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British Journal of Photograpliy

2. Bulletin de V Association helge de jyliotogaphie^ 188(5, p. 332.

RÉSIDUS. j^57

La coloration plus ou moins jaunâtre qu'affectent les parties blanclies de l'épreuve après le séchage provient le plus souvent de ce que la solution scnsiliilisatrice manque d'acide. Ce défaut est souvent occasionné par un développateur ne contenant pas assez d'acide oxalique; enfin, le lavage à l'acide chlorhydrique a été insuflisant. Ces lavages doivent être continués jus(iu'-i ce que le liquide ne se teinte plus en jaune au bout de dix minutes d'ininiersion de l'épreuve ; quelquefois aussi, ce défaut est provoqué par la nature des papiers; ceux qui sont teintés en bleu d'outremer jaunissent sous l'action de l'acide chloriiydrique.

Des épreuves dures sont le résultat d'une exposition trop courte; un excès de chlorate dans la solution sensibilisatrice produit le même défaut.

Les taches, les raies ou les stries sont le plus souvent données par l'emploi de pinceaux malpropres; quelquefois aussi ces taches proviennent de ce (jue l'on n'avait pas les mains propres quand on a touché le papier. On trouve souvent dans certains papiers des points métalliques qui amènent une ré<luction de ])latine se traduisant par des points noirs. Ce môme défaut peut provenir d'impuretés insolubles contenues dans la dissolution de chloi-(»platinite de i)otassium; on évite cet insuccès en filtrant la dissolution de cidoi-oplatinite avant de l'employer.

626. Utilisation des résidus. — La quantité de platine mise en (l'uvre pour jjréparer le papier ne se retrouve pas entièrement sur l'image terminée; une jiartie de ce métal précieux passe dans la solution développatrice. Les marges de l'épreuve, les papiers à filtrer, les images manquées contiennent des (|uantilés de platine qu'il est avantageux de traiter pour les convertir de nouveau en sels utilisables pour la sensibilisation.

Le bain révélateur peut servir à dévelopi)er un très grand nombre d'épreuves; on peut l'employer jusqu'il c(! (jnela couleur du liquide devienne jaune l'onc'é; il est alors à peu ])rès hors d'usage. On le mélange en cet état avec environ le qinirt d'une dissolution de sulfate ferreux et on fait chauffer le mélange juscpi'à l'ébullition dans un vase de porcelaine; le platine se dépose à l'état niétalli([ue, on le i-ecueille sur un filtre. La dissolution filtrée est constituée par un li(iuide tout à fait semblable aux révélateurs au fer.

Les épreuves manquées et toutes les substances contenant du platine sont réduites à l'état de cendres blanches. On les traite par un mélange de 3 parties d'acide chlorhydri(|ue concentré, de manière à dissoudre les sels de l»otasse (jue pourraient contenir les cendres, puis on traite la masse par un mélange <le ;} volumes d'acide chlorhydrique et 1 volume d'acide azoti- ((ue. Le i)latine est ainsi dissous, on recueille cette dissolution, on lave le résidu insoluble, on mélange ces deux liquides, on y ajoute le résidu dé la dissolution sensibilisatrice et on précipite le platine à l'aide du chlorhydrate d'ammoniaque : on obtient ainsi du chloroplatinate d'ammoniaque qu'il suffit de calciner fortement pour Obtenir un résidu de platine métallique. On fera digérer dans l'acide chlorhydrique chaud et concentré, le jffatine métalli(iue obtenu, on fera ainsi disparaître les dernières traces de fer; on le transforme ensuite en bichlorure de platine d'après les procédés usuels.

BIBLIOGRAPHIE

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PizziGHELLi et HuBL. La Platinolypie, traduction par Henry Gauthier- Villars.

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