‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 253 sur 265 · DE LA MALADIE DB BRIGHT. MT · texte numérisé non relu

DE LA MALADIE DB BRIGHT. MT

pourtant impossible d'admettre d'ane manière aussi absolue. L'albuminurie qui est ime cause de péril pendant la grossesse, prédispose peut -être apfès Faccouchement aux hémorrhagies. On comprend cet effet si Ton réfléchit que le sang, privé d'une partie de son albumine, est moins riche en éléments plastiques et a plus éi tendance à fluer hors des vaisseaux.

Non-seulement M, Simpson regarde TalbUminurie, lorsqu'elle existe dans les derniers temps de la grossesse, comme créant une tendance des plus marquées à là production des convulsions puerpérales; mais il pense en outre que la lésion rénale donne lieu quelquefois aussi à d'autres troubles du système nerveux, notamment I des paral^-sies locales, à dos névralgies des extrémités, à une paraplégie ou à une hémiplégie, propositions qui n*ont pas encore reçu une sanction suffisante des faits;

Dans l'état actuel de la science, on doit chez toutes les femmes enceintes, et plds spécialement chez celles qui présentent de l'œdème, rechercher si l'urine est albu*. mineuse, car dans cet état la femme semble prédisposée i des accidents qui poui^ ront souvent être prévenus par une hygiène et un traitement appropriés. Je dig d*aBalyser indistinctement l'urine de toutes les femmes, puisque l'albuminurio existe parfois chez elles sans a^dème et peut ainsi ét^e aisément méconnue.

On admet généralement que l'albuminurie pueipérale cède presque toujours spontanément dans les deux septénaires qui suivent l'accoucliement; cependaitt il importe de remarquer que les accidents un instant amendés continuent sovvent leur marche comme dans la maladie de Briglit ordinaire, et se terminent par la mort après un temps plus ou moins long. M. ImbertGourbeyre a produit dei iahs établissant que la moitié des femmes qui sont atteintes d'albuminurie dans te cours de la grossesse succombent, soit pendant le temps puerpéral, soit dans oa temps plus ou moins éloigné des suites de couches.

Albuminurie des nouveau -nés. — L'albuminurie me paraît être rare chez les enfants ^ la mamelle. J'en ai observé pour la première fois un exemple pendant* Pannée 1850: la maladie s'est révélée par les mêmes signes que chez l'adulte, rœdèmc a suivi la même marche; il ne ressemblait eu rien à l'oedème dur des Bouvetu-nés, qui nous paraît être une affection distincte. L'enfant, quoique placé dans les plus mauvaises conditions, a néanmoins guéri complètement. L'albumi* nurie peut-elle être une r^use d'éclampsie cliez les jeunes enfants! C'est ce qui semble résulter de quelques faits rapportés par M. Cahen. (Union- médicale de 1853.)

Forme latente. — Il est une albuminurie qui, ne s'accompagnant point d*€Pdème appréciable, peut passer très facilement inaperçue. I^es individus maigrissent, dépérissent, tombent dans un état cachectique et sont emportés par quelque affection aiguë. Je crois cette forme fort rare; je l'ai peu rencontrée, bien que mon attenti(m ait été éveilk'^ sur elle depuis plus de seize ans, comme le ooostatent deux observations qu(> M. Becquerel a consignées en lë.'it dans sa Séméîotiqne des urines. Cependant quelques auteurs regardent ces faits comme très communs ; ainsi Frerichs évalue à plus d'un quart la proportion des maladies deHright qui ne s'accompagnent pas d'œdùme, et M. ImbertGourbeyre porte ic nombre à im bon tiers on peut-être à la moitié.

Diof/nostk. — l-ne nrine albuminense coïncidant avec le développement rapide d*uiie aiiasarquo doit faire diagnostiquer Tun des deux premiers degrés de la maladie de Bright; car, dansaacunc autre aff'ec^ion aigué, on ne trouve réunis ces deux caractères importants. Ceci s'applique également ^ la fovm^ cJratKÂn^^^ \mà^ d'une manière un peo mo'ntà absolue peul-êire •, c^t \\ tf wJi v» tw^ ^^xw»^^^

828 Mi^ADlES SPÊaALES A CKRTAIMS ORGANES.

ralbumiae daiis Turine des individus atteints de insdadies oiganiques da cœiur et des gros vaisseaux, quoique les reins ne soient alors le siège que d*ooe de ces congestions passives qu'on retrouve dans la plupart des autres viscères. Mas, daas ies cas dont nous parlons ici, la présence de Talbumine est un phénomène toutàiut éphémère, disparaissant le plus souvent d'un jour à l'autre ; d'ailleurs les troofalB circulatoires, la marche de Thydropisie, qui toujours a envahi le corps de basa haut, permettront de rapporter à leur véritable cause les infiltrations et les épatchements séreux qui sont sous la dépendance d'une maladie oi^nique du coiir. Ajoutons en outre que, dans ces cas, Turine est peu altérée dans sa compositioe; elle consene, en effet, sa coloration, la proportion de ses sels, et par consèqpeat sa densité. Il faut encore savoir que toutes les fois que l'urine contient do poi, comme dans la pyélite, dans certains catarrhes vésicaux, dans le cancer des reins et de la vessie, on peut encore déceler dans le liquide, par les réactifs et la chaleur, b présence d'une petite proportion d'albumine; mais l'existence du pus et les symptômes concomitants feront qu'on ne croira pas alors à l'existence d'une maladie de Bright Ainsi donc on voit que l'urine albumineuse peut se rencontrer dans k cours d'un grand nombre d'états morbides ; mais l'albumine n'existe jamais et aussi grande proportion que dans la maladie de Bright Ajoutons aussi que, dans cette dernière, il faut non-seulement avoir égard à l'existence de l'albumine, mais encore aux autres altérations du liquide, qui est pâle, d'une densité moindre, tf qui contient moins d'urée et de sels. Toutes ces modifications ne se retroof eit guère, du moins réunies, que dans la maladie qui fait le sujet de cet article : aussi lorsqu'on vient à les constater d'une manière continue chez un individu qui ne présente encore aucun autre signe d'une maladie de Bright, on n'en doit pasmoins annoncer l'existence de cette affection, et l'on peut prédire que si aucune maladie intercurrente ne vient terminer la vie des individus, ceux-ci présenteront tôt oo tard une hydropisie générale. Il importe de savoir qu'en traitant l'urine avec l'adde nitrique, on obtient un précipité qui n'est pas toujours albumineux ou du oioini exclusivement formé d'albumine; il contient, en effet, fréquenunent de l'orale d'ammoniaque et de l'acide urique. Pour distinguer ces précipités complexes des précipités simplement albumineux, il faut, d'après le conseil de M. Rayer, Ici examiner au microscope. L'albumine coagulée se présente alors sous une apparence particulière, lamelleuse, chagrinée; la présence de l'acide uriqùe ou de l'urate d'ammoniaque est indiquée dans le premier cas par des cristaux d'acide unqne, el dans le second par une poudre amorphe, bientôt remplacée par de semblables cristaux, lorsque l'action de l'acide nitrique sur ce sel est complètement opérée. Mais il est bien plus simple, pour arriver au même résultat, d'introduire le piécipité et une petite quantité d'urine dans un tube, et de chauffer celui-ci à h lampe ; on voit alors la chaleur redissoudre tous les sels et respecter ralbumine. Si l'on avait affaire à une urine qui ne contint pas d'albumine, et si le prédpilé était uniquement formé par des urates, le liquide, sous l'influence de la chaleur, redeviendrait transparent L'expérience par la chaleur, quoique préférable \ tam les réactifs, est également insuffisante, car si l'urine était alcaline, le caloriqne précipiterait divers sels, surtout les phosphates ; mais en ajoutant préalablement de l'acide nitrique, on empochera leur formation, ou bien s'ils sont déjà précipités, on les dissoudra en les traitant par le même réactif.

L'anasarque, à elle seule, est loin d'avoir la valeur diagnostique que nous attribuons à Turine aVbuimxie\iâft \ c;&i^tLd9.ut elle a des caractères et elle suit une marche qm la feront akuèmeav. iSà&\Ài^5afi.t ^<^\a.^vvs\. ^^ v^^x»^ ^s^^i£ft& ^^sdèmok C'est

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