DE LA BLENNOHBHÉE CHEZ L*HOMME
ne se ihrreront à aticnne fatigac. Malgré tous ces soins, il est ordinaire de voir rengorgement de l*épididyme persister de longs mois, et ne se résoudre que très lentement.
Uophthalmie bleiiuorrhagiqoe exige une médication énergique et promptement apptiqaée. Les malades seront saignés une ou plusieurs fois; des sangsues seront en même temps appliquées derrière les oreilles, aux tempes, au voisinage de Torbite; des révulsifs seront protnenés sur les extrémités; des purgatifs drastiques ieroiit administrés ; des onctions mercurielles seront faites sur les paupières. Où a aussi conseillé dans ce cas de donner le calomel à doses fractionnées, ou bien rémétiqne àhante dose, comme dans la pneumonie. Ce dernier moyen nous a paru eflficace dans plus d*un cas. Quelle que soit la méthode générale, on a presque toajoars recoors en même tenips à une médication locale. Les uns se bornent à quelques collyres émollients; ou à des «ipplications froides; mais la plupart veulent qu'on se hâte de modifier l'état de la muqueuse oculaire en promenant sur sa sariace on crayon de nitrate d'argent, ou en instillant plusieurs fois par jourentre ks paopières un collyre contenant 10 à 12 grammes de ce sel pour 30 granimes d*eaQ distillée.
L'artbrite Uennorrhagiqne réclame l'immobilité de la jointure malade; d^ saogNies appliquées en grand nombre une ou plusieurs fois sur l'articulation, les odctîoos mercnrielles, les cataplasmes et les purgatifs répétés. Plus tard, lorsque les symptômes les plus aigus se sont amendés et que l'épanchement persiste, un ou plusieurs vésicatoires seront promenés autour de l'articulation, et si plus tard fl reste de l'engorgement, on pourra recourir à la compression et à la série des moyens résolutif dont nous parlerons en traitant du rhumatisme chronique.
BeaQCxmp de médecins, regardant la plupart des complications inflammatoires, notamment l'orchitè, l'opbthalmie et l'arthrite, comme les résultats d'utie métastase, ont proposé de rappeler l'écoulement urétral, diminué et quelquefois supprimé, bien moins par un mouvement métastatique que par une révulsion opérée parla phlegmasie intercurrente. Pour remplir cette indication, on a conseillé d'introduire dans le canal une sonde imprégnée le plus souvent de matière blennorrboîde; mais un pareil moyen est désavoué aujourd'hui par la saine pratique.
Poor terminer ce qui concerne le traitement des complications, disons qu^ là UenDorrhagie est suivie parfois de douleurs vives et rebelles dans le cailal, sans qu'il y ait ancnne trace d'écoulement Ces douleurs, considérées comme névralgiques, résistent parfois àhx sangsues, aux cataplasmes iaudanisés,- aux injections narcotiqnes et aux vésicatoires. M. Vidal, dans les cas rebelles, a obtenu de bons résultats de la compression de la verge exercée avec une bandelette de diachyloù; cmipresBion qoi pourtant ne doit pas être portée jusqu'au poiut d'empêcher les onkides d'uriner.
He la blcnnorrhée ehei Phonmie.
La Mennorrhagie chronique a reçu le nom de blentwrrhée; elle peut être primitiTe, mais presque toujours elle succède à l'état aigu.
CoMKsei et^ siège. — Un traitement irrationnel, des écarts de régime, le coït, la fadgne, la marche, sont tout autant de causes qui provoquent le passage de l'urétrite à Tétat chronique. La saison froide ou l'habitation dans les lieux bas, humides, sont encore deux causes qui éternisent parfois les écoulements urétraux. Enfin, il est des individus lymphatiques, sujets aux fluxions catarrhales, chez lesquels VècovkkoMOt Ueoiiorrbigique se peipétu^ in^ûniioeat, uniquement sous f indueûc^ de
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Tétat constiliuioDiiel, et souvient sans qa*il existe dans le canal aucane altération de texture. Si, dans un grand nombre de cas, Técoulement urétral persiste par suite d*une sorte d'habitude de sécrétion morbide, et bien que la muqueuse du canal ne présente aucune altération, il est aussi très commun de voir la maladie être entretenue par quelque lésion matérielle, comme un engorgement de la prostate, un rétrécissement du canal, et plus souvent encore par une simple inflammation chronique de la membrane muqueuse, qui est bleuâtre, livide, hypertrophiée, grenue, fongij^euse. Cette altération est toujours circonscrite ; elle occupe quelquefois le méat; plus souvent elle existe dans les portions bulbeuse et prostatique. D*après M. Baumes, les suintements invétérés auraient ce dernier point pour siège huit fois sur dix.
Sympiômes, marche, durée, terminaisons, effets, — Les individus atteints de blennorrhée ont, les uns un suintement continuel par Furètre, d*un liquide en général épais, blanc, visqueux, transparent, quelquefois jaune ou verdâtre, variant d*un jour à Tautre pour les qualités et la quantité. Chez d'autres, le suintement est tellement peu considérable, qu'il passe inaperçu le jour, parce qii'il est entraîné pendant l'émission de l'urine; mais au moment du réveil, il suffit d'exercer une petite pression d'arrière en avant sur le canal pour voir apparaître une goutte de liquide muqueux ou puriforme (c'est ce que les m9lades nomment cominunément la goutte militaire). Enfin, dans le plus faible degré de la maladie, il n'y a pas d'écoulement, mais seulement un peu plus d'humidité du canal, ce qu'on reconnaît en entr'ouvrant le méat urinaire.
Ces suintements peuvent exister sans que les malades éprouvent aucune souf* france, aucune douleur dans le trajet du canal ; d'autres accusent un très léger prurit au commencement ou à la fin de l'émission , au niveau des points où la muqueuse est enflammée. Si l'altération occupe la fosse naviculaire, le méat est souvent violacé, ardoisé, la pression extérieure est douloureuse; si elle existe dans la portion prostatique, les malades se plaignent souvent de pesanteur au périnée, d'un sentiment de chatouillement à la marge de l'anus: les besoins d'uriner sont plus fréquents, et le passage de l'urine sur les parties malades détermine parfois de la douleur et de la cuisson. Beaucoup de ces individus finissent par éprouver des pertes séminales, des rétrécissements de l'urètre, des engorgements prostatiques, des catarrhes vésicaux. La blennorrhée a une durée indéterminée ; elle peut persister un grand nombre d'années, augmentant ou diminuant suivant que le malade suit une mauvaise ou une bonne hygiène. Beaucoup guérissent par le passage de la maladie à l'état aigu ; celui-ci est provoqué par quelques excès ou par une nouvelle infection.
Ces suintements constituent toujours une aflection sérieuse et qu'on ne doit jamais négliger. Il est fâcheux que la plupart des malades et que beaucoup de médecins même les regardent wmme à peu près insignifiants. Cette sécurité a souvent les plus fâcheux résultats, car ces simples suintements, ces gouttes, conservent parfois le caractère contagieux pendant des années entières, et il est fréquent de voir ces individus, en se mariant, infecter leur femme et procréer des enfants qui, peu après leur naissance, sont couverts d'une éruption syphilitique. Il est impossible de fixer une époque où les écoulements cessent d'être contagieux. On ne peut pas toujours se fier aux qualités du liquide; car on voit quelquefois un suintement muqueux, transparent, limpide, filant, glaireux, avoir des propriétés contagieuses comme celui qui est laiteux et purulent
2'raiiefnent. — Oa recherchera d'abord si la blennorrhée n'est pat entretenue