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D'un autre côté, la phlébotomie pratiz quée mal à propos, dans dés circonstances peu favorables, sans avoir égard au tems, ou heu, en un mot, sans étre légitimeuent nécessitée , peut avoir des suites fâcheuses (1). La. faiblesse générale, la
(1) Le docteur Thouvenel a publié à Vérone, en 1795, des considérations savantes sur les abus que l’on fait de la saignée. Il rappèle que Martianus, Lancisi, Baglivi et Pascoli, praticiens distingués ont signalé dans leurs écrits ces abus ; Que Ramazzini cite l'exemple de quatre cents soldats devenus. hydropiques par ladministration imprudente que l’on fit de ce remède, dans les hôpitaux du Rhin.
Le docteur Valentin ( Mém. sur les fluxions de poitrine , pag. 116 et suis.) qui cite ce passage de l'onvrage du docteur Thourenel, observe que la. même critique peut s'appliquer, à la médecine que lon fait aux îles Canaries. Dans toutes les maladies, et même pour les prévenir , les habitans font ‘un abus incroyable de la saignée, et négligent les autres remèdes évacuans. À Ténérife , par exemple, où presque tous les insulaires ont la gale, le principal remède de cette affection est la saignée qu’on a vu répéter jusqu'à soixante fois, sans recourir à auçane application extérieure anti-psorique.
: Atjourdhai même, dans le midi de l’Europe, la force des préjugés l'emporte sur toutes les considérations praliques, et sur Îles raisonnemens émanés de l'expérience. Un savant praticien un bon observatéur, qui réside depuis quelques années à Rome, nous apprend qu'on y cousidère tous Jes malades comme sanguins et pléthoriques, et toutes les’ ma-
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suppression, des sécrétions naturelles , la | perte. ixréparable de l'appétit ; peuvent en, être, la suite; alors shrviennent la cachexie el l’hydropisie. Je.citerai l'exemple suivant: En 1586; le régiment de Roussillon fut, employé, en Bretagne, à creuser le lit de la rivière d'Ille-et-Vilaine, entre Rennes et Redon. Cette opération commença à la fin du printems; il y eut pendant tout l'été. de grandes. chaleurs. Ces militaires furent presque tous atteints de fièvres in-
fadies comme inflammatoires. Paraît-il une tache rouge au visage, sar la poitrine , ou sort-il des narinesquelques gouttes de sang, on en conclut qu'il y a p'énitude , abondarce de cette humeur , et nécessité de saigner, lors même que les sujets sont faibles et: cachectiques ? Dans la pneumonie , l'angine , la fièvre contioue , etc. , on fait dix, douze ou quinze saignées. Dans les fièvres intermittentes simples, on prépare les malades par deux ou trois saignées. Ces erreurs , qui sont entreténñes par des chirurgiens philébotomistes , Sont tellement enracinées parmi le peuple, ñe les conseils de quelques médecins distingués sont sans inflaence; aussi Îles habitans de ces contrées sont-ils pales, atteints de congestions bilieuses, d'embarras gastrique , d’obstructions, d’hydropisie ; de cachexie et de tontes les affections chroniques, ni, la plupart, dérivent de cette fâcheuse pratique. Énfa , l'avenglement va au point, qu'à Rome, dans Vétat, de santé, 2! cayar sangue est le puissant auxiliaire de l'hygiène publique, le préservatif de Pair inféct, de lintémpérie du climat, des saisons ët de tous les maux contre lesquels on regarde la MR 22! 291U0: 19 MU D HR ITIC D FUI ANR saiguée comme là conSolairi& afflictorum,
termittentes , et les accès avaient beaucoup d'intensité ; dans l'invasion de la fièvre, le Spasme était à un haut depré, lé mouvement de réaction se trouvait accompagné d’une céphalalgie assez violente , l'accès se ieriminait par des sueurs abondantes. Le médecin de lhôpital où étaient reçus ces malades, les faisait tous saigner largement pendant laccès de chaud, les uns aux pieds, les antres aux bras, sans considérer que l’état d'apyrexie était, dès le commencement de la maladie, marqué par un sentiment de faiblesse générale ; la grande majorité de ces militaires: tomba dans un état de cachexie et d’hydropisie (r).
(1) I.'* Obs. de l'Auteur.
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