ANGINE CATARRHALE AIGUE. — FLUXION AMYGDALIENNE
On désigne sous ce nom une inflammation aiguë, circonscrite $ ou diffuse de l’arrière-gorge, caractérisée par de la rougeur et un léger gonflement des parties qui composent cette région. g
Etiologie. — L’inflammation aiguë de l’arrière-gorge apparaît de préférence à certaines époques de l’année, particulièrement^ pendant l’été. Elle semble être plus fréquente chez les sujets rhumatisants, chez lesquels elle prend les caractères d’une véritable | fluxion amygdalienne. Bien que l’on ne puisse pas d’une façon -
rhumatisme ou la goutte et cette forme particulière d'infection, Jffl n’en est pas moins vrai que l’on a pu observer chez quelques * sujets la coexistence d’une douleur articulaire fugace, ou de rhu- ,^ matisme musculaire aigu et de l’angine superficielle. On a même noté certaines attaques de goutte altèrnant avec les poussées fluxionnaires de l’arrière-gorge ou des amygdales seulement. ! L’humidité et le refroidissement sous toutes ses formes, sont les causes habituelles de l’affection dont, les récidives sont assez ! fréquentes.
Symptômes. — Le début est généralement assez brusque, il J s’annonce par de la courbature, du malaise} quelquefois une transpiration facile mais modérée et quelques troubles gastro-intesti- ; naux légers auxquels succède très rapidement une sensation de douleur ou d’ardeur à l’arrière-gorge, exaspérée par les mouvements de la langue ou du voile. Dans d’autres cas les symptômes généraux font à peu près défaut. Beaucoup moins vive que dans les formes exsudatives, la douleur est parfois assez intense pour gêner la déglutition à vide. Elle occupe toute l’arrière-gorge ou' un seul côté, suivant que la lésion est généralisée ou localisée. 11 est assez habituel, surtout dans les formes rhumatismales, de voir les phénomènes douloureux s’accentuer vers le soir ou après un usage prolongé de la voix. Il se produit vraisemblablement
(froid aux pieds, à la tête, etc.). Certains traumatismes de la muqueuse nasale (Ruault, Moure), tels que des cautérisations galvaniques faites dans les fosses nasales ou sur l’amygdale linguale ; des ponctions du sinus maxillaire peuvent amener une poussée d’inflammation aiguë de l’arrière-gorge.
Les influences climatériques, les saisons, jouent également un
dispositions anatomiques de l’arrière-gorge prédisposent aux inflammations aiguës de cette région, ainsi que les obstructions nasales, les adénoldites nàsopharyngiennes et les suppurations dés. cavités accessoires du nez.
Citons enfin en terminant l’influence d’une infection générale (angines symptomatiques) ayant servi de porte d’entrée à l’infection (Ch. Bouchard). Toutes les fois que le rôle phagocytaire du tissu lymphoïde qui tapisse l’entrée des voies digestives et aériennes est troublé, les agents microbiens qui vivent normalement dans cette région pullulent alors rapidement et se reproduisent d’autant mieux qu’ils trouvent un milieu plus favorable à
pénètrent dans la j ficielle ou profonde
mais pouvant être, surtout chez les enfants, extrêmement violôiffl| La guérison est la règle; toutefois, il n'est pas rare, en parti-
latineuse le gonflement des glandes amygdaliennes est généralement bilatéral d’emblée, le fond de la gorge et le voile du palais sont d’un rouge vif, lisse et uni sans infiltration œdémateuse vraie. Les amygdales se recouvrent souvent d’enduit blanchâtre pultacé que les badigeonnages au chlorure de zinc ne parviennent pas à enlever. La durée de l’angine est plus longue, la bouche, la langue, les lèvres mêmes conservent pendant plusieurs jours la rougeur carminée lisse et sèche tout à fait caractéristique.
La marche de la fièvre et la durée de la maladie ne permettent
guère une longue hésitation, sans parler de, l’éruption cutanée que l’on retrouve presque toujours sur quelques points du corps (mains, pieds, bras, face interne des cuisses).
L’angine herpétique pourrait être confondue avec la folliculite,
la pratique, sans grand préjudice pour le malade du reste. Toutefois nous verrons plus loin qu’il existe des traits distinctifs
application quarante-huit heures après la première, si l’affection n’a pas cédé, mais il sera inutile de la continuer plus longtemps.
On peut encore employer pour attouchements des parties enflammées, un collutoire composé comme suit. :
Ce dernier a sur les collutoires au miel Rosat ou sirop de mûre et autres, l’avantage d’être antiseptique, édulcoré et cependant de ne pas contenir de sucre qui est toujours nuisible en pareil
Lorsque les ganglions sous-maxillaires ou cervicaux sont très douloureux et s’il y a du torticolis (angine des enfants) une légère application de teinture d’iode, des cataplasmes chauds ou de la ouate loco dolenti produisent d’excellents résultats.
Définition. — On désigne sous le nom d’angine herpétique une inflammation aiguë de l’arrière-gorge caractérisée par une poussée de vésicules herpétiques plus ou moins disséminés sur cette
Étiologie. — Les causes habituelles de l’affection sont assez difficiles à déterminer. Nous pensons que la prédisposition du sujet constitue le principal élément pathogénique. C’est en somme une fièvre herpétique à localisation gutturale quelquefois même un véritable zona de l’arrière-gorge (Lermoyez, Escat).
nopathie est habituellement très peu marquée. Ce qui domine sur>^
la déglutition; cette dernière est d'autant plus considérable que j l'éruption est plus diffuse et siège plus bas dans la gorge, c’est- : à-dire au niveau de l’épiglotte ou de l’amygdale linguale qui.f n’est généralement pas épargnée.
entre quatre et six jours. Si l’affection s’établit par poussées, fait j beaucoup plus rare; la durée peut atteindre douze à quinze jours. Les complications sont rares, là seule réellement grave, est l’inoculation de la diphtérie sur des points ulcérés, et l’infection^
langue ou le larynx permettront souvent de poser le diagnostic. De plus les symptômes fonctionnels sont généralement beaucoup plus accusés dans l’angine herpétique que dans la diphtérie. La dysphagie, très intense dans la première, est moins considérable dans l’angine pseudo-membraneuse, de même que l’adénopathie est plus prononcée dans cette dernière que dans l'herpès de
Par contre, si la diphtérie venait à se. greffer sur une angine herpétique on verrait alors les symptômes généraux s’aggraver.
constituerait un élément de diagnostic important ; la durée dev J cette affection est plus longue que celle de l’angine herpétique ^] ordinaire, puisqu’on l’a vue se prolonger pendant quinze à vingt- ' jours. Enfin les malades atteints une première fois de ce zona j seraient à l’abri des récidives.
Traitement. — Un purgatif alcalin, du sulfate ou dubromliy- 1 drate de quinine, avec ou sans antipyrine, suivant les cas, ià pourront agir efficacement contre l’infection générale. Locale- v ment on prescrira des gargarismes alcalins borax, bromure | (voir angine aiguë), des lavages de l’arrière-gorge avec une solution d’eau boratêe ou chloratée, en un mot la propreté de ^ l’arrière-gorge. Au besoin on touchera les parties malades avec 1 de la glycérine boratée, ou la formule suivante :
Solution avec :
Phénate de soude . i gramme
Résorcine . 0,50 centigrammes
Glycérine neutre ......... S0 grammes
très mince d’ailleurs, est limitée à sa face interne par un épithélium pavimenteux à une ou deux rangées de cellules seulement ; : enfin que le contenu est composé de substance hyaline prenant mal le colorant, de cellules épithéliales ayant perdu leur noyau et de quelques globules blancs vivement colorés par le carmin.
L’amygdalite lacunaire enkystée qui va s’ulcérer occasionne une légère douleur et se présente sous la forme d’une petite bos-
AMYGDALITE LACUNAIRE ULCÉREUSE AIGUE 4*
La mince paroi épithéliale qui circonscrit le kyste est déchiquetée par places. Le contenu est formé de caséum dans lequel on reconnaît à peine les cellules épithéliales dégénérées, de
tion de l’épithélium le tissu amygdalien de voisinage a subi des modifications importantes ; il présente des îlots nécrosiques environnés de tissu inflammatoire (cellules à noyau fortement
très dilatés et il n’est plus possible de reconnaître les follicules
Des colorations par le Gram permettent de voir sur le caséum, au sein de l’épithélium et du tissu amygdalien enflammé avoisinant, de nombreux streptocoques et staphylocoques.
Un degré de plus et l’ulcération est constituée.
Sectionnée transversalement, l’ulcération se présente au mi-
se fera généralement pas attendre longtemps, si le traitement est régulièrement et scrupuleusement exécuté par le malade.
ANGINE ULCÉRO-MEMBRANEUSE
Définition. — On désigne sous ce nom une inflammation spéciale de l’arrière-gorge, offrant par son allure clinique et bactériologique tous les signes de la stomatite de même nom avec
appelée amygdalite chancriforme (Raoult, Thiry), angine de Vincent à bacilles fusiformes et spirilles. Cette forme particulière
qu’on ne l’avait supposé. On l’observe surtout chez les sujets débilités ou déprimés par un surmenage physique ou intellectuel, chez des étudiants en médecine, ou des sujets exposés à des
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dans l'amygdale formant ainsi une ulcération plus ou moins large et diffuse, à bords irréguliers souvent taillés en biseau ; le fond de l’ulcère est lui-même recouvert d’un enduit pseudo-membraneux d’un gris roussâtre laissant au-dessous de lui, lorsqu’on l’enlève, de petits bourgeons rouges, irréguliers, saignant facilement. La fausse membrane enlevée se reproduit en général avec assez de rapidité ; il s’agit en somme d'une véritable mortification allant de lasurface vers la profondeur. L’amygdale ainsi infectée est tout entière enflammée ainsi que le voile et les piliers qui bordent la lésion, sans qu’il existe sur les parties périphériques de véritable infiltration.
A cette période, l’haleine est fétide, la tuméfaction ganglionnaire est assez considérable et douloureuse au toucher ; il existe peu ou pas de fièvre à proprement parler ; dans tous les cas la température n’est pas en rapport avec lés symptômes locaux et généraux. A cette période aussi les malades se sentent plutôt fatigués, comme infectés, n’ayant aucune espèce de goût pour le travail, avalant avec difficulté, surtout lorsque lés deux amygdales sont profondément et largement atteintes.
Marche. Durée. Terminaison. — La marche de l’affection est souvent assez lente. C’est ainsi que chez certains sujets dont la bouche est profondément ulcérée ou dont l’étàt général est très mauvais, elle peut se prolonger pendant plusieurs semaines et résister assez longtemps au traitement. Toutefois, d’une façon générale, la durée de la maladie oscille entre huit et quinzejours. Les récidives ne sont pas extrêmement rares, MM. Vincent et Raoult, disent les avoir observées plusieurs fois chez des malades qui s’étaient fatigués de nouveau.
La guérison est habituellement la règle, mais j’ai vu à la suite des formes sévères de cette infection la ouïes amygdales se sphacéler presque complètement et tomber en détritus putrides, laissant à leur place une surface irrégulière, rosée, tout comme si on avait enlevé cette glande en la morcelant. Le même fait a été observé sur la luettç et une portion du voile chez des enfants (Auché).
l’IITÉRITIQUE