DÉVELOPPEMENT
iiirine largeur que les images à développer; on chauffe ce vase au l)ain-niarie, comme l'indique la figure 543. La solution d'oxalate est contenue dans un vase en fonte émaillée .\, vase qui peut être fermé à l'aide d'un couvercle en zinc a\ ce vase est chauffé à l'aide d'un bain-marie H dont on maintient la température suffisamment élevée à l'aide de la flamme C d'un fourneau à gaz ou à pétrole.
Pour développer, on se sert d'une dissolution saturée d'oxalate de potasse placée dans le vase de fonte émaillée ; on saisit chaque image l'une après l'autre en la tenant par deux côtés opposés et on la fait i)asser lentement à travers la dissolution.
l.e développement s'effectue instantanément au contact de ce bain, et les images prennent une belle teinte noire. Il faut éviter la production de buHcs d'air; mais si ({uelques parties de l'image n'ont pas été
Fig. 543.
mises (Ml coidact avec hi solution d'oxalate, on peut faire passer répivuvc niic seconde fois dans le bain révélateur.
Il vaiil loujours mieux développer à une température élevée qu'à basse lempératun^ : mais si l'on craint que la durée de l'insolation ait été ln)|) l(»iigue, on i)eul fain^ usage d'une dissolution froide d'oxalate; au coniraire. si rexi)()siti()n à la lumière a été insuffisante, on peut (lév(dopper dans une dissolution bouillante.
11 ,>sl bon de diviser h^s images en trois catégories après l'insolation. On développe dans un bain très chaud les épreuves qui man- (pi.Md (1(^ pose, on fait apparaître dans le bain chauffé à 80'^ C. celles qui oïd été normalement exposées, entin, on développe dans le bain refroidi ('(«Ih's (jui ont un excès de pose.
L(^s épreuves sont immergées après le développement dans une dissolution de 1 gramme d'acide chlorhydrique dans 80 c. c. d'eau; (dles doivent demeurer dans ce bain jusqu'à ce que le sel de fer contenu dans le papier ait complètement disparu. On change trois fois cette dissolution d'acide chlorhydrique et on laisse les épreuves séjourner pendant dix minutes dans chaque dissolution; on lave cMdin les épreuves pour les débarrasser de l'acide chlorhydrique.il
faut continuer les lavages jusqu'à ce que le papier bleu de tournesol placé en contact avec l'épreuve humide n'accuse plus de réaction acide.
Les images obtenues sont alors séchées par suspension; on peut ensuite les monter sur carton par le même procédé qui a été indiqué pour les épreuves sur papier albuminé.
Pour obtenir des photocopies d'une teinte sépia très brillante, G. de Vylder a indiqué la formule suivante : on fait dissoudre 300 grammes d'oxalate de potasse dans 1 litre d'eau, on ajoute 10 grammes d'acide oxalique ; on prépare d'autre part 100 c. c. d'une solution chaude saturée de chlorure de cuivre, on verse cette seconde solution dans la première, et on maintient la température à 80 ou 90° G. On plonge les épreuves dans ce bain de développement, puis dans le bain d'acide chlorhydrique dilué ; on les lave et on les immerge dans une solution de sulfate de fer à 5 '^/o, puis dans une eau acidulée par l'acide sulfurique; au sortir de ce dernier bain, on lave les images jusqu'à ce que le papier ne présente plus de réaction acide.
Laoureux a montré^ qu'on pouvait modilier la couleur noire des épreuves au platine en gélatinant l'épreuve avec une solution de gélatine teintée en rouge ou en brun: on peut aussi les émailler en employant un coUodion légèrement coloré en rouge au moyen de fuchsine.
624. Formules diverses. — Les sels de palladium peuvent servir à l'obtention des images ; un mélange de chlorure de palladium et de chlorure de platine donne aux images une coloration brune d'autant plus foncée que le chlorure de palladium est en plus grande quantité. Les sels d'iridium ne donnent pas de bons résultats.
Le développement peut s'eftectuer à l'aide de divers sels employés en solution concentrée et chaude. Nous citerons, indépendamment de l'oxalate de potasse :
L'acétate de soude pur. On obtient des images qui sont jaunes par suite de dépôts d'acétate basique de fer; si l'on ajoute de l'acide oxalique à cette dissolution, on obtient des blancs très nets, car l'acide empêche la formation de sel basique.
Le citrate d'ammoniaque neutre ou acide, le citrate de potasse, le sel de Seignette, le succinate et le benzoate d'ammoniaque, le carbonate de soude, le phosphate de soude, etc., peuvent être employés, mais ne sont pas d'aussi bons développateurs que l'oxalate de potasse; la dissolution de ce sel doit être constamment maintenue à l'état acide pour éviter la formation de sels de fer basique qui colorent l'image en jaune.
Le papier préparé aux sels de platine s'altère après un certain temps