T. II. — «• *OTT
corps entier ou d'une partie dans de l'eau froide. Les en colËre, une joie excessive, et jJus souvent encore la fray ellet, et cela dans une proportion beaucoup plus grande q Ces mêmes causes, se reproduisant souvent dans Tinter retarder celles-ci ou même les einpâclier de venir à leur
Symptômes. — Dans quelques cas, l'absence ou la dii fluK menstruel est le seul chaugenieut qu'on observe dai aucun accident n'accompagne alors la suppression di sont là des faits exceptionnels : dans la majorité des ca: troubles plus ou moins nombreux. Ge sont souvent des a la t^te, la poitrine ou le ventre ; d'aujres fois les phënomèr Ainsi les malades éprouvent du malaise, une sensation d et des rougeurs insolites, passagères, dans diverses parties sent de la céphalalgie, des vertiges, des tintements d' trouble ; elles ressentent de la torpeur, de la soiuuolenc tourmentées par des insomnies ; il en est (lui se plaiguei d'opprension, de palpitations, de défaillances. Enfin, qui ques obtuses, des pesanteurs dans les atues, dans les cui c'est surtout lorsque ces accidents de pléthore existent ipi Itémorrhagies [mur suppléer au flux menstruel qui mau< femmes présentent de temps en temps un aftpareil fébril - cbei lesquelles on voit les syinplùmes ueneux pré<tomii ée douleurs vives de nature névralgique; les autres ont c tures et diverses névroses du côté des oi^anes digestifs, e
Lorsque le sang menstruel étant exhalé dans l'ulérus, formation qui s'oppose il son excrétion, le fluide s'accum de l'obstack', et finit, en distendant l'utérus, par forn moins volumineuse qui fait saillie A l'hypogaslre. i.'tdunt i remarquables est de grossir à chaque époque menstruell le plus souvent, c'est l'imperforation de l'hymen qui s' sang, cette membrane, repoussée en dehors, vient form< fluctuante à la vulve.
Marche. — L'aménorrhée entretient ordinairement u france qui s'exaspère aux périodes meusiniellcs, surtou est complète. Ces accidents se modèrent quelquefois loi^ exhalé; d'autres fois, ils gardent toute leur intensité; enf l'aménorrhée est presque toujours suivie de chlorose.
Durée, lerminnisons. — L'aménorrhée a une durée in quelquefois pendant plusieurs années. Elle peut ces.seï d'iuie secousse morale, d'une fatigue, etc. ; mais le plus y Dent sans cause déterminante a|)|)réciable. L'écoulement : chez la plujiart des malades; chez d'autres, le sang est ei parfois même il y a une véritable méirorrliagie, puis la [dus ou moins vile. Cependant, après s'être montrées un
(1) Sdirint H. Brierre de Boiimoat, la cames de l'atAtnoirMe, llM liiul qu'il luit I
Clum pbjsiqnci, .... 68 OiuKt morala 93
5E L* AMÉNORRHÉE. 851
peuvent se suspendre pendant une ou plusieurs époques avant de se régulariser tout à fait. Éhrin, il est des femmes qui, affectées d'aménorrhée à la période moyenne de la vie, et ne pouvant en triompher par aucun des moyens qu*6a emploie contre elle, consenent ensuite une santé chancelante pendant un grand nombre d'années; mais ces accidents se calment souvent spontanément vers Tâge critique. Cependant il n'est pas rare de voir de jeunes femmes chez lesquelles l'économie s*est habituée sans orages à la suppression des r^gles.
L'aménorrhée peut être la cause occasionnelle de plusieurs maladies ; elle provoque, en effet, quelquefois un état pléthorique, des névroses de différents genres, des hémorrbagies, des phlegmàsies diverses, la chlorose. On Ta accusée aussi éè produire fréquemment des lésions organiques viscérales ; mais tout [)orte à croirç que cellesH^i sont généralement plutôt la cause de Taménorrhée qu'elles n'en sont la conséquence. Je iie citerai que pour mémoire ces cas excessivement rares de coloration bleue ou noire de la peau, et ces hyperti-ophies de tous les tissus dont M. Brierre de Boismont a cité deux exemples dans son livre, et qui sont survenus parfois à la suite de la suppression brusque des règles. L'aménorrhée est encore une cause fréquente de stérilité ; cependant des faits nombreux prouvent qu'elle lie rend pas la conception absolument impossible.
Diagnostic, — Il faut savoir distinguer l'aménorrhée idiopathique de celle qui est symptomatique d'une lésion des organes génitaux ou d'un viscère important Pour arriver à cette distinction, il est souvent indispensable d'examiner les femmes par le toucher vaginal et à l'aide du spéculum. Cette exploration est très rarement nécessaire chez les jeunes filles, parce qu'il n'est pas commun que l'aménorrhée soit chez elles symptomalique d'une lésion de l'utérus ou de ses annexes, à moins pourtant qu'il n'existe un des vices de confonnation dont j'ai parlé précédemment C'est encore par l'examen de toutes les fonctions (ju'on parviendra à déterminer si l'aménorrhée est symptomalique de la lésion d'un organe important. On se rappellera d'ailleurs que la tufoerculisation des poiunons est, de toutes les maladies chroniques, celle qui s*oppose le plus fiéquemment au premier établissement des règles. Cependant le diagnostic des causes de l'aménorrhée présente parfois quelques diflicultés; ainsi, lorsque la suppression des règles se montre à un certain âge, il est souvent impossible d'établir si l'aménorrhée œnstitue véritablement un état morbide, ou si elle n'est que la conséquence naturelle des progrès de l'âge. Enfin, chez les jeunes femmes, il ne faut i>as oublier que l'aménorrhée peut être la conséquence d'une grossesse commençante, que beaucoup ont intérêt à dissimuler. Mais, dans ces cas, on ne peut conserver des doutes sur la véritable cause de l'aménorrhée que dans les premiers mois ; car, plus tard, les bruits placentaire et fœtal, ainsi que le ballottement du fœtus, dissiperont tous les doutes.
Pronostic, — Le pronostic de l'aménorrhée varie surtout en raison des causes qui l'ont produite : ainsi, celle qui dépend d'un état pléthorique est la moins rebelle ; il en est de même de celle qui survient après la suppression brusque dei règles; toutefois, celle-ci a souvent pour effet d*occasionner diverses maladies. Toutes choses égales d'ailleurs, l'aménorrhée est d'autant plus rebelle qu'elle est plus ancienne.
Traitement, — Le traitement de l'aménorrlw'^e offre deux indications à remplir : !• rappeler les rèiçles; 2'' combattre les accidents dus à leur suppression. On obéira d'abord à celle de ces deux indications qui paraît la plus urgente. S'il existe tous les signes de la pléthore, la saignée générale sera utile. Ou a dit d:\ws ^utîSv ^»s^ \^ préférer la saignée du pied h celle du bras, comme \aNw\?ATvXV^^\vii^vv s««î.^^^«^
ks vaisseaux utérins. I>orsque des signes de congeslion se développeal de te^i en temps du côté de Tutérus, il suffit souvent d'augmenter la fluxion sangaiKfi quelques sangsues appliquées à la vuhe, par des pédiluves, des lavements irrîM. des fumigations aromatiques, des purgatifs aloétiques, pour voii* le flux meoftni \[ se déclarer. Ces derniers moyens conviennent aussi sur les jeunes filles ibrth. '" qui n*éprouvenl encore aucun signe de congestion vers la matrice Hamihflii propesé également la compression des artères crurales, dans la pensée de te refluer vers Tutérus le sang destiné aux membres inférieurs.
£n raison des sympathies qui unissent Tutérus aux mamelles, quelques méde cius ont conseillé de fluxionuer celles-ci par Tapplicatiou de ventouses sèches oi de sangsues. On lira avec intérêt dans le Journal hebdomadaire de 1 833 uneitnk commenté par M. le docteur Desportes, d'un travail publié en Angleterre pv If docteur Loudon sur Futilité de Tapplication réitérée et continue de sangsues vsr les mamelles pour rappeler les régies. Mais cette fluxion a pour inconvéoieot de produire une tuméfaction, une sorte d*embarras très pénible vers les glandes manmaires, et il est permis de se demander, avec !\I. Desportes, si cet ap|)el si someot réitéré du sang vei's ces organes ne pourrait pas devenir tôt ou tard la source dVddents sérieux^ Il est d'autant plus prudent de ne pas y exposer les femmes, qur l'application des sangsues sur les mamelles dans le but de rappeler le flux fflettstruel n'est pas un moyen dont l'utilité soit encore suffisamment établie. Quoi qal ensuit, l'emploi des sangsues est irrationnel et sans effet avantageux cheilesGHs chlorotiques, anémiques, chez lesquelles l'aménorrhée semble dépendre d'uv^ de faiblesse de la constitution ; dans ce cas, au contraire, les eflorts du médeoi doivent tendre à relever les forces des malades. Dans ce but, ou |)re!»crin ■ régime fortifiant: ainsi les ferrugineux, les amers, i'ex'ercice en plein air, lesj*© gymnastiques, les frictions sèches et aromatiques sur la peau, le massage, k> luios de mer ou les bains de rivière, les douches et les aiïusioiis froifles, et enfin v» nourriture succulente, seront indiqués.
Lorsqu'on a fortifié la constitution, on conseille de recouiir à dos agents quoi croit capables de fluxionner les vaisseaux utérins. Disons pourtant que les médiaments décorés du titre d'emménagogues sont très infidèles et c]uelques-uns dtfgereux; ils agissent d'ailleurs plutôt comme stimulants du système circulatoire que comme pouvant congestionner l'utérus. Ouoi qu'il en soit, les moyras qui, « pareil cas, jouissent encore de quelque crédit sont ; l'absinthe, Tariuoise, lesafra. la Sabine, la rue en pilules, ou mieux encore en infusion. L'iode, l'ergot desi'igfc. la strychnine, les caiitharides et une foule d'autres substances acti^e^, ont égaleiuett été préconisés; mais les inconvénients qqi peu>ent résulter de leur emploi à l'iDtérieur devront leur faire préférer d'autres moyens plus doux: d'ailleurs leurcŒcacité est fort contestable. Je ne parlerai que pour en blâmer l'usage, des injoctiiMB d'eau ammoniacale dans le vagin, car, de l'aveu même du médecin italien qui k premier les a conseillées, elles ont eu quelquefois pour effet de produire n» métrite. Les vésicatoires à la partie interne des cuisses, appliqués peu de joof> avant l'époque menstruelle, ont été recommandés par Gra\es, mais on n'est p» encore fixé sur leur degré d'utilité; j'en dirai à j)eu près autant de Télectricité, qu'on emploie en dirigeant un courant directement sur Tutérus, ou bien scvkment des lombes à l'hypogastre.
Il est inutile de dire que, lorsque l'aménorrhée dépend d'un engorgement aifl ou chronique de l'utérus, c'est contre cette lésion que devront être dirigée «* les n\oveus \h(Ta)^euv\^w«&, VAvtvw , ^\ l'^wv^uocthée était produite par un vice de car
bE LA SUPPRESSION DÉFINITIVE: DES RÈGLES. 85S
formation qui empochât le sang exhalé d*ôtre excrété au dehors, une opération chirurgicale sérail indispensable. Ainsi, lorsque la menibi*ane hymen otetnie la vulve, on Tincise crucialement; les lèvres du museau de tanche sont-elles agglutinées, on les sépare par Tinstrument tranchant. Si le vagin manque, on déterminera, après une inspection attentive des parties, s'il n'est pas possible d*en faire un; si la chose est impraticable, on n'a d*autre ressource, pour évacuer le saâg, que de ponctionner Tutérus par le rectum. Cette opération a presque toujours été suivie d'une péritonite mortelle. Lorsque les malades ont échappé aux périls d*une première opération, il faut faire en sorte que celle-ci ne devienne pas encoi*c nécessaire tôt ou tard; pour cela on tachera de s'opposer par les applications frœdes, les lavements froids, etc. , à ce que Tuténis exhale du sang, et l'on s'efforcera de provoquer une héinorrhagie artificielle et périodique sur un point éloigné» en y appliquant de temps en temps une ou deux sangsues pour y provoquer uit mouvement fluxionnaire.
Chez une femme qui n'avait ni vagin ni utérus, mais chez laquelle les ovaires existaient, j*ai constaté tous les mois des signes de congestion vers le bassin, accompagnés souvent de douleurs vives, lancinantes, à caractère névralgique. L'opium administré en lavement, le chloroforme appliqué sur les lombes ou inspiré jusque insensibilité, calmèrent souvent les accidents ; mais on n'en triomphait parfois qu'après avoir fait une ou plusieurs saignées locales, et opéré une révulsion puissante sur le tube digostiL
Je ne dirai rien du mariage, que l'on conseille d'une manière banale dans tous les cas d*au)énorrhée comme un moyeu spécifique; il ne conviendra que chez les filles bien constituées.
De la sopprestion définitive des règles, on de l'âge eritîqae.
L'âge auquel les règles cessent définitivement de se montrer varie beaucoup suivant les individus, et surtout suivant les climats. Dans notre pays, il est rare que les fenmies jMîrdwU avant trente-six ans, et fort peu sont encore réglées après cinquante -cinq; la plupart cessent de voir entre quarante-cinq et cinquante. C'est la période de la vie des femmes qu'on nomme âge de retour ou âge critique} en raison des dangers nombreux auxquels on suppose qu'elles sont exposées pendant cette époque. Les règles cessent parfois brusipiement ; mais, dans la plupart des cas, les femmes commencent à éprouver, pendant plusieurs mois ou plusieurs années, de la dysménorrhée ou des irrégularités dans l'écoulemenL C'est ainsi qu'on voit une ou deux éi)oques manquer, puis les règles apparaissent de nouveau avec plus d'abondance que de coutume, parfois même il y a de véritables métrorrhagies : celles-ci se remarquent sur près du tiers des femmes chez lesquelles la menstrnati(m va bientôt cesser. Un grand nombre de celles qui ne sont plus réglées n'éprouvent aucune incommodité. Cela a surtout lieu lorsque les menstrues ont diminué graduellement. Cependant, quelle que soit la manière dont les règles se suppriment, on voit ordinairement les femmes devenir plus ou moins souffrantes; chez la plupart, surtout si elles vivent dans l'oisiveté, la suppression de l'hémorrhagie périodique détermine des accideuts de pléthore ou quelques symptômes de congestion viscérale, spécialem<!tit vers la tète et la {)oitrine. C'est dans ces mêmes conditions qu'on voit encore l'appétit diminuer; beaucoup de malades accusent des aigreurs, des flatuosilés, et ont les digestions dlfliciles. Enfin celles o^v^ W:^ puberté, ont éprouvé des phénomènes nerveux, s\vfeàAçv\\^wV. ^^ ^K.c^^\sH?îvfe«>R.'
ft
8p/| MALADIES SPÉCIALES A CERTAINS ORGANES.
voient fréquemment les mêmes symptômes récidiver vers cette époque. Tcb les accidents les plus ordinaires de Fâgc de retour, époque dont presque tome les femmes exagèrent les dangers, car cUes supposent qu'elles sont alors pk exposées que jamais à des maladies graves. Mais ces craintes ne sont nuUetnei fondées, car les statistiques dressées dans différents pays ont prouvé que, pendai Tâge prétendu critique, on n'observait pas un accroissement dans la mortalité ai femmes; si, à cette époque, celles-ci succombent en plus grand nombre que dai les périodes précédentes, cela se trouve tout à fait en rapi)ort avec les progrl de l'âge.
Traitement • — Dans la plupart des cas, c'est imiquement par des soins hygi^ niques qu'on parvient à calmer les accidents qui accompagnent, chez les femme l'âge de retour. Ainsi on diminue ou Ton prévient les accidents de pléthore c prescrivant de l'exercice, une vie active et une nourriture peu aninulisée; k temmesse nourriront surtout de légumes herbacés et de viandes blanches; elh ne boiront ni café, ni liqueurs. On ne devra recourir à la saignée que dans des a fort rares, et lorsque les moyens précédants seront restés sans effet, ou bien lorsqv les accidents de pléthore sont trop incommodes. Il faut, comme le con.<ieill AI. Chomel, s'abstenir autant que possible des remèdes actifs, et surtout de lasai gnée, (pii a l'inconvénient de prolonger et d'augmenter l'habitude hémorHu gique, ce qui force souvent à recourir périodiquement à des déplétions sanguine Ce que je dis de la saignée s'applique aussi aux exutoires, dont l'emploi est ran ment utile.
MALADIE SPÉCIALE AUX TISSUS FIBREUX ET liUSCULAIBE.
IHi rhamatûme.
Le mot rhumatisme, dérivé de pé« {je coule), est consacré pour désigner un maladie essentiellement mobile, très sujette à se déplacer et h récidiver, parais>ai siéger essentiellement dans les parties fibreuses et musculaires, et dont le princip symptôme est une douleur plus ou moins vive, que la pression exaspère souveo mais qui augmente surtout par le mouvement des parties malades.
Historirptp. — L'extrême fréquence du riiumatisme, qui est sans contredit I plus commune des maladies qui aflligent l'esptVe humaine, explique pourquoi ell a fixé, sous le nom d'arthrite ou do podagre, l'altention des m(Mccins dds la pli haute antiquité. Cependant on doit convenir que les renseignements qu'on trom dans les livres d'Hippocrate sont bien incomplets et bien vagues; il faut presqv venir jtisqu'à Arétée et à Caelius Aurelianus pour avoir quelques notions un pe plus précises. Raillou commence pour le rhumatisme une ère nouvelle; le premic il décrivit le rhumatisme articulaire général , et il le distingua de la goutte, Di lors le rhumatisme fut une des maladies qui excitèrent au plus haut point l'atten lion des médecins. Hoffmann et Ponsard, parmi les monographes; Sydenhan Stœrck, Van Swicten, Stoll et (iUllen surtout, parmi les auteurs des traités gén^ faux, sont ceux dont les travaux méritent le plu.s d'être distingués. Mais depuis I commencement de ce siècle , des ouvrages bien autrement remarquables ont éi .j5j: produits. Je citerai, comme devant être plus particulièrement consultés, l'ouvra^ '^" * de Barthez, celui de Scudamore, la thèse de M. Chomel, le livre que Requin composé d'aprrs les leçons cliniques de ce professeur célèbre, enfin le traité d M. Bouillaud ; sans parler d'une foule de mémoires ayant surtout rapport à la thére |>eutiqtic delà nvaVaAw, c\ ^xiv w^ws ^wt^ws <\ccasiQn de parier dans la suite.