DU RAMOLLISSEMENT DE LA MUQUEUSE INTESTINALE
ils sont provoqués par la toux ou par l'ingestion des aliments et des boissons. Les accidents n'ont pas toujours une marche progressivement ascendante. Il arrive, en effet, fréquemment qu'ils se calment pendant quelques jours ou quelques semaines sans pourtant que rallération de Tcstomac ait diminué. On voit alors les malades pouvoir quelquefois digérer des aliments solides, tandis que peu de jours avant ils rejetaient môme les boissons les plus douces. Les symptômes du ramollissement peuvent |)ersister à divers degrés pendant deux , trois ou six mois ; ils sont quelquefois la cause principale de la mort, ou du moins ils en accélèrent beaucoup le terme.
Diagnostic, — Le ramollissement ressemble quelquefois tellement par ses symptômes à la gastrite aiguë, qu'il est difficile pendant la vie d'établir son diagnostic différentiel. Cependant remarquons que la douleur du ramollissement, an lieu d*être vive et brûlante comme celle de la gastrite, se rapproche beaucoup plus par ses caractères de la douleur de la gastralgie. Les malades ont presque toujours des vomissements verdûtres , cl exhalent de leur bouche une odeur acide de Vinaigre qu'on n'observe point dans la gastrite. Celle-ci a une marche assez égale; ses rechutes s'expliquent presque toujours par des écarts de régime, tandis que, dans le ramollissement, nous avons noté comme fréquentes des irrégularités dans b marche, des alternatives brusques en bien et en mal. Cependant ces caractères distinctifs ne sont pas tellement tranchés qu'on ne doive, dans un grand nombre de cas , rester dans le doute sur la nature de l'altération dont l'estomac est le siège.
Pronostic. — L'incertitude du diagnostic ne permet pas de poser le pronosùc sur des bases certaines : on peut néanmoins établir que si le ramollissement de Testomac n'est pas absolument incurable, il n'en constitue pas moins une des affections les plus graves et dont les causes nous sont encore totalement inconnues.
Traitement. — Les anliphlogistiques, notamment les sangsues ou les ventouses appliquées à l'épigastre, n'ont presque aucune utilité, si ce n'est quelquefois pour modérer la douleur , mais ils ne peuvent rien contre les vomissements. Ceux-ci s^mt quelquefois arrêtés par l'application d'un vésicatoire à l'épigastre ou par l'usage de Feau de Seltz; mais on retirera surtout de bons effets des boissons gkicées. Les douleurs sont calmées presque toujours, et les vomissements le sont parfois parles préparations opiacées, notannnent par l'extrait ihébaîque. Le malade sera soumis i la diète lactée; il devra pour toute nourriture et pour seul médicament boire da lait pur ou coupé avec un cinquième, un quart ou moitié d'eau de Vichy naturelle. Ce n'est qu'après la cessation complète des accidents et très lentement, qu*on devra revenir à une alimentation plus substantielle.