‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 238 sur 265 · DE LA COQUELUCHE · texte numérisé non relu

DE LA COQUELUCHE

choisir préférableiuent Tipécacuanha, qu'on donne en poudre on en infusion ; s'il eusUU de la constipation, on prescrirait un minoratit L*émétique est le médicament que CuUen préférait : il le donnait fréquemment ; il voulait qu'on provoquât de fréquents vomissements ; puis dans les intervalles, il ordonnait les émétiques antimoniaux à doses moindres, de manière à eiciter seulement des nausées. CuUen administrait communément le tartrate antimonié de potasse, d'après la formule de Fothergill (1 ). Les moyens dont je parle ont souvent pour eiïet d'éloigner les crises. La saignée, vantée par quelques personnes, ne devra être prescrite ({ue lorsqu'il existe de la fièvre, lorsque le sujet est fort, pléthorique, ou bien lorsqu'il survient quelque complication qui en indique TemploL On préférera, autant que faire se pourra, Ja saignée générale à la saignée locale, excepté chez les enfants trop jeunes.

C'est dans cette période qu'on a préconisé les sédatifs et les antispasmodiques : Topium, la belladone, ia ciguë, l'acide cyanhydrique, parmi les premiers; le musc, l'assa fketida, l'oxyde de zinc, parmi les secqnds, sont les médicaments qu'on a le {ilfis précoaisés. L'opium ne parait pas aussi efficace que quelques personnes l'ont àk : aussi lui préfère-t-on généralement la belladone, qu'on administre en poudre fraîchement préparée, et dont on porte la dose plus ou moins haut suivant l'âge des sujets. On commence toujours par de faibles quantités, comme 1 ou S centigrammes; on augmente progressivement jusqu'à ce que Tinfluence du médicament pur la pupille soit appréciable : c'est là un point de pratique qui est fortement repmmandé par Guersant et par l'Américain Jackson. On a aussi conseillé de fric* {îonner Tépigastre avec une pommade contenant 8 grammes d'extrait de belladone poar 30 de cérat D'autres, comme M. filache, a})pliquent sur la poitrine des cataplasmes de farine de lin cuite dans une forte décoction de feuilles de belladone. Pafio» M. Fuster se sert de celle-ci en fumigations.

La ciguë a joui d'une certaine vogue, surtout en Allemagne; on la prescrit soua ftHIQB d'extrait, en commençant par 1 ou 2 centigrammes deux ou trois fois par JQor. Quelques personnes la donnent seule; d'autres l'assodent à l'émétique (Schlesinger), quelques-uns à la belladone et à l'oxyde de zinc (Guersant). Nous ne parlerons ici de l'acide cyanhydrique cpic ))our le proscrire, surtout chez les enfants, à nison des accidents qu'il peut produire, quelque précaotMm d'ailleurs qif'on prenne; on pourrait le remplacer par l'eau de laurier-cerise, maii l'efficacité de cette préparation n'est pas encore hiim démontrée.

Lorsque les narcotiques éclioucnt, ou a recours aux antispasmodiques : ainsi on donne Tassa fœtida en lavement et même par la bouche, associée à parties égales de sirop de sucre; d'autres préfèrent l'oxyde de zinc à la dose de 1 décigramme toutes lus dfiqx OM trois heures, sans dépasser 8 ou 10 dans les vingt-quatre heures; on psut combiner ces deux médicaments. Un médecin de Lyon, ^i. I^vrat-PerrotiMi, a CQ^sdUé depuis quelques années, à titre de spécifique, l'emploi de l'ammoniaque liquide à la dose de 6 gouttes dans une potion de 1 50 grammes, qu'on prend par cuillerée d'heure en heure; mais l'expérience n'a pas encore prononcé sur la valeur de cette médication qu un {)eut d*ailleiira expérimenter sans aucun inconvénienL Nous ne parlerons pas d'une foule d'autres moyens empiriques vantés contre la coqueluche; nous ne mentionnerons la vaccination, que quelques médecins ont conseillée, surtout en Angleterre, que pour nier qu'elle soit jamais un moyen pré-

(i) Prendre i décigramme d'émétiqiie, le mêler exactement dans 3 (grammes de poudre éVereTiwie dans le but de le diviser avec précision en petites doses ; donner à un enfant de 1 à Boeotigraoïmei de cette poudre daus une cuillerée de lait ou d'eau. Si c'est insuffisant^ aa^^neatST 1^ 40M la Icudemaio en réitèraDt le toDilif tous les jours. «.

li^U DES NÉVROSES.

Yeutif, OU qu*ellc puisse abréger la durée de la maladie; uous ea dirons aatant des révulsifs sur la poitiiue. Les toniques et surtout le quinquina, les boissons amères, n*ont aucune action directe sur la maladie < et ne devront être empknés qQ*àU troisième ptMnode, pour remplir une indication spéciale, pour soutenir les forte chez un sujet épuisé. Les bains tièdes seront aussi fort Utiles chez les entuilsirntaUes ayant des spasmes, de l'agitation et des accidents convulsiiis. Enfin, daosks coqueluches opiniâtres, un des moyens les plus eOicaces pour couper court an accès, c*est le changement de lieu ; il suffit quelquefois de transporter les mabdes dans un autre quartier seulement, pour voir presque aussitôt la maladie s'unender ou cesser même tout à fait Lorsqu'il n'y a pas de fièvre et que le temps n'est pas très froid, les malades devront sortir et prendre de l'eiercice. On les alimenten sans cependant trop distendre leur estomac ; les repas par conséquent devront être, connue le dit M. Blache, plutôt multipliés que copieux. L'alimentation se composera de substances douces, excepté vers le déclin de la maladie et chez les svjeti débiles, pour lesquels il faut souvent recourir aux aliments les plus substantidi; chez ces derniers, on conseillera aussi avec avantage l'usage de la flanelle et les frictions sèches sur la peau.

Parmi les moyens préservatifs, il n'y en a aucun d'efficace; il n'y a de sûreté possible qu'en isolant les malades.

Nature, — Il est inutile, d'après ce que nous avons dit, de réfuter l'opinion des médecins qui considèrent la coqueluche comme une variété, une forme spédak de la bronchite. L'inflammation des bronches n'est, en effet, ici qu'un accident de la maladie, qu'une complication. D'accord avec Hufeland, Albers, J. Fnaà, Guersant, MM. Roche, Blacbc, nous regardons la coqueluche comme une névrose, et nous fondons notre conviction sur ce que, à son état de simplicité, la maladie n'a aucun caractère anatomique ; sur l'absence ordinaire de la fièvre à sa période qnsmodique, sur sa marche irrégulière, sur les accès qui la caractérisent, accès qui, une fois terminés, ne laissent aucune trace. Ajoutons à cela l'impuissance do saignées, l'utilité des sédatifs, la cessation quelquefois brusque de la maladie par le ' seul changement de lieu.

Mais dans quelle partie des voies respiratoires faut-il localiser la maladie? est-«e dans les bronches, dans la muqueuse aérienne ou dans le nerf vague? C'est & m mystère quH ne nous est pas permis de pénétrer.

Se l'asthme.

A une époque où les maladies n'étaient guère caractérisées et dénonunées qae d'après les troubles fonctionnels, le mot asthme était à peu près synonyme de dyspnée, et on le distinguait alors en permanent et en périodique, suivant qoeh gêne de la respiration était continuelle ou qu'elle ne se manifestait que de tenfi en temps. Cependant les principaux nosographes, comme Sauvages et Cullen notamment, rattachant au mot asthme l'idée d'une difficulté do respirer intermittente, qui revenait par intervalles, essayaient |>ar là de séparer les dyspnées q» sont symptomatiqucs des lésions organiques d'avec certaines gènes de la respiratios, qui, tenant à des altérations moins palpables, étaient considérées par eux comine essentielles. Les progrès incessants de l'anatomie pathologique ont de plus en pfais restreint le nombre de ces dyspnées prétendues nerveuses, qu'on panicnt, eu effet, à rattacher pres(]ue toujours à une lésion du cœur ou des gros vaisseaux, et peut* être plus souveal encore VVem^Xi'i^s^m^V^VxxtfyG^^^^ NLm d faut bien

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