‹ Traité élémentaire et pratique des maladies de la gorge, du pharynx et du larynxChapitre 6 sur 31 · B. ANGINE PSEUDO-MEMBRANEUSE NON DIPHTÉRITIQUE · texte numérisé non relu

B. ANGINE PSEUDO-MEMBRANEUSE NON DIPHTÉRITIQUE

Définition. — On désigne sous ce nom une forme d’inflammation de la gorge avec production de fausses membranes généralement très épaisses, ne contenant pas le bacille de Klebs-

Étiologie. Pathogénie. — Connue depuis longtemps sous le nom d’angine couenneuse, cette forme d’inflammation spéciale de l’arrière-gorge est loin d’être rare ; on peut dire que son étiologie est à peu près là même que celle des autres inflammations de cette région. Elle est la conséquence du froid sous toutes ses

(fosses nasales), d’un mauvais état général, quelquefois même de la contagion. ^

la scarlatine, soit au début, soif de préférence pendant la convalescence, du vingtième au trentième jour. Toutefois, les angines

angines diphtériques ou ulcéro membraneuses graves.

streptocoque pyogène, le staphylocoque, le pneumocoque ou même le bactérium coli commun, On peut dire, d’après les examens bactériologiques faits jusqu’à cè jour, qu’il n’existe aucun

Symptômes. — L’angine diphtéroïde primitive ou secondaire, est généralement marquée au début par un frisson, de la fièvre, tout

neuse simple, non diphtérique, est habituellement assez rapide. Les phénomènes fébriles tombent après 24 ou 48 heures. En l’espace de sept à huit jours, on voit l’évolution des fausses membranes se ralentir, puis l’arrière-gorge reprendre peu à peu son aspect normal. Il ne reste à la luette, qu’une rougeur assez vive et une paresse plus ou moins considérable des muscles du voilé ; . quelquefois même de la parésie ou de la paralysie temporaire uni ou bilatérale.

Complications. — Il est rare de voir l’exsudât pseudo-membradit, la base de la langue ou le larynx ; la face postérieure du

ordinairement indemnes. On a vu dans quelques cas l’infiltration œdémateuse envahir les replis ary-épiglottiques, mais, de toutes les complications la plus fréquente est certainement l’adéno-

ANGINE PSEUDO-MEMBRANEUSE NON DIPIITÉRITIQUE 33 phlegmon du cou ou l’abcès rétro-pharyngien. Je ne parlerai que pour mémoire des névrites, des arthralgies ou arthrites, du purpura, des paralysies à distance, de l’inflammation des grandes

prement parler, un groupe de complications spéciales à celte affection car on peut les voir apparaître dans toutes les inflammations infectieuses aiguës de l’arrière-gorge.

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voir se dessiner à la surface du sérum de petites colonies blanc grisâtre, à centre opaque dont on recueille une partie que l’on étend entre deux lamelles et que l’on colore au moyen du bleu de Lœffler ; on a alors sous les yeux le bacille caractéristique. Il est convenu d’admettre, jusqu’à ce jour, que plus le bacille est long, plus sa virulence est considérable ; de même que la combinaison du bacille de Lœffler avec d’autres microbes pathogènes constitue toujours une complication aggravant le pronostic.

Toutefois, poiir connaître le degré exact de virulence des microbes pathogènes, il serait utile d’obtenir des cultures pures dans un bouillon spécial et d’en faire l’inoculation à un cobaye, pour voir si l’animal meurt de diphtérie, ce qui arrive habituellement en trente ou quarante heures.

. On peut donc, d’après ce qui précède, dire, qu’ri existe une diphtérie pure dans laquelle on ne retrouve que le bacille caractéristique de Klebs-Lœffler et une diphtérie polymicrobienne, sur la nature de laquelle la clinique peut en général difficilement fixer l’observateur.

Les caractères chimiques de la toxine élaborée par ces microbes ne sont pas encore nettement établis; pour les uns (Brieger et B. Frænkel) il s’agit d’une toxalbumine ; pour Gamaleia, d’une nucléo-albumine ; pour d’autres enfin (Roux et Yersin), de composés voisins des diastases.

Quoi qu’il en soit, la diphtérie est très manifestement reconnue depuis, longtemps pour être une maladie infectieuse, épidémique • et contagieuse, ne conférant pas l’immunité et atteignant de ’ préférence les enfants. Sa contagiosité commence avant l’apparition des fausses membranes et elle continue encore pendant quelque temps, alors que ces dernières ont complètement dis-

L’examen bactériologique de l’arrière-gorge fait, en effet, un mois ou deux après la guérison apparente, démontre encore 1,’existence du bacille caractéristique dans la gorge des sujets qui viennent d’être porteurs de bacilles virulents.

La contagion se fait de toutes les manières, par l’air, par les mains, les objets, la literie, les vêtements, les. fausses mem-

général, quelques accès de fièvre, de l’inappétence, de la cépha- lalgie, de la diarrhée, en un mot les signes de l'infection générale ouvrent la scène ; ce n’est que plusieurs jours après que l’enfant se j plaint d'un peu de mal de gorge ; etencore, la douleur qu’il accuse est-elle légère. Déjà cependant les ganglions cervicaux et sousmaxillaires sont engorgés. Très rapidement l’état général devient mauvais, le malade est pâle, fatigué ; l’inappétence est à peu près absolue. La fièvre, quoique modérée, est presque constante. La voix change de timbre, elle devient nasonnée, amygdalienne, ; quelquefois même elle est plus profondément altérée (croup d’emblée).

Dans d’autres cas, le début est au contraire beaucoup plus brusque, on voit survenir une fièvre intense avec frissons, des

général, auquel succède l’apparition d’une angine à fausses membranes qui rappelle souvent bien plus l’angine couenneuse simple que la diphtérie. Cette forme est fréquemment des plus

Si l’on examine le fond de la gorge dès les premiers jours, on pourra au début n’apercevoir qu’une légère rougeur siégeant au

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niveau des amygdales ; puis vingt-quatre ou quarante-huit heures après on voit apparaître un petit point blanc grisâtre pelliculaire, assez mince mais très adhérent; si on l’enlève avec précaution, la muqueuse est un peu . saignante quoique non

aiguë des cornes antérieures et surtout des névrites périphériques (Charcot, Vulpian, 1862 ; Déjerine etGombault, 1880). Les muscles paralysés subissent la dégénérescence granulo-graisseuse. Je ne

répercuter sur tous les points de l’or

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