‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 110 sur 260 · Bvllet ln de V Associat ion helge de photographie · texte numérisé non relu

Bvllet ln de V Associat ion helge de photographie

FORMULES DIVERSES

Pour lui rondro sos qualités premières, il suffit, d'après M. Bory, de passer à la surfaee de chaque feuille une solution de OgrQôde chlorure de potassium dans KX) c. c. d'eau, ou l)ien de Of^' l de chlorate de potasse dans 100 c. c. d'eau, soit entin de ])arties égales d'une dissolution normale de chlorate de fer servant à la préparation du papier et de l'une des dissolutions précétlcntes. On fait agir ces dissolutions sur le papier comme s'il s'agissait de le sensibiliser : cm» dernier ne tarde pas à reprendre une teinte jaune clair ou jaune citron : on le fait sécher à l'étuve et on le conserve dans l'obscurité.

Au lieu d'employer une solution concentrée et chaude d'oxalate de ])otasse. Colon* se sert d'une solution froide de ce sel à 10 o/o, et même d'une solution plus étendue si la durée de l'insolation a été fortement (h'passée. Kn se servant du révélateur froid, il est bon que l'exposition à la lumière soit prolongée pendant un temps plus long que celui nécessité par le révélateur chaud; de plus, il est nécessaire d'employer pour chaque épreuve une nouvelle dose de développateur, sinon on obtient un ton bleu ve n l a t re d ésag réabl e .

Cox a obtenu de bons résultats en développant les épreuves au platine avec une solution froide et saturée de carbonate de soude : le développement s'elfectue rajudement.

M<'rget a i»ro})Osé de développer les images au ])latine à l'aide d'un courant d'hydrogène. Il emploie trois solutions (pii constituent le bain sensibilisateur :

A) Kau, 80 c. c; jx-rchlorure de fer sec, 10 grammes.

B) Eau, 20 c. c; acide tartrique, 3 grammes.

On mélange ces deux «lissolutions dans l'obscurité, et à 3 volumes du li(piide obtenu on ajoute 1 v(dume de la liqueur suivante :

C) Kau, 1 litre; bichlorure de platine, 2 grammes.

On ajoute un excès de craie en poudre i)Our neutraliser l'acide que contient cette li(pieur sensibilisatrice, on l'étend à l'aide du pinceau ou de répon.ro sur du j.apier encollé , on laisse sécher et on expose à la lumière ius(fu'fi ce .nie ri. nage i>araisse en blanc sur fond jaune. Le papier est alors introduit <lans un bocal fermé dans lequel on fait arriver du gaz hydrogène pur et un peu humid.' : l'image se développe; on l'introduit dans une euvelte contenant une solution d'acide sulfurique à 3 o/o et quelques fragments de zinc et de fer : l'image se dépouille complètement; on la lave a l'eau et on la fait sécher. , .

On i)eut, à l'aide de ce i>rocédé, obtenir une nnage n.'ga ive d apies un phototvpe négatif; il suflit, au sortir du chAssis-presse de soumettre le l 'ipier Vt l'action de l'iode, puis à celle d'un courant d'acide sulihydrique ; ce gaz développe une image négative.

625 Insuccès. - Les principaux insuccès qui peuvent se présenter dans K pratimie du procédé au platine sont les suivants ; les images sont voilées, sanrvigù^^ lernes, ou, au contraii.^, dures; les blancs sont jaunes, cou-

^^L: v^iirS' ^é ;ente l'image peut provenir de plusieurs causes ; l'une des 1. Bvlletin de V Association helge de j)h otographie, 1887.

principales résulte de ce que le papier a été exposé à la lumière pendant les manipulations. Le papier recouvert de sels de platine est trois fois plus sensible que celui préparé au chlorure d'argent; par conséquent, il faut éviter abolument l'action de toute lumière blanche, même faible. Le voile peut provenir aussi de ce que le séchage a eu lieu à une température trop élevée, dépassant AQo G.; enfin, une dissolution de fer mal préparée contenant du protoxyde de fer peut amener le voile de l'épreuve. La dissolution de fer doit être constamment tenue dans l'obscurité; elle doit autant que possible être renfermée dans un récipient de verre noir. On véi'ifiera souvent, à l'aide du prussiate rouge de potasse, si la solution ne contient pas trace de protoxyde; s'il n'y a pas de protoxyde de fer, on ajoutera pour 100 c. c. quelques centimètres cubes de la dissolution normale de chlorate de fer, et on s'assurera que la liqueur ne donne pas de voile. Une des dernières causes de cet insuccès provient, comme dans tous les procédés, de ce que l'insolation a été trop longue; quand on reconnaît cette cause d'insuccès, on se sert d'un révélateur à température plus basse pour les épreuves qui n'ont pas été développées.

D'après Hartings^, on peut enlever le voile accidentel produit par la lumière sur le papier au platine en développant les images avec une solution froide de cai-bonate de potasse additionnée d'une trace d'hypochlorite de potasse; la quantité d'hypochlorite (ju'il convien-t d'ajouter ne saurait être précisée et dépend de la durée d'exposition à la lumière. Si le papier donne des images fortement voilées, il faut imprimer vigoureusement et ajouter quelques gouttes de plus de solution d'hypochlorite.

Le défaut de vigueur des épreuves après le développement provient presque toujours de ce que le papier est devenu humide soit avant, soit après le tirage; quelquefois, ce défaut résulte de ce que le papier était trop vieux au moment où on l'a eniployé. Il est rare que le papier se conserve plus de deux mois dans l'obscurité et à l'abri de toute humidité. Si le défaut .de A'igueur provient du négatif qui est gris, on mettra une plus grande quantité de chlorate de potasse dans la solution sensibilisatrice.

Des épreuves qui semblent vigoureuses après le développement, mais qui deviennent ternes après le lavage, sont produites par un papier trop peu collé; les images pénètrent alors à l'intérieur du papier. On évitera cet insuccès en se servant de dissolutions de gélatine ou d'arrow-root plus concentrées. Le même insuccès peut provenir d'un séchage qui a été trop long, et dans ce cas la dissolution sensibilisatrice a pénétré trop profondément dans le papier.

M. Bory2 a indiqué un moyen d'utiliser le papier au platine altéré par le temps : il suffit, pour lui rendre toutes ses qualités, d'y passer avec un pinceau une solution de OsrQô de chlorure de potassium dans 100 c. c. d'eau, ou bien une solution de 0g''05 ou Og'l de chlorate de potasse dans l'eau distillée, ou encore un mélange fait par parties égales de l'une des deux solutions précédentes et d'une dissolution de chlorate de fer. On peut aussi, à l'aide de ces dissolutions, enlever complètement l'image sur un papier imprimé, mais non développé, et le rendre aussi bon que celui qui n'a pas servi.

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