‹ Traité élémentaire et pratique des maladies de la gorge, du pharynx et du larynxChapitre 24 sur 31 · MUSCLES · texte numérisé non relu

MUSCLES

484 MALADIES DU LARYNX

Symptômes. — Les muscles thyro-aryténoïdiens peuvent être frappés d’un seul ou des deux côtés à la fois. Dans les paralysies * incomplètes, la voix est enrouée, dysphone et même diphioM Si le malade émet en même temps deux sons ceux-ci sont presque 5 toujours cônsonnants et généralement à- l’octàve ou à la tierce. * l’un de l’autre/ Ils sont dus à la contraction incomplète du thyroki aryténoïdien et à l’accolement' des cordes soit dans le tiers antérieur, soit dans le quart postérieur, d’où formation dé deux orifices glottiques de dimensions inégales. Si la paralysie és||

gion postérieure restant presque béante. Il est facile de constater - 1 cette sorte de contraction spasmodique qui empêche la formation!'!,'; de l’anche vocale, expliquant l’aphonie tout à fait spéciale et très caractéristique dans ces cas .

- Marche. Durée. Terminaison. — La marche de la maladie dé-, ; coule de la cause qui l’a produite. Ordinairement léger au débutai le spasme peut aller en augmentant, si le malade ne prend pàs^r i les précautions nécessaires pour en éviter l’aggravation-. ; Une^? émotion un peu vive, chez les sujets nerveux, suffit très souvent, à exagérer momentanément le trouble musculaire. La durée del’affection est donc extrêmement variable, passagère dans quel-

n’ont pas eu le temps de s’habituer à leur nouvel état. 11 en résulte une sorte de trouble de l’accommodation vocale, qui se traduit par une contraction partielle des cordes et la conservai tion de la voix infantile.

Ruault pense aussi que la voix eunuclioïde est quelquefois-® résultat d’un arrêt, d’une insuffisance ou d’une irrégularité d$l développement du larynx au moment de la puberté. J’avoue qufctj ni mon expérience, ni celle de Garel qui a particulièremeut étudié cette intéressante question, ne concordent avec cette manière de'« voir. Du reste, tous les malades que j’ai eu l’occasion d’observer •. ont guéri, en quelques jours, par un traitement rationnel mfl régulier.

§04 MALADIES DU LARYNX

MM. Krishaber et Charcot. Peu de temps après, en 1881, M. Cherchewski réunit dans un mémoire important, publié dans la Revue de Médecine, une série d’observations qu’il classa pour établir définitivement les relations existant entre les accidents laryngés et l’ataxie locomotrice. Depuis cette époque, les faits de ce genre se sont multipliés au point qu’aujourd’hui il serait difficile de les grouper tous. Je me bornerai à citer parmi les travaux les plus connus les observations de Gasquet, Fournier, Munschina, Krause,

D’après des recherches faites par un certain nombre d’aüteurs, en particulier par Krause, à l’hôpital de la Charité à Berlin, le spasme des muscles du larynx peut s’observer dans un certain ' nombre d’affection des centres nerveux. C’est ainsi qu’ils peuventêtre la conséquence de la syphilis spinale, de tumeurs oud’hémor- J ragies cérébrales, de paralysies saturnines, de l’épilepsie, de la. i paralysie pseudo-bulbaire, de la paralysie générale progressive#! de la sclérose en plaque, du railway-spine et du tabes. Dans 1|H plupart de ces cas il existe ou des troubles de la sensibilité o^B ■ des paralysies des muscles du larynx, quelquefois même dès cohMB tractures permanentes, mais dans l’ataxie locomotrice seule onjg voit se produire de véritables crises spasmodiques. On ne saurait’^ en effet considérer comme tel, le tremblement des cordes rencon-fj tré par Krause dans un cas de paralysie saturnine.

Symptômes. — Je n’ai pas à exposer ici les symptômes du tabéiS en général. Je me bornerai à décrire les troubles spasmodiqués» que l’on est susceptible d’observer soit au cours de cette affection,^ soit comme signe prémonitoire. Avec MM. Krishaber, Charcot et Gherchewski, nous les classerons en trois groupes basés sur l’in- • tensité des symptômes observés, ce seront :

. 1° Les accès de toux spasmodique simple ;

2° Les accès de suffocation allant jusqu’à la perte de connais- i

3° La forme sidérante, apoplectique avec

; asphyxie.

L’examen Iaryngoscopique pratiqué dans l’intervalle des crises fournit la plupart du temps des résultats négatifs. On a cependant, constaté chez . quelques malades, l’existence d’une paralysie oui d’une contracture passagère de l’une des deux cordes vocales,*

Mauche. Dosée. — Les manifestations laryngées peuvent apparaître à la période prémonitoire du tabes (période pré-ataxique) ou lorsque cette affection est nettement confirmée. Ces phénor mènes prodromiques sont même susceptibles de devancer l’appa-

ans avant la confirmation du mal (Cherchewski). J’ai vu souvent.’’ ces crises laryngées servir bien souvent à reconnattre une ataxie ; locomotrice ignorée.

Habituellement les accès sont assez légers au début, pour passer presque inaperçus ; c’est seulement le jour où ils ont acquis unel

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