DES BÊTBÊCISSEMENTS DU TUBE INTESTINAL
btîon des fèces ëndorcTes, par la préscnee ct*an corps élnnger, tel que des calculs biliaires, întesUaaux, ou par une production polypeusc; enfin, plus fréquemment encore, le rétrécissement est organique, permanent, et résulte d'une modification sonrenae dans la structure de Tiniestin. Ainsi le rétrécissement est fréquemment produit par une dégénérescence squirrheuse ou cancéretise des parois intestinales, OD par Que simple hypertrophie d'une ou de plusieurs des tuniques, ou par un en« gorgemént simple provoqué et entretenu chez quelques malades par des hémorrboîdes anciennes ou survenant chez des individus qui se prêtent à la sodomie, et qui, dans ces rapports honteux, ont eu leur rectum infecté par des chancres ou par nn écookment blennorrhagique ; d'autres fois les rétrécissements succèdent évidemment à quelque ulcération. On conçoit, en effet, que lorsque celles-ci sont très étendues en profondeur et en surface, la gnérison ne pouvant avoir lieu que par le rapprochement des parties, il doit en résulter, comme on le voit à la peau après de grandes pertes de substance , des cicatrices dures , rayonnées , saillantes , qui , comme tous les tissus inodulaires, ont beaucoup de tendance à se rétracter et î diminuer encore 4*au tant h capacité intestinale, qui alors peut finir par pernoetre à peine l'introduction d'une plume à écrire. Certaines brides fibreuses qu'on trouve dans l'intestin , et surtout dans le rectum, ont souvent l'origine dont je parle; d^antres fois elles résultent d'une transformation fibreuse survenue spontanément par soite d'une perversion dans la nutrition , qui remonte quelquefois à une époque antérieure à la naissance ; ce rétrécissement eist dit alors congénital. Dans ces cas, on voit tantôt dans l'intestin une valvule saillante, une sorte de diaphragme incomplet, percé à son centre, ou sur un de ses côtés, d'un orifice plus ou moins étroit : ailleurs on dirait que l'intestin a été fortement serré par une ligature. La oonstriction est produite alors par un anneau fibreux formé aux dépens d'une ou de plusieurs des tuniques intestinales. Nous avons rencontré plusieurs fois cette espèce de constriction sur des anses intestinales qui s'étaient échappées par dès ouvertures herniaires, et qui avaient été comprimées par elles pendant de longues années^
Les rétrécissements sont plus ou moins considérables et varient depuis la simple diminution dans le calibre de l'intestin jusqu'à son oblitération presque complète. Les rétrécissements organiques sont généralement limités à un petit espace. Ils pensent n'avoir que quelques millimètres d'étendue , rarement ils ont de 6 à 8 centimètres. Le plus souvent il n'existe qu'un seul rétrécissement; quelquefois pourtant on en trouve plusieurs à la suite les uns des autres; on en a compté jusqu'à onze ou douze ; l'intestin est alors noueux , inégal , et offre extérieurement la forme d'un roseau. Ces rétrécissements multiples succèdent ordinairement à des ulcéntions.
Dans presque tous les cas de rétrécissement un peu considérable , on trouve une dilatation parfois énorme de la portion d'intestin située au-dessus de l'obstacle;^ ,1^ ^ ^ ^ elle est produite par le séjour habituel et prolongé des matières solides , liqoideii^ ^ '^ • et gazeuses. Par contre, les parties situées au-dessous de la coarctation sont moins amples que de coutume et sont revenues sur elles-mêmes. Les rétrécissements se rencontrent inégalement sur toute la longueur du tube intestinal. Rares dans le jéjunum, ils sont d'autant plus communs qu'on se rapproche davantage ^b terminaison de l'intestin ; le plus grand nombre occupent le rectum, où, d'aptes les recherches de MM. Rérard et Masiieurat-Lagémard (1], l'altération siège', dans les
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deux tiers des cas à peu près, dans un point accessible au doigt, et le plus souvent à 6 ou 9 centimètres de Tanus, résultat contraire à ce qu'enseignait DesaulL Les femmes en sont affectées à peu près au même degré que les hommes. D'après H* Costalia, c'est vers la vingtième année que se montrent le plus souvent les premiers symptômes de raiïection ; cependant, dans les faits réunis par MM. Bérard et Masiieurat-Lagémard, ce serait beaucoup plus tard que la maladie se manifesterait dans l'un et l'autre sexe ( de trente à quarante-cinq ans.pouf les femmes, de cinquante ï soixante-dix pour les hommes).
SymptùmeSy marche, — La forme des accidents varie suivant le point de l'intestin qui se trouve rétréci : ainsi , lorsque lé rétrécissement est considérable et qu'il siège non loin de l'estomac, comme à la fin du duodénum ou au commencement du jéjunum, les malades sont tourmentés par des vomissements aqueux, alimentaires, par des rapports gazeux ; la région sus-ombilicale est développée, tendue» plus sonore que de coutume ; les digestions sont pénibles, les selles rares , la nutrition est altérée ; les malades maigrissent beaucoup et rapidement Si le rétrécisrement occupe la fin de l'intestin grêle ou le gros intestin, les fonctions de l'estomac sont beaucoup moins troublées , les vomissements ont même lieu très rarement; mais l'abdomen est généralement tendu, météorîsé; les anses d'intestin se dessinent quelquefois à travers ses parois ; il existe une douleur locale, continue et plus on moins vive, au niveau du point rétréci. Le palper ne fait rien distinguer, tandis que la percussion , qui donne un son clair dans la plus grande partie dtf ventre, fait entendre près du rétrécissement et au-dessus de lui un son obscur et mat dû à l'accumulation dans ces points des matières solides et liquides ; l'appétit est diminué , les digestions sont pénibles ; l'ingestion des aliments augmente la tension du ventre et excite des coliques; les selles sont rares , difficiles ; quelques malades pourtant ont de la diarrhée par intervalles. Plus souvent il y a des alterr natives de constipation et de dévoiement Chez quelques-uns il survient de temps en temps, et après une constipation de plusieurs jours, des selles extrêmement copieuses avec émission de gaz. Le ventre alors s'affaisse, et les malades éprouvent un grand soulagement Ces espèces de débâcles sont surtout fréquentes dans les coarctations du rectum.
Quand le rétrécissement siège dans cet intestin, il y a souvent du ténesme ; quelques malades, ayant la sensation d'un obstacle placé plus on moins liant, enfoncent leur doigt dans le rectum pour le vaincre. Enfin , après des efforts souvent inouïs, ils n'expulsent qu'une petite quantité de fèces, qui sont tantôt cylindroîdes, tantôt aplaties et rubanées; d'autres ont la ténuité de la ficelle ou du vermicelle fin, suivant la forme et les dimensions de l'orifice qu'elles traversent Lorsque !• rétrécissement est an-dessous de l'angle sacro-vertébral , le doigt indicateur introduit dans le rectum peut l'atteindre ; s'il est placé plus haut, on pourra le décou- . yrir en poussant jusqu'à lui une sonde oesophagienne, ou mieux encore une bougie k empreinte. Enfin , suivant la nature du rétrécissement, il pourra exister divers suintements par l'anus. ( Yoy. Cancer du rectum, )
Lorsque l'obstacle dépendant d'une cause accidentelle est enlevé, les matières intestinales reprennent leur cours, et tous les accidents cessent aussitôt Mais la plupart des rétrécissements étant organiques, le calibre de l'intestin tend sans cesse à dimioqer ; il finit tôt ou tard par s'oblitérer : les malades succombent alors avec tous les accidents de l'iléus. ( Voy. plus bas, Oblitmitions des intestim,)
Durée, — La maladie a une durée très variable et qui est subordonnée à la nature du rétrécissement Si celui-ci est cancéreux, ses progrès sont incessants, et