‹ Traité élémentaire sur l'emploi légitime et méthodique des émissions sanguines dans l'art de guérir. Avec application des principes à chaque maladieChapitre 42 sur 77 · JE · texte numérisé non relu

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de métoe très-pénible, que le malade caractérisait par ces paro oles :.ma, poitrine s'écarte , agrandissez - la F afin ue, Je respire. , On .saigna le. malade ; l’émission sanguine fut. suivie d’une syncope effrayante , et, d’une selle. involontaire ; bientôt après il respira avec. facilité. Des que l'accès fut terminé , on fit prendre le Fi te et la fièvre ne réparut pie ÿ

M. le: docteur PBabad eut également: à se féliciter d’avoir fait saigner , pendant l'apyrexie, un meunier attaqué d’une fiévre intermittente tierce, dont tous les accès présentaient les symptômes de la fièvre inflammatoire , ayec un étouffement des plus pétales.

L'auteur conclut ; de ces faits et de: plusieurs aulres , que es symptômes , ndicateurs de la saignée , dans les fièvres intermittentes, sont , 1.° le LÉ DE EATHERE sanguin et l’état pléthorique ; 2.° l'habitude des hémorragies et leur suppression ; 3.° la grandeur , là dureté et le développement:

du pouls; 4° les suffocations ; les étouffemens , Le soulèvement des côtés par les battemens du cœur et l’écartement des parois, de la poitrine, que des ‘malades

{ 206 ) disent éprouver ; 5.° la tendance a l'apoplexie, caractérisée par la rougeur de la facé, la saillie des yeux, le battement des artères temporales, le sonflement des jugulaires, l’étourdissement et la pesanteur de tête; enfin, le trouble des facultés intellectuelles. |

l'est peut-élre, au premier aspect,

difficile de concevoir comment la diathèse iuflammatoire ou pléthorique peut se pré-

senter sous la forme intermittente ; mais

il. suffit pour ce fait, comme pour tant

d’autres. qu'il soit prouvé par l'observation ; P

pratique : Baillou, Morsasni, Selle, J.-P.

Lranck, Stoll, Sydenham Yont mis hors de doute. |

-: Gralien et ceux qui l'ont suivi ne pratiquaient la saignée que dans la rémission de la hièvre ; mais il n’y a nul inconvénient à tirer “du sang pendant le paroxisme de chaleur; “on ne doit point le faire pendant le frisson, ui pendant la sueur, En général, ce n’est qu'après avoir détruit toute disposition inflanimatoire que lon peut employer sùrement le quinquina. Monro ei Pringle en ont fait l'observation judicieuse. Medicus a vu que des fièvres intermitténtes , pro-

( 207 ) | longeant leurs accès de manière à imiter les fièvres continentes , demandaient ‘des saignées répétées ; Mon»o avait remarqué que les fièvres intermittentes , phlogistiques, se transformaient en continues , par l'omission de la saignée.

- Je mai jusqu'ici considéré l'emploi des émissions sanguines que relativement aux fièvres mtermittentes ordinaires ; mais ül en est d’autres , désignées sous le nom de fièvres intermittentes insidieuses , qui ont été décrites par Mercatus, Morton, Torti, Werlhooff , Clezhorn, et de nos HR , par le docteur Ælbért.

Dans les fièvres insidieuses, intermitténtés qui se déclarent aux approches du printems , chez des sujets vigoureux et robustes, la saignée est-elle nécessaire ?.. Senac cite des fièvres tierces ataxiques, caractérisées par un pouls si dur, des céphalalgies si violentes, des douleurs si vives de l'estomac êt des intestims , des oppressions de poitrine telles qu’on était contraint d ouvrir la veine plusieurs fois. ,

S'arcône fait mention d une fièvre ataxique sous-continue, qui dirigeait particulièrement ses.effets dore lorgané pulmonaire,

et qui nécessitait l'emploi de la saignée dans le fort de l'accès. Pb ti

Medicus a fort bien décrit une fièvre intermittente maligne, qui fut épidémique à Mannheim, pendant un été excessivement chaud , et dans laquelle les malades étaient fréquemment atteints de tétanos ; il employa avec succès la saignée.

Fièvres éruptives.

Lcs fièvres éruptives, le plus ordinairement

épidémiques , attaquent principalement l’en-

fance, Leur caractère varie en raison de la saison ‘dans laquelle elles se manifestent; de la constitution médicale régnante , et de

beaucoup d’autres circonstances..... Ces,

fièvres revêtent souvent le caractère inflammatoire; la rougeole suriout, la petitevérole quelquefois, plus rarement la scarlatine, à moins qu'elle ne soit angineuse. -

En général , lorsque dès l'invasion d’une

fièvre éruptive il y.a des signes manifestes

de pléthore, excès de mouvement dans

les fluides , tension des solides, augmen-

| £ 209 ) | tation de chaleur, on peut , par une évacuation sanguine, favoriser l'éruption , en.

modérer l’abondance, et diminuer ainsi l'intensité de la fièvre. Cette dernière indication est surtout applicable à la petitevérole , puisqu'il est reconnu que, quand la fièvre d’éruption est lécère, moins les pustules sont abondantes, plus fa maladie est discrète et bénigne. Dans la petite-vérole, c'est à la tête qu'est le siège de la plus forte fluxion; et, sous ce rapport, si les phénomènes de pléthore s'établissent de manière à exiger des évacuations sanguines, il sera conforme aux principes de donner la préférence à la saignée du pied, ou mieux aux sangsues , lorsque la fièvre sera peu violente et le malade très-jeune. Dans le cas contraire, on pourra commencer par la saignée du bras, pour recourir, en- Suite, soit à celle du pied, soit aux Sangsues. On peut provoquer ces évacuations sanguines , non seulement avant l’éruption de la petite-vérole, mais même pendant qu’elle s'opère... La petite-vérole offre une fièvre secondaire, appelée fièvre de suppuration , qui est quelquefois trèsaiguë, et marquée par une détermination vers le cerveau et la poitrine; on tentera

alors d’en prévenir les fâcheux résultats par des émissions sanguines, dirigées avec ré=

serve et circonspection. (

Si, dans la petite-vérole, le point principal

de la fluxion est évidemment la tête, on

peut dire que dans la rougeole, c'est tout

l'appareil pulmonaire. La fièvre de la rou-

geole revêt assez fréqueminent le caractère -

inflainmatoire. Il ya, alors, gêne considérable dans la respiration, toux sèche, douleur de tête. Il faut recourir promptement aux émissions sanguines. $ydenhamn'hé-

sitait pas à réitérer la saignée, même chez.

les enfans jeunes; il assure qu’il en 4 sauvé,

par ce moyen, plusieurs qui étaient sur

Je point de périr, Quoiqu'il soit avantageux AERERS P 4 os

de ürer du sang dés le principe, et de donner la préférencé à la saignée révulsive ; Cependant on peut commencer par la saignée du bras, Si besoin est, on

pourra employer des évacuations sanguines, pendant tout le cours de la maladie, et lors même qu’elle aurait parcouru

tous ses périodes; énfin, on devra saïgner.

très-librement, afm d'éviter la: phlogoses lente du poumon ; et la phthisie qui peut

ën être la suite.

( 2tt )

La fièvre scarlatine a , moins fré réquemment que la rougeole , un £aractère inflammatoire; et , si les forces vitales et mus-

culaires ne sont pas considérables , si le pouls n’est pas marqué par une force et une plénitude réelles, 11 faudra renoncer aux émissions sanguines. Mais, si l'affection

O de la gorge est portée à un hot degré ,

si le systéme sanguin parait dans un état d’exaltation, si le pouls se montre fort et

dur , on ie conduira conformément aux préceptes donnés à l'égard de la petitevérole et de la rougeole.

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