DE L'OBUTÉRÂTION DES SINUS DE LÀ DURE-MÈBE
le tborax. Les veines des membres supérieurs, du cou et des parois tboraciques, sont Tolumioeuses ; il survient beaucoup de dyspnée , même dans les cas ( rares d'ailleurs) où robiitération de la veine cave ne coïncide avec aucune maladie des poomoBS , du cœur ou de Faorte : c*est en raison de cette gêne qu'éprouvent la respration et la circulation qu'on voit communément survenir de Tanasarque à une époque eflk:ons peu éloignée de la maladie. Enfm quelques nialades éprouvent de là pesanteur de tête , de la somnolence , et de temps en temps des accid^ts apoplectiques ; ce qui s'eiplique par la stase du sang veineux dans les vaisseaux et les sinu^ cérébraux , quelquefois par Torganisation de caillots fibrineux dans ces conduits , comme M. Tonnelé en rapporte un exemple.
Malgré la pernstance de l'altération organique , onâ vu quelquefois les accidents s'amender , rcedéme même disparaître , comme dans une observation de Reid : mais l'amélioraiion n'est que de courte durée. Si le rétrécissement du vaisseau est considérable , et si à plus forte raison il y a oblilérationf complète , la mort est iné-^ vitaUe. Jusqu'à présent je ne connais aucun exemple d'individus ayant vécu avec les apparences de la santé, bien qu'ils fussent affectés d'une oblitération de la veine cave supérieure, tandis que j'ai rencontré une fois la plus grande partie de la veine cave inférieure convertie en un cordon ligamenteux, sans donner lieu à aucun trouble du côté des organes circulatoires.
Lorsque la teine cave supérieure est oblitérée , le sang des parties supérieures refient an cœur par la veine cave inférieure : c'est fa veine azygos, dont le volume pent être plus que quintuplé (^larjolin), qui transporte ainsi le sang de haut en b»; en même temps toutes les branches qui aboutissent aux divers points de sa kngnenr sont également très dilatées : on peut donc dire que dans ces cas tout le sngdo corps (si l'on en excepte celui des veines cardiaques) passe par la veiné Cive inférieure.
9e foblitératioii dès tmos de le dnre-mère.
H. T<Minelé a prouvé qu'il pouvait se former , pendant la vie, dans les sinus cerébran et dans le reste du système veineux encéphalique, deux ordres de concrétions, les unes purement sanguines, les autres formées par une matière concrète exhalée par la membrane enflammée. (Vuy. Pldébite,) Les premières reconnaissent d'ordinaire pour cause des circonstances mécaniques propres à diminuer ou à intercepter complètement le cours du sang : tel est, par exemple, un rétrécissement de ta veine cave supérieure ou de la jugulaire interne qui force le sang à stagner dait les sinus de la dure-mère. Lorsqu'un ou plusieursde ces conduits sontobiitéré3^ les Teines dn cerveau se gonflent et peuvent même se rompre ; de la sérosité, et du sang, s'inûltreut dans le tissu cellulaire sous-arachnoîdien, dans les veu- ^ dans la cavité arachnoklienne, et quelquefois jusque sous le cuir chevehu Ltt mâtades éprouvent des accidents en rapport avec ces altérations : ce sont parfon dn déàire et des convulsions, plus souvent c'est un état comateux ; mais aucun et CCS signes ne se présente avec des caractères paiiiculiers capables de faife diagDfistiqoer la nature de la maladie.
Qoeta que soient les sinus affectés, le traitement des obIKérations de ces canaux ■*e8t que pailiatit U faut s'attacher à donner une position convenable aux parties pov eoipéclier le plus possible la stase du sang; dans quelques cas, ou cie\m (aire quelques frictions excitantes; eniin, quand (a congestion \e\nei\se &e\\eti\ , il fant y remédier par VêppUcêiion de sangsnes.
Bétréoifsemeiit et oblitération des tuyau aéncAf .
Des obstacles très variés peuvent ^êner oii môme empêcher Tentrée c|e Tair dans les tuyaux aériens; car, indépendamment de la bronchite, du croup et des productions polypeuses, il existe plusieurs autres causes que nous devons mentionner ici particiilièrement.
Une de plus communes est la diminution du calibre produite par une compression extérieure. Eu eiïet, la trachée, les bronches et leurs ramifications principales sont souvent comprimées, aplaties, par des tumeurs de diverses natures : ainsi la première Test souvent par un goitre volumineux ; toutes le sont fréquemment par des anévrysmes de Taorte, par des ganglions tuberculeux. M. Reynaud souvent rencontré des ramifications bronchiques oblitérées par suite de la coarcta* tion de leurs parois et de leur transformation en cordons solides ; enfin M. Ginlrac a publié en iSUU, dans le Journal de médecine de Bordeaux, le fait curieux d*UM enfant de huit ans, qui avait toujours eu de la dyspnée, qui mourut suffoqué, et à Vautopsie duquel on trouva, comme explication des troubles fonctionnels observés t)eBdantla vie, une hypertrophie des fibro-cartilages de Ja trachée et des bronches, ce qui avait occasionné un rétrécissement considérable de ces conduits.
La compression des tuyaux aériens , en diminuant le volume d'air qui pénètre dans la poitrine, rend le murmure respiratoire faible ou nul, en même temps que la percussion donne une sonorité moins parfaite. Quand la compression porte sur la trachée, ces phénomènes existent dans toute Tétendue du thorax; les malades accusent en même temps une dyspnée qui est en rapport avec le degré de compression; en outre, chaque inspiration est marquée par un sifflement ou par un bruit rauque, semblable à celui que font entendre les chevaux cornariiib. Si la compression n'atteint qu'une bronche, ou .si un corps étranger est engagé dans sa cavité, le bruit respiratoire estaiïaibli seulement dans. le côté correspondant ; enfin, si la compression ou Toblitération n'aiïecte qu'une ramification, le bruit d'expansion ne sera aiïaibli ou suspendu que dans les portions du poumon qui en dépendent, car il n'existe point ici, comme pour le système artériel de voie auaslomotique qui puisse ramener l'air dans les cellules pulmonaires.
Su rétréoisfemont de l'»fophage.
Causes, anatamie pathologique, —Presque tous les rétrécissements de l'cesophage sont produits par Tinduration et l'augmentation d'épaisseur des parois de l'organe. Ces altérations sont quelquefois le résultat d'une simple inflammation^ aiguë ou chronique : tels sont ces rétrécissements qu'on voit survenir parfois chex les individus qui ont avalé des caustiques, des corps brûlants, ou chez ceux qui ' ont conservé pendant plus ou moins longtemps dans l'oesophage quelque corps étranger, tel qu'un fragment d'os , une épingle, une arête de poisson, une pièce de m^naie, etc. Cependant la plupart des rétrécissements œsophagiens sont dus à une transformation squirrheuse ou cancéreuse des parois de l'organe. Il est douteux qu'on ait jamais rencontré dans l'œsophage, comme nous le verrons pour le rectum, des rétrécissements provenant d'une transformation fibreuse des tuniques ou de leur hypertrophie simple. Il n'est pas extrêmement rare, au contraire, de voir le calibre de l'œsophage être considérablement diminué par la compression de quelque tamear wisiae, comme le corps thyroïde lorsqu'il est augmenté de volume , les