‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 15 sur 77 · RAS · texte numérisé non relu

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vaisseau , Ou par la voie du système capillaire, DROIT à peine sensiblement la circulation : delà cette vérité générale, qu'on devra toujours préférer l’ouverture | large des grosses veines, lorsqu'il s'agira de remédier à une inflammation vive »

à une apoplexie foudroyante, à une violente pleurésie.

Dans les tems les plus reculés de la médecine, on a eu recours à l'ouverture des veines. La phlébotomie à été le plus cominmunément pratiquée pour remédier à l’exaltation de tout le systéme vasculaire sanguin , et pour diminuer en même tems la masse du sang noir qui prédomine souvent dans l'âge adulté et dans la vieillesse.

La saignée, et par ce mot, nous entendi ons seulement l'ouverture des veiues , a toujours été le remède le plus efficace de toutes les inflammations ; elle affaiblit le mouvement circulatoire du Sang ; modère pr omplement son aclion et son im péluosité vers les parties souffrantes; elle estégalement utile pour détendre les solides ,. et ramener à leurs fonctions tous les A sécrétoires.

La saignée est indispensablement né- cessaire dès le début des maladies inflammatoires ; elle peut tre employée avec succès ponr modérer leur marche violente , et convient même quelquefois dans leur état avancé. L'état de pléthore manifeste ou caché, l’état d’embarras du système sanguin, veulent la phlébotomie. Le rhumatisme aigu réclame aussi son emploi. On peut dire qu'il n’est qu'un petit nombre de maladies qui ne permettent pas l'ouverture des veines, lorsque d’ailleurs l’état du pouls et la constitution du malade sont en rapport avec Pimdication que fournit la maladie. Enfin, toutes les fois que le sang semble se distribuer ‘irégaleiment, qu'il se dirige vers quelqu’ organe dont il gêne les mouvemens, la saignée devient encore un excellent moyen de détourner la fluxion , de rétablir l'équilibre ; et la pratique jourpalière offre à chaque instant loccasion de remplir eflicacement une semblable indication. ;

La phlébotomie est encore indiquée ass tous les cas où la surabondance du sang paraît évidente, dans tous ceux où

l'observation a fait connaitre qu’un écouleinent do de ce fluide était favorable.

Lt

pa saignée faite à ‘tes, dans les fièvres inflammatoires avec délire, appaise les

douleurs atroces et pulsatiles de la tête,

dissipe la difficulté de respirer et l’op-

pression des hypocondres, favorise l'éruption dans les fièvres. exanthématiques , elc. : mais quelle qu'indiquée que soit la saignée dans tous ces cas, on doit agir avec prudence » et ne Le l’évacuation qu'après avoir bien consulté l’état des forces et reconnu si elles sont abattues ou simpleinent opprimées : : car dans le prenuer cas , on les anéantirait en donnant suite aux évacuations sanguines , tandis que dans le second , on leur rendrait toute leur énergie. La petitesse du pouls ne doit donc pas Loujours arrêter , lorsque par ailleurs une grande anxiété noue quelque stase inflammatoire daus l’intérieur; et si dans ce.cas les premières saignées relèvent le pouls, si l'appareil respiratoire reprend son exercice libre et facile, si le sang üré est. fourni en couleur, le caillot offre de la. densité, on peut en toute. sûreté répéter la saignée.

D'on

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