‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 248 sur 265 · DES NÉVROSES SPÉCIALES AUX ORGANES GÉNITAUX · texte numérisé non relu

DES NÉVROSES SPÉCIALES AUX ORGANES GÉNITAUX

He l'hystérie.

SfiiOHiiliB. — Paition bytttfriqae, safibcation utérine, élranglement, épUepsie . atrfrine, vapaort, HMivs 4« iMrft.

L*hystérie est une affection apyrétique, revenant par accès caractérisés, les uns par b seosatiou d'une boule qui, d*un point du ventre, remonte à la gorge, et y produit un sentiment de constriction ou de strangulation, les autres par des con- TulsioBs générales, violentes ou irrégulières, accompagnées d*une perte plus, oa moins complète de Connaissance.

Historique, — L*hystérie est une des affections les plus anciennement décrites. Mentionnée dans plusieurs des livres d*Hippocratc, elle n'a pas seulement Qxé l'attention des médecins, mais encore celle des anciens philosophes, qui ont émis sur sa cause des idées ridicules, que Galien a réfutées pour la plupart D/ailieurSy presque, jusqu'à nos jours, l'histoire de l'hystérie n'a offert qu'obscurité, car non-seulement ou l'a confondue avec d'autres n^vroses^ surtout avec l'hypochondrie, comme Sydenham l'a fait, mais encore on lui a attribué, ainsi que >Villis le remarque, tout ce que les autres affections présentent de vicieux, d'inusité, d'étrange ; de sorte qu'eu lisant la plupart des descriptions antérieures à celle de F. Hoffmann* on trouve, à propos de l'hystérie, un assemblage informe de symptômes disparates appartenant à des maladies très distinctes. Les auteurs qui, après Hoffmann, ont émis sur l'hystérie les idées lés plc^s justes, et qui ont éclairé divers points de loa histoire, sont : il. AVhytt, Tissot, Astruc, Louyer-Villermay, Georget, M. Dubois (d'Amiens) dans l'ouvrage que nous avons précédemment cité avec éloges. Enfin, il y a peu d'années, deux médecins distingués des départements, MM. Bracbet et Landouzy, ont publié sur l'hystérie deux monographies que TAcadémie de médecine a justement couronnées.

Anatomie pathologique. — L'ouverture des cadavres n'a fait constater jusqu'à présent aucune lésion qu'on [)ût rattacher à l'hystérie. Ce n'est pas à dire pourtant qu'on ne rencontre fréquemment chez les hystériques des lésions matérielles fort diverses, surtout dans les organes générateurs; on peut en lire de nombreux exemples dans le travail de M. Landouzy. En effet, sur 39 autopsies, l'utérus ou , ses annexes auraient été 29 fois le siège de lésions diverses. Cependant ces altérations matérielles, qui certainement peuvent jouer le rôle de causes excitantes», ne sont pas la raison anatomique de la maladie. Celle-ci qalt en effet et existe le pTus souvent sans qu'il y ait autre chose qu'un trouble ou une perversion nerveuse du côté des organes génitaux.

Symptômes, marche. — L'attaque d'hystérie n'a un début brusque que dans les cas où elle survient à l'occasion d'une secousse violente, comme là frayeur ou une émotion vive quelconque. Presque toujours il y a des prodromes i ainsi un on plusieurs jours, ou bien une ou plusieurs heures avant l'accès, les femmes sont tristes, préoccupées, ou bien agacées, irritables ; elles ont des malaises, des vertiges, de la pesanteur de tète, des troubles de la vue, des tintements d'oreiEes,. des sueurs subites, des palpitatious ; d'autres pleurent sans motif ; elles fondent en larmes, dit Astruc, sans avoir aucun sujet d'être tristes ; quelques-unes ont im rire non moins irrésistible et comme convulsif. Knfm, à une époque ^Ui% \^»axQA ^ l'accès, les femmes ont des serrements de poitrine, des i^iiAicxûaLXÀK»&^ ^^Xft^fcr

ments, an gonflement du ventre , produit par le dégagement de gaz dans Testomac et les intestins, et amenant des éructations. Malgré ces accidents, il arrive quelquefois que l'accès n'a pas lieu, ou qu'il avorte : tout se borne alors aux troubles que nous venons d*énuniérer ; le plus soaveiit, pourtant, la maladie continuant sa marche, on voit l'attaque survenir. Celle-ci, comme nous allons le voir, ne se présente pas toujours avec la même physionomie, ayec le même appareil syH^ilomatique.

DHiis la fmnë la plus violente de TafTëctton, les Malades tombent sotfteiH en podssÉtit des cris digtts ; leti^ ndembres sdtit agités de moUTeroeots hré^im d'extedsioii^ de flexion, d'adduetioti, tl'abdtictioo ; le tronc est porté en tout seoi; IM lëftftnes se mettent souvent sur leurséant pour retomber aussitôt, poar se roolcr, et faire exécuter à leur corps des mouvements d'une incroyable vitesse , et d'oc énergie telle qtie plusieurs hommes vigoureux ne peuvent parfois les maîtriser. Ad milieu de cette agitaticm excessive, les yeux sont ordinairement fermés, et k» paupières éprouvent une sorte de frémissement continuel ; le eou se tuméfie; la iace est quelquefois pâle, le plus souvent elle est vultoeuse, mais elle ne présente jamais la couleur violacée ni la distorsion, en un mot l'aspect effrayant qu'ont les épileptiqnes. La respiration est accélérée, bruyante, anxieuse; les malades parussent soufTHr d'une sensation de constriction à la gorge, de pression à Tépigastre et à la poitrine (c'est la boule hystérique) : aussi les voit-on souvent porter leyn mains sur ces parties, comme pour éloigner la cause de leurs maux; Il en est qai, dans une sorte de rage, s'égratignent, se frappent à coups redoublés, et déchireit leurs vêtements. Le pouls a une fréquence proportionnée à l'agitation générale; le malades cessent d'être en rapport avec le monde extérieur. Dans ces cas, oo ata outre signalé du côté des organes génitaux des phénomènes divers, qui ne srat pai ooBStants ni même ordinaires, mais qui néanmoins existent quelquefois, et caractérisent la forme d'hystérie que les anciens nosologistes nommaient iiùidineme. Ces phénomènes sont certains mouvements de projectiop du bassin eu avant, tf une excitation très grande des organes sexuels, comme le prouvent le développement insolite du clitoris et la constriction de la vulve; enfm, au déclin de l'accès, une sécrétion plus on moins abondante de mucus, qui vient tout à coup lubriiflr la vulve, exactement comme cela arrive dans le spasme vénérien. Au li(^ de cène agitation, de ces mouvements désordonnés, il y a quelqiies femmes qui tombent pri- Tées de connaissance, de sentiment et de mouvement, dans un état de synooi» ooinplète, pouvant persister asses longtemps. Ainsi Raulin a vu la perte de connaissance durer pr^ d'un jour; et Pomme l'a vtte persister plusieurs jours de suite. On dit cpie ce fut sur le corps d'une femme en léthargie hystérique que Vésale porta k scalpel, erreur déplorable que ce grand anatomiste expia si cruellement.

Il est une forme d'hystérie qui est beaucoup plus fréquente que les précédentes, et qui est caractérisée spécialement par la sensation d'un corps rond, d*une boule qui, partant d'un point do ventre, de rhy|)ogastre spécialement , remonterait à l'épigastre, où elle produirait de la suffocation; puis, arrivant au cou, y provoquerait un sentiment de constriction des plus pénibles : c'est ce que nous avons 4éjk nommé la ôouie ou le gioàe lufstérique. Il est fort difltcilede donner de ce pliénomèae singulier une explication satisfaisante. Georget y voyait une convulsion successive des moscJes abdominaux, du diaphragme, des muscles du thorax et du gosier; d'autres l'attribuent à une modification particulière du nerf trisplanchnique. Quoi qu'il en soit, indépendamment de la boule hystérique, on voit souvent alors le ventre se météoriser ripVàemeivv, ^ ^v^nâs^ % >^^ ^«£^^\i ^^i^cw^n^^ement

DB L'HT9TÊBI& 779

déraUei pu» ks malades rendent par la bouche une grande quantité de gaz inodore. Souvent, dans ces cas, en palpant Thypogastre, on sent une sorte de nMm- Yement vermiculaire, ou méine on voit se dessinet* à travers les parois, de petiteit tumeurs qui sont évidemment formées par l'intestin agité de véritables mouvements convulsifs. La respiration est haute et parfois d*one fréquence extrême i aîn» il n'est pas très, rare de compter jusqu'à 50 ou 60 inspirations par minute. Il y a souvent des palpitations, des vertiges ; les malades peuvent perdre moment tanément connaissance, mais le plus souvent elles sont encore plus ou moins en rapport avec le monde extérieur ; quelques-unes, quoique paraissant étrangèrei à ee qui les entoure, n'ont cependant qu'une insensibilité apparente; tous leurs sens sont ouverts, et, revenues de leurs attaques, elles rendent fidèlement compte de tout ce qu'dles ont vu et entendu : aussi doit-on être très réservé, et ne jamais rien dire qui puisse les blesser et les oootrarier, lors même qu'on se croirait certain de ne pas être entendu par elles.

L'arx^ès hystérique, quelle que Soit sa forme, se calme peu à peu; les convulsions doniques cessent d'abord , le sentiment de constriction diminue ; mais les malades ne recouvrent pas toujours aussitôt l'intelligence et la parole. A la fin de l'accès, il y a parfois une explosion de pleurs et de sanglots emrecoupés d'édats de rire. Quelques femmes se plaignent d'une fatigue extrême ; elles frissorineaty et beaucoup, prises alors, d'envie d'uriner, rendent une grande quantité d'un liquide parfaitement limpide et transparent

Ce n'est Ik souvent qu'une rémission : il arrive, en effet, assez fréffuemment qu'après cinq ou six minute lés mêmes accidents se renouvellent ; ib se reproduisent ainsi un plus ou moins grand nombre de fois. Gomme je l'ai déjà fait observer^ une attaque d'hystérie, pour peu qu'elle soit forte, se compose d'une série dé petites attaques dont le nombre varie dépuis 2 ou ft jusqu'à 50 et 60. Georget a vu les attaques durer une fois huit jours^ et une autre kÀs quarante-cinq, avec des interval^ de quarante à cinquante minutes. Lorsque les moments de répit sont longsr les malades reprennent en général connaissance; elles peuvent parier, mais elles restent très inquiètes, agacées, tourmentées ; elles sont d'une susceptibilité extrême an physique comme au moral ; plusieurs ont une grande propension aux caresses, aux embrassements. Quelques-unes se plaignent d'une douleur vive, landnante, térébrante, circonscrite dans un point peu étendu de la tète ou d'une autre partie quelconque du corps : c'est ce qui a fait donner à cet accidoit le nom de dam k^itfirique. Cet état de malaise et d'inquiétude fait dire aux malades <iue leur attaque n'est point terminée, et il est rare qu'elles se trompent C'est ordinairement lorsque l'accès se juge définitivemenl qu'on observe des pleurs ou des édats de rire tout à fait irrésistibles, ainsi qu'une excrétion abondante d'urine et pariob aussi de mucus vaginal, phénomènes que nous avons déjà mentionnés, et qui ne se remarquent point dans les simples rémissions.

L'attaque tout à fait terminée, les malades reprennent l'usage de la parole, maie elles sont fatiguées, épuisées. Quelques-unes ont alors perdu l'usage d'un ou de plusieurs de leurs sens : ainsi il y en a qui sont amaurotiques ou sourdes; quelques-unes ne i)erçoiveut plus les saveurs ou les odeurs; d'antres, en beaucoup plus grand nombre, ont certaines parties des téguments tout à fait insensibles; quelquesunes enfin sont aphones, d'autres ont un(* paralysie bornée à la vessie ou bien à un ou plusieurs membres. Il eu est qui ont des mouvements clioréiques ou qui sont affectées de contracture des nmscles di*s membres ou de la m^cWcÂt^. ^v&>k£vdents peuvent là'ayqir qu'une durée é|)liémère; \\i ^tmV«:^v wraNVoX \^>asà»QR%

776 DES NÊYBOSBS.

jours, plusieurs semaines ou plusieurs mois; ils se dissipent tantôt ^mitanémcnt, d*autrcs fois ce nVst qu'à la suite d'une nouvelle attaque; mais, dans Ton et Tantre cas, ils cessent rapidement, quelquefois presque instantanément et non graduellement, comme cela a lieu pour les paralysies et les contractures qui sont sympl»* matiques d'une lésion matérielle des centres nerveux.

Si l'attaque a été peu forte, les malades reviennent à leur état ordinaire de Mité au bout de quelques heures; mais pour les accès violents, il faut une convalescence de plusieurs jours. Pendant ce temps, les femmes sont inquiètes, étourdies; elles ont de l'inappétence ou des appétits bizarres, de la tympanite, de rinsomnie on un sommeil agité; enûn, on peut remarquer chez quelques-unes un état de somnambulisme.

^L Gendrin a avancé que l'insensibilité que chacun a constatée chez un ceitaii nombre d'hystériques était un phénomène existant à divers degrés dans tousio cas d'hystérie, depuis le début de la maladie jusqu'à sa terminaison. Cette anesthésie, si remarquable, est tantôt bornée à quelques régions de la peau et tantôt elle occupe toute la surface tégumentaire externe, ainsi que les membranes moqueuses accessibles à nos moyens d'investigation, telles 'que la conjonctive, li pituitaire, la muqueuse bucco-pharyngienne, celles du rectum, du canal de l'urèthre, de la vessie, du vagin. J'ai vu une femme absolument insensible sur quelque point du corps qu'on la touchât, excepté à la partie inférieure de la cloison nasde, où la sensibilité était plutôt exaltée. L'opinion de M. Gendrin sur la consiaBee d'une perte de la sensibilité dans une partie du corps plus ou moins étendue n*est pas exacte. £st-il vrai également que toutes les hystériques aient des points douloureux le long du rachis, aux régions dorsale et lombaire, sur la poitrine, à l'abdomen, snr les mamelles, etc. ? Je crois que cela n'a lieu qu'exceptionnellement Quoi qu'il en soit, c'est là un sujet d'études à poursuivre. Mais il importe de prévenir le lecteur que dans une aflbction aussi bizarre que l'hystérie, et avec des femmes toujours portées à exagérer et trop souvent à mentir, il faut se tenir sor la réserve, être très méfiant, et n'enregistrer les faits que lorsqu'ils sont parfaitement authentiques.

Les attaques reviennent plus ou moins fréquenunent Si elles sont séparées pir de longs intervalles, la santé se rétablit complètement, sauf pourtant que ces personnes sont plus impressionnables ; beaucoup sont incapables de se livrer à une occupation sérieuse, elles sont mélancoliques, voient l'avenir en noir; d'autres sont d'une gaieté folie, elles passent rapidement de la joie à la tristesse; elles sont sujettes à divers accidents nerveux, comme migraine, palpitations, douleurs g»tralgiques, mi diverses autres névralgies, etc. Les règles sont souvent dificiles, irrégulières : il y a quelquefois de la leucorrhée. Toutefois ces femmes sont susceptibles d'être fécondées aussi bien que celles qui ne sont pas hystériques, et la grossesse a communément chez elles une marche aussi régulière que chez ces dernières.

Lorsque les attaques d'hystérie se répètent fréquemment, c'est-à-dire une ou plusieurs fois par semaine, k» femmes restent dans un état de souffrance habituelle; elles ne dorment plus, elles ont la tète lourde, elles ressentent dai^ diverses parties du corps des douleurs variables par leur intensité, qui font croire souvent à l'existence de quelque affection plus ou moins sérieuse. Elles éprouvent des ver* tiges, des bourdonnements d'oreilles; leur vue s'obscurcit par moments, leur mémoire est moins sûre, et par ois même elles ont des absences. Souvent leurs d^estjons se font mal, et pat wùXAXai trasonâmi %'^\^sc^\f3^én^^»^QSL^ ^wx ^'«ao^Mi

DE L'HTST£RI£. 777

dépravé (voy. Pica^ Malacia). C'est à la suite de ces accidents que plusieurs de ces femmes sont prises d'un délire maniaque, tandis que d'autres tombent dalui une soffle d*hébétudc

,;I1 n'y a rien de régulier dans le retour des attaques d'hystérie : les accès sont souvent spontanés; quelquefois ils se renouvellent sous rinflùencc des mêmes cause»^ les ont primitivement développées. Les malades souffrent surtout peu-» dant les extrêmes de température et dans les temps orageux. Les chagrins, lés émotions vives, la période menstruelle, sont tout autant de circonstances qui peuvent favoriser le retour des accidents, tandis que la grossesse, ainsi que la plupart des maladies aiguës et chroniques intercurrentes, ont souvent pour effet de les suspendre.

hurée^ terminaisons. — La durée de l'hystérie est très variable-: il est des femmes qui n'ont éprouvé que quelques attaques, tandis que d'autres y sont restées sujettes toute leur vie; souvent la maladie se suspend pendant un grand nombre d'années. Elle peut guérir par la cessation de la cause qui l'a provoquée ou à la suite d'une secousse morale, ou par les progrès de l'âge ; en effet, passé quarante-cinq ou cinquante ans, les attaques sont fort rares. 11 est douteux que l'hystérie simple ait jamais occasionné la mort : cependant on cite quelques cas où une terminaison funeste serait survenue par suite d'une congestion cérébrale ou de la gêne de la respiration. Cette maladie laisse souvent à sa suite des tics, des contraaures , des paralysies partielles ; elle prédispose à l'hypochondrie, à la mélsmcoUe; mais, contrairement à ce qui arrive pour l'épilepsie, elle conduit très rarement à la démence.

Variétés, — L'hystérie ne produit pas seulement les troubles généraux que je viens de décrire ^ mais elle peut en outre se caractériser par divers accidents locaux. Nous avons parlé plus haut de cette douleur fixe et térébrante nommée clùu hystérique. Sir Brodie parle de douleurs articulaires, surtout dans l'artlculatîon coxo-fémorale ; ailleurs l'hystérie se révèle par des coliques, par un hoquet incessant ou par une toux sèche dont les secousses se répètent avec une fréquence telle qu'on pourrait à la rigueur la considérer comme continue. M. Las^ue à tracé de ce dernier accident hystérique une description très inlércssankle {Archives de 185^). Ces troubles, dont on pourrait encore multiplier les espèces, cessent parfois peu à peu ou bien brusquement

Complications. — Il n'est pas très rare que l'hystérie et l'épilepsie coexistent chez la même personne; alors on voit tantôt chacune de ces maladies se développer isolément avec ses caractères propres; tantôt, et c'est le cas le plus ordinaire, il n'y a qu'une seule attaque dans laquelle on trouve à la fois les symptômes propres à l'hystérie et à l'épilepsie; cela n'arrive guère, pourtant, qu'après ud temps plus ou moins long, chez les femmes épuisées ou à la suite d'affections morales tristes.

Diagnostic, — L'épilepsie et l'hypochondrie sont à peu près les seules maladies qu'on |)ourrait confondre avec l'hystérie. xMais l'épilepsie frappe indistinctement l'un et l'autre sexe; elle se distingue, en outre, de l'hystérie par son début presque toujours brusque, par ses convulsions saccadées, peu étendues, plus marquées d'un côté du corps; par l'aspect hideux de la face, qui est violacée, contournée ; par l'écume qui baigne les lèvres , par la gêne excessive de la respiration ; par les évacuations tout à lait involontaires d'urine et de matière fécale ; par le stertor et le colla|)sus dans lequel tombe la malade après la période convulsive ; par l*4lal ^'Vv^ii^sK'^^^ ^ quelquefois de niaiiie, de délire furieux qui succède ^ux vxi^% c^q^vol^ ^«cY'Ae*

778 DB8 IffrfBOSES.

fltience fâcheuse que les attaques finissent pat* exercer stir les facoltéi hiutotuellesk Dans riiystérie, au contraire, les mouvements convabifs sont tout à ùà cloniques; ils sont désordonnés et également marqués à droite et à 9aache;k face, quelque congestionnée qu'elle soit , n'est jamais violKée oa liride coutte dans Tépilepsie; on y remarquée peine quelques tressaillements mnscolalret, nâi jamais ces convulsions horribles qui défigurent les épUeptiqnes. Quoi qu'es m EL dit, dans les hystéries simples on ne voit pas d'écume à la bouche; si la sensîbililé est parfois aussi complètement éteinte qu'elle l'est dans l'épilepsie, il n'y a davli première ni le stertor qui termine l'accès épileptique. ni cette sorte d'hébétude qi lui succède ; les malades reprennent promptement connaissance, et loin é'êlR affaissées, la plupart sont, au contraire, excitées. Rappelons-nous, en efifel, qv c*est dans l'hystérie seulement qu'on reroar(|ue ces pleurs ou ces rires iniinodéré, cette tendance aux embrassements et aux etpansions douées ; ajoutons enfîn fil n*y a guère que chez les hystériques qu'on rencontre ce ballonnement du ventre, s dégagement de ga^ ces paralysies partielles, ces anesthéaies et même ces coatn^ tnres dont nous avons parié, et qui peuvent pourtant être observés dans Vé mais beaucoup pins rarement On ne saurait confondre le vertige épileptîqne la forme non convulsive de Tépilepsie : car, dans celle-ci, il y a rarement peiteà connaissance, le cerveau semble même être étranger à l'attaque, car ceUe-deH surtout caractérisée par un sentiment de strangulation, par la sensation de la borie hystérique, par un dégagement de gas dans le tube digestif ; ajoutons que raCtafK estinfmiment plus longue II est juste de convenir pourtant que dans quelquesoi le diagnostic oiïre un peu d'incertitude, car la maladie semble participer à la f» et de l'hystérie et de l'épilepsie. Elle a, en effet, de )a première les oomnlsiMs cloniques, la boule hystérique, et elle emprunte è la seconde l'écume à la bouchi, la perte de connaissance et l'insensibilité. On a donné à cette foroM le mb d'hystéroépiiepsie.

L'hystérie et l'hypochondrie ont été confondues par beaucoup d'auteurs, et notanh ment par Sydenham et par ^'hy tt : cependant il n'y a entre elles aucune analogie El effet, l'hystérie est pres<|uc exclusive à la femme, tandis que l'hypochondrie atteirt les deux sexes. La première a un début brusque, une durée momentanée, mais eh se reproduit phis ou moins fréquemment, tandis que la seconde survient lentement , a une marche continue et ne se déclare pas sous forme d'attaque. Ùtm celle-ci, les malades sont inquiets sur leur santé; leur attention ea»t portée spécialement vers tel ou toi organe ; ils n'oiH pas de convulsions; si les organes digestifs sont névrosés, il y aura che% eux de l'élpulTement et du météorisme, mais ili ne présentent jamais le phénomène de la boule hystérique ; si parfois quelques-oM s'en plaignent, c'est que leur attention a été fixée sur ce point par des demanda indiscrètes ou par la lecture des ouvrages de médecine.

On prendra garde de rattacher à une lésion matérielle du cerveau les paralysa et les contractures qui surviennent sou\ent à la suite des attaques hystériques; la manière dont ces accidents sont survenus, leur marche, leur coexistence aiec d^autrcs accidents hytériques ôteront toute incertitude. Il est presque inutile de dire que l'hystérie est fréquemment simulée; mais, avec de l'attention, il etf impossible d'être dupe longtemps de la fourberie des femmes*

Pronostic. — L'hystérie ne compromet presque jamais la vie, mais tile constitue une affection incommode. (iClle qui est récente, (pii sunient à la suite de causes qu*i] est impossible d'enlever, est la moins fâcheuse. On (K^ut dire dune manièn générale que la forme coik\\]\ÀNei ^v\à ^>)&^{^\vi^^tâ^\^9&^'^&sc^s^k i^los i^ ks

m L*HT8TÉHtt. 719

iccès sont plus f iolents. Cependant l'attaque cotivoYsire est qnelqiiefoto ndle eit mettant fin aux angoisses, aux spasmes qui la préd'dent. Il est des feimnes qui tètent longtemps souffrantes et qui ne reprennent la plénitnde de leur santé qu'après dne violente crise convulstfci : c'est, dit Camper, Tétatd'nn ciel nébulent qui ne peut s'épurer sans orage.

Étwiogiê. — L'hystérie est une maladie probablement exclusive à là femme; les cas d'hystérie, qu'on dit avoir observés chez l'homme, sont loin d'être parfaitement oiractérisés. On commence à observer l'hystérie vers la puberté; elle parait avoir son maximum de fréquence de 15 k 20 ans, puis de 20 à 25. Après avoir cessé ou ne s'être reproduite que de temps en temps, elle revient sotivent avec une nouvelle force vers l'âge critique. L'hystérie affecte plus spédaleineut les femmes fortes, à cheveux noirs, ayant un tempérament nerveux et le sens gétté* «que très développé. Tout ce qpi peut surexciter le système nerveux est cause d'hystérie ; tels sont une vie oisive^ contemplative, la lecture de certains romans, la culture immodérée des beaux-arts, notamment de la musitpie, les veilles, les chagrins, ainsi que les peines du coeur; mais on a surtout accusé la continence, et 1*00 a dit que neuf fois sur dix Thystérie était produite par cette cause ; mais il y a ici beaucoup d'exagération. Il est incontestable que la cwitincnce produit souvent l'hystérie chez les femmes dites à tempérament ; mais en somme cette cause agit moins souvent qu'on ne croit : elle agit beaucoup moins que l'excès contraire, c'est-à-dire moins que l'abus du coït et surtout que l'onanisme. Les saisons chaudes, l'habitation d'un climat brûlant, l'abstinence, comme une nourriture trop succulente, trop excitante, sont tout autant de causes dont l'action est réelle. Il est paiement démontré que l'hystérie peut étce héréditaire.

Les causes qui provoquent le phis souvent les attaques sont les émotions vives el subites de l'àme, la suppression des règles, les fatigues, les excès vénériens, l'im* pression de certaines odeurs pénétrantes, etc.

Traitement, — Le traitement de l'hystérie comprend la série de moyens propres à prévenir l'attaque, et ceux destinés à la ci)mbattre lorsqu'elle a éclaté.

S'il n'y a encore que des prodromes, on cherché à distraire les malades par l'exercice, par certaines occupations attrayantes ; moyens qui sont plus souvent utiles que tous les agents thérapeutiques qu'on a préconisés dans le même but

Lorsqu'on est appelé près d'une femme en proie à un accès d'hystérie à forme convulsive, il faut la placer de manière qu'elle ne puisse pas se blesser ; il vaut mieux la mettre sur un matelas par terre que sur un lit élevé, sur lequel il serait plus difficile de la maintenir. En même temps on la débarrassera de tous les vêtements qui pourraient la gêner, la comprimer ; ou favorisera l'arrivée d'un air frais dans rap()artement. On a conseillé de recourir ensuite à une foule de moyens ; mais il en est beaucoup qui, vantés autrefois, sont à peu près tombés en désuétude aujourd'hui : tels sont les stornntatoires, les cmbrocations narcotiques sur le ventre, les inspirations de vapeiu's f^'tides et pénétrantes, les injections vaginales faites avec des substances d'une odeur stiave ou avec le laudanum (Bichat), les frictions sur le ventre, la titillation du col utérin et celle du clitoris. Ce moyen serait efficace dans certaines hystéries à forme libidineuse, mais il est inutile dans les autres; d'aiUeurs il est trop contraire aux contenances et k la morale pour qu'un médecin doive jamais y recourir, quoiqu'il ait été conseillé par de graves autorités. Les lavements froids et même glacés, ou bien des lavements d'assa fœtida, employés par beaucoup de personnes, n'ont qu'une utilité fort douteuse dans les clec5yN!^.^t^^x& doBt nous parlons; il en est de même des i)olions èlViét^CA cX àn& T^'i\àBàiS& vaK>fi^

780 DBS NÉVROSES.

extrémités, qui, au contraire, Irritent, agitent certaines femmes, de sorte qii*ik prolongent Taccès au lien de Tabrégcr. Il faut donc, dans Les cas ordinaires, se borner à projeter de Teau fraîche sur la tête, à faire respirer un peu d*éther, s toutefois ce médicament est naturellement bien suppoité par les malades. Mkn vaut encore faire respirer prudemmeni du chloroforme; cet agent, expérimenté pr nous sur deux malades dont l'histoire a été rapportée par M. Prévost dans sa tbèx (année 1851], a arrêté instantanément et d*une manière merveiiieuse des Kxh d'hystérie compliqués dans un cas, de catalepsie, et s*accompagnant date TaiilR d*une agitation extrême et de douleurs atroces dans le ventre et daos Kes lombe: ce moyen ne saurait donc être négligé désormais M. Briquet , sur envro 100 femmes qu'il a traitées de la sorte, a toujours produit la cessation broiqiM des phénomènes convulsifs; il est vrai que chez un cinquième de ses malades, le calme o*a pas persisté au réveil et qu'il a fallu renoncer au remède : mais imh pobstant cela, les siiccès sont encore assez nombreux pour justifier remploi de h méthode.

Il est des cas d'hystérie qui réclament la saignée. On devra, en effet, ouTrir h veine dans les accès hystériques qui ont une durée longue et pendant lesquebh respiration est embarrassée et la tète plus ou moins congestionnée. Dans cederniff cas, des applications réfrigérantes seront faites sur le front. Si les ac<:ès se répètent à de courts intervalles, on devra plonger les malades dans un bain frabeclev faire même quelques aiïusions froides; ce dernier moyen, uni aux excitants, aax stimulants, sera surtout employé lorsque l'hystérie s'accompagne d'un état de résolution et de syncope.

Pour prévenir les accès, il faut s'enquérir des causes qui ont développé la maladie et les éloigner autant que la chose sera possible ; on prescrira l'usage des htm tièdes ou frais, une nourriture douce, à moins que l'estomac névrosé ne puisse pas la supporter; on éloignera tout ce qui est capable d'exciter le système nerveux ft d'exalter l'imagination. Ainsi on défendra la musique, certains spectacles, lalpcture des romans ; les femmes feront de l'exercice, et le pousseront jusqu'à la fatigue. Suivant leur aptitude et les conditions oi^ elles se trouvent, dies se livreront à des travaux manuels ou à l'étude des sciences naturelles, des langues mortes oi vivantes. Elles séjourneront peu au lit. Pendant longtemps on a cru, et beaucoup de personnes croient encoa' que le mariage, que l'union sexuelle est le meilleur moyen curatif de l'hystérie : c'est là une erreur grave. Le coït n'a eu effet cette heureuse influence que lorsque l'hystérie est lefTet de la œntinenc^, ou d'un excès de tempérament ou d'un amour contrarié; dans ce deniier cas, les plaisirs vénériens ont même peut-être moins de part à la guérison que la satisfaction du coeur. L'état chlorotique, euûu, étant une cause de souffrances augmentant la susceptibilité neneuse et provoquant ainsi les accès hystériques, devra être troinbattn avec soin par les ferrugineux et le régime.

On a vanté une foule d'agents pharmaceutiques décorés du nom d*€ui/t<Aysfêriqnes^ et qui n'ont réellement aucune utilité bien démontrée; de ce nombre soit presque tous les aiitis|)asmodiques : cependant peut-être devrait-on faire une exception en faveur de Tassa fœtida et de la valériane surtout, pour la forme non coft* vulsive de la maladie. Les narcotiques , sans être non plus trt's efficaces, peuveot cependant être utiles et modérer souvent les spasmes et l'agitation. Suivant >l. Ge»drin, l'opium, donné à doses progressivement croissantes depuis 10 c^'UligramiBS jasqu'à 60 et 75 centigrammes, jouirait d'une grande eflicacité, mais cette opinioa n'est pas sanctionnée pat Venv^mtitx^. ^^^^ i!,\v\^vvQtL^\^ xc^^T^t&^ss^iss^ rmi*

DE L'HYSTÉRIE. 7dl

Uté de Téther dont il- faudrait porter la dose à 25 et 30 grammes par jour. Les toniques et les ferrugineux surtout, qu'on a beaucoup*Tanlés, ne sont indiqués que krsqtie Thystérie s'accompagne de chlorose ou d'un état d'atonie. Ces cas exceptés, les toniques, comme les antispasmodiques, sont plus nuisibles qu'utiles; ils le sont surtout chez la plupart des hystériques des grandes villes et de la classe riche^ dont le système nerveux est dans un état d irritabilité extrême. C'est un point de pratique qui a été parfaitement développé par Pomme, qui, dans le siècle dernier, fut conduit à traiter les affections vaporeuses parles délayants, par le petit-lait, par \fsd bouillons'Se veau, de poulet, de grenouille, par les eaux minérales acidulés, les bains tièdes; par les lavements froids et même à la glace; par des applications de compresses d'eau froide sur la tête contre le clou hystérique, sur le ventre contre les coliques hystériques avec suppression des règles ou dysménorrhée. Ciiacun sait que de nombreux succès furent dus à ce traitement, qui a joui d'une grande vogue dans le XMir siècle.

Siège de V hystérie. — On a tour à tour placé l'hystérie dans l'utérus, dans le système nerveux et dans quelques autres organes, comme la veine porte, dans les voies digestives, dans le foie, dans le sang, etc. Cette dernière opinion ne compte aucun partisan aujourd'hui, et ne saurait être défendue. L'idée de localiser l'hystérie dans le système neneux central appartient à Willis ; elle a été soutenue aussi par Ch. Lepois, et plus récemment par Georget, qui a proposé de nommer la maladie une encéphalie spasmodique. Cette opinion pourrait êti-e défendue, à la rigueur, si l'hystérie était seulement caractérisée par des convulsions et par une abolition plus ou moins complète de l'intelligence ; mais nous avons vu que dans un grand nombre de cas le cerveau restait presque étranger à l'attaque ; en effet, le gonflement du ventre, l'oppression, la sensation de la boule hystérique, la constriction de la gorge, sont tout autant de phénomènes qu'on rencontre souvent seuls, sans convulsion, sans trouble cérébral. On n'est donc nullement autorisé à localiser alors dans le cerveau des troubles viscéraux qui ont manifestement un point de départ di^ férent D'ailleurs, si l'on considère que l'hystérie est une affection très probablement exclusive à la femme. On est d'abord tout porté à rattacher la maladie aux organes sexuels. L'étude des symptômes vient à l'appui de cette présomption; on sait, en effet, que chez beaucoup de femmes, les attaques hystériques s'accompagnent d'un état d'excitation des organes génitaux, de certains mouvements^du bassin, et, au moment de la rémission, d'un flux qui lubrifie les parties sexuelles; en un mot, on trouve souvent dans un accès d'hystérie la plupart des phénomènes qu'on rencontre dans l'orgasme vénérien. L'utérus semblerait donc être le siège de la maladie. Pour d'autres, l'hystérie aurait son |)oint de départ dans les ovaires; c'est une doctrine que 31. Schutzenberger a développée avec beaucoup de talent dans ]di Gazette médicale de 18ù6. Le savant professeur de Strasbourg afiirme que si, faisant coucher sur le dos certaines femmes hystériques, on pipe entre l'épigastre et la partie inférieure de la fosse iliaque, dans la direction de l'ovaire droit ou gauche, les malades accusent une douleur plus ou moins vive. Si l'on augmente la pression, la douleur s'exaspère, s'irradie vers l'épigastre et s'y concentre ; si l'on continue encore, la plupart des malades se roidissent et tombent paifois dans des convulsions ou dans des lipothymies ; d'autres ont seulement le sentiment de la boule hystérique. Ces faits sont réels, mais ils sont fort rares, et c'est à peine si j'ai pu les reproduire une seule fois. Mais est-il permis de dire que dans ces cas on comprime l'ovaire plutôt que toute autre partie des organes génitaux ? C'est ce qu'il est impos- > sible d'affirmer. D'ailleurs il serait important de savw ^, A»i»\«i ça&\«^^'^

f%% DES flÊYlÛSEa.

comprewion réunit à exciter des douleurs, puis des ac€ès hystériques, ks ofmm soat sains, ou, ce qui est plus probable ,^s*ilft sont ie siège de quelque altératmde texture, car alors il n'y aurait rien d'extraordinaire, et l'on Gomprendriit poufijiMi la compression faite sur un organe souffrant réi cillerait les douleurs, puis ces Um- Mes nerveux qui caractérisent les accès bysténques. 11 en est ainsi pour toute émleur vive. J'ai eu pendant longtemps à l'bôpital de la Pitié une hystérique qui édft frappée d'une anestbésie complète de toute la peau et de toutes les ipenîhr— muqueuses accessibles à nos instruments; la partie inférieure de la cloison du mi était le seul point du corps qui fût resté sensible ; or, en le pressant entre des doigts, on réveillait une vive douleur et instantanément un riolent accès d*hfsléni éclatait Quoi qu'il en soit, il (est avéré, par toutes les {treuves qui précèdent, fv l*bystérie a son point de départ soit dans l'utérus, soit dans ses aune^es, elqo'eli s'irradie ensuite ^ la maoière des névroses ascendantes. Ainsi, par les oonranHications de Tulérus avec les nerfs ganglionnaires, on cxpli(iue les troubles viscémi qui caractérisent les |)etites attaques ou la forme non convulsive. I^es mouveomb désordonnés des membres se rattachent, au contraire, au trouble cérébral, uni celui-ci est consécutif; et, comme le dit avec raison M. Dubob (d'Amiens), fl f i ici, pour la succession des phénomènes morbides, une analogie frappamte av« les convulsions que le chatouillement et l'orgasme \énérien produisent qudqueinL Nous dirons que l'hystérie a son point de départ dans l'utérus ou dans ses annei»; niais nous ne la limitons pas dans l'organe utérin seul, attendu que dans l'année 1850, nous avons observé pendant plus de trois mois une fille de vingt-deux ans, chez laquelle il n'y avait ni vagin ni utéius, et qui cependant éuit touniienlée^ les accès d'hystérie les plus violents (1).

L'hystérie est donc une névrose des organes génitaux de la femme; elle n'a pv conséquent aucun agent matériel ; elle ne se lie à aucune lésion saisissable, et c'ert contrairement à l'expérience de tous les jours que Pujol a voulu en faire une VÊtladie symplomatique d'une métrite chronique. Les lésions matérielles vers kessr^ ganes sexuels, qui sont assez communes chez les hystériques, ne jouent, couHni nous l'avons déjà dit, que le rôle de causes excitantes ou provoquantes.

Pa priapitme.

Le priapisme est caractérisé par une érection continuelle et douloureuse èi pénis, sans désir de l'acte vénérien. Cette dernière circonstance distingue le priapisme du satyriasis, dans lequel nous avons vu les individus désirer ardemment les rapprocliements' sexuels et présenter un déhre en rapport avec leur passîen. Les deux affections diffèi eut encore l'une de l'autre par leur siège, car le priapisme parait être une névrose des parties génitales, tandis que le satyriasis est une névrose cérébrale, et constitue, conunenous l'avons dit, une variété de la monomanie (p. 689).

(1) L*ëtat anatomique de cette femme a été vérifié par plusieurs hommes compétents, et m^ lamment par M. Chassaigiiac, alors diirurgien à rhdpital Saint-Antoine . (t par un des ■ les plus distingués des hôpitaux, M. Prévost, alors attaché à mon service. On ne irouvaU ai vestige d*uténis, mais il est probu'.ile que les ovairt'S i'xi>laient : on a cru, en effet, !ientîr sur Ici parties latérale:» de re&cnviilion pehioiinc deux corps qui s(*mbl.iioiit se rdj) porter aux oiairek Tous les mois cette feoime offrdit tous les signes de la congesiinn qni précède les règle». La f utve était bien conformée ; les mamelles avaient un volume considérable. Cette jcuDC n'était lujcile d^aïUeurt i tacune tèmficxW^ w^i^èmentaire.

DE £'AlfAIMIR(MNSIE. ftt

Le priaf^ifiae en raremeot uue affection primitive, maitr le plus souvent il est ifiDpComatique de la souffrance d'un organe voisin : ainsi un calcul irésical, ane CfStite, surtout rinflanmation du coi vésical, un rétrécissement uréthral, une Uenaorrhagic, des oxyures dans le rectum, sont souvent des causes efficientes de pria* fwne Cette maladie se développe aussi quelquefois après Tusage des cantharides. Iji continence ou l'excès contraire, l'onanisme, l'abus des liquides stimulants, un iégimetrop exoitant, la malpropreté, l'accumulation de la matière sébacée autour lb gland, sont encore des causes qui peuvent déterminer le prtapisme.

Do conçoit que, pour traiter efficacement la maladie, il faut préalablement délinninfr la cause qui lui donne lieu. Lorsque l'affection -est essentielle, on aura égard à l'état constitutionnel : ainsi lorsque l'individu est pléthorique, il faut recourir à la saignée une ou plusieurs fois. Le régime débilitant, les bains tièdes, les boissons douces^ les topiques réfrigérants, conviennent d'ailleurs dans presque tous les cas. Si la maladie résiste, on essaiera les calmants et les antispasmodiques piF la bouche ou eu lavements, ou par ioiialation : dans un cas rapporté dans Y Union médicale de 1850, on voit qu'un priapisme dont un prêtre était affecté a fpéri pvr l'appljcalion du chloroforme faite sur l'organe même qui était surexcité. On 9 surtout recommandé le camphre en poudre ou ea lavement Nous avons dît pfécédemment (p. (i21) qu'on avait recommandé le lupulin à la dose de 1 à fi grapupes. On dit aussi avoir réussi eu donnant la digitale à la dose de 10 à ^ centigrammes, mais ces faits ont besoin d'être vérifiés.

On donne le nom d^anaphrodisie k l'absence des désirs vénériens, à l'impoMÎ- Mité de se livrer au coït par défaut d'érection.

L*iOdphrodisie est, comme on sait, naturellement amenée par les progrès de Cjlge; mais elle peut aussi survenir prématurément sous l'influence de causes averses : ainsi l'onaqisme, l'abus du coït, surtout s'il est prématuré, l'excès cou- {faire ou la continence, les pertes séminales, le diabète, toutes les causes débilitpntes et d'épuisement, les peines, les chagrins, les contentions d'esprit, sont autant 4a causes d'anaphrodisie. Nous y joindrons les maladies de la moelle, qui, en effet, gkn quelques individus, se traduisent d'abord par l'absence des désû's vénériens , |Mr l'impossibilité d'entrer eu érection. Un amour violent, la joie de posséder une Imme qu'on a longtemps convoitée ; ou bien l'amour respeaueux et timide, les préoccupations d'uu nouveau marié de ne pou\oir accomphr l'acte conjugal, déiMrminent parfois i'auaphrodisie ; celle-ci est alors presque toujours passagère, pomentanée. £n(in, il y a une anaphrodisie qui dépend de l'alraence complète, fpidicalc, du tempérament génital. Dans ces cas, les organes sexuels sont peu 4(iveloppés.

Il faut res|)ecter l'anaphrodisie qui est la conséquence de l'âge. Poor celle qui se 4édare prématurément, on devra avant tout soustraire les malades aux causes qui 9Dt produit l'impuissance : cette seule précaution suffit souvent pour mettre fin à la maladie. Si la constitution est délabrée, affaiblie, on ranimera les forces par une HKUicatiou et une alimentation toniques; dans tous les cas, on excitera l'innenatimi des organes génitaux par des lotions froides, et mieux encore par des douches dirigées sur le périnée et les lombes ; par le massage, l'urtication, la flagellation faite af ec des lanières de cuir ; par des frictions sèches ou avec des liquides spiritueux, îiffjtants ; par des révulsifs plus énergiques, comme les 8inA{iismfi& ^ \e^ nM^k;^-

78/i DES NÉVROSES.

toires volants ; les bains sulfureux pris aux sources, on bien les bains de mer, m bien les eaux murialiques comme Bourbonne, Bataruc, Bourboo-lWrchambaiilt, et \N iesbaden devront être recommandés. On a encore conseillt l*électndté dirige sur le rachis et les organes génitaux. On prescrit aussi communément plusiean médicaments qui ont la réputation dï*tre aphrodisiaques, tels sont surtout lescaatharides et le phosphore ; mais ces remèdes sont très dangereux ; aussi devra-t-ia être cxtrén^ement réservé dans, leur administration, et même croyons-nens qu'A ferait bien de s'en abstenir entièrement Des faits assez nombreux ont, par cootif, établi Futilité des préparations de noix vomique. Nous ne dirons rien de cette auphrodisie qui dépend d'une préoccupation des individus: on comprend a efe qu'elle n'est attaquable que par des moyens moraux.

!>• l'îaoontîiMiie« d'oriiie.

L'incontinence d'urine est l'écoulement involontaire de ce liquide par lé iwi de l'urèthre.

Causes de V incontinence. — L'incontinence d'urine est un accident ^ptwm avons déjà maintes fois signalé dans le cours d'une foute de o^aladies. NoosPmH noté dans les fièvres graves, lorsque le col vésical participe à l'atonie, à la résolu tion générale. C'est un symptôme fréquent dans une période avancée des afiectÎMi aiguës et chroniques de l'encéphale, et nous l'avons retrouvé plus souvent eiiooit à toutes les périodes des maladies de la moelle. L'incontinence peut enooit dépendre d'une paralysie limitée de la vessie, comme on le voit fréquemment chez ks vieillards; elle est quelquefois consécutive à la contusion et surtout à la dilatatioi forcée de l'urèthre, comme cela arrive après la lithotritie ou après tes manceomi pour extraire des calculs. Un assez grand nombre de calculeux ont également vr incontinence d'urine, et celle-ci s'explique ou par l'introduction de la pierre dans le col, ou bien parce que la vessie est paralysée f;t plus souvent peut-être parce qie le réservoir surexcité par le corps étranger ne peut plus se laisser distendre, et se contracte à mesure que l'urine arrive dans sa cavit'^ C'est de la sorte aussi qnese produit l'incontinence d'urine dans les cas de cystite aiguë ou de névralgie ffsicale ; ici le besoin d'expulsion est impérieux et le malade ne peut le maîtriser. M. Civiale signale aussi une incontinence d'urine qui tiendrait à la dilatation de h partie profonde de l'urèthre, où l'urine s'accumule, de sorte que les îndividis. après avoir uriné par jet, voient le liquide s'écouler goutte à goutte, presque îndélniment; pour ne pas tremper leurs vêtements, ils sont obligés de se garnir.

L'incontinence d'urine, moins commune chez la femme , reconnaît chei de quelques causes spéciales : telle est celle qui survient à la fm de la grossesse, etqa résulte de la compression que l'utérus exerce sur la vessie. Plus souvent peut-ôtreqae chc7 rhoinm(\ > oit-on chez la femme une incontinence qui semble dépendred'oif paralysie du col; dans ce cas, en effet, l'incontinence est intermittente, elle arriff aussit(M que la vessie contient Une certaine quantité d'urine; le liquide s'écoule « outre souvent dans les secousses de la toux, ou bien lorsque les malades crient oi dansent.

Il est une incontinence très commune et fort rebelle , c'est celle qui afferte beaucoup d'enfants et de jeunes gens de l'un et de l'autre sexe pendant la nuit setlement. Le regrettable Mondière a publié en 1837, dans la Presse médicale, m travail intéressant sur cette affection.

Diagnostic. — Le dU%|M^tic de l'incontinence ne peut offrir aucmie diflfeoké.

DE l'incontinence D^URXiNE. 785

mais il n*est pas toujours aisé de déterminer ta cause qui la pixMiuit Lamamère dont 1 expulsion de Turine se fait, les symptômes concomitants, Texploralion du Yentre, puis enfin fe calhétérisme, révéleront le plus souvent queHe est la cause qui a produit et qui entretient le mal ; il importe de ne pas oublier que dans la rétention d'urine les malades urinent souvent involontairement, parce que le trop-plein de la vessie s'échappe Mais rincontineuce n'est ici qu'un accident , la maladie réelle est la paralysie de la vessie ; dans ce cas, l'organe fait une saillie plus ou moins considérable dans le ventre, et par le cathétérisme on retire une grande quantité de liquide. Cette forme de l'incontinence est très fréquente chez le vieik lard, aussi doit-on chez lui plus spécialement, toutes les fois qu'il existe un écou? leuient involontaire d'urine , s'assurer par la palpation et par Tintroduaion de la sonde si la vessie est distendue, et si elle se vide incomplètement Nous n'insiste^ rons pas davantage sur ce point pour ne pas entrer dans les détails qui seraient déplacés daiÉ ce livre, et qu'on trouvera exj)osés dans des traités de patholc^ié chirorgicale. Il nous reste seulement h dire quelques mots de l'incontinence qui se montre exclusivement pendant la nuit chez les enfants et chez, les adolesceû.

Incontinence nocturne. — L'émission involontaire de l'urine pendant le sommeil est le seul phénomène morbide qu'on observe chez les individus dont nous parlons : il en est qui éprouvent cette incommodité chaque nuit, quelque précau- . tion qu'on prenne. Chez d'autres, cela n*a lieu que de temps en temps, lorsque le sommeil, plus profond, plus lourd, empêche de sentir le besoin d'uriner, ou bien lorsque les individus, ayant beaucoup bu à leur repas du soir et surtout au moment de se coucher , sécrètent une plus grande quantité d'urine. Nous connaissons un adulte qui, depuis son enfance, pisse constamment au lit toutes les fois qu'il boit un verre d'eau en se couchant

Dans l'incontinence nocturne, l'urine n'est pas rendue goutte à goutte au fur et à mesure qu'elle arrive dans la vessie, mais elle s'accumule toujours en certaine quantité dans ce résenoir : puis, soit par suite d'une atonie du sphincter, soit par une trop grande irritabilité des parois vésicales, l'urine est chassée sans que le besoin de la rendre se fasse sentir ou sans exciter une impression assez vive pour interrompre le sommeil, et par conséquent sans que le malade ait conscience de son émission.

L'incontinence nocturne est une infinnité dégoûtante dont il est impossible de prévoir le terme ; ou dit qu'elle cesse presque toujours au moment de la puberté, et que, lorsqu'elle risiste à cette révolution naturelle, elle doit être incurable ; mais il n'en est rien. Tout ce qu'on a dit d'ailleurs à cet égard ne repose encore sur aucune donnée certaine.

On représente généralement les enfants et les adolescents qui sont sujets à cette incommodité comme chétifs et faibles, comme étant d'un tempéramment lymphatique ; mais il y a encore ici erreur, car la plupart de ceux que Mondière a observés étaient au contraire forts et avaient les chairs fermes, de sorte quil était impossible chez eux de rattacher l'incontinence nocturne à la débilité générale. Pour ce médecin distingué, l'accident dont nous parlons dépendrait uniquement d'une atonie bornée à la vessie ; c'est d'aprcs cette idée, que partagent la plupart des praticiens, qu'ont été basés les principaux traitements (|ue nous allons faire connaître. Cependant il semble prouvé que dans quelques cas au contraire l'incontinence dépendrait d'une irritabilité plus grande de la vessie, d'une sorte d'état spasmodique de cetQr^^x\&.

Accidents qui sont la suite de l'incontinefice, — Le» \tkâis\âM& ôsikl Varaçajôa r, fh — 6' Énn» ^^

786 I>^ NÉIF ROSES.

Turiuc s*éconle imolonlaireraent finissent par avoir le scrotum el la partie ÎDtenie des cuisses rouge, érythéinaieuse, douloureuse ; souvent il survient de petites excoriations, et le denne, chroniquçinent enflammé, s*indure.

Traitement. — L'incontinence d*urine réclame des n)oyens très diCTérents. Ceuxci varient, en effet, avec la nature des causes qui produisent et entretiennent Taflcction. L'incontinence dépend-elle d'une cystite, c'est celle-ci qu'il faut combattre pv la série des moyens que nous avons indiqués en traitant de celle-ci dans le tome I*; si l'incontinence se lie à une névralgie vésicale, si elle est la suite d'une paral)3ie de vessie, on opposera le traitement sur lequel nous avons insisté plus liaut, pag. 63! et 679. L'incontinence enfm qui dépend de la présence d'un calcul, d'une lérioode l'uretère ou du col vésical, réclamera l'intervention des moyens chirurgicaux.

L'incontinence qui se lie, chez la fenmie surtout, à un état d'atonie du col, cède quelquefois à des bains de siège frais ou froids; d'autres préfèrent introduire dans la vessie des bougies molles qu'on laisse pendant quelques minutes ; si ces mo^et» échouent, on propose de cautériser le col vésical.

Contre l'incontinence nocturne on a proposé avec des succès divers une (wlr de moyens que nous allons successivement énumérer. Pour commencer, nous » signalerons que pour les blâmer certaines pratiques employées dans le but dlmpressionuer vivement le moral des enfants : c'est ainsi qu'aux uns on a fait toucher un mort, à d'autres on a fait écraser une souris dans les mains, etc. Si ces moyf» n'étaient pas absolument inutiles, on ne devrait pas moins les proscrire comme pouvant réagir de la manière la plus fâcheuse sur l'organisation si mobile, si impressionable des enfants.

Parmi les moyens rationnels mis en usage, les toniques dominent, soit qu'oo veuille fortifier la constitution entière, soit qu'on prétende s'adresser uniquement à la vessie. C'est ainsi (ju'on a donné avec succès les préparations ferrugineuses, le quinquina, les amers, les bains sulfureux et iodés, les bains ammatiques préconisés par Lallemand, les bains de mer, vantés par Underwood, les bains froiè ordinaires, recommandés par Baudelocque et Guersant. Dupuytren conseillait aussi le bain froid, mais il le voulait par immersion, comme pour la chorée (> oir plus haoi p. 657). On a encore cherché à ranimer la tonicité de la vessie par des ventouses sèches appliquées au périnée (Canin), par des vésicatoires et même par des mous mis derrière les bourses ou sur la région sacrée (Mongeret, Dickson!, par l'électricité galvanique (Webster, Maudit), ou bien en introduisant cinq ou six fois, et à trob ou quatre jours d'intervalle, une sonde dans l'uK^thre (Goular, I^ir, Baudelocque . On a encore conseillé l'usage des cantharides en frictions, ainsi qu'à rintérieur; quelques-uns ont \anté l'ergot de seigle, le nitre (1 à 2 grammes) et l'acide benzoïque (10 à 20 centigrammes). Mais l'eiïet de ces substances reste encore 4 préciser; il n'en est pas de même de la noix vomique, employée d'abord par M. IMauricet , et que Mondière a signalée, d'après sa propre expérience, comme étant l'agent le plus efficace. O regrettable médecin associait ordinairement et médicauKMit à l'oxyde noir de fer (extrait de noix vomique, /i() centigrammes; oxyde de fer, h gramuies; faire 26 pilules, en prendre trois par jour). Il est inutile de dire qu'on pourrait remplacer la noix \omique par la strychnine, mais à dose infmiment moindre.

Enfin, nous dirons en terminant que depuis quelques années MM. Bretonneao, Morand (de Tours) et Trousseau, ont obtenu de bons effets de la belladone dansk traitement de l'incontinence nocturne. On donne chez les enfants 1 , i* ou 3 cestjgranunesde poudre de belUâAue ; mais il faut avoir la précaution, lorsque U

DE Ul DBIfXmOIf ÇT PES ACCIDENTS QUI ^A COM^UQUENT, 7^7

IPlMie a G^, de revenir de temps en temps ^ l'usage du médicament, afin de prévqiir une réci4ive. Conunent agit la belladone ? Il est rationnel de supposer qu'elle combat rexdûtion ou le spasme de la vessie, qui semble, ço edet, être parfois la ^mse de llncontineqce.

Traii^eni palliatif. — Lorsque Tincontinence persiste nonobstant les moyens mliiMmeb ou empiriques employa contre elle , il faut que l'art intervienne pour r^ji^re ripfirqoité le moins incommode possible. Les moyens proposés ep pareH cas nt Dour lyat, les uns de recevoir l'urine à mesure qu'elle s'écoule, les autres de ropposer \ sa sortie. Le premier but est rempli à l'aide de vases allongés et aplatia de caîr, de caoutdK)UC, de gutta-percha, que les malades portent constamment, et qgai*oo parvient facilement à dissimuler. L'application d'un appareil est difficile chez h femme; cependant on a pu quelquefois confectionner un urinai qui s'adaptait i^acteiBeDt contre 1 orifice de l'urèthre. Lorsque cette ressource manque, on place nVaitrée du vagin quelques éponges que Ton renouvelle fréquemment

On a proposé une foulç d'instruments pour s'opposer à l'issue de l'urine. Ce sont Ift compresseurs de diverses formes, mais qui sont pour la plupart difficOement îigportte. (Test donc une faible ressource, à laquelle d'ailleurs on ne doit recourir ^*avec une excessive prqdence.

Page 1