‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2Chapitre 59 sur 265 · DU GOITRE · texte numérisé non relu

DU GOITRE

jBtnortmib. ^ fironcbocèle, Irachëocèle, grosse gorge, gros coo ; kemia Unckeaiis^ etc.

H'faut réserver le mot goitre pour désigner l'hypertrophie du corps thyroïde, et ne pas confondre sous cette expression, comme le faisaient les anciens, toutes les intumescences de l'organe dues au développement de quelques productions accidentelles, telles que les kystes, le cancer, etc.

Anatomiè pathologique. — Le corps thyroïde peut être hypertrophié dans tonte son étendue ou seulement dans un de ses lobes, ou même dans une partie d'un lobe. Quand l'hypertrophie est générale et considérable, l'organe peut avoir acquis des dimensions monstrueuses et un poids qui peut être de 500 grammes ; on l'a vu même s'élever parfois jusqu'à 5 ou 6 kilogrammes. Son tissu est toujours plus dense, plus rouge, et les lobules qui le constituent ont un volume plus considérable. A l'incision on fait souvent suinter un liquide jaunâtre et visqueux logé dans de petites vésicules membraneuses demi-transparentes. Les vaisseaux de la tumeur sont plus volumineux. Quand le goitre est très ancien, on trouve fréquemment, dans son intérieur, diverses productions morbides qui viennent encore en augmenter le volume ; on y rencontre surtout des kystes séreux ou mélicériques, dont les psirois peuvent devenir, à la longue, fibreuses, cartilagineuses ou même osseuses ; plus rarement on y trouve des noyaux squirrbeux ou du tissu encéphaloïde. Dehaën, faisant publiquement la dissection d'un goitre, y trouva réunies plusieurs productions accidentelles ; la tumeur contenait, en effet, du squirrhe, de l'encéphaloïde, du lipome, de l'athérome, des hydatides, des concrétion;^ osseuses et des noyaux apoplectiques.

Si/mptâmeSf marche, — I^ gottre se présente sous la forme d'une tumeur

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molle, pAteuse, indolente, plus on moins mobile, sans changement de couleur à la peao, sillonnée de grosses veines. Sa forme cl son volume varient beaucoup; Thypertrophie peat occaper tout l'organe ou un de ses lobes, et dans Tun et l'autre cas raffecter très inégalement : le plus souvent pourtant la tumeur est ovoïde ou sphéroldale, et occupe toute la partie antérieure du cou ; on la voit quelquefois, se détachant du larynx, tomber sur la poitrine, sur le ventre, et mémo, dit-on, jusque sur le pnbis et à la partie rooyemie des membres inférieurs ; d'autres fois elle remonte latéralement jusqu'au niveau des oreilles. Mais ces faits sont excessivement rares. Dans la plupart des cas la tumeur n'a que le volume du poing ou des deux poings du sujet, et ce n'est que très rarement qu'elle acquiert le double de ces dimensions. Si rbypertropbie n'envahit qu'un des lobes du corps thyroïde, la tumeur est située sur le côté du cou, à droite ou à gauche de la trachée et du larynx. Le goitre conserve rarement d'ailleurs la forme primitive de l'organe, presque toujours il est parfaitement limité à sa circonférence, excepté pourtant lorsque, par suite de l'ancienneté de la tumeur, le tissu cellulaire ambiant s'aiïecte à son tour et s'indure. La tumeur située sur le larynx suit tous les mouvements que cet organe -exécute pendant la respiration et la déglutition ; assise sur des vaisseaux volumineux, et traversée par des artères d'un gros calibre, elle est souvent aussi le siège de pulsations.

Le goitre présente quelquefois des variations assez notables dans son volume : ainsi il est incontestable que, chez quelques femmes, la tumeur augmente momentanément pendant l'époque menstruelle, et chacun sait que Thumidité peut avoir le même effet.

Les rapports du goitre avec des organes importants expliquent les troubles graves qu'on observe quelquefois chez les individus affectés de cette maladie. Ainsi la compression du larynx altère la voix et la rend rauque ; la respiration est gênée; les malades sont essoufDés, et épi^ouvent même parfois des accès de suffocation. La pression que la tumeur exerce également sur l'œsophage explique pourquoi certains malades avalent difficilement surtout les aliments solides. La pression sur les veines jugulaires, en gênant le retour du sang de la tête, occasionne de la céphalalgie, de la pesanteur de tête, parfois des accidents de congestion, et même l'hémorrhagie cérébrale ; en même temps la face est bouffie, violacée ; les lèvres sont bleuâtres et gonflées comme dans certaines affections organiques du coeur. Si le goitre, se dirigeant en haut, comprime les glandes salivaires, la sécrétion de la salive est activée ; enfin on a vu dans ce cas l'ouïe devenir dure par suite de la compression du conduit auditif. Ces effets ont lieu lorsque la tumeur a acquis un volume considérable, ou bien encore lorsque, sans avoir de grandes dimensions, son dévelop* pement, au lieu de se faire vers la peau, s'est effectué en arrière du côté du rachis. On a vu ces goitres en dedans, comme on les nomme, déterminer des accidents graves, et même la mort, bien qu'ils n'eussent que le volume d'une pomme de moyenne grosseur.

Sons prétexte que, dans certains pays, le goitre et le cWlinisme régnent endémiquement, et coexistent souvent chez le tiers environ des individus, on s'est cru en droit de conclure qu'il y avait un rapport de cause à effet entre les deux maladies; beaucoup de personnes admettent encore aujourd'hui avec Fodéré que le goitre est une cause de crétinisme, ce qu'ils expliquent par la compression qde le corps th}Toîde hypertrophié exerce sur les carotides. Mais l'observation journalière prouve qu'il n'y a ici qu'une simple coïncidence, attendu qu'eu somme \^ goîlrc n'atteint pas le plus s^^'^à nombre des crétins; que le crétimsmc e^v tate

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19ft DES LÉSIONS DE NtJTRITION.

dans beaucoup de pays où le goUre est eudémique; enfin, on rencontre tous le9 jours, dans le commerce de la vie, des gens qui, nonobstant un goitre volumineux, sont doués de beaucoup d'esprit. Dans Tétat actuel de la science, le goitre endémique et le crétinisme n*ont d'autres rapports entre eux que parce qu'ils peuvent être un effet des mêrncs causes.

Le goitre suit une marche extrêmement lente. Débutant communément vers Tâge de six à douze ans ou à la puberté, il s'accroit peu à peu, insensiblement. Le plus souvent ou le voit stationnaire pendant de longues années, puis il augmente rapidement, le plus souvent sans cause appréciable ; il offre ainsi de ces alternatives un grand nombre de fois avant d'atteindre un volume considérable. Dans quelques cas pourtant on a vu le goitre se développer avec rapidité, et arriver ea quelques mois à des dimensions énormes. Il y a cependant un âge où Thypertro^ phie du corps thyroïde ne fait plus de progrès : cette époque peut être fixée vers quarante ou quarante-cinq ans. Mais souvent alors la tumeur devient le siège, smvaut les prédispositions des sujets, des diverses production» morbides dont nous avons parlé précédemment.

Le goitre peut guérir spontanément : ia résolution est d'autant phis facile que la tumeur s'est formée plus rapidement ; mais quand le goitre se développe len* tement et date déjà de plusieurs années, il constitue presque toujours une maladif incurable.

Diagnostic. — Le diagnostic du goitre ne peut présenter aucune difiiculté : ei^ effet, une tumeur molle , non fluctuante , sans changement de couleur à la peau ^ située sur le larynx au niveau du corps thyroïde, ne peut être formée que par cet organe hypertrophie , car un kyste séreux ou bydatique donnerait de la fluctuation. L'emphysème du cou est une aflection à maicbe a^uë . de date toujours récente « presque toujours traumatique , et remarquable par la crépitation qu'on produit quand on le comprime. Dans le cancer du corps thyroïde , afTcction très rare d'ailleurs , celui-ci est dur , bosselé , et le siège de douleurs lancinantes. On ne prendra pas pour un goitre ni un anévrysme de la carotide ni les eogoiigemeata scrofuleux des parties latérales du cou ; car dans le premier cas , il y a une tumeur pulsative avec mouvement d'expansion , dont les battements diminuent ou cesseiH quand on exerce une compression un peu forte entre elle et le cœur» tandis qu'ils redoublent si l'on comprime entre la tumeur et les capillaires ; les engorgenienta acrofuleux sont remarquables par la situation le long du cou , où ils forment des noyaux durs , isolés d'abord , puis réunis , et dopt un plus ou moins grand nombre ae terminent par résolution et d'autres par suppuration.

Prononiic, — Si le goitre compromet rarement la vie « il n'en constitue pas moins une aiïection très incommode, très rebelle , le plus souvent même incurable. Il est d'autant plus difficile d'en triompher qu'il est plus ancien. Il est plus rebelle quand il est endémique que lorsqu'il survient sporadiquement

Etiologie. — Le goitre est quelquefois une aflection héréditaire. Il esmn peu plus commun chez la femme que chez l'homme. 11 est incontestable que cbes la première on voit quelquefois la tumeur s'accroître à la suite de la suppression des règles , après les efforts de la parturition , ou sous l'influence seule de la gossesse, comme le prouve un fait curieux observé il y a peu d'années à la clinique de H. P. Dubois, cl qui est rapporté par M. Verrus dam le Dictionnaire de médecine^ Le goitre est beaucoup plus commun dans les campagnes que dans les villes. Lj misère , l'usage d'aller le cou nu, et la constitution scrofuleuse, sont autant de causes prédisposantes , d'après Bramley.

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Legoître est une affection qui règne presque épidémiquement dans nn grand nombre de contrées , spécialement dans les Vosges, le Valais, dans les gorges des Pjréaées, des Alpes, des Codilières. Fréquent dans les vallées inférieures, on le dit presque inconnu sur les hauteurs. Les uns attribuent le développement de la maladie dans ces cas à l'air humide et non renouvelé ; mais cette opinion , dé^ fendoepar de Saussure, Fodéré et Benedict , a trouvé un adversaire habile dans ftL de Uumboldt, qui a prouvé que le crétinisme et le goitre étaient fréquents dan^ certaines localités de la Colombie situées sur des plateaux secs , dépouillés et ha** layés par les vents. Le plus grand nombre accuse , sans preuves suifisantes non plus , Fusage de certaines eaux ; les uns disent que ce sont les eaux provenant de la fonte des neiges , les autres les eaux qui sont privées d'air , la plupart les eau^ contenant des sels calcaires ou magnésiens.

L'opinion consistant à regarder le goitre comme se développant chez ceux qui boivent one eau provenant de la fonte des neiges n'eid nullement fondée , car on n'observe pas la maladie sur le penchant des Alpes , c'est-à-dire là même où les habitanls boivent l'eau de neige presque au sortir des fondrières; c'est précisé* ment dans des localités plus éloignées , dans les vallées , que la maladie est la plus commune : de même le goitre est endémique à Sumatra , où il ne tombe jamais d« neige, tandis qu'il est inconnu au Groenland, où la seule boisson des habitants consiste en eau de neige (Bramley).

L'idée que le goitre endémique dépendrait de la désoxygénalion de l'eau appartient à M. Boussingault. Cette désoxygénalion pourrait dépendre de l'élévation do sol, de la présence de l'acide carbonique dans l'eau , dd contact de celle-ci avec des sobftances avides d'oxygène , telles que le fer, le soufre , les matières organiques , comme les feuilles mortes, le bois pourri. Cette opinion est loin d'être encore démontrée.

Un plus grand nombre d'auteurs rattachent la cause du goitre à l'usage d'eaux aéléiiiteases , et des faits nombreux ont été produits en faveur de cette idée ; amsi le docceor J. M'Clelland , chirurgien de l'armée du Bengale , ayant traversé plus de iOOO milles pour étudier les causes du bronchocèle , a trouvé que dans cette immense étendue de pays le développement de la maladie était toujours dû à la préseoce dans l'eau de sels calcaires. D'autres ont plus particuUèrement accusé les seb magnésiens : ainsi Ingres, en suivant toute une ligne parcourue par une bande de calcaire magnésien, a vu le goitre se produire avec une constance qui ne s'est démeatie que sur le bord de la mer.

L'kiée de rapporter le goitre et le crétinisme endémique à la magnésie a été soutenue dans ces derniers temps avec une grande puissance par M. le docteur Grange. Ainsi ce médecin établit que la présence des sels magnésiens dans les aliments et les boiiSODS était constante dans les pays fortement infectés ; et que si la maladie (ait défaut dans qudques régions , cela tient à l'action favorable exercée par la présence de l'iode en quantité notable dans ces mêmes aliments, dans ces mêmes boÎMOOs. A ces faits, M. Grange en ajoute d'autres plus concluants. Il affirme, par iple , que dans certains pays des jeunes gens se donnent volontairement le pour se soustraire à la conscription en buvant certaines eaux que l'analyse a démontrées être très magnésiennes; et que dans des pays où le goitre est endé* nique , des familles se préservent de la difformité en buvant une eau différente de cdks dont usent le reste des habitants (i).

(1) Archivée généraUê de médecine, année iJSrti, nvméro d'octobre, p« 2&3.

L*opinion de M. Grange a été attaquée dans ces derniers temps par M. le docteur Niepce(l). Ce médecin objecte à la théorie du premier , que dans plusieurs villages sitaés dans la vallée de l'Isère et dans celle d*Aoste qui comptent iin très grand nombre de goîtreux et de crétins , les eaux analysées par des chimistes ha« biles n'ont fourni aucune trace de sels magnésiens ; que , d'antre part, dans de grands centres de population , on fait un usage journalier d*eaux magné* siennes sans qu'on y remarque ni le bronchocèle , ni le crétinisme. M. Niepce cite notamment la ville de Grenoble.

M. Ghatin a émis récemment l'opinion que le bronchocèle endémique se rat-* lâchait à l'absence ou à la diminution de l'iode , non-seulement dans l'eau , dans l'air, mais dans les terres , dans les aliments ; c'est là un nouveau sujet de recber^ ches à poursuivre.

Quoi qu'il en soit, il est incontestable que beaucoup de goitres sont dus à l'usage de certaines eaux, sans qu'on puisse déterminer encore au juste l'altération que ce liquide a subie. Parmi les faits prouvant cette influence qu'on pourrait invoquer, je ne rappellerai ici que l'histoire de ce régiment dont parle M. Coindet , composé déjeunes soldats qui furent presque tous atteints d'une tuméfaction considérable du corps thyroïde peu de temps après leur arrivée a Genève, où ils buvaient de l'eau d'une même pompe ; ils changèrent d'habitation et de boisson , et le corps thyroïde reprit promptement ses dimensions ordinaires.

Des faits et de la discussion qui précèdent on doit conclure que le goitre endémique n'est pas produit par une cause unique ; car dans les pays les plus infectés, ces causes ne sont pas partout les mêmes; et il est rare qu'il n'y en ait qu'une. Il est donc infmiment probable que le goitre , comme le crétinisme endémique, résulte de l'action combinée de plusieurs causes : c'est lopinion d'ailleurs qu'ont émise MM. Cerise et Marchant. Ces médecins distingués, ayant observé le goitre , le premier dans les Alpes, le second dans les Pyrénées, s'accordent pour admettre que la maladie peut être le résultat d'un concours de circonstances diverses, et ils se sont inscrits contre la prétention de ceux qui veulent lui assigner nne cause constante et toujours nécessaire. C'est à peu près aussi ce qu'a dit M. Bramiey dans le travail étendu qu'il a publié sur les causes du goitre dans le Nèt>3t^l , où il a vu souvent la maladie être plus commune sur les hauteurs que dans la plaine ; il a constaté aussi la fréquence du goitre dans des pays les plus dissemblables par le climat, la température, l'alimentation et la qualité des eaux.

Si Téliologie du goitre endémique est obscure , celle du goitre sporadique l'est plus encore, et il est impossible de dire jusqu'à piésent quelles en sont les causes prédisposantes et eflicientes.

Traitement, — Lorsque le goitre commence , surtout si le sujet est jeune , il suffit souvent d'expatrier l'individu et de le soumettre à de bonnes conditions hygiéniques pour arrêter la maladie dans sa marche et amener même sa résolution : ainsi Itard a vu à Lausanne un pensionnat consacré à de jeunes Anglais où presque tous les élèves étaient atteints de goitre, et auxquels cependant on ne donnait aucun remède, parce qu'on savait que le retour dans leur pays suffirait pour les guérir.

Expatrier les individus est la première chose à faire pour le goitre endémique. M. Grange pense qu'on peut dans ces cas en prévenir le développement ou l'arrêter en prescrivant l'usage d'un sel marin additionné par kilogramme de 1 à 5 décigrammes d'iodure de potassium. Ce médecin dit avoir guéri ou préservé des familles entières; mais c'est là un fait qui reste encore h vérifier.

(i) Traité dn ffotire et du erétinitme. Paris 1854.

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Ou a proposé contre ]c goitre conGrmé une foule de moyens qui pour la plupart sont inutiles : tels sont les vésicatoires , les emplâtres fondants, les sétons, les caustiques, les scarifications et la ligature des artères thyroïdiennes. Je ne parle pas de l'extirpation , que quelques-uns des plus célèbres chirurgiens modernes (Dupuytren, Roux, Blandin) ont tentée sans succès, et à laquelle il faut désormais renoncer.

Parmi les moyens curatifs proposés contre le goitre , un de ceux qui comptent le plus de succès avérés est sans contredit Tiode, préconisé surtout par Goindet à Genève, et par Brera en Italie. On administre à Tintérieur la teinture, ou mieux encore riodure de potassium, et Ton applique en outre sur la tumeur une pommadé iodée. L*iode est sans nul doute la substance active , agissante , de plusieurs remèdes empiriques qu*on a vantés contre le goitre : tels sont les cendres du fucu$ ve$iculosus , conseillées par Roussel sous le nom d'éthiops végétal , et V éponge brûlée. Pour que celle-ci soit efGcace, il ne faut pas la charbonner; mais on doit, d'après la recommandation de M. Bouchardat, ménager tellement le feu , que la poudre obtenue conserve la couleur rousse de Téponge. Aux malades âgés de plqs de dix ans on donne chaque jour 3 grammes de celte poudre (1 gramme le matin, 1 à midi, 1 le soir). £nûn, la poudre d'épongé et Tiode paraissent être la partie active de la poudre dite de Sency, arcane auquel une commission de TAcadémie de médecine a reconnu une e£Qcacité assez grande pour que ce corps savant ait demandé au gouvernement d'acheter le remède aûn de le rendre public.

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