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MALADIES SPÉCIALES AUX ORGANES GÉNITAUX

!!• 1# menstruAtioD et des tronblet que cette fooetioa préieele, \

Chacon saitqQelafemmo éprouve périodiquement chaque mois et pendaBtphh sieurs jours de suite, un écoulement sanguin par les parties sexuelles. Cet éaaià' inent, qui s'établit communément chez les femmes de ce dimat entre qoators ft quinze ans, se suspend presque toujours pendant la grossesse et raHaiteme&t, t cesse définitivement entre quarante et cinquante ans. Cette hémorrbagie coDtfii' tionnelle présente d*4illeurs de nombreuses variétés sous le rapport de l*époqvè h vie où elle commence, et de celle où elle se termine, de la quantité deaif perdue, du nombre de jours pendant lequel Técoulement s*opère, du roodeè succession de ces hémorrhagies entre elles, et de Tintervalle plus ou moins id^ qui les sépare, etc. Nous n'avons point à nous occuper ici de toutes ces variéléL La menstruation constitue, en eiïet, une fonction, un acte physiologique qK bm lecteurs doivent parfaitement connaître; je les renvoie d'ailleurs au lintè M. firierre de Boismont. Je ne dois m'occuper ici que des troubles qu'dk p» sente. Ces troubles soAt les suivants : les règles tardent quelquefois à s'établir; une fois existantes elles peuvent diminuer ou se supprimer (Qménof'rhée);wSm leur écoulement peut se faire difficilement (dysménorrhée) ; il peut être angni {métrorrhogie); ou bien, il peut être remplacé par une autre bémorrhagie (réfli déviées). Tous ces accidents doivent être connus, car chacun d'eux peut deior la source d-indications spéciales. Enfin |a cessation définitive des règles (MT hi pn^ès de l'âge s'accon^pagne souvent de divers troubles, dont beaucoup dejKrsonnes exagèrent l'importance, et qu'il faut savoir reconnaître et combattre.

Mais avant d'aborder l'histoire pathologique de la menstruation, il importe ft nous nous arrêtions un instant sur les modifications que le flux menstruel pet apporter dans le traitement des maladies.

Il est beaucoup de médecins qui , d'accord sur ce point avec les préjogés à vulgaire, n'osent employer aucune médication active pendaut l'écnulement ds 1 règles, de crainte de supprimer cette hémorrhagie, qu'ils regardent toajotfl comme un effet salutaire, et qui leur paraît devoir être la crise naturelle de l'afc- 1 tion qu'ils n'osent combattre. Mais c'est là une croyance errouée, souvent dafl^^- 1 rcuse, et contre laquelle de grands médecins ont déjà protesté. L'étude de ÎêH nombreux nous a aussi démontré que l'écoulement menstruel, dans le cours d'oK maladie aiguë, ne peut jamais contre-iudiquer d'une manière absolue Temphi d'aucnn moyen actif de traitement, spécialement celui de la saignée, des évacuai gastriques et intestinaux, des fébrifuges, etc. ; ces médications, bien loin denteler les règles, comme ou le suppose, ont, au contraire, pour effet beaucoup pins orinaire, de les rendre [>lus abondantes ou de prolonger leur écoulement D'ailler' la maladie aiguë grave qu'il s'agit de combattre contrarie la menstroatioa d*0^ manière beaucoup plus efficace que tous les agents thérapeutiques qu'on foufà employer. Enfin, ceux-ci eussent-ils pour résultat constant de diminuer ou des»pendre les règles, ce ne serait pas encore un motif suffisant pour s'abstenir d» remèdes actifs dont l'expérience a démontré les bons effets, car cette privation !•" rait des inconvénients bien autrement graves que ceux qui peuvent résultera trouble momentané apporté dans l'écoulement sanguin.

DE L*A9P1ITXIB PAR SUBMERSICK. M3

que les individus asphyxiés par toutes les autres causes qui empêchent Tair d'arriver dans les pouHiotift; c*est d'ailleurs ce que prouvent les autopsies. Cependant il faut savoir qu'assez souvent il se produit, dans la submersion, diverses lésions accidentelles qui peuvent ii elles seules occasionner la mort du tout au moins Taccélérer, enrse joignant aux eiïets de l'asphyxie. C'est ainsi que si un individu, en tombant dans l'eau, heurte fortement avec sa tète un pieu ou un rocher, il pourra en résulter une commotion cérébrale, presque instantanément mortelle. Ailleurs, e*est l'impression subite du froid qui, en refoulant lés liquides, produit une apoplexie foudroyante. Enfin quelques individus, surpris par l'eau ou frappés de terreur an moment de l'accident, tombent aussitôt eu syncope et meurent sans présenter des signes d'asphyxie. Il résulte de ce qui précède, que les noyés peuvent périr de cinq manières différentes : !• par asphyxie; c'est le cas le plus ordinaire; 2' par syncope; 3* par commotion cérébrale; ft** par apoplexie; 5° par plusieurs de ces causes réunies.

La mort est plus ou moins rapide, suivant une foule de circonstances encore mal appréciées, et qui tiennent souvent h des dispositions individuelles. Ainsi on a reconnu, depuis Spallanzani, que la mort est plus rapide dans l'eau chande que dans l'eau froide, parce que la première contient moins d'air ; tnais le plus souvent on ne peut dire pourquoi il suffit, chez les uns, de deux ou trois minutes d'immersion pour anéantir la vie, tandis que d'autres reviennent après un long séjour dans Feau. En général, on [)eut rappeler h la vie ceux dont la submersion n'a pas duré plus de quatre h cinq minutés ; mais si le séjour dans l'eau a été de quatorze à quinze minutes, les secours sont rarement utiles. Au delà de ce terme le cas est à peu près désespéré, quoiqu'on cite pourtant des individus qui ont pu être ranimés m bout d'une demi-heure et même de trois quarts d'heure ; mais II faut admettre iju'il y a eu alors plutôt syncope qu'asphyxie. Quant aux histoires d'individus qui auraient séjourné plusieurs heures et même plusieurs jours dans l'eau sans mourir, nous avons dit précédenunent qu'on ne pouvait pas ajouter à ces faits une grande confiance.

Lorsque le submergé est retiré après un séjour dans l'eau de cinq à quinze ftiinutes, on trouve que sa face est pâle, quelquefois violacée ; ses pieds et ses mains participent souvent à cette coloration ; la langue est parfois tuméfiée, bleuâtre et éerrée entre les dents; le corps est plus ou moins froid, et les membres sont en féaolution ; l'habitude extérieure enfin peut présenter encx)re drv erses particularités qui, n'ayant d'application qu'en médecine légale, ne doivent pas nous occuper.

Traitement. — I^ noyé, â la sortie de l'eau, sera promptement déshabillé et esmiyé avec du linge chaud. Sa tôte sera élevée et un peu ïnclmée sur un des côtés fNmr faciliter la sortie des liquides contenus dans la bouche et les voies aériennes. On emploiera ensuite les moyens précédemment indiqués dans l'asphyxie en général. (Vest surtout chez les noyés que l'on consi'ille I(*s frictions sèches et aronatiqnes, les insufflations d'air et l'clectro-punclure; la saignée n'est indiquée que lorsque la congestion vers la léte est considérable ; elle est le plus souvent ilécessaire après que l'individu est revenu à lui, et i)endant la réaction qui s'établît alors. Il n'est pas rare, en effet, de voir les noyés, quelques heures après avoir Aie ranimés, être pris de fièvre et de délire : ce qui nécessite l'emploi dçs antiphlogistiques et des révulsifs.

SUi MALADIES SPÉCIALES A GEfiTAINS ORGAMKS.

MALADIES SPÉCIALES AUX ORGAIfES GÉNITAUX. 9e 1# menttruatioD et des troubles qae eette Iboetioa

Chacan sait que la femme éprouve périodiquement chaque mois et pendant ptssîeurs jours de suite, un écoulement sanguin par les parties sexuelles. Cet éooufement, qui s*établit communément chez les femmes de ce cUaiat entre quatone n quinze ans, se suspend presque toujours pendant la grossesse et rallaitenieiit, ei cesse définitivement entre quarante et cinquante ans. Cette hémorrbagie consâBtîonnelle présente d*aiUeurs de nombreuses variétés sous le rapport de Tépoqnf df la vie où elle commence, et de celle où elle se termine, de la quantité de auf perdue, du nombre de jours pendant lequel Técoulement s*opère, du mode de succession de ces hémorrhagies entre elles, et de Tintervalle plus ou moins loof qui les sépare, etc. Nous n'avons point à nous occuper ici de toutes ces variété La menstruation constitue, en effet, une fonction, un acte physiologique que ms lecteurs doivent parfaitement connaître; je les renvoie d*ailleurs au Ûvre (k M. Brierre de Boismont. Je ne dois m*occuper ici que des troubles qu'elle présente. Ces troubles sont les suivants : les règles tardent quelquefois à s'établir: une fois existantes elles peuvent diminuer ou se supprimer {aménorrhée) ; aiUevn leur écoulement peut se faire difficilement (dysménorrhée) ; il peut être augoMStr {métrorrhagie); ou bien, il peut être remplacé par une antre bémorrhagie [régUi déviées). Tous ces accidents doivent être connus, car chacun d'eux peut devoir la source d'indications spéciales. Enfin |a cessation défmitive des règles par b progrès de l'âge s*accompagne souvent de divers troubles, dont beaucoup de personnes exagèrent Timportance, et qu'il faut savoir reconnaître et combattre.

Mais avant d'aborder l'histoire pathologique de la menstruation, il importe que nous nous arrêtions un instant sur les modifications que le flux menstruel pe«( apporter dans le traitement des maladies.

Il çst beaucoup de médecins qui , d'accord sur ce point avec les préjugés di vulgaire, n'osent employer aucune médication active pendant l'écoulement des règles, de crainte de supprimer cette héniorrhagie , qu'ils regardent toajonff comme un effet salutaire, et qui leur paraît devoir être la crise naturelle de l'affection qu'ils n'osent combattre. Mais c'est là une croyance erronée, souvent dao^ reuse, et contre laquelle de grands médecins ont déjà protesté. L*étude de bàH nombreux nous a aussi démontré que l'écoulement menstruel, dans le cours d'oK maladie aiguë, ne peut jamais contre-indiquer d'une manière absolue l'empià d'aucun moyen actif de traitement, spécialement celui de la saignée, des évacoaBB gastriques et intestinaux, des fébrifuges, etc.; ces médications, bien loin d'arr^ les règles, comme on le suppose, ont, au contraire, pour effet beaucoup plus orénaire, de les rendre plus abondantes ou de prolonger leur écoulement. D'aillfor) la maladie aiguif grave qu'il s'agit de combattre contrarie la menstruation d*aie manière beaucoup plus efficace (pie tous les agents thérapeutiques qu'on pourrait employer. Enfin, ceux-ci eussent-ils pour résultat constant de diminuer ou de ss»pendre les règles, ce ne serait pas encore un motif suffisant pour s'abstenir de remèdes actifs dont l'expérience a démontré les bons effets, car cette privation aurait des inconvénients bien autrement graves que ceux qui peuvent résulter d« trouble momentané apporté dans l'écoulement sanguin.

DE lA DTSMÊNORBHÊE. Sb5

De la dyfméBorrhée.

SnfMryim. — MenttriutioD oa règlm difficilM, ctraïkgnrie Mcaflnielle. — Djraaéiiorrbé* Titat d« ^V(, diffietUmënt; ^viv, moisi pi«», /e cout€.

Lorsque rérapdon menstraene s'accompagne de douleurs vives du côté de l'utérus et de quelques phénomènes insolites et plus ou moins graves, tels que des iromissementSt des syncopes ou des convulsions, etc., on désigne cet état sousUe nom de dysménorrhée ou de règles difficiles.

Symptômes, — D'après la définition qui précède , on voit que dans la dysménorrhée les symptômes prédominants ont lieu tantôt du côté de Tutérus, et tantôt du côté d'un organe plus ou moins éloigné. Dans le premier, cas {hysteralgia à menostûsiâ de Sauvages), les femmes se plaignent de tranchées, de douleurs vives Il répigastre, s'irradiant vers le sacrum, les lombes, les aines et le tiers supérieur des cuisses; ces souffrances diminuent et même se calment souvent par la pression ou par l'application de la chaleur. Les malades éprouvent un malaise général ; ellet sont courbaturées, leurs traits portent Tempreinte de Vabattement et de la souffrance ; elles sont plus sensibles au froid extérieur, elles éprouvent souvent des ûiaBonnements passagers; chez la plupart enfin , l'appétit est diminué ou perdu.

Divers accidents peuvent se joindre aux symptômes qui précèdent : c'est ainsi que quelques femmes accusent une céphalalgie extrêmement vive; d'autres sont tourmentées par des vomissements glaireux, amers, très pénibles. Chez quelquesunes, il y a des lipothymies ou même des syncopes; enfin, plus rarement, on dbserve des mouvements convulsifs.

Ces accidents ont rarement lieu pendant toute la durée de l'époque menstruelle; le plus souvent ils la précèdent de quelques heures ou d'un jour : ib en sont les prodromes, et ne continuent guère que pendant les deux premiers jours de l'écou^ lement. Celui-ci se fait eu général d'une manière inégale ; quelquefois il n'a lien que goutte à goutte et avec les souffrances les plus vives, ce qui justifie la dénomination de strangvrie memtruelle, par laquelle quelques auteurs ont désigné k dysménorrhée. <:hez beaucoup de femmes, les «règles, après avoir péniblement et lentement coulé les deux ou trois premiers jours, finissent bientôt par devenir {dus abondantes que de coutume, ce qui, généralement, est suivi d'un soulagement notable.

Le sang n'offre communément rien de spécial à noter , il coule généralement seul; mais parfois les malades rendent en tnéme temps , et après des coliques et des épreintes très douloureuses, des fausses membranes de grandeur variable ; oa dit alors que la dysménorrhée est membraneuse. Cette forme remarquable de la maladie, manifestement signalée par Plater, parfaitement décrite dans une observation que Morgagni a consignée dans sa h%* Lettre, n'a été convenablement étudiée que depuis peu d'années, en Angleterre, par les docteurs Simpson (i), Oldham (2) et plusieurs autres; en France, par M. Semelaigne (3).

Dans la dysménorrhée membraneuse, les malades rendent tantôt de petits fragments irréguliers, ayant seulement quelques millimètres ; ailleurs, au contraire, c'est une pseudo-membrane qui, par son étendue et par sa forme, représente tout à fait la cavité utérine.

(1) The monthly Journal of HtdUal Sciencei, année 1846.— (2) Londan Médical GatetUt année 18 Ad, — (S) Tbèae de Pari«, année 1851, n« 2d2.

8à6 MALADIES SPÉCUJL.U A CBRIAim 01

I^ (Iysménorrli<''e iiicnihraiieusc s'accompagne d'nn conùdérablc. V.l\e peut Oliu accidentelle on §e reiKtidnirc grand nombre d'époques menstruel les. Dans ces cas, l'utérus avait une grande leiidàncc h iiuginêhter de volu postérieure ; il en résulte alors un prola|)sus avec rélrov

On dilTérc d'opiiiiofi bur la nature det membrauet qi majorité des médecins aillais, paniii lc§queL) je citen Copland, Aswull, pensent que ce sont des pseudo-uicn duction de lyniplic plastique, comme il s'en produit à dan» cerlaineï pldcgniasies. Pour Simpioii, au coutrajrf rbéalc ue serait rien autre qu'une cxfoliation de la mut celte opinion que se sont rangés ftlM. Semelaigne, F< derniers ayant examiné au microscope la production d diftérente dus pseudo-membrane* ordiuaires, et ils lui mfimc Ktraclure qu'à la muqueuse utérine elle-même; à la caduque.

La dysménorrhée membraneuse pourrait faire croir« ne panient pas i reconnaître l'embryon au milieu de se* sible de dilTéreucier les deux poches l'une de l'autre. L tils qu'il y ait entre ces deux accidents, c'est que dai toujours c^cidenco de l'attaque avec la période menu répétition Des attaques pendant plusieurs luoie. taudis q ntentdc même pour l'avortemcuL

Causes. — La dysménorrhée est produite par des cat pendant l'écoulement des règles, les autres dans l'inlerv quelquefois les accidcuis de la dysménorrhée survenir c danl l'écoulemoDt mcusirucl, ti'etposeiK à l'impression < i un exercice forcé, ou éprouvciu une émotion morale v agissejit dans l'intenalle des régies, elles nous sont le pi cite surtout la ^ie sédentaire, la contiueucc, les passioi constitution tro|) forte ou irup débile ; mais on ne sait i Il est d'ailleurs des femmes qui, après avoir éprouvé de plusieurs années, votent ensuite leurs règles apparaître qu'un pareil changement puisse s'expliquer |»;ir aucune i U constitution des malades ou dan* Itur manière de viV dysménorrhée se rencontre plus (réqucmmeut cbezl«s j souvent après une première grouesse : le contraire a | les mf-mes acctdeuu se reproduisent souvent dans les ai critique.

Dans un boa travail publié en IS/iO dans London Me leur Oldliam a appelé l'atieutiou sur une forme de dyii d'une rétraction congénitale ou acquise des or^ii-s se» utérin dont l'urilicu serait eitr^mement n!'tréd ; aussi 1' généralement alors peu abondant. I^es femmes qui oiïi coinmimémcut stériles. C'est un point de l'histoire de li désormais de fixer l'allenlion dus praticiens.

Traitement. — Le traitement de la dysnK-uorrbée v qu'il existe des signes de pléthore, lorsque les r^lesiMU OD que leur Écoulecoeni. vt. fût. t^uiblùient et ^utte i

K LA inrSMtffOBBRte 8&1

recourir à la saignée générale, ou, mieux encore, on appliquera un plus ou moins grand nombre de sangsues à la Tulve, à l'anus ou aux aines. Lisfranc conseillait de faire une petite saignée de 100 à 150 grammes, peu de jours avant Tépoque menstruelle, et la réitérer chaque fois jusqu'à guérison complète. Les . douleurs vives du côté de Tutérus, et les autres troubles du système nerveux, réclament l'emploi des antispasmodiques et des sédatifs. On conseille, dans ce but l'usage de l'éther, du camphre, du musc, du castoréum et de Tassa fœtida ; mais ces médicaments sont souvent mal supportés, et répugnent à beaucoup de malades. L'acétate d'ammoniaque, auquel on a gratuitement accordé une action sédative sur l'organe utérin, est rarement utile dans ces cas, mais on retirera le plus souvent de bons effets de l'administration de l'opium. Nous croyons qu'il est préférable d'administrer ce médicament en lavement, surtout lorsqu'on veut câhner promptement les douleiirs utérines. Dans ce but, on prescrira de 8 à 16 gouttes de laudanimi de Sydenham dans une petite quantité d'eau tiède, après avoir eu la précaution de vider le rectum des fèces qu'il contient, à l'aide d'un lavement simple. Si, après trois quarts d'heure au plus, les souffrances continuent aussi vives, on devra réitérer la même dose ; on arrivera ainsi à engourdir la douleur. L'opium est, danç le cas dont nous parlons, le remède souverain ; il s'agit seulement de le donner eu quantité suffisante : on y parviendra en tâtant la susceptibilité de la malade. H est des femmes qui ont besoin d'élever beaucoup la dose du remède. Je connais une jeune dame chez laquelle pendant douze ans chaque époque menstruelle était marquée par des douleurs atroces dans le ventre et par des vomissements incessants cjui persistaient pendant un ou deux jours ; on avait employé contre cet état les moyens les plus variés ; les narcotiques avaient été donnés, mais à trop faible dose. D'après mes conseils, on revint à l'usage du laudanum, qu'on donna en lavement et d'emblée à la dose de 16, puis de 28 et M gouttes au moment où les douleurs se déclaraient, et depuis lors, les époques menstruelles, qui étaient si pénibles pour cette personne, s'accomplissent avec beaucoup moins de souffrance. Les malades dont je parle devront garder le repos au lit, et boiront une infusion légère de tilleul ou de feuille d'oranger, etc. S'il y avait beaucoup d'agitation, l'administration d'un bain tiède et prolongé pendant une ou deux heures serait très avantageuse. Je ne saurais en dire autant des bains froids avec affusion, que quelques {)ersonnes ont conseillés, et dont l'emploi pourrait avoir, comme on le comprend, de très graves inconvénients.

La dysménorrhée membraneuse exige l'emploi des émollients, des bains simples oa alcalins. Si l'utéius est volumineux, il faudra parle repos, par les antiphlogistiques et les fondants, chercher h le ramener à son état normal. I^rscpie la dysménorrhée se lie à un état de rigidité du col, on a dit de porter à sa surface une boulette de charpie imprégnée d'extrait de belladone ; M. Oldham conseille d'inciser le col ou de le dilater ; ces manœuvres, dit-on, auraient été suivies d'une guérison parfaite. Mais ces faits nv doivent être acceptés encore qu'avec une estréme réserve.

Le traitement prophylactique de la dysménorrhée devra nécessairement bcau^ coup varier suivant les causes qui paraissent lui donner lieu : ainsi on combattra la pléthore par la saignée, oo mieux encore par l'exercice et par l'alimentation ; on donnera les toniques, les analeptiques, les ferrugineux, et l'on prescrira des bains de mer aux femmes dont le constitution est débile, etc.

8ftB MALADIES SPÉCIALES A GERTADiS OBGANES.

l>es règles dériéei.

La déviation des règles^ut être considérée comme une forme de la dysménorrhée. On dit que les règles sont déviées^ lorsqu'un écoulement de sang se ià périodiquement aux époques menstruelles par une autre partie du corps que Tuténi et le vagin. C'est ainsi que toutes les hémorrhagies que nous avons décrites daa le premier volume peuvent devenir supplémentaires des règles, soit que cdIeM manquent tout à fait, soit qu'un écoulement plus ou moins abondant, mais toujoor insuffisant, ait lieu concurremment par les organes sexuels.

Presque toujours les règles déviées sont remplacées par une bénoorrhag^ d quelque membrane muqueuse, spécialement par Tépistaxis ou par Thémoptysic Quelquefois le sang s*échappe par des points tout à fait insolites, tels que k angles des yeux, les oreilles, le mamelon, le conduit excréteur de la salive, ou pa un point de la peau comme la pulpe des doigts ou la racine des ongles, par l'om bilic, ou par la surface d'une plaie, d'un ulcère ou d'une ancienne cicatrice, etc.

Lorsque les règles sont complètement déviées, ou observe des symptôme iFariables suivant le point par où Thémorrhagie s'opère, mais qui pourtant ne diffè rent pas de ceux qu'on voit lorsque ces exhalations sanguines ne sont pas supplé mentaires. Dans quelques cas fort rares, l'écoulement du sang par des voies inso litâ est précédé et même accompagné, vers les parties génitales, de phénomène analogues à ceux qui se montrent dans une menstruation régulière.

Nous avons déjà dit que les hémorrhagies supplémentaires des règles n'offraien point de gravité. Les causes qui dévient les règles sont toutes celles que nw] signalerons plus tard à l'occasion de l'aménorrhée.

Traitement. — L'indication consiste à rappeler le sang vers l'utérus en provo quant vers cet organe, à l'époque des règles, une fluxion sanguine à l'aide d quelques sangsues appliquées à la vulve, à l'aide de pédMuves, de cataphismes sina pisés aux cuisses, de lavemeuts d'armoise ou irritants ; à l'aide de purgatifs aloétj ques, de fumigations aromatiques portées jusque dans le vagin, ou bien e fluxionnant vivement les extrémités inférieures avec des ventouses sèches; oi complétera le traitement en éloignant toutes les circonstances qui pourraient faio riser l'afflux du sang vers l'organe par lequel les règles se sont déviées.

Cependant, dans les cas fort rares où le vagin et l'utérus manquent, il faudni bien se garder de contrarier les hémorrhagies périodiques qui remplacent le fla menstruel. Toutefois si ces hémorrhagies se faisaient par le poumon ou Testomac il y aurait avantage à diriger le sang vers un organe moins important, mais il a faudrait le tenter qu'avec la plus grande prudence ; car, comme le dit M. Chomd la déviation des règles offre moins de danger que leur suspension.

He raménorrhée.

On donne le nom d'aménorrhée, non-seulement à l'absence et à la suppressioi des règles, -mais encore à leur diminution considérable

Divisions, — Nous n'indiquerons point toutes les divisions qu'où a établies dan Taménorrhée. Celle^i, comme on s'en convaincra bientôt, n'étant p<HDt par filemême une maladie, mais le symptôme de différents états morbides, nous croyo« préférable, ainsi qu'on Ta fait d'ailleurs avant nous, de prendre pour base des divisions de l'aménorrhée les causes mêmes qui président à son développement Ainsi il existe : 1* une MnfetvottX^ ç(m«*\t\A\wca^lU> ^'^tri4ire qui se lie à un éiai

DE L*AMÊNOBRHÊE. 869

généra] du sujet; 2" une Sitnéùùvrhée pair cause locale, symptomatiquc d'un état morbide de l'utérus ou de ses annexes ; 3** enfin une aménorrhée qui se rattache à Texistence d'une maladie locale, mais située dans un autre organe que l'utérus. Cette division est toute pratique. Dans ces trois variétés que nous établissons, l'aménorrhée peut être complète ou incomplète, suivant que les règles manquent tout à fait ou qu'elles coulent encore un peu. Tantôt l'aménorrhée est primitive^ c'est-à-dire que les jeunes filles arrivées à la puberté, ou ayant dépassé cet âge, ne voient pas leurs règles apparaître : on dit alors assez improprement que Vamé^ norrhée est par rétention ; si, par contre, les règles manquent chez les femmes déjà men^ruées, l'aménorrhée est dite accidentelle ou par suppression.

Causes. — L'aménorrhée étant une maladie presque toujours symptomatique, l'étude des causes doit précéder l'énumération des symptômes.

L'aménorrhée peut être observée chez les femmes de constitutions les plus diverses et de tous les tempéraments : cependant celle qui est constitutionnelle et primitive chez les jeunes filles se rencontre spécialement chez celles qui portent les attributs du tempérament lymphatique ou qui sont soumises à des causes débilitantes, telles qu'une nourriture insuffisante, l'habitation dans des lieux bas et humides, les passions tristes, la vie sédentaire. La constitution robuste on l'état pléthorique de certaines femmes est aussi, dans certains cas, une cause rare, mais bien démontrée, d'aménorrhée. Il n'en est peut-être pas de même de la susceptibilité nerveuse, à laquelle on a rapporté, sans preuves suffisantes, l'aménorrhée de beaucoup de femmes; nous en dirons autant du célibat. Il paraît, au contraire, mieux prouvé que l'abus du coït rend l'aménorrhée très fréquente ; c'est en grande partie à cette catisé qu'il faut attribuer la suppression des règles qu'on obsenesi communément chez les prostituées (Parent-Duchatelet). Nous avons dit que l'aménorrhée pouvait dépendre d'une lésion plus ou moins évidente de l'utérus et de ses annexes ; tels sont l'inflammation, les engorgements chroniques, les dégénérescences, les ulcérations, les déplacements et un arrêt dans le dévclopi)emcnt des organes génitaux, comme on en trouve plusieurs exemples dans Morgagni, etc. I^ leucorrhée, qu'on observe si fréquemment chez les jeunes filles pubères et qui ne se lie à aucune lésion matérielle du canal vulvo-utériu, retarde l'établissement des règles et est aussi une cause d'aménorrhée; c'est un fait qui résulte des recherches de MM. d'£spine et Brierre de Boismont ; c'est donc à tort que quelques auteurs ont soutenu l'opinion contraire. Quelquefois l'aménorrhée semble dépendre uniquement d'un état d'atonie de l'utérus ; dans ce cas, l'excitation de l'organe par le mariage suffit parfois pour amener une menstruation régulière. Enfin, très souvent, les règles ne s'établissent pas ou manquent à leurs épocjues par suite de la souffrance d'un organe important. I^ tuberculisation des poumons est la maladie qui produit le plus souvent ce résultat fâcheux. Dans las altérations que j'ai précédemment indiquées, les règles manquent absolument, c'est-à-dire que le sang n'est point exhalé; mais il existe d'autres lésions des parties génitales qui ne s'opi)osent point à l'exhalation du sang, mais seulement à son excrétion. Telles sont les adhérences de l'orifice utérin, l'imperforation du vagin par une cause quelconque ; il y a a\ors rétention des règles ou aménorrhée par défaut d'excrétion.

I^ plui>art des causes précédentes s'opposent à ce que les règles s'établissent, ou bien elles en emjK'chent le retour chez les femmes déjà menstruées. Cependant le plus grand nombre d'aménorrhées qu'on observe chez ces dernières surviennent à la suite d'une suppression brusque des règles, sous l'influence de causes variées; le plus souvent, c'est après l'action du froid, par exemple après I'îuvvvvq^csnwcl \>q.

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