DES VIRUS
On donne le nom de viî*us au produit d'une sécrétion morbide accidentelle, produit invisible, insaisissable, ayant ordinairement pour véhicule le pus, le mu^ eus, une matière séreuse ou le sang. Les virus, mis en contact avec un corps sain, y déterminent une série constante de phénomènes morbides qui ont pour effet la reproduction du même agent, lequel peut ainsi se transmettre d'une manière indéfinie. On voit par là que les virus sont des poisons très différents des venins. Ce n'est point ici le lieu de faire des généralités sur les virus; nous renvoyons d'ailleurs le lecteur aux considérations que M. Chomel a présentées sur ce sujet important dans la dernière édition de sa Pathologie yétiérale (page ^0 et suivantes). Nous ne traiterons point non plus dans ce chapitre de toutes les maladies virulentes : il en est, en effet, plusieurs dont nous nous sommes déjà occu|)é : telles sont la variole, la vaccine, la rougeole, la scarlatine, etc. ; ou connaît les motifs qui nous ont forcé de parler de ces maladies dans une autre classe. Nous allons seulement traiter de la rnge^ de U pustule maligne et du charbon^ de la morve ^ du farcin^ et de la ty phi lis,