‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 259 sur 265 · DU RHUMATISME MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

DU RHUMATISME MUSCULAIRE

QiDscles; mais presque toujours on reconnaît Finfluence du froid bunlide sur toute l'habitude du corpsy et plus souvent encore sur la partie malade.

Traitement. — Lorsque le rhumatisme est très douloureux et qu'il occupe de grosses masses musculaires, comme le sont, par exemple , les sacro-lombaires, 3 estsouvent utile de faire d'abord une forte application de sangsues; puis on a recours aux embrocations huileuses, calmantes, avec le baume tranquille, le laudanum i, ou bien on couvre la partie d'un cataplasme émoUient et sédatif, et Ton administre . un bain tiède. Dans les rhumatismes moins intenses on enlève parfois la douleur avec un bain russe, ou après une forte diaphorèse excitée par un bain de vapeur; mais plus souvent on a recours dès le début à l'application de linges ou autres corps très chauds, ou bien encore à quelques révulsifs mis au niveau de la douleur : tels sont les sinapismes, les frictions avec un liniment irritant, ou bien les frictions sèches. Enfin, un des moyens les plus efficaces en pareil cas, c'est de couvrir ia partie malade d*une compresse imbibée de chloroforme; ce médicament agit beaucoup moins alors comme sédatif que comme révulsif énergique. Dans les cas rebelles , on applique un vésicatoire qui sera volant, ou bien dont on entre* tiendra la suppuration, suivant le^ ciïets primitifs qu'on aura obtenus. Si les dou* leurs résistent, on pansera l'exutoire avec un sel de morphine. Ces derniers moyens conviennent surtout dans les rhumatismes chroniques. On recommande encore contre ceux-ci , les douches d'eau chaude, les bains de vapeur, les bains et douches d'eaux sulfureuses et salines, les eaux de Luchon, de Baréges» d*Aix en Savoie, celles de Néris, du 31ont-Dor, de Bourbonne, de Baden, de "Wiesbaden, de Carbbad, etc. Enfin, un courant électrique dirigé au niveau d'un muscle rhumatisé a eu assez souvent pour effet d'enlever ou de déplacer la douleur.

La méthode révulsive s'est enrichie depuis quelques amiées de procédés très utiles dans le rhumatisme musculaire aigu comme dans sa forme chronique. Ainsi, les médecins hydropathes ont souvent enlevé en un ou deux jours des rhumatismes de médiocre intensité par le procédé suivant : on met sur la partie malade un ling^ mouillé par de l'eau très froide et qu'on a soin avant de l'appliquer de tordre très fortement. Ce linge est recouvert par un taffetas ciré ou par un linge sec asseï épais. Le linge mouillé s'échauffe bientôt, et il en résulte une espèce de bain de vapeur local. L'appareil est enlevé au bout de douze heures, et on lotionne la partie malade avec une éponge imbibée d'eau froide. M. Fleury dit qu'il est rare de voir un rhumatisme aigu et de médiocre intensité résister à deux ou trois applications de ce genre; dans le rhumatisme chronique le mOinc procédé est applicable, mais il peut être insuffisant. On a alors vanté l'enveloppemeut du corps entier dans un drap humide ou dans une couverture de laine, moyens très pénibles. iMieux vaut, ainsi que M. Fleury le conseille, recourir à des douches puissantes d'eau à 8 ou 10 degrés centigrades, que l'on prend une ou deux fois par jour. Ces douches peuvent être locales ou générales; on peut les faire précéder ou non suivant suivant le cas d'une sudation en étuve sèche. M. Fleury recommande de ne pas abuser du calorique, il supprime les sudations, ou il n'y a recoui-s qu'une ou deux fois par semaine, aussitôt qu'il voit la peau suer facilement et avec abondance. On lira dans rou\ragc de M. Fleury sur rhydrothéra))ic d(»s faits nombreux en faveur de cette méthode qu'il est utile de connaître, et qui c\citc encore bien à tort certaines préventions parmi quelques médecins.

Les sujets rhumatisants se garantiront du froid humide^ ils ^tV^îi^wv. \v^\^^^w^!^ sur la peau,, et pour cornf^(^v la disposition (\u''i\s ouV ^ ^m^v ^\ \\\wcA\^\«vws^^-

g5g MAI.AD1ES SPÉÇIALIES A CEBTAINS ORGANES.

ment, i)oiir prévenir ainsi les causes de refroîdissemcnt , pour donner k h pg pins de tonicité et la rendre moins sensible aux variations atmosphériques,» pourra soumettre quolidiennemonl les malades à des ablutions froides, et, qud )a saison le permettra, aux bains de rivière ou de mer.

Pour compléter Thistoire du rhumatisme musculaire, iJ dou§ reste à étudier la principales espèce admises par les auteurs.

]>e qa^qaei rhamatinnei musealair»» eii partieiflier.

l'» Rhumatistne de la tête. — L'occipito-frontai est de tous les muscles de b

tête celui qui est le plus souvent rhnmatisé ; toutefois il l'est incomparablemest

moins que les muscles du tronc et des membres. Dans cette maladie la pressioA

sur le crâne est douloureuse ; les malades souffrent beaucoup lorsqu'ils veoie&t

contracter le muscle. La chaleur du lit et toutes les causes cjui font affluer le su;

vers la tête exasi)èrent, dit-on, les souffrances. Par rabsence de l'œdème et delà

coloration rosée ou bleuâtre, on distinguera le rhumatisme épicrânien de 1 en^

sipèle du cuir chevelu. Celui-ci se différencie encore des névralgies, parce que II

douleur, au lieu d'être disséminée par points, est au contraire diffuse, et qu'elle

ne suit la direction d'aucun filet nerveux. L'exaspi'iratiou des douleurs peixkitf

la nuit pourrait faire croire à ime affection syphilitique; mais, dans celle-ci, b

contraction du muscle occipito-frontal n'augmente pas notablement les souffranceik

et, dans ces cas, on constate souvent une ou plusieurs saillies formées par le gfi-

flement de l'os ou du péricrâne. Convenons pourtant que quelquefois le diagDoâ

peut être fort difficile à établir, et, |)our s'éclairer sur la nature de ralfeclion, t

n'a d'autres moyens que d'employer un traitement antisyphilîtîque comme piem

de touche.

Le rhumatisme épicrânien reconnaît presque toujours p<mr cause l'impresàot du froid sur le cuir chevelu en sueur.

On opposera à ce rhumatisme la série des moyens dt^à indiqués. Les sangsun ne pouvant être misn»s sur le siège du mal, h moins qu'il n'y ait calvitie, on b placera ou à la tempe, ou sur un point (luclrouque de la base du crâne. Il en sm de même des vésicatoires. Cependant, dans les cas rebelles, il ne faut pas héMteri raser la tête, soit en partie, soit en totalité, pour appliquer h's moyens actifs sur le siège même du mal; mais avant d'en venir à cette extrémité, on essaiera de cahnfT les douleurs eu inoculant dans le cuir chevelu de 3 h 5 centigrammes de chlorhydrate de morphine, par le procédé du docteur Lafai^gue, c'est -h-dire a\ec lapoinle d'une lancette.

la chaleur étant généralement mal supportée, on devra couvrir très peu la t<Hf. Cependant il est des cas, au contraire, où la chaleur soulage ; c'est ce qui arrive spécialement dans la forme chronique de la maladie, ('hez ces individus, la tète sera protégée d'un épais bonnet ou d'une calotte de laine recouverte d'une coiffi? de taffetas ciré, ou bien on appliquera dos sachets de sable brûlant. Si lemalad«*(5t chauve, il suffit souvent pour le guérir de lui faire porter pernupie.

Quelques autres nuiscles de la tête ont été vus atteints isolément de rhnmatisiii^' ainsi M. Choniel a n^nrontré cpielquefois un rhumatisfne borné h l'un di's luvych temporaux; la difficulté de la mastication était alors le phénotnrne pnVidiiiinani Le même autem* cite aussi im cas remarquable de rhumatisme di»s muscles i^ yeux. On a i)arlé encx)re d'un rhumatisme pal|)ébral, et i>lorgaî;ni aurait nwny vu, dil-ott, \itVT\\wvwîAis\T\<i da lalan^e. Mais de t>areils faits sont rares; et si l'ot

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