‹ Traité élémentaire et pratique des maladies de la gorge, du pharynx et du larynxChapitre 3 sur 31 · E L’ARRIÈRE-GORGE · texte numérisé non relu

E L’ARRIÈRE-GORGE

teusc ou professionnelle. Quelques-uns sont des arthritiques. D’autres, au contraire, exposés à des éruptions cutanées.

aigu est brusque; le malade se plaint de ressentir tout à coup à l’arrière-gorge une douleur vive qu’il compare à une brûlure.

pendant qu’il prenait tranquillement son repas, sans avoir toutequ’il se fût fait en mangeant un traumatisme quelconque.

Si le malade regarde sa gorge, il constate lui-même la présence particulièrement autour de la luette. D’autres fois, c’est simple-

Dans le premier cas, il se présente avec des bulles plus ou moins nettes, d’un volume variable, assez régulières, d’aspect grisâtre, de forme arrondie ou ovalaire. Leurs dimensions varient

vu une seule bulle couvrir la plus grande partie du voile du palais. Le liquide qu’elles contiennent soulève la muqueuse en une saillie régulière, rappelant tout à fait l’apparence d’une phlyctène de brûlure au deuxième degré. Tout autour, se trouve une auréole rouge plus ou, moins étendue, sans infiltration périphérique. Si l’on ouvre cette pellicule, il S’écoule généralement un liquide

Dans d autres cas, la bulle a une coloration noirâtre, parce que son contenu est sanguin (forme hémorragique). Ces lésions siègent habituellement au-dessus de la luette, au milieu ou sur l’un des

cartilages aryténoïdes (Wagner).

A la deuxième période, lorsque la bulle, dont la durée est très

DU PEMPHIGüS DE L’ARRIÈRE-GORGE

L’angine érythémateuse simple survient en général au milieu de symptômes fébriles : la gorge est sèche, très douloureuse, au point que la déglutition est extrêmement gênée, à peu près impossible ; l’éruption ne ressemble nullement à celle de l’affection que nous venons d’étudier. II en est de même de l’herpès, qui se traduit par des symptômes trop spéciaux pour qu’on puisse songer à le confondre avec le pemphigus.

Dans l’angine secondaire de la syphilis, la plaque muqueuse

rupture de la bulle, mais cependant la lésion syphilitique occupe généralement les piliers, les amygdales, la face interne des lèvres, et rarement la partie moyenne du voile du palais. Sa forme est très irrégulière, peu développée. Il existe un liséré carminé et une sorte d’érythème et même de tuméfaction de l’arrièré-gorge qui ne saurait prêter à la confusion entre les deux maladies.

L’absorption de certains médicaments, notamment de l’iodure de potassium et de l’antipyrine a pu déterminer l’apparition de stomatites érythémateuses phlycténulaires, qui pourraient être confondues avec le pemphigus vrai, l’interrogatoire du malade permettrait alors de lever les doutes que l’on aurait à ce sujet.

Les commémoratifs suffiront aussi pour éliminer le diagnostic d’hématome, dans les cas où l’on se trouverait en présence d’un pemphigus hémorragique.

D’un autre côté, il est rare que les ecchymoses traumatiques de l’arrière-gorge ne soient pas accompagnées d’une déchirure plus ou moins notable des régions voisines.

Traitement. — Le traitement est des plus simples, l’affection ayant par elle-même des tendances à disparaître. Pendant les premiers jours, on conseillera une alimentation demi-liquide, alcaline de préférence, lait, œufs, eau de Vichy, puis l’on pourra prescrire des gargarismes émollients, froids de préférence, la chaleur étant très désagréable au malade; en un mot, on agira comme si il s’agissait d’une simple angine aiguë, en conseillant le repos de l’organe.

Si la bulle n’était pas ouverte au moment où le malade se pré-

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