DES PLAQUES HUMIDES
Lepim flouvttUcoafloeates, elles forment bientôt snr ces parties de légères plaques d*un rouge obscur oo euivreui, et dont la surface onctueuse, humide, exhale une •deur fétide toute particulière. Chez les sujets qui négligent les soins de propreté oa qui se livrent à des excès de table, on voit souvent les plaques se fendiller, se crerasKf et exhaler un liquide séro-sanguinolent d*une odeur encore plus pénétnote; elles sont alors le siège d'une cuisson ou d'un prurit plus ou moins intense. Les plaques muqueuses offrent quelques variétés dans leurs caractères extérieurs. Taatôt discrètes, souvent confluentes, on dirait, quand elles siègent sur la peau, qoe celte membrane a subi la transformation muqueuse: mais on n'y observe aucune soiatioQ de continuité. Quelquefois la plaque est manifestement ulcérée, parfois aussi elle se recouvre d'une fausse membrane grisâtre ; enfm on voit naître souvent à sa surface des excroissances et des végétations en plus ou moins grand nombre. Ces plaques végétantes existent surtout au pourtour de Tanus où elles filment ces excroissances qu'on nomme condylomes. On trouve aussi dans la même régioo des plaques excoriées, ou plutôt de petites ulcérations linéaires, sortes de fissures qui se cachent dans les plis rayonnants de la marge de Tanus et qu'on désigne sous le nom de rhagades. Les plaques muqueuses qu'on voit quelquefois naître entre les orteils ressemblent assez bien à ces dernières.
Les plaques qui surviennent sur la muqueuse buccale et pharyngée, spécialement aux commissures des lèvres, sont d'un blanc grisâtre, saignantes et se recouvrent fadlemeot d'une couche diphthéritique.
Les plaques muqueuses ont été parfaitement étudiées dans les Archives de 184S et 18/i6 par MM. Davasse et Deviile. Ces médecins ont reconnu que cet accident syphilitique se développait de deux manières ; ou bien les plaques ne sont qu'une transformation d'un chancre, on bien elles se forment primitivement sur des surfaces moqueuses ou cutanées saines.
Ce symptôme n'a rien de bien régulier dans sa marche ni dans sa durée ; on le voit, en effet, souvent rester stationnaire et persister indéfiniment, tandis que quelquefois il disparait spontanément après iin temps assez court Cette différence dépend peut-être moins pourtant de la maladie elle-même que des habitudes des malades. Ceux qui sont sales, qui négligent tout soin de propreté, ont des pustides plus incommodes et beaucoup plus opiniâtres.
Lorsque les plaques muqueuses guérissent, la surface, qui est communément 00 peu saillante etbon^bée, s'affaisse, se ride, se dessèche, puis la peau ou la muqueuse reprend peu à peu son aspect ; on n'observe de cicatrices que lorsqu'il y a en des ulcérations; celles-ci sont d'ailleurs petites et superficielles. -
Traitement. — Beaucoup de plaques cèdent ï un traitement local et même à des lotions simples et à quelques soins de propreté. Lorsque pourtant elles sont douloureuses, les lotions seront faites avec une décoction émolliente ; dans les cas simples on appliquera sur les surfaces malades des compresses trempées dans l'eau blanche, dans ime solution de sulfate de zinc, de cuivre, de chlorure de chaux (60 ^150 grammes pour 500 grammes d'eau), ou bien dans du vin ou dans du linaigre aromatique. Si les plaques sont excoriées, on les pansera avec du cérat de Goulard, avec du cérat opiacé si elles sont douloureuses, ou ïÀen avec une porotnade au caiomel (4 grammes pour 30 d'axonge). Si les plaques résistaient à ces moyens, si les ulcérations ne se modifiaient iias, on cautériserait la surface soit avec un crayon de nitrate d'argent, soit avec l'acide chlorbydrique, ou bien a>ec \^ nitrate acide de mercure. La cautérisation est le seul tiaitement local ^ opposwr aox plaques qui êlhtteot kg membrêae$ muqueuses
Il est inutile de dire que, dans tous les cas de pustules humides, H faut prescrire un traitement mercuriel suivant les règles que nous avons tracées plus haut
Oh doit-on classer les plaques muqueuses ? On a voulu faire des plaques muqueuses un symptôme de syphilis primitive. On a dit, en effet, qu'elles se transmettaient souvent par le contact et qu*elles donnaient lieu ensuite à des accidents constitutionnels. Mais-on a objecté que les plaques qui paraissaient ainsi se communiquer coexistaient avec un chancre à la période de progrès, et que cette ulcération se transformait alors sur place en tubercule plat. Gela est vrai pour quelques cas ; mais U est incontestable que les plaques muqueuses sont de tous les accidents secondaires ceux qui se communiquent le plus souvent par contact
Hef végétations.
Les végétations sont des excroissances particulières qui naissent généralement sur les muqueuses et sur la peau qui ont été en contact avec le virus vénérien : ainsi on les observe spécialement sur le prépuce, le gland et la verge, à la vulve, dans le vagin, sur le col utérin, à la marge de Tanus, dans le rectuip, dans la bouche et jusque sur les piliers du voile du |)alais.
Les végétations naissent communément sans exciter aucune sensation douloureuse sur les parties qui en sont le siège. Elles sont sessiles ou pédiculées ; leur nombre et leur volume sont très variables ; quelquefois il n*en existe que deux ou trois; chez d*autres, elles coiffent le gland et distendent le prépuce, qu*elles enflamment et perforent Chez la femme, il n*est pas rare de les voir remplir complètement Torifice de la vulve et une partie du vagin. Ces excroissances, d'un rouge plus ou moins vif, ont un aspect variable : les unes ont une surface granulée, plane ou convexe, ce qui leur donne une certaine ressemblance avec la fraise ou la framboise ; d*autres ont une forme verruqueuse et simulent assez bien les verrues qui hérissent les mains de certains individus. Ces espèces de végétations, vulgairement nommées /)oireaux, ont une surface épidermique fendillée, d*un blanc jaunâtre ; elles ont le volume d*un grain de chènevis. Beaucoup d'autres sont pédiculées, offrant une tige unique d'où s'irradient une multitude de branches comme le choufleur, auquel on les a justement comparées. Lorsque leur développement est empêché par quelque compression extérieure qui les aplatit, comme on le voit fréquemment au périnée cl au pourtour de l'anus, elles sont alors allongées, lisses ou découpées, et affectent la forme de crêtes de coq. Là aussi se trouvent ces saillies dures, arrondies, aplaties, presque sans changement de couleur à la peau, et que Ton nomme condylomes. Tontes ces végétations sont, pour la plupart, peu sensibles; d'autres ont, au contraire, une sensibilité exquise. Sur les muqueuses, ces excroissances sont humides, friables, facilement saignantes et baignées par une exhalation muco-pumlente ; mais celles qui siègent sur la peau sont sèches, dures et parfois
cornées.
Les végétations persistent indéfiniment ; elles cèdent rarement sans le secours
de Fart ; quelquefois pourtant elles pâlissent , se flétrissent , et tombent d'ellesmêmes. On a dit qu'elles pouvaient se transmettre par contact ; c'est là un fait des plus rares et qui peut-être n'est pas encore parfaitement établi.
Diagnostic. — Leur diagnostic est presque toujours facile ; celles qui siègent au pourtour de l'anus sont souvent confondues, par les personnes inexpérimentées , avec des hémorrhoïdes ou des marisques : mais dans le précèdent volume nous avons appris à établû* facilement leur diagnostic différentiel (voir Hémorrhoïdes), régéi$fioo8 qui se dévebppent sur le gland gênent , compriment, enflamment
DÇS STPHILIDES. 1^9
teflement les tûsiis sur lesquels elles naissent , que ceux-ci sont méconnaissables , et soof eut ou peut croire alors à une dégénérescence carcinomateuse ; dans quelques cas même , les antécédents , la marche de la maladie et les symptômes actuels étant insuffisants pour éclairer le médecin , il est de toute nécessité de recourir au traitement mercuriel , comme moyen de diagnostic ; le mercure agira , en effet , utilement si la lésion est de nature vénérienne ; il sera inutile s*il existe un cancer.
Quelques personnes semblent n'attribuer aucune valeur séméiotique aux végétations. M. Ricord, en effet , dit qu'elles ne sont ni la preuve d'une infection récente, ni la manifestation d'un empoisonnement général; et sous prétexte qu'elles peuvent naître spontanément sous l'influence d'une irritation ou d'une excitation quelconque, elles lui semblent devoir être une conséquence fortuite des irritations locales produites par les accidents primitifs plutôt qu'un effet spécifique. Ce raisonnement serait peut-être juste s'il s'agissait de la conjonctive , sur laquelle , en effet , on voit souvent naître des végétations d'une manière tout à fait spontanée, mais il n'en est plus de même pour les organes génitaux et la marge de l'anus ; et sans contester que des végétations ne puissent naître sur ces parties sous l'influence d'une simple excitation , nous croyons pourtant ce cas tellement rare, qu'il ne saurait modifier le jugement du médecin ; celui-ci , en effet , voyant sur les organes génitaux de l'homme ou de la femme des végétations telles que nous les avons décrites , devra croire à l'existence d*une vérole constitutionnelle.
Traitement. — Les végétations seront détruites avec le caustique ou avec l'instrument tranchant. Ce dernier moyen convient surtout lorsque les excroissances sont pédiculées. Chez les sujets pusillanimes, on pourrait les lier. Quoi qu'il en soit , il faut toujours cautériser leur point d'insertion , si l'on ne veut pas les vdr repulhiler. Pour les détruire , on se sert du nitrate d'argent, du nitrate de mercure , de l'alun , de la poudre de feuilles de sabine , du sublimé, etc. Le traitement mercuriel a généralement peu d'influence sur les végétations ; mais on n'en doit pas moins toujours l'administrer , surtout lorsque les excroissances apparaissent comme symptôme manifestement consécutif.
Hef syphilîdefl.
Sous le nom de syphilides, on comprend des affections cutanées de formes diverses produites par l'action du virus vénérien sur le tégument externe.
Cette forme de la vérole , signalée dès l'époque assignée à la prétendue invasion delà syphilis en Europe , désignée presque jusqu'à nos jours sous le nom de/}ti5tules, fut , d'après Alibert , le trait le plus saillant de l'épidémie du xv* siècle. Elle n'a été convenablement étudiée que depuis les travaux de Willan et Bateman, et surtout depuis ceux de Biet , dont les idées ont été reproduites par deux de ses élèves les plus distingués, MM. Schedel et Cazenave. Ce dernier , riche d'un grand nombre de faits , et mettant aussi à profit quelques travaux spéciaux sur les sypbilides dus à MM. Béhier, Martinset Legendre, a publié une monographie où l'histoire des syphilides est tracée de la mahière la plus complète. Plus récemment encore , un médecin distingué , M. Bassereau , a écrit sur les syphilides un livre aussi riche par l'érudition que par les recherches cliniques, et dans lequel sont discutés et élucidés par la méthode analytique une foule de problèmes concernant l'évolution de la syphilis.
Groupées pendant longtemps d'après la forme de l'éruption , les s^pV\\\\de^ V^
150 DES BMPOIftONNSMENTS.
sont aujourd'hui d'après les lésions élémentaires qui les ceustituent 0& en a , d'après cela , distingué sept espèces , qui sont : les syphilîdes exanlhématettses , vésiculeuses^ bulleuses, pusttUeuses^ tuberculeuses^ populeusei^ squameuses.
On pourrait encore y ajouter un huitième groupe formé par la lésion décrite précédemment sous les noms de pustules plates ou pustules humides, et que nous avons décrites plus haut comme constituant pour ainsi dire une transition entre les accidents primitifs et les accidents secondaires.
tes syphilides ont pour caractères communs : 1** une coloration rouge cuiwrée, ou semblable , d'après Fallope • à la chair de jambon. Cependant , ainsi que le dit M. Cazenave, il est des cas où le rouge cuivré n'existe pas, et cependant il y a toujours, même alors , une coloration spéciale, qu'il est impossible de définir par un mot connu. Cette coloration, qui varie du rouge cuivré au gris, présente entre ce^ deux termes une teinte grisâtre , terne , obscure , qui constitue réellement le fond de cette couleur à part qu'on reconnaît aisément , mais qu'on ne décrit pas , etjqu'on peut appeler avec M. Cazenave teinte syphilitique; 2"* un autre caractère comnmn des syphilides est la tendance particuUère qu'elles ont \ prendre une forme circulaire ; V" ces éruptions sont encore remarquables en ce qu'elles ne se présentent jamais avec un état franchement aigu, et qu'elles ont une marche le phis ordinairement chronique ; W elles déterminent rarement du prurit » et elles olfrént une grande tendance à s'ulcérer ; S"" à ces caractères M. Bassereau en ajoute deux autres. Le premier appartient surtout aux syphilides précoces , c'est une tendance à la polymorpbie , c'est-à-dire à l'évolution simultanée de syphilides de diverses formes sur un même sujet Ainsi rien de plus commun que de voir des syphilides dans lesquelles on distingue sur un fond érythémateux un mélange de papules, de vésicules, de pustules, en même temps que la plupart des orifices naturels sont garnis de papules humides. Le second caractère signalé par M. Bassereau, c'est la difféiience de forme qui existe entre les éruptions syphilitiques et les affections cutanées vulgaires qui s'en rapprochent le plus par la lésion élémentaire. La remarque faite par M, Bassereau est fondée sans doute; cependant les caractères qu'il donne sont loin d'être exclusifs aux syphilides; en effet, plusieurs dermatoses qui ne sont pas vénériennes présentent la même polymorphie. Rien de plus commun, par exemple, chez les galeux que de trouver à côté des vésicules caractéristiques, des papules, de Téry thème et des pustules. Quant au second caractère donné par iM. Bassereau , il est souvent vrai, mais on aurait tort encore de lui donner une valeur trop absolue.
Y a-t-il un rapport entre la gravité des symptômes locaux et la gravité des accidents constitutionnels de la peau? M. Bassereau s'est prononcé pour l'affirmative ; il a établi , en effet , qu'après les chancres indurés bénins , il ne survenait que des éruptions cutanées bénignes et des affections de divers tissus sans tendance à la suppuration , tandis qu'après les chancres phagédéniques survenaient les syphilides graves, les ulcères de la peau , les exostoses suppurées, les caries et les nécroses ; c'est là une proposition qui ne nous parait pas avoir encore été sanctionnée par les faits cliniques.
Les symptômes particuliers variant suivant la forme de l'éruption, il importe que nous tracions de cliacune d'elles une description abrégée.
i"" Syphilide exanthématique. — M. Cazenave en distingue deux variétés: la première, nommée roséole syphilitique , est caractérisée par des taches d'un rouge cuivreux, légèrement continentes , disparaissant lentement par la pression , occupant le tronc et les membres , apparaissant spontanément pendant le cours des
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sympcAiiies primitif , précédés parfois pendant un ou plusieurs jours de malaise , et même de fièvre, et plus souvent encore, diaprés M. Cazenave, de douleurs failles, quelquefois aigués , dans les membres, el d'une angine avec chaleur, séchereaw et teinte violacée de la membrane muqueuse ; quelquefois même on rcnoarqae sur les amygdales une ou plusieurs ulcérations caraotéristiques , mais peu profondes. Cette éruption , qui est une des formes les plus rares des sypbilides, peut être éphémère ou disparaître en quelques jours , laissant à sa place une teinte grisâtre qui persiste souvent plusieurs mois ; en général , pourtant , elle a une marche lente. Sa durée est rarement moindre de trois ou quatre septénaires, pounru qu'elle survienne dans le cours ou peu après la cessation des accidents primitifs ; si elle se déclare longtemps après l'infection première , elle persiste plusieurs mois.
La deuxième forme de syphilide exanthématique admise par M. Cazenave , est Y érythème populeux , caractérisé par des plaques qui ne dépassent pas le volume d'uoe pièce de 1 franc, et qui sont souvent moindres. Elles sont arrondies , légèremeot saillantes, d*une teinte gris brunâtre ; elles ne disparaissent qu'incomplètement par la. pression , et se terminent par délitescence ou résolution. Cette éruption se développe presque toujours sans prodromes ; elle occupe préférablemcnt les membres, et surtout les bras ; souvent éphémère, elle parait et disparaît sans s*accompagner de prurit L'érythème papuleux syphilitique , qui n*a guère qu'une durée d'un à deux septénaires, n'a jamais été vu par M. Cazenave qu'accompagnant ou suivant de très près les symptômes primitifs. C'est également ce qui a été constaté par M. Bassereaii , qui regarde l'érythème syphilitique comme le symptôme le plus fréquent et comme étant la manifestation la plus précoce de la syphilis. Ces éruptions , |)ar les points cachés du corps où elles se montrent souvent, par leurs nuances peu décidées, par l'absence de prurit, par leur durée souvent très courte, passent parfois inaperçues. Elles coexistent surtout, ainsi que M. JBassereau le remarque , avec deux autres symptômes , avec l'intumescence des ganglions cervicaux postérieurs et avec un certain degré d'alopécie.
Nous rapprocherons des syphilides exanthématiques certaines taches qu'on nomme macules ou éphélides syphilitiques, taches plus ou moins arrondies, d'une teinte cuivrée fopcée , ayant de 3 à /i centimètres de diamètre , non confluentes , disparaissant incomplètement par la pression , disséminées sur le tronc , les membres, la face, quelquefois légèrement prurigineuses. Elles ne sont susceptibles c|ue de deux terminaisons : la résolution et l'exfoliation. Elles ne s'ulcèrent jamais.
2* Syphilide vésiculeuse, — C'est la forme la plus rare. iM. Bassereau en a observé douze cas. M. Cazenave, qui l'a bien décrite, dit qu'elle peut se présenter bOus toutes les formes qui correspondent aux éruptions simples : ainsi, tantôt elle se manifeste par des vésicules rondes , globuleuses, d'un certain volume, isolées, connne dans la varicelle; tantôt elle apparaît sous forme de petits disques ou anneaux, comme dans l'herpès; d'autres fois eulin les vésicules, plus nombreuses, sont dis|)osées en groupes irréguliers, et disséminées comme dans l'eczéma. Toujours Téruption présente la teinte syphilitique qui la fait aisément distinguer. M. Bassereau ajoute que l'état vésiculeuv est court, tandis que les squames qui succèdent et l'engorgement rouge cui\ré et parfois papulcnix, qui existe souvent à la base des vésicules, persistent longtemps. Lors de la séparation des petites squames qui succèdent à sa dessiccation , il reste des Uches qui ont les caractères des macules syphilitiques déjà décrites.
M. fiassereau a va ce symptôme apparaître entre un mois et six mois après l'infection.
' 3' Syphilide bulieuse. — La syphilide baileuse se présente avec les deux formes connues, avec la forme du pemphigus et avec celle du rupia. Le pemphigus syphilitique n*a guère été observé jusqu'à présent que chez les nouveau- nés; nous avons déjà dit ( t. 1", p. 578) que M. Paul Dubois regardait comme ayant une origine syphilitique les bulles pemphigoîdes dont sont couverts les pieds et les mains de quelques enfants naissants. M. Cazenave partage cette opinion : cependant disons de nouveau que ce fait n*a encore que des présomptions en sa faveur; car, bien que les enfants qui présentent cette éruption succombent généralement peu après leur naissance, néanmoins on n'observe communément diez eux aucun signe de syphilis congénitale, et surtout ils n'ont pas toujours cette peau flétrie, cet aspect de vieillard, cet état général si remarquable que présentent souvent les nouveau* nés quand ils sont réellement infectés.
Le rupia syphilitique est une forme très rare d'éruption vénérienne. Il est carac* térisé par des bulles larges, peu distendues, assez régulièrement arrondies, entourées d'une aréole cuivrée, remplies d'un liquide noirâtre qui se dessèche et forme une croûte plus épaisse au centre qu'à la périphérie. Ces croûtes coniques sont entourées d'un cercle violacé qui s'ulcère. Les solutions de continuité, en guéris« sant, laissent des cicatrices indélébiles.
A* Syphilide pustuleuse. — Cette forme est très commune, et se déclare ordinairement plusieurs années après la guérison des accidents primitifs. Les pustules n'oiïreut pas toujours la même apparence; quelquefois elles sont petites, étroites, conoïdes, à base dure, d'un rouge terne, nombreuses et groupées. On peut les observer partout ; ainsi elles occupent surtout la face et le front, et simulent Vacne rosacea. Elles s'accompagnent de peu d'inflammation et elles ont une marche lente ; elles finissent par se dessécher, et lorsque la croûte d'un jaune grisâtre tombe, on trouve à sa place une petite cicatrice circulaire ou une simple macule, mais rarement des ulcérations. Le plus souventles pustules qui caractérisent la forme de la syphilide que nous étudions à présent sont plus larges, aplaties, peu saillantes et disséminées ; leur base, dure, est entourée d'une aréole rouge cuivré ; elles exis tent surtout sur la poitrine ou sur le cuir chevelu. La croûte, en tombant, peut laisser, comme précédemment , une cicatrice , ou une injection livide, ou une induration du derme, ou bien enfîn des ulcérations. La syphilide pustuleuse se montre quelquefois avec les caractères de l'impétigo discret ou confluent. Ce dernier constitue la forme de syphilide nomm^Q pustulo-crustacée^ caractérisée par de larges plaques rouges sur lesquelles naissent de petites pustules qui se confondent rapidement et se convertissent en croûtes qui cachent des ulcérations granulées, à bords élevés et taillés à pic. Ces plaques sont entourées d'une large aréole cuivrée tout à fait caractéristique. Ailleurs les pustules, plus volumineuses encore, ressemblent tout à fait à celles de l'ecthyma (ecthyma syphilitique). Elles sont rares, discrètes, occupent spécialement les membres; elles difl'èrent surtout des pustules de l'ecthyma simple par l'aréole cuivrée qui les entoure, et qui est d'un rouge pourpre dans celui-ci. Les croûtes, dures, noirâtres , arrondies, sillonnées, sont fortement adhérentes, et à leur chute on trouve des ulcérations profondes, à bords durs, violacés, et taillés à pic; leur fond est grisâtre, blafard ; elles s'agrandissent, se recouvrent de nouvelles croûtes, et lorsqu'elles guérissent, elles laissent après elles des cicatrices indélébiles. La chute des ongles, qu'on observe si sou-
r/ dans la 5^;>bilis constitutionnelle, est due le plus souvent à des postules et à
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des oicératioos qui détruisent la matrice de Tongle : celui-ci alors se dessèche, noircit et tombe ( onyxis ou onglade syphilitique ).
Chez les enfants qui sont infectés dans le sein maternel , la syphilis se révèle surtoot par des pustules, et notamment par la forme ecthyma. Presque toujours ce n*est que quinze jours, trois ou six semaines après la naissance que ces accidents se déclarent; ce n'est que très exceptionnellement que les enfants naissent couierts par Téruption (pustules , croûtes, ulcérations) ; dans ce dernier cas ils sont remarquables par Tamaigrissement de leur corps, par leur état cacochyme et par une sorte de ratatinement de la figure qui les fait ressembler à de petits vieillards.
5* Syphilide tuberculeuse. — C'est une forme très fréquente des syphilides, et qui survient ordinairement longtemps après les accidents primitifs. Elle est caractérisée par des tubercules dont le volume varie depuis celui d'une tète d'épingle ou d*un pois jusqu'à celui d'une amande ou d'une petite noix. Ils sont d'un rouge cuivreux, oblongs, aplatis, épars, plus souvent groupés en cercles. Ils peuvent occuper tout le corps; mais on les observe surtout à la face, sur le nez et aux commissures des lèvres. Les uns restent longtemps stationnaires, comme plusieurs années, conservant une surface lisse, polie, qui se desquame de temps en temps. Quand la guérison survient, les petites tumeurs se dépriment, puis disparaissent ; leur place est marquée quelque temps encore par une teinte d'un rouge livide. D'autres fois les tubercules, d'un rouge violacé, tendus, douloureux, s'ulcèrent et se recouvrent de croûtes épaisses. Les ulcères ont les mêmes caractères que ceux qui succèdent aux pustules; ils ont plus de tendance à s'étendre en profondeur et en surface : ce sont de véritables lupus qui fmissent par amener la destruction de certaines parties, comme les ailes du nez, les lèvres, etc. D'autres ulcérations sont serpigiueuses, superficielles, étroites, et affectent toutes sortes de directions et de ûgures. C'est à la forme tuberculeuse qu'il faut rapporter l'altération que nous avons déjà décrite sous les noms de tubercules plats, de pustules humides, altération qui, comme nous l'avons dit, est fréquemment primitive, mais qui constitue plus souvent encore un accident consécutif.
6* Syphilide populeuse {lichen syphilitique). — Elle est caractérisée par de petites élevnres pleines, peu saillantes au-dessus du niveau de la peau, dures, solides , jamais suivies d'ulcération , et se terminant toujours par résolution ou par desquamation. Parfois elles laissent une petite dépression capable de loger une tête d^épingle et qui se dissipe spontanément après quelques mois. On a distingué deux variétés de syphilide papulcuse. L'une aiguë, pouvant se déclarer pendant le cours des accidents primitifs, et caractérisée par l'éruption d'innombrables saillies dont les aréoles rougeâtres, en se confondant, donnent l'aspect d'une vaste surface cuivrée, hérissée de petites élevures d'un rouge moins foncé. Cette éruption, qui correspond au scabies venerea de quelques auteurs, survient promptement ; elle est complète en vingt-quatre heures. Sa durée est généralement courte; elle disparait après quelques jours , en laissant à sa place de petites taches qui fmissent elles-mêmes par se dissiper. La seconde forme diflère de la première par les caractères de l'éruption et par la marche qu'elle suit : ainsi les papules, plus larges, ont le volume de petites lentilles; elles sont arrondies, se développent lentement et successivement; elles occupent les membres, suilout dans le sens de la flexion, et ne produisent pas de piiirit. Leur sommet se couvre d'une pellicule sèche et grisâtre qui tombe et se reforme sans cesse jusqu'après l'afTaissement de la tumeur, à la place de laquelle il reste une tache d'un blanc grisâtre qu\ &\s\v^ti& lentement
\ok DES EUPOISONNEMENTS.
7" Syphilide squameuse, — Celte espèce de syphllide se caractérise par des écailles sèches et grisâtres sormoiitant de petites élevures de couleur cuivrée. Elle peut se présenter sous les apparences de la lèpre ou sous celle du psoriasis et particulièrement du psoriasis guttata. Mais elle diffère surtout de la lèpre ordinaire par 1^ couleur presque noire des plaques : de là le nom de lepra nigricans sous le(iuel beaucoup de personnes Tont désignée. La forme psoriasis diffère du psoriasia guttata simplex^ non-seulement par la couleur cuivrée, mais encore par un petit liséré blanc autour de la base de chaque plaque , adhérant à cette base , ce qui est considéré par Biett comn^e un caractère pathognomouique. Biett a aussi décrit une forme de syphilide squameuse à laquelle il donne le nom de cornée, en raison de la dureté , de la couleur grisâtre et de Taspect jfendillé des plaques. Cette forme se rencontre plus spécialement à la face palmaire et à la plante des pieds. £lle se manifeste par des points légèrement élevés, cuivrés, souvent arrondis, recouverts de squames dures, grisâtres, qui parfois forment une vaste plaque, épaisse, et qui est le siège de ûssures et de rbagadas souvent fort douloureuses. Autour de la plaque, il existe toujours une aréole large ayant la teinte syphilitique. Souvent , au lieu de former une plaque uniforme , la syphilide squameuse est disposée par points arrondis, peu saillants, de retendue de 1 centimètre, présentant au centre un point dur, blanc, corné, qu*on peut quelquefois faire sauter avec Tongle, mais qui d*autres fois pénètre comme un coin dans l'épaisseur de la peau (Cazeuavc). Cette syphilide persiste souvent pendant des années entières.
Telles sont les différentes éruptions que la syphilis peut produire à la peau. Elles peuvent exister isolément ; quelquefois plusieurs sont réunies sur le même sujet et coexistent avec d'autres accidents constitutionnels , notamment avec Tiritis, et surtout avec quelque éruption analogue, sur une des muqueuses accessibles à la Yue. Pour terminer ce qui a rapport aux effets du virus syphilitique sur la peau, nous dirons qu'indépendamment de Vonyxis, on observe fréquemment la chute des cheveux et des poils, ce qui dépend probablement d'une altération encore inconnue du bulbe : c'est ï alopécie. Dans la plupart de ces cas , les cheveux et les poils ne repoussent plus.
Diagnostic, — Comme MM. Cazenave et Schedel l'observent, les syphilides sont de toutes les éruptions celles qu'on méconnaît le plus souvent, et qu'on suppose aussi le plus fréquemment. Nous avons vu, en effet, qu'elles ressemblent à plusieurs maladies cutanées. Mais à l'aide des caractères indiqués précédemment, et sur lesquels nous ne reviendrons pas ici, on pourra presque toujours établir, leur diagnostic différentiel. Observons pourtant que ces syphilides n'ont pas. un signe pathognomouique, les caractères que nou^ leur avons assignés ne sont pas assez exclusifs à ces affections pour que leur absence ou leur présence puisse être un signe indubitable que Téruptlon est ou n'est pas syphilitique. Le diagnostic de ces affections doit , ainsi que le remarque M. Bassereau , s'établir non-seulement à l'aide des caractères propres de l'éruption, mais en ayant égard à son siège , à l'époque de son développement, aux antécédents syphilitiques des malades, à la présence de symptômes spéciaux concomitants.
Pronostic, — Les syphilides sont une des fornies les moins graves et les moins opiniâtres de la syphilis : cependant la forme squameuse est souvent rebelle, et la forme tuberculeuse peut laisser après elle de graves désordres.
Traitement, — Indépendamment du traitement interne consistant surtout dans
l'administration du sublimé ou du proto-iodure de mercure, il convient, dans les
sj'phJUdes, (rappliquer aussi le médicament localement. Ainsi, s'il n'y apasd'ul-
STPmUS COHSTITUTIONNBLLE DES MUQUEUSES. 155
réraiian^ od doonera quelques bains gélatineux au sublimé {U à 60 grammes pour un bain); on fera des iotioos avec une solution de sublimé (2 à (i décigrammet pour 60 gramme» d'eau distillée), ou bien des frictions douces avec la pommade au calomel (10 grammes pour 30 d*axonge), ou au proto-iodure de mercure (2 à k grammes pour 30 d'aionge) ; on peut enfin prescrire des fumigations cinabrées. Dans la syphilide squameuse on modifie quelquefois utilement Tétat de la peaa par des bains sulfureux, gélatineux et alcalins, par la pommade au goudroa (6 grammes pour 30 d*axonge) : les ulcérations de la peau seront pansées avec di cérat opiacé, si elles sont trop douloureuses; si elles sont atoniques, on les lotionne etoo 1« panse avec du vin aromatique, avec la décoction de kina, avec le cblo* rare de soude : on les cautérise avec le nitrate d'argent Dans les cas ordinaires on les panse avec une pommade mercurielle.
Dans les tabercides profonds de la peau, M. Ricord se loue d'avoir combiné le mercure avec la ciguë. S'il y a beaucoup d'inflammation , on recouvre les parties de cataplasmes éaaollienls ; on les lotionne avec des liquides narcotiques ; on applique quelques sangsues dans le voisinage. Si l'ulcération fait des progrès trop rapides H si les lotions chlorurées et iodées ont échoué (8 grammes de teinture d'iode pour 250 grammes d'eau distillée), il faudra essayer d'en arrêter la marche envahissante par une ou plusieurs cautérisations faites avec le nitrate acide de mercure. Si les cheveux tombent, on les rase, et l'on fait des frictions sur le cuir chevelu avec la teÎBture de cantharides.
lies tjmptteiefl de sypbîUi oonsUtalionaelle des membranes maqaeates.
1" Muqueuse de la bouche et du pharynx. — La muqueuse buccale est souvent le siège de diverses éruptions assez analogues à celles de la peau, avec lesquelles elles coïncident très fréquemment. On doit même dire, avec iM. Baumes, qu'on peut y reconnaître presque toutes les formes correspondantes aux syphilldes. Cependant presque toujours elles aiïectent une des formes des plaques muqueuses dont il a été parlé précédemment. Ainsi quelquefois on trouve sur la muqueuse des plaques irrégulières d'un rouge plus ou moins vif, blanchâtres au centre, sans gonflement, ou n'en produisant qu'un très léger. Elles n'ont qu'une durée très éphémère et coexistent ordinairement avec une syphilide exanthématiqne. Mais une forme d'éruption beaucoup plus commune, bien autrement importante que la précédente, car elle est caractéristique de Tinfection vénérienne, consiste dans de petites élevures plates, parfois légèrement granulées à leur surface, de couleur plus foncée que la muqueuse, ayant souvent une teinte cuivrée, offrant généralement une disposition en croissant, ou bien circulaire ou ovalaire ; elles siègent surtout à la commissure des lèvres, à leur face interne ou bien à celle des joues, plus rarement sur les piliers du voile du palais, sur ce voile lui-tnême, à la voûte palatine, plus rarement encore à la base de la langue. Cette forme correspond assez bien à la syphilide papuleuse et tuberculeuse. L'éruption peut rester longtemps stalioonaire; elle se termine presque toujours très promptement par résolution. <J«peiidaut, lorsqu'elle est irritée, surtout par la saillie d'une dent, elle peut finir l»ar s'ulcérer.
Sur la langue, la sy{>hilis produit spécialement de petits tubercules granulés, irrégulièrement fendillés et ulcérés, quelquefois unis, rouges ou grisùlrcs, eVdutu. ils siègent communément à la i)owic et bur k bord de i'organe ; euliu, p\ub t aLî%»
ment le virus syphilitique y détermine an épaississemeut et des indurations par* tielles que Ton confond quelquefois avec une transformation squirrheuse.
Lorsque le virus vénérien porte son action sur Tarrière-gorge , il y détermine presque toujours des ulcérations qui ont été surtout bien décrites par le docteur Babington. Ces solutions de continuité débutent le plus souvent par un point gangreneux qui commence tantôt par la muqueuse, et tantôt par l'amygdale ; ce point, rouge d*abord et un peu tuméfié, oiïre à son centre une tache jaunâtre qui brille à travers la muqueuse encore intacte ; mais au bout dedeux jours, celle-ci, amincie et ramollie, finit par s*ulcérer. Ailleurs les ulcérations succèdent à de simples excoriations très superficielles, ou bien même elles se forment d*emblée surla muqueuse qui n'a été qu'injectée.
Les ulcérations vénériennes de la gorge peuvent occuper les amygdales, la paroi postérieure du pharynx , le voile du palais et ses piliers. Elles présentent un fond grisâtre ou jaunâtre, des bords relevés, taillés à pic et d'un rouge foncé. Il est commun de voir ces ulcérations ne produire que peu de gonflement et presque aucune douleur, quoique la membrane muqueuse soit d'un rouge plus ou moins foncé , parfois cramoisi , et cela souvent sur une surface d'un centimètre autour de chaque ulcération ; les malades accusent seulement un peu de gène dans la déglutition et de la sécheresse dans la gorge; ils rejettent, le matin surtout , quelques mucosités jaunâtres; mais ces phénomènes sont souvent tellement peu marqués, qu'ils excitent à peine leur attention. Chez d'autres, par contre, les douleurs sont vives; la déglutition est difficile ou môme impossible; la voix est gutturale ; les malades rejettent, par expuition , des mucosités puriformes et fétides ; leur haleine exhale une odeur désagréable ; la réaction fébrile est assez forte , et l'amaigrissement assez rapide : dans ce cas l'ulcération est presque toujoui^s phagédénique. Ses progrès peuvent être alors tellement prompts, qu'en peu de temps le voile du palais, ses piliers et jusqu'aux os maxillaires et aux corps des vertèbres peuvent être entamés et détruits. Cependant les ulcérations de la goi^e ont communément une marche moins rapide ; les unes s'agrandissent par gangrène , la plupart par le travail ulcératif ordinaire, qui s'effectue toujours avec plus de rapidité dans la gorge que sur le tégument externe.
Diagnostic. — Comme H unter le dit avec raison , l'ulcère vénérien de la gorge est de toutes les formes de la maladie celle qui est le moins susceptible de donner lieu â des erreurs de diagnostic. £n effet, les bords taillés à pic de l'ulcération, qui semble avoir été faite par un etnporte-pièce ; sa surface, à laquelle adhère une matière blanche, épaisse, semblable à une eschare et qui ne peut être enlevée par le lavage; la couleur rouge, violacée, cuivrée ou bleuâtre de la muqueuse environnante ; le peu de gonflement des tissus, souvent l'absence de toute douleur ; enfin les progrès rapides de la maladie , distinguent les ulcères vénériens des ulcérations simples qui succèdent quelquefois â l'ouverture d'un abcès de l'amygdale. À plus forte raison sera-t-il facile de ne pas les confondre avec le dépôt d'une concrétion membraniforme grisâtre qu'on peut aisément détacher , ou bien encore avec le simple agrandissement d'une ou de plusieurs lacunes par suite d'un amas de lymphe plastique ou d'une matière caséensc ; car, dans ce dernier cas, il suffit de presser l'amygdale pour expulser aussitôt le corps étranger et faire disparaître ce qui n'était qu'une apparence d'ulcération.
Pronostic. — D'après ce que nous avons dit, les ulcères vénériens de la gorge sont une affection grave ; car, lorsqu'ils détruisent le voile du palais et les piliers , Jûà^htition quelquefois , et la phonation toujours, sont plus ou moins altérées ; la