‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 260 sur 265 · D|B QUELQUES RHUMATISMES MUSCULAIRES EN PARTICULIER · texte numérisé non relu

D|B QUELQUES RHUMATISMES MUSCULAIRES EN PARTICULIER

ne peut élever quelques doutes sur la valeur de ceux qui ont aujourd'hui cours dans la science, ils sont encore trop peu nombreux pour qu'on puisse en déduire quelqnes conséquences rigoureuses.

* 2*» Torticolis. — Le torticolis est le rhumatisme des muscles du cou, et surtoï|t du stemo-raastoïdien. Plus fréqnent chez les enfants et chez les hommes que chez les femmes, il succède presque toujours à Timpression directe du froid. Quelquefois il est produit par une position vicieuse prise pendant le sommeil. Dans cette affection, le cou est comme tordn; la tête est inclinée du côté malade, tandis que la figure est tournée du côté opposé ; les mouvements qu'on imprime à la tête excitent les douleurs les plus vives; le muscle est contracté, dur. Le torticolis est une affection douloureuse, incommode, mais qui se dissipe cx)mmunément en peu de jours. S'il passait à l'état chronique, il pourrait finir par amener à la longue des altérations dans la conformation des os.

La simple exploration suffit pour faire distinguer le torticolis des déviadons produites par un phlegmon du cou, par une altération des vertèbres, etc.

Le traitement du torticolis n'offre rien de spécial à noter. (Voy. plus haut.)

3* Pteurodynie. — La pleurodynie est le rhumatisme des muscles des parois thoraciques. C'est une des espèces les plus fréquentes du rhumatisme musculaire^ U est plus communément borué à un seul côté; d'après >(. Gaudet {Gazette médicale, 183^), il siégerait alors plus souvent à gauche qu'à droite : cependant il n'est pas rare de voir des individus chez lesquels toute la poitrine est à la fois endolorie.

La pleurpdyute se révèle par une duuleuf vive, lancinante, souvent plus intense que celle de la pleurésie, siégeant communément, comme elle, près du teton ; die s'exaspère beaucoup par la toux et pendant les inspirations, qui se font par cela même d'une manière incomplète. Les mouvements du tronc sont difficiles, et souvent ceux du bras correspondant retentissent très douloureusement dans le côté malade. Il n'y a jamais de fièvre, excepté quelquefois au début; la toux est rare ou nulle.

On ne pourrait confondre la pleurodynie avec la pleurésie ; car dans la première, on ne constate, ni par la percussion ni par l'auscultation, aucun dés signes des épanchements. Il faut savoir |)ourtant que, dans ({uelques c^is de pleurodynies très intenses, le bruit respiratoire est très légèrement affaibli dans le côté affecté, parce qu'en raison de la douleur, les malades dilatent celui-ci moins amplement que le côté opjwsé; il paraît aussi que la sonorité peut y être un peu tuoins parfaite, ce qui s'explique par la tension instinctive des muscles au moment où on les percute. Disons pourtant que ce |)hénomène est assez rare, et que lorsqu'il existe une différence entre les deux côtés, elle est toujours très faible; si elle était un peu considérable, on devrait plutôt l'attribuer à la présence d'un épanchement qu'à la pleurodynie elle-même. La douleur, qui est diffuse et qui n'existe pas par points isolés, disséminés, ainsi (|ue la gêne des mouvements, fait distinguer facilement la névralgie intercostale d'avec la pleurodynie.

La pleurodyni<» n'a rien de grave : cependant il faut ne pas ignorer que lorsqu'elle pei*siste, elle finit souvent par être suivie d'une pleurésie a\ec épanchement. Son traitement n'offre rien de spécial à noter. (Voy. plus haut.)

U** Hhumatismc dffs j)nrois nntérinurcs et latérales do l'oMomen, ou rhumatisme préabdominal [Reqmn], — ('/est une des espèc(»s les plus importante^s à connaître. Signalée par M. le professeur (îhomel dans son enseign(^ment clinique, elle a été décrite pour la première fois par M, le docteur Genest, qui a inséré sur cette affection un travail intéressant dans la Gazette médicale d<^ \^^1.

Le rhumatisme préabdominal, lorsqu'il est dans toute sa violence, est une ies aiïectloiis les plus dQuloureuses du ventre; la pression Texaspère presque tonjocv et les malades ne peuvent souvent nkhne supporter le poids de leurs couvertom. Mais les douleurs acquièrent surtout une violence extrême lorsque les malade» fus effort pour aller à la selle, et surtout lorsquHs essaient de changer de poùtioiQ de se mettre sur le séant, c'est-à-dire lorsqu'ils veulent contracter les mnsdft rbumatisés. Aussi restent-ils habituellement immobiles sur le dos. Dans cette afi<xtion, il n'y a ni nausées, ni vomissements, ni météorismc. Le ventre a consent à peu près sa forme; mais il est dur, à cause de la tension des niusdes; OQ \^ quelquefois ceux-ci se dessiner sous la peau. Au milieu de ces souffrances, h face peut ôtrq presque naturelle; le plus souvent pourtant elle est plus ou moÎK altérée, mais les malades sont toujours sans fièvre. Ce caractère, joint à Tabseiice d^ hoquets, des vomissements et du météorisme, fera distinguer aisément k rhumatisme préabdominal d'avec une péritonite. Ajoutons encore, comme signe distinctif, que dans Tinflammation du péritoine ou d'uu des viscères abdoniioani. les douleurs s'exaspèrent surtout par la pression; tandis que, dans l'inflammatioa rhumatismale, c'est par les mouvements qui exigent la contraction des niied^s rhumatisés.

I^ rhumatisme préabdominal n'a pas une marche très régulière ; il cèdesooreol momentanément pour revenir peu après avec une nouvelle violence : il est plv opiniâtre que le torticolis et la pleurodynie.

Cette affection peut être observée chez l'homme, comme cela résulte d'ank rapporté par Requin; mais on la rencontre plus spécialement chez les feiuo»: o*est un point que Genest a parfaitement établi Cet habile observateur a démootit en outre que celles-ci y étaient surtout sujettes peu après raccouchemenl, ceqa peut dépendre d'une impression de froid, ou tenir, comme le pense Requin, ih fatigue que les muscles ont éprouvée pendant le travail de la parturition. Gcwsi et Requin s'accordent pour raj)porter au rhumatisme préabdoniiual les Éiib qw le docteur Gooch, de Londres, a décrits sous les noms d'affection nerveuse d% péritoine.

Ce rhumatisme devra être traité éncrgiquoment par les moyens indiqués plus haut ; on insistera surtout sur les émissions sanguines locales, sur les baitLs, les embrocations narcotiques, et en dernier lieu sur ks vésicatoircs.

5' Lumbago. — Le mol lumbago sert à désigner le rhumatisme des muscles de la région lombaire. Celle affection est caractérisée |)ar une douleur qui occupe un seul côté ou les deux côtés à la fois des lombes. Elle s'e\asj>ère ï>ar la tievion et If redressement du tronc, ou lorsqu'on veut soulever im corps pesant. Si le lumbago est violent, le malade ne peut exécuter aucun de ces mouvements, et il est forcé de rester au lit, couché sur le dos, dans une immobilité complète.

Le lumbago est une des espèces de rhumatisme musculaiœ les pins opiniâtres, une de celles qui récidivent le plus souvent, et qui pssent le plus facilement àl eoi chronique.

Il faut prendre garde de cx)nfondre le lumbago avec les douleurs lombaires qo'oB obsene dans les prodromes de la variole, dans la néphrite, ainsi que dans les anê vrysmes de l'aorte ventrale, et dans certaines affections de la moelle. Mais dans la variole, les douleui*s lancinante.s ne Font que peu ou même point augmentées \^ les mouvements du tronc. D'ailleurs la lièvre, l'anxiété, l'agitation, la céphalal.?i^< qui exisleut, devront faire redouter l'invasion d'une maladie plus grave, s«rtt«r d'une van^Ae. S*\V \ vv w^vXvcWe A^ K\v>\\Mi,V& vcwjk}^*. ^^ U sécrétion urinaire. te

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