‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 251 sur 265 · MALADIE SPÉCIALE AUX REINS · texte numérisé non relu

MALADIE SPÉCIALE AUX REINS

9<e la maUdie de Bright.

Stoomyioe. — Néphrite •U>aminenso, dégénérMcaaco gnnalée, •Ibomimuie.

La maladie de Bright est surtout caractérisée symptomatiquement par la présence d'une notable quantité d'albumine dans les urines, et par le développement d'épan* chements séreux dans le tissu cellulaire et dans les membranes séreuses.

Histwique. — Cette maladie est une découverte toute récente ; c'est à tort que quelques personnes, donnant une interprétation forcée à certains passages d'ouvrages anciens, ont prétendu faire remonter jusqu'à Hippocrate la connaissance de cette affection. A une époque rapprochée de nous, Cotugno et Cruikshank, et, au commencement dece siècle, Nysten, et surtout les Anglais Blackall et ll^ells, avaient bien signalé la présence d'urines albumineuses dans le cours d'un grand nombre d'hydropisies; mais ce fut Richard Bright qui, dès l'année 1827, démontra les rapports qui existaient entre ces hydropisies, la composition de l'urine et une altération particulière des reins. Cette découverte est, sans contredit, une des plus remarquables de la science contemporaine : elle a excité l'émulation d'un grand nombre d'obsenateurs, et donné lieu à des recherches importantes qui ont confirmé h plupart des résultats obtenus par le célèbre médecin de Londres. Nous devons mentionner parmi ces nombreux travaux ceux de Christison et de Gregory, à Edimbourg; en France, les recherches de M. Becquerel, l'excellente monographie de Martin-Solon, enfin les travaux de M. Rayer, qui, avant la publication de son important ouvrage, avait inspiré à plusieurs de ses élèves les plus disdngués, MM. Tissot (thèse 1833), Désir {idem, 1833), Sabader {Archives, 183^}, des travaux d'un grand intérêt.

Caractères atuUomiques. — Chez les sujets qui succombent à l'affection dont nous traitons, on trouve dans les reins diverses altérations. Le docteur Bright a essayé de les rattacher à trois formes, tandis que M. Rayer porte leur nombre jusqu'à six; mais il nous a paru, comme à Martin- Solon, qu*on pouvait en faire cinq degrés ou variétés.

Dans le premier degré, les reins sont plus volumineux, et leur poids s'est souvent élevé alors au double ou même au triple ; leur consistance est ferme, mais sans dureté ; leur surface est d'un rouge vif et piquetée d'une multitude de petits points d'un rouge plus intense que le reste, ce qui dépendrait, d'après M. Rayer» de l'injection des glandules de Malpighi. Si l'on incise le rein d& ^ï»!Cl Vs^\^ ^isos^vs». fers sa scissure, on coasUile une tuméfacUon, uue aL\i]iiSGtt^\A>QisQL ^^^àn»» ^

Ui substance corticale, qui est injectée, et qui présentâtes mêmes points rouges ^e BOUS «vons notés déjà ; la substance tubuieuse comprioiée esl d*iin rouge ptai obscur, et ses stries sont moins visibles ; enfin à la foce intenie des ciliées etdei bassinets on remarque des arborisations fines. Cependant il est aSseï rare de reocontrer ce premier degré; car dans les cas mêmes ou la maladie a une marche extrêmement aiguë, on constate déjà des altérations plus avancées.

Dans le deuxième degré, il y a, comme précédenunent, augmentation de Tohnse et injection du tissu ; mais celle-ci, au lieu d*être générale et uoifonnc, est méiangiie à une coloration d*un jaune pâle de la substance corticale, manifeste I h snrfac» comme à Tintérieur, et qa\ tradche fortement sur la teinte d'un ro«|i brun assez vif que la substance tubuieuse conserva

Au troisième degré de la maladie, le volume et le poids des reins sont toujours plus considérables ; mais la substance corticale, devenue tout à fait anémique et imperméable aux injections les plus fmes, offre une coloration d'un Jaune pâle uniforme, tandis que la tubuieuse reste encore d'un rouge vif; celle-ci est comprimée ei comme refoulée vers la scissure par l'augnieut^tioD d'ppaisseur de la siib- Stance corticale, surtout dans ses prolongements entre les cônes tubuleux. Dans on deux derniers degrés, il y a non-seulement anémie, mais infiltration graineiise du rein, des canalicules sécréteurs et des parties ambiantes. Ces mêmes altératioiis se trouvent dans le quatrième degré; mais ce dernier est caractérisé en outre par une lésion que Bright a décrite avec soin sous le nom de texture granulée des reinSé Dans cet état, la surface extérieure des reins, d'un jaune pâle, est parsemée el parfois presque couverte de petites taches d'un blanc laiteux ou un peu jaanâtre, du volume de la tête d'une très petite épingle, ressemblant à des grumeau de petit-lait, ou bien à des grains de semoule, et existant à la sorfoce des reim aussi bien que dans l'épaisseur de la substance corticale, mais souvent très inéga* lement dans ces deux points. Ces corps, improprement nommés gramUaiioms^ paraissent être produits par une matière albumineuse exhalée dans l'interstice ém tissus. La profondenr inégale à laquelle ils sont situés explique leurs nuances différentes ( celles de la surface, voilées par une couche très n^nce, semblent être comme recouvertes d'un vernis.

Enfin, dans le cinquième et dernier degré de la maladie, se trouvent réunies des altérations diverses : ainsi les reins peuvent être pHis vohmiineux on plus petits; leur surfoce est souvent inégale et manieionnée ; leur tissu est souvent induré ; eafta leur substance corticale est jaune el décolorée d'une manière générale ou |>anîelle. Elle est le si^e de dépôts plastiques ; elle est infiltrée de graisse et se trouve, m immot, si profondément altérée, qu'elle <M>nstitue une lésion vraiment incurable.

Les lésions précédentes caractérisant les diverses formes de la maladie de Bright, ne sont jamais bornées à un seul rein; mais elles occupent toujours les deux organes simultanément, quoique souvent à des degrés inéganx.

Chez les malades qui sont emportés par la maladie de Biight on observe, indépendamment d<>s hydropisiesdu tissu cellulaire et des mcmi>ranes séreuses, un plus on moins grand nombre de lésions consécutives dans un ou plosieurs viscères importants. Ce sont, d'après leur ordre de fréquence, le ramollissement de la muqueuse du gros et du petit intestin, la pneumonie, h pleurésie et la méningite.

S^ptômes de la forme aiguè. — La maladie de Bright peut débiter av«c Vt^ (Weil symptomatique des maladies aiguës. On obsene quelquefois alors un frîsMB im* Cial ; les malades ont um^ \u^\v^ ^i3& cvm i»Ai«s vive ; il en est qui aconaent uns demleur sourde om un ^stfÊ^ wxèsmi^ ^xÊBk\k.xks^m.ia%\!èm.^^s^ W

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