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PATHOLOGIE DE L’ARRIÈRE-GORGE

sentait à l'examen, il suffirait de faire une légère incision pour J voir s’écouler au dehors le liquide qu’elle contiendrait.

B. Forme chronique. — Étiologie. — Le pemphigus chronique® paraît être une maladie de l’adulte; souvent même il s’observe à fl une époque déjà avancée de la vie ; toutefois il existe des obser- J vations concernant des adolescents (Alexander, dix-sept ans, | Thost, vingt-six ans, etc.).

L’affection survient habituellement chez des individus faibles, J cachectiques, dont la nutrition générale se fait mal. Elle paraît être fl surtout fréquente en Allemagne et en. Autriche, où elle est peutêtre mieux connue, par conséquent mieux observée et plus facile- 1 ment décrite que dans nos pays où elle passe souvent inaperçue, fl

L’examen des différents organes est presque toujours négatif. ■|

Cette forme chronique succède généralement à l’affection gé-Bl néralisée qui s’étend ainsi de proche en proche, de la peau aux 1 muqueuses des cavités buccales et à celles de l’arrière-gorge, fl voire même du nez et du larynx. La conjonctive n’échappe pas.fl ordinairement aux progrès du mal. La période qui sépare le début:. J de la manifestation cutanée et le moment où se fait la propagation || muqueuse est très variable, car le pemphigus présente dans sa; J marche une allure absolument irrégulière. C’est ainsi que les ^ lésions de la peau ont pu précéder de six semaines à deux ans J$ celles de la muqueuse de la gorge. Tandis que d’autres fois, | c’est seulement à la période terminale de la maladie que l'on fl constate l’envahissement de ces portions de l’organisme. Quel-^l ques auteurs pensent avec Brocq que l’éruption des muqueuses; J peut être primitive. On a vu ces différentes régions être atteintes ! deux, trois et même quatre mois avant la surface cutanée (Héryng, J Mossler, trois ans). Le pemphigus revêtait la forme folliacée typi- j| que, ou la forme bulleuse.

Enfin, on peut même observer des cas de pemphigus restant ; localisés aux muqueuses, sans jamais atteindre les téguments j (Hébra, Rollet).

Symptomatologie. — Le début du pemphigus chronique est habituellement insidieux ; le malade éprouve de temps à autre soit j

hémorragiques, dont nous avons parlé en décrivant le pemphigus

Une fois la bulle rompue, on aperçoit à sa place une sorte d'exsudat fibrineux, blanc jaunâtre, ridé, de forme assez régulière rappelant bien par sa forme et ses dimensions la bulle préexistante. Cette sorte de membrane est ordinairement fixée à la muqueuse dans toute son étendue, toutefois il peut arriver que l’un de ses bords se soulève et alors, roulée par les frottements de la langue et les mouvements de déglutition, elle se détache partiellement ou en totalité, laissant à sa place une muqueuse rouge, congestionnée, parfois granuleuse et un peu saignante. Généralement, dans l’espace de quatre, cinq et dix jours au maximum, la réparation se fait sans laisser de cicatrice.

Les conjonctives, au contraire, après la disparition des bulles, présentent des exsudats fibrinçux, auxquels font place des ulcérations variées, des synéchies entre la conjonctive palpébrale et

- mement variable. Tantôt l'affection marche par poussées légère! se succédant à des intervalles plus ou moins éloignés, tandis qu|

lésions prennent une marche rapidement envahissante, l’évdluplus graves, les ulcérations surviennent de bonne heure, rendant

Le pronostic dépend donc de la manière dont évolue la maladie, de sa forme et surtout du sujet qu’elle atteint.

Il peut cependant arriver que l’affection reste stationnaire pen-

pendantplusieurs mois des périodes d’amélioration très marquées, mais il est rare de ne pas voir survenir de nouvelles récidives,

gnostic.

Traitement. — Aucun traitement général ne paraît avoir guéri le pemphigus : le mercure, l'iodure de potassium ont aggravé le mal. Ce n’est qu’à haute dose (20 ou 30 gouttes de liqueur de Fowler (Hutchinson) que ce dernier médicament semble avoir une petite influence sur la marche des lésions.

Par contre, le traitement local à l’aide de lavages et de gargarismes émollients ou alcalins et l’hygiène de la bouche pourront, dans une certaine mesure, calmer les douleurs éprouvées par le malade et enrayer un peu la marche du mal. Si les douleurs sont trop. vives, quelques insufflations d’orthoforme pur ou mélangé à un peu de borate de soude, et même les badigeonnages avec des solutions de glycérine cocaïnées seront utiles au malade. L’alimentation devra être toujours reconstituante, mais non épicée ni

d’une nourriture défectueuse.

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