‹ Traité élémentaire et pratique des maladies de la gorge, du pharynx et du larynxChapitre 25 sur 31 · SPASMES DES MUSCLES DU LARYNX · texte numérisé non relu

SPASMES DES MUSCLES DU LARYNX

raître le spasme laryngé. Ce symptôme survient ordinairement sous l’influence d’excitations psychiques plus ou moins violentes, chez des sujets prédisposés. Le sexe féminin paraît être plus particulièrement atteint, sans que les hommes soient à l’abri de cette

Tout le mondç connaît les quintes de toux spasmodiques et même les véritables accès de suffocation qui accompagnent l’introduction du spéculum auris ou l’attouchement du conduit auditif de quelques malades. Dans les cas de lésions nasales, c’est à la suite d’un coryza hypertrophique, avec ou sans déviation de la cloison formant éperon et s’enfonçant dans la muqueuse tuméfiée. C’est également comme conséquence de lésions de la cavité naso-pharyngienne, dégénérescences polypoïdes, de vrais polypes ou autres irritations, que l’on voit apparaître le spasme glottique. Quelques auteurs pensent même qüe les lésions stomacales, les troubles intestinaux (Secchi), les affections utérines ou génitales produisent la toux ou le spasme réflexe par l’intermédiaire de la muqueuse de Schneider. A ce sujet, fïtiault a rappelé que le professeur Bouchard avait signalé la fréquence de coryzas chez les sujets atteints de dilatation de l’estomac. De même John Mackenzie, Joal et autres ont attiré l’attention sur les congestions nasales qui accompagnent les différentes lésions de l’utérus, de ses annexes, ou les excitations génitales.

Ici encore ces phénomènes apparaissent chez des sujets offrant à un degré plus ou moins marqué les symptômes de ce que l’on est convenu d’appeler le tempérament nerveux, facilement excitable. L’hystérie constitue donc de ce chef une prédisposition toute naturelle à cette affection. Les causes occasionnelles du . spasme peuvent être extrêmement variables ; toute irritation du point qui sert de départ au réflexe, réproduira, presque infailliblement ce dernier.

Symptômes. — Le spasme consiste, dans les formes légères, en un simple accès de toux sèche, plus ou moins quinteuse, coqueluchoïde, analogue à celle des spasmes d’origine centrale, sans a'ier toutefois jusqu’à la suffocation. D’autres fois le malade est

: peut donc être question de l’é

Diagnostic. — La question du diagnostic est assez délicate, car à la lecture d'un certain nombre d’observations de vertiges dits laryngés, on est en droit de se demander si l’examen du malade a été assez approfondi pour affirmer que la lésion avait bien le larynx pour point de départ et non d’autres muqueuses. La description des spasmes réflexes qui a fait l'objet d’un précédent chapitre se rapproche d'une manière si intime des vertiges que j'étudie ici, que souvent on regrette de ne pas voir consignée dans les faits publiés, l’absence ou l’existence de lésions nasales. La distinction entre ces deux sortes de troubles est en effet des plus difficiles à établir.

(liphtonie ou double voix, c’est-à-dire qu’en se tenant auprès du sujet atteint de polype, on peut ën prêtant attention, entendre un son voilé à côté du son clair, perçu par les auditeurs éloignés de

Il résulte de ce que je viens de dire que les polypes de volume relativement minime siégeant sur le bord des cordes vocales, ou •dans l’angle rentrant, produiront une altération vocale relativement considérable, alors qu’une tumeur plus volumineuse pédiculée, siégeant au-dessus ou au-dessous des lèvres glottiques, • •occasionnera une modification de la voix, passagère ou à peine : perceptible. On observe aussi des tumeurs en battant de cloche, insérées au niveau de l’angle rentrant du cartilage thyroïde, n’occasionnant aucune espèce de trouble de la phonation. Lorsque les polypes siègent sur d’autres points, les symptômes fonctionnels sont irréguliers. Si la région inter-aryténoïdienne est atteinte, la voix devient sombrée, enrouée ou môme rauque.

Si la tumeur occupe l’épiglotte ou les replis ary-épiglottiques,

, et si elle est localisée dans l’un de ces points, la voix pourra être

Respiration. — La gêne de la respiration est généralement nulle, elle dépend à la fois du siège et de la dimension du néoplasme ; si ce dernier est très considérable et s’il a grossi gra-

occasionner de troubles respiratoires trop intenses. Il faut pour ainsi dire que l’orifice glottique soit presque complètement obs-

survenant au moment où la production morbide vient obstruer l’entrée des voies aériennes. C’est en général à la suite d’un

sécrétions dans le larynx, que Ton voit se produire les troubles dyspnéiques.

La plupart des auteurs ont noté depuis déjà longtemps (Fauvel, Poye'.i que dans certaines positions de la tête la respiration

exact de la tumettr laryngée. Il est des cas où il faut pour compléter le diagnostic de localisation et de consistance.de la production morbide, employer le toucher à l’aide de la sonde, après avoir anesthésié la muqueuse vocale à la cocaïne.

compte des anciennes statistiques (Bruns, Fauvel, Morell-Mackenzie, etc.) qui avaient le tort de ne pas être basées sur l’examen histologique des néoplasies enlevées, je rappellerai qu’en 1888, Semon, sur un relevé de 10 747 cas de polypes du larynx, a trouvé 3382 papillomes. Tandis que Massei (1897), sur 378 néoplasmes

vrai et pur n’est pas aussi fréquent que semblent l’indiquer la

néoplasies que l’on est susceptible de rencontrer du côté de l’organe vocal qui, très souvent, sont un composé de dilatations kystiques de parties fibreuses et myxomateuses (véritables tumeurs

Siège. — Les papillomes siègent sur les cordes vocales, principalement au niveau de leur tiers antérieur et de leur partie moyenne. Ils sont sessiles ou pédiculés, généralement limités et uniques; maison peut chez quelques malades rencontrer plusieurs

Page 1