il croit être sur le bord d'un précipice, ou bien être sur le point de tomber dans une fournaise ardente ; oq bien encore il croit être poursui?! par des voleurs, par un chien enragé. Au milieu de ces périls, il fait des efforts inutiles pour crier, fÂ)ur se défendre ou pour fuir. Sa peau est alors couverte de sueur, sot poub accéléré ; enfîn, après quelques secondes, quelques minutes, un quant d'heure au plus de cette aoxiété extrême, le malade se réveille en sursaot, éprosvant un grand eiïroi, qui ne se dissipe souvent qu'après quelques minute^ et apite que l'intelligence est revenue à son état physiologique. Un peu de fatigue, qôetques palpitations, un léger tremblement, un peu de céphalalgie, sont les seds incommodités que les individus ressentent ; ces petits accidents ont d'ailleurs me durée courte, presque éphémère. Le cauchemar ne produit aucun résultat fâcbcn chez les adulte^, chez les individus bien constitués et sains d'esprit ; mais chez ki personnes très impressionnables, chez les enfants, par exemple, il provoque quelquefois l'explosion d'accès d'épilepsie ; dans les mêmes conditions, de jeunes fils sont devenues hystériques, et maints individus à cerveau f'^ible ont éprouvé ■ dérangement dans leurs idées. U n'est pas rare, dit M, Galmeil, de voir le délire monomaniaque emprunter au cauchemar ses principaux éléments. Pendant le jour il n'existe aucune lésion des sens : mais le malade raconte avec eiïroi tout ce qui a souffert pendant la nuit, et l'interprétation qu'il donne aux sensations pénihiei ^•4|ui l'obsèdent pendant sojl sommeil l'entraîne dans de continuelles divagatkMis cC à des actes qu'il faut parfois soigneusement réprimer.
Causes. — Le cauchemar se déclare surtout chez les individus qui font des excès de veilles, de table et de femmes, qui exaltent leur imaghiation par la lecture de romans, de contes fantastiques. Il est fréquent dans le cours des lésions orgaoîqua du cœur, et n'est pas rare non plus, suivant queliques-uns, dans les affectioos èi foie et de l'estomac; mais c'est une assertion qui ne nous parait pas exacte.
Traitement, — Pour prévenir le cauchemar, il suffit souvent de faire changer la position des malades dans leur lit, de les faire coucher, par exemple, sur ui côté ou sur l'autre, de leur faire relever la tête. Si l'affection dépend de la difl^ culte des digestions, on conseillera au malade de ne faire le soir qu'un repas léger; il mangera de meilleure heure, et ne se couchera que lorsque la digestion acn très avancée. On doit d'ailleurs toujours éveiller un individu en proie à l'anxiété di cauchemar, et le rassurer aussitôt Cette précaution est surtout utile chez les jeaaei sujets.
CINQUIÈME GENRE DE PiÉVROSES.
'=^ ^ -nt'iBaiH «pAcuLn ^ cnvAnm wmuiim.
^ * ntnoMS SPÉCIALES AUX ORGAHïS ItBSPUATOlItBS.
3 - Oo nU'iut par II' lUpt ap/amie la perte pins du moins coniplële de ta rns, qoeHe ' !=^ pw soit b causo qui b délaminc.
* ^ Oam les maladie!* du larynx nous avons fréquemment signalé l'aphonie, oa di^- *« foea joirra altéraii'KV'de la voix, comme nn de Icnrs syn^t6mes k« plus coo-
* - -4iH ; mais en ce nioment noos ne devons nous occuper que de la perte de la voix '^^ 4l^ ne Ac liani à aucune lésion matérielle saisbsable, consUtoe nne névrose spé-
t. tisUe du iarynt.
^ S^fTiptàmes. — l.'apbooie nerveuse pent Burrenir d'une manière graduelle, on W ^Jm briHHiuctni'ni. \'épronTant ancnne espèce de malaise, ancune douleur ni gène t .^iK le larynx, lisiiidades ne sont avertis de leur état qu'au moment où ils veulent ^j^ef- l^ur voiv eNl plus oD moins éteinte, mois non pas entièrement abobe; Os ^^^BMHk voit batue, et sont soavent obligés, pour prorérer an soit, de faire dei ^^^Hw anisidër3bli>s.
i^^^PP^che, f/urrr, tmninaiwni. — La maladie suit tme œarcbe très variable et . ., ■^ -^itl*****' im^'gnliiir'-, conpie l'est celle de tontes les névroses. Aitin elle peut cés- ■^0%\tf* tin<? dun'p très courte, on se pndongeriodélîniment; souvent elle parait ■^^^ ^^iparait à dfK intervalles plus ou mdns rapprochés; ou a même .cité des cas ^ g^ll^ aFIeriait une forme intermittente. L'aphonie cesse taotAt lentement, pea k ^^ g^.ianlAi hruxi|iif]iieiiL C'est ainsi qne beaucoup de malades, s'élanl endom^ •^ t^ ^ '''' 3P^'»"<''>i "^ réveillent au bout de quelques heures ayant recouvré It ^^ llffittiide de leur vuiz; cela d'aillears ne se remarque guère que chez les bysté- ^^ jljjnT Ce n'Ml aussi qne chez ces malades qu'on voit l'aphonie, cédant en pea ^^ dltalftants. ne laissi-r aucune trac^ après elle;
Quelquefois l'aptionie est încUraÛe ; ai elle cède après avoir duré longtemps, il n^ «t nre que la \m\ r^irenne jamais sa force et son timbre.
J}iagnt>siir. — Il ne faut pas, comme on l'a fût très souvent, confrnidre l'aphogîpei l<> imiiiiiiii- i:n effet, dans cettedemièrealTeciiDn, il y a impossibilité absolue de foniK'i' ili'N siiiis articulés, tandis que dans l'aphonie les sons ne peuvent être procl(iii>< 'III bii'ii il4 sont considérablement affaiblis. L'aphonie une fois constatée, M détennlnen si elle est ncneusc nu symptomatiquc. (^eci n'offre généralement iBCme diBGciiIlé si l'on conudère que la première snnient ordinairement bms- ^BCmcat, qn'dle ne s'accomp^ne ni de doulciu'. ni de toux, ni d'expectoration, aide dyi^née. Si, dans quelques cas rares, l'aplnnic coïncide ï son début avec qffq~" laines d'une très légère pblcgmasie du l'arrière-gorge ou du larynx, on Toit ceux-ci se dîiùper pramptemeRl, et, nonobstant cela, l'aphcmie faire de niM-
rif. — Si l'aphonie est sans gravité, elle n'en constitue pas moins i .aconiDOde, et souvent fort rebelle, <^
738 DSA NÊTIIOSIS.
Etiologte. — L*aphonie nerveuse, rare chez les hommes, se rencontre spéciale meut chez les femmes hystériques, et se développe souvent chez elles à la suite de leurs attaques. On a dit que les maladies des parties génitales pouvaient la développer d'une manière sympathique; mais c*est là un fait qui n'est pas encore suffisamment établi. L'aphonie a cttielquefdis sacèédé à une émotion vive : un fait de ce genre i été observé par MIM. Chomel et Blache. Elle peut être également produite pv l'abus des alcooliques, par l'ingestion de certains narcotiques, comme la beUadooe ou la jusquiame ; on Ta vue plusieurs fois succéder à une intoxication saturnine. Dans tous ces cas, les nerfs récurrents sont influencés d'une certaine manière : V^at tomie et la physiologie nous apprennent qu'ils doivent être malades; maislev lésion, si toutefois il y en a une, est tout à fait insaisissable pour nous.
Traitement, — Il n'existe aucun moyen réellement bien efficace contre l'aphne nerveuse. La marche, l'irrégularité de cette affection, sa cessation brusque souvenl sans cause connue, doivent rendre très circonspect lorsqu'il s'agit d'appréder Fiifluence qu'ont pu exercer sur la maladie les agents ihérapeutiqnes. SouTenl, « eiïet, il n'y a qu'une simple coïncidence. Parmi les moyens qu'on a consdillés ooMe l'aphonie nerveuse, se trouvent tous les antispasmodiques, et surtout le taocii (1 gramme, teinture éthérée dans 200 ou 250 grammes de véhicule), qui a JHÎ dsifïs ces cas d'une certaine réputation. Les révulsifs sur le larynx, les sinipisws. les vésicatoires, les onctions avec l'huile de croton, avec la pommade atibiée^SHl les moyens à la fois excitants et perturbateurs qui ont été utiles dans boo oomhreëi cas. Il en est de même des évacuants gastro-intestinaux et de la saignée ; cette io^ nière, qui semblerait coutre-indiquée par la nature de l'affection, a, dans on bà observé par Ollivier (d'Angers), produit les plus heureux effets.
Enfin, dans les cas rebelles, on a proposé d'agir directement sur le larynx. Gntte médication topique a surtout été recommandée parie docteur Beunati, qui présentait un gargarisme d'alun (de Uk20 grammes et plus d'alun dans 300 grimmei ëe décoction d'orge), dans l'idée que la muqueuse pharyngo-laryngienne était affcdée d'atonie. Plus récemment encore, iM. Trousseau a eu recours à des cautérisainai atec le nitrate d'argent, et en suivant le procédé que nous avons décrit dans le pR» mier volume en traitant de la laryngite chronique. Dans ces mêmes cas, on a employé l'électricité et l'électro-puncture. M. Duçlienue a cité, dans son livre, ëcn cas d'aphonie rebelle qui ont cédé rapidement, l'un, à l'électrisation cutanée, l'aaire, à l'électrisation du nerf laryngé inférieur.
Certaines aphonies exigent en outre quelques moyens spéciaux. Ainsi, ceDeqoi est intermittente cédera au sulfate de quinine ; à celle qui est survenue ^Ja suite 4e l'exposition aux émanations de plomb, on opposera les bains sulfureux, la sIttctmine et les révulsifs sur le cou; on combattra, en outre, la cachexie satunûae par une médication convenable, par l'emploi des toniques et des ierruginesx.
De la ooqaelaohe.
anKirTMIB. — CftUrrhe coavnltif, toux conTulnTC, toaz suflbcinl*, toaz bl«ae. — Coqualncb* vital il coqntlHchon^ «spèce d« capuchon dont les malades se eouvratent la téta (/Wienio//«), oa éa ce^aWtfit. ]>arce qu'on employait contre cette maladie les fleurs de cette plante {Marcus)^ ou de la rMacmblaâcc 4t h lotu avec le chant du coq.
La coqueluche est une maladie caractérisée par une toux convulsive reveoHit par quintes, dans lesquelles plusieurs mouvements d'expiration bruyante se $arcèdent avec une grande rapidité , et sont suivis par une inspiration lente , péoîble et très retentlMUite.
DE tk GOQITELUCHE. 7X0
HistfifHque. — On fiè tronre hi coqueluche décrite dans aucun des écrits des médecins grecs et arabes. C'est aussi sans motifs suffisants que des autcui-s rapportent Il la maladie dont nous parlons quelques tout épidémiques du moyen âge, signalées piii(6t que décrites par des historiographes, et qui, quoique appelées du HMfi de coqueluche, semblent se rapporter plutôt k la grippe. La coqueluche ne fut clairéifiefit indiquée que par >yini8 ; mais il faut remonter jusqu'au XYiii* siècle pour la thmter décrite comme une affection distincte. A dater de cette époque, les travaux se sont succédé avec rapidité dans toute l'Europe ; on remarque surtout eeat d'AlbeHi (1), de Forbes (2), de Strack (3), de Watt (4), etc. En France, nons possédons le traité de M. DesroeUes, l'excellent article de M. Blache dans le Ùictiimmdre de médecine, ainsi que les recherches de MM. Rilliet et Barthez, etc«
Anatomiê pathologique, — C'est à tort que quelques auteurs ont voulu ratta^ âier h eoquelncbe à des lésions constantes. Ces médecins ont le plus souvent êonsidéré riors comme cause de la maladie ce qui n'était qu'un accident, une com* pKcatkm. Parmi les lésions qu'on a surtout signalées, nous trouvons la bronchite^ qtie quelques personnes ont même dit être constante ; mais M. Blache a démontré qu'elle manquait dans beaucoup de cas. Chez les sujets qui succombent dans le èonn d'une coqueluche, on trouve anssi souvent peut-être des pneumonies lobaires et tobuhdres, des tubercules pulmonaires et bronchiques; ailleurs, ce sont dei éfNmchements dans les plèvres. Mais évidemment ou ne saurait voir dans ces lésions autre èhose que des complications à la production desquelles la coqueluche i en, M est vrai, la plus grande part. Nous en dirons autant de l'cmphysène qui èttate surtout an bord antérieur des poumons, et des dilataticHis qu'on rencontre siff^nne on plusieurs bronclies : la première de ces lésions est le résultat des efforts qne font lee malades pendant les quintes violentes de toux, tandis que les dilatations résnhent probablement moins de cette cause que de l'accumulation des mucosités; c'est d'ailleurs un effet que nous avons déjà signalé en traitant de la bronchite catHlIaire.
Quelques auteurs ont avancé que dans la coqueluche les nerfs thoraciques, et surtout les pncumo«i;<istriques, étaient enflammés. Breschet dit avoir trouvé cette lésion deux fois, et le docteur Rilian quinze. Mais des recherches plus nombreuses otfit démontré que cette altération était foil rare. Personne, en effet, en France, si Ton en excepte Breschet, ne Ta rencontrée. Ajoutons que sur M cadavres ouverts fm Albers, de Bonn, les nerfs vagues furent trouvés intacts chez /i3 ; sur /i, il eiistait quelques rougeurs, mais tout porte à penser que ce n'était là qu'une lésion parement cadavérique, c'est'à->dire une rougeur par imbibition.
Symptômes, marche. — On a généralement admis dans la coqueluche trois périodes, savoir : une première période dite catafrhale, une d«:!uxième, onspasmodique, et une troisième, ou de déclin.
Première itêr iode, — Dans la prescfue totalité des cas, c'est-à-dire 18 ou 19 fois sur 20, la coqueluche débute |)ar un simple catarrhe avec enrouement, râle sibilant et ronflant dans la {Kiitrine. Ce rhume est tantôt apyrétique, tantôt il est fébrile ; il est borné le plus souvent à la trachée et aux bronches ; mais (pielquefois il envahit simultanément la muqueuse du nez et la conjonctive, comme si une rougeole allait débuter. I^ toux, quoiqu*on prétende le contraire, n'offre à cette
(i) Ditêertaiio de tussis infanium epidemia. Halle, 1738. — (3) Disputât, de lusêi eoniuJ-' siva. Edimb., 1754. — (3) f^e tusii eoavuUiea infant um, Maycnw» VlTl. — *\K^ TTeû\\ifc o\
7(i0 DES NÉTBOSES.
époque aucun caractère particulier. On a aussi soutenu que cette bronclnte prodromicfue d'une coqueluche se distinguait de la bronchite simple par de l'ab^tlemenl, par de la tristesse, par de l'assoupissement et [5ar un certain degré d*aniiélè; mais ces phénomènes n'ont rien de constant, et quand ils existent, ils sont plutôt en rapport avec l'appareil fébrile qu'avec la phlegmasie dont Jes voies aériemes sont le siège. Quoi qu*il en soit, après une durée d'un à deux septénaires, tantôt moins, rarement plus, la deuxième période commence, c'est-à-dire que U coqueluche s'établit déGnitivement, elle se caractérise
Deuxième période, — On remarque d'abord que les quintes de toux se rapprochent ; elles sont plus opiniâtres ; déjà les secousses sont plus fortes et excitai parfois des vomissements. Dans les cas rares où la période catarrhale manque, h maladie débute tout de suite par la toux convulsive. Celle-ci peut se déclarer brusquement ; mais le plus souvent elle est annoncée pendant quelques secondes oi pendant quelques minutes par divers phénomènes : les principaux sont un pn d'oppression, un chatouillement incommode verslelarynx ou l'orifice de la trachée, une accélération des mouvements respiratoires, un air d'anxiété et d'effroi, etc. On voit alors souvent les malades se mettre précipitamment sur leur séant ou courir pour s'accrocher à un corps solide ; si c'est la nuit, ils se réveillent en sursait et s'asseyent sur leur lit ; ils sont dans l'anxiété, et cherchent à retenir leur ïfs^ ration. Mais bientôt la toux se déclare, les secousses se succèdent si rapidemest que la respiration est impossible : aussi la suffocation est-elle imminente. L'hématose, en effet, cessant de pouvoir se faire, faute d'air dans les poumons, on voit b face se congestionner, puis bleuir; les yeux sont saillants et baignés de larmes; les veines du cou sont distendues, et les artères battent avec force ; la peau, surtout à la face et au cou, est inondée d'une sueur froide. Les efforts que ks malades font, excitent souvent des vomissements et l'excrétion involontaire de l'orioe et des fèces. On a noté aussi parfois des mouvements convulsifs et des syncopes; enfin il n'est pas rare de voir du sang être exhalé par la pituitaire , quelquefois c'est par la conjonctive ou par le conduit auditif; ailleurs, des suffusions sauguioes se font sur divers points de la face, spécialement dans l'épaisseur des paupières On comprend alors combien Tanxiété doit être grande; la figure des malades eiprime, en effet, à la fois la souffrance et la terreur ; mais bientôt cet état en appirence si grave, et qui amènerait infailliblement la mort s'il se prolongeait davanta^ se dissipe. On remarque d'abord que de petites inspirations saccadées viennctt interrompre la continuité de la toux ; puis enfin celle-ci cessant, les malades font une inspiration plus longue, sifflante et tout à fait caractéristique. Cette inspiration n'est pourtant pas constante chez l'enfant : elle Test moins encore chez l'adulte, chez lequel ce phénomène est souvent remplacé par une inspiration seulemeit prolongée ; quoi qu'il en soit, l'accès est alors terminé. Parfois, cependant, ce n'est là qu'un temps d'arrêt, un répit accordé au malade. Dans ce cas, après une courte suspension, les mêmes symptômes se reproduisent, et ne cessent définitivement que lorsque les malades ont rendu par la toux ou après des efforts de vomissement une plus ou moins grande quantité d'un liquide filant, albumineux. mêlé parfois à des matières alimentaires.
Ces accès ont communément une durée de une demi-minute à une minute ; ils sont rarement plus longs ; ils se répètent plus ou moins fréquemment >iM. Riiliet et Barthez en ont compté jusqu'à soixante-douze dans les vingt-quatre heures ; il f en a souvent une vingtaine : ils sont plus fréquents la nuit que le jour ; quelques iuteurs prétewAt le couuw^ li^iKid^ vrr«^9QW\l3s& «onvent sans cause;