DE LA COQUELUCHE
quelquefois ib sont [Provoques par l'impression du froid, par les cris, par les secousses du rire, ou pai* les pleurs, par une douleur, par une émotion, une contra* riété, par la distension de Testomac après les repas, etc.
Il est beaucoup d*eufantsqui, aussitôt après l'accès, reprennent leurs jeux et leur gaieté. Mais si les quintes de toux sont longues et très rapprochées, elles laissent souvent après elles du malaise, de la céphalalgie, de la pesanteur de tète et des don* leurs dans là poitrine, surtout vers les insertions du diaphragme ; il y a aussi un sentiment de brisement et de courbature ; la face reste quelque temps bouffie et le pouls accéléré. A cette période pourtant la fièvre a communément cessé ; cqpen* dant quelquefois elle persiste encore, et même elle devient plus intense ; mais elle se complique presque toujours alors de quelque phlegmasie, surtout du côté des poumons.
L'exploration du thorax, dans la deuxième période de la coqueluche, fournit de» résultats importants à connaître. La sonorité de la poitrine est toujours conservée, hormis le cas de certaines complications. Dans Fintervaile des quintes, TauscultAtion ne fait en général découvrir aucun râle, le murmure respiratoire est vésicu* laire partout ; mais si Ton applique Toreilie |)cndant les quintes, au moment où le malade ne fait que des expirations et point d'inspirations, on n'entend aucun bruit, et l'on ne sent rien autre que l'ébranlement que la toux imprime aux parois tho« raciques. On ne perçoit même pas le bruit vésiculairc, lorsqu'il n'existe encore que de petites inspirations courtes et saccadées ; il en est de même pendant l'inspiration sifflante, ce qui prouve que l'air ne pénètre pas alors au delà de la trachée et des premières divisions des bronches.
La durée de la période spasmodiquc varie beaucoup; elle peut n'être que de deux septénaires, ou se prolonger pendant deux, trois mois et plus ; mais ordi« Oâirement, d'après MM. Rilliet et Barthez, elle ne dépasse guère trente on quarante jours.
Troisième période. — C'est la ])ériode de déclin. Lorsque la maladie tend vers U guérison, les quintes s'éloignent; elles sont moins longues, moins pénibles, et 86 rapprochent de plus en plus des quintes d'une bronchite ordinaire. Enfin, après un temps fort variable, comme une ou plusieurs semaines, un ou plusieurs mois, tout rentre dans l'ordre.
Complications. — La coqueluche se complique souvent, dans son cours, de plusieurs affections. Ces complications sont surtout fréquentes chez les enfants ; elles surviennent spécialement dans la deuxième période : ce sont avant tout la pneumonie, puis la bronchite capillaire, les tubercules pulmonaires, la pleurésie, la méningite, l'entérite, etc. Les secousses de la toux peuvent provoquer en outre, comme nous l'avons déjà dit, un emphysène pulmonaire, une dilatation des tuyaux bronchiques, la formation ou la réapparition d'ime hernie, et, chez les enfants surtout, une chute du rectum.
M. Blache a remarqué que la coqueluche n'avait jamais été sensiblement modifiée dans sa marche par les maladies intercurrentes : cependant on voit quelquefois une affection fébrile suspendre pour quelque temps les quintes, et guérir même les malades; c'est un fait en faveur duquel on peut invo<{uer le témoignage de ^I. Trousseau.
Durée y terminnisorts. — D'après ce (fui préci^de , on voit combien est variable h durée de la coqueluche. Quoiqu'il ne soit pas possible de rien établir de précis à cet égard, nous dirons qu'il est fort rare que la maladie cesse avant deux sei(^énaires; plus fréquemment elle persiste un ou \)\us\eaTS\MÀs^^
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La coqueluclie, quand elle est simple, se terioine presque toujours par b gna* rison; il existe à peine un ou deux exemples de mort arrivée au nûlieodes (fuîntM; la terminaison funeste est toujours déterminée par quelque compiication. Cepatdant la coqueluche pourrait à elle seule eqtraioer la mort, si elle se prolonguit pendant fort longtemps : dans ces cas, les eofant« épuisés maigriisent, ft*étiolta|, perdent leurs forces et j)érissent.
DiagnoKtic. — La coqueluche se distingue aisément du croup, dans leqi|4jl Toix est enrouée et éteiutda toux sourde et étouffée ; la dyspnée coDtioue eo outn dans rintervalle des crises, k moins que les fausses membranes n*ai«nt été expolaée& La coqueluche ne pourrait être confondue qu*avec une bronchito aigutt, produisant des quintes pénibles. Mais, dans Tinflammation des bronches, les quint» ne s*acconi|)agnent jamais de ces symptômes asphyxiques que nou^ avoos DOlii précédemment ; Tinspiration qui les termine n*e$t jamais sifflante ; il y a nurement des vomissements ; les matières expectorées sont muqueuses, mais ooa fiUitfes at albumiaeuses.
pronostic. — La coqueluche simple, sans complication , est généraleoient pei grave. Le pronostic est d'autant plus fâcheux que Tenfaot est plus jeune et plat faible. La coqueluche épidémique est généralement plus grave que celle qui eit sporadique. L*existeuce de la fièvre dans la période spasmodique doit exciter tiwk la sollicitude du médecin, et faire redouter quelque grave complication vers |a poitrine.
Etiologie, — La coqueluche peut survenir à tous tes âges de la vie ; mais eils atteint préférahlement les enfants, et ceux-ci y sont surtout sujets, d*après les ralevés de M. Blache, d'un à sept ans. Le même auteur a prouvé que la maladie était un peu ()|us commune chez les petites lilles que chez les garçons. Toutes Im constitutions y sont k peu près également sujettes ; elle sévit dans tous les climatt et règne à toutes les époques de Taimée ; elle affecte les riches comme les pauvres: cependant elle est peut-être plus commune cliez ces derniers , car les mauvaises conditions au milieu desquelles ils vivent semblent favoriser beaucoup le dévelopr pement de la maladie. La coqueluche règne souvent épidémiqucment ; il est rare qu'on puisse découvrir une cause excitante. On ne saurait plus aujourd'hui contester le caractère contagieux de la maladie ; car llosen, Dugès, MM. llostao, Giferr sant, Husslcr, Blache, Trousseau, fiouchut, etc., ont cité en sa faveur les faits les plus irrécusables. Guersant pensait que U transmission est d'autant plus facile que la maladie était parvenue à son plus haut degré de développement. Il fixait à ciaq ou six jours la durée de la j)ériode d'incubation. A l'instar de beaucoup de uiala? dies contagieuses, la coqueluclie n'affecte guère qu'une seule ibis le même iodi- ?idu; les récidives sont si rares, que llosen i^'a pu en observer un seul cas ji<>nH^nf une pratique de trente-deux ans.
Traitement, — 11 est {k*u de maladies contre lesquelles on ait préconisé un plqs grand nombre d'agents ll)érapeuliques que contre la C(K|ueluchc; nous u'exaniiuerons que les princi[)aux.
Dans la première période delà maladie, il faut adopter le traitement qu*on s^\r vrait dans une bronchite ordinaire. On le continuera dans la deuxième {lériodei pounu que la coqueluche soit simple ; mais on devra sur\'eiller les malad^'s, les mettre sm* leur séant aussitôt cpie les quintes arrivent ; car sans cette précaution, on exposerait les plus jeunes à périr suffoquées. S'il existe une expectoration co* pieuse, si surtout des mucosités sécrétées en abondance semblaient provoquer les quintes, il faudraîL aîim qvie Oviet^wv \^ o^uîàeillail^ adminisU-er un vomitif et