‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 123 sur 260 · IHd., 1881, p. 57 ; brevet du 24 mars · texte numérisé non relu

IHd., 1881, p. 57 ; brevet du 24 mars

PHOTOCOPIES PAR SAUPOUDRAGE. 171

gouttes d'acide nitrique, on fait une solution de 40 grammes de potasse caustique dans 1 litre d'eau. On peut remplacer la potasse caustique par une égale quantité de carbonate de soude; l'épreuve bleue est plongée dans ce l)ain : le bleu disparaît et se change en couleur orange pCile; on retire l'épreuve et on la plonge dans une solution de 40 grammes d'acide gallique ou 40 grammes de tannin dans 1 litre d'eau : l'image devient d'un noir terne ; on l'immerge dans un ijain d'eau acidulé par quelques gouttes d'acide chlorliydri(pie qui la ravive, on rince à l'eau et on fait sécher : l'épreuve présente alors du Ijhinc et du noir. Pour donner à l'image une teinte plus nette, on la fait passer dans un bain contenant 100 grammes de gomme arabi(iue, 1 litre d'eau et 80 grammes d'alun ; on laisse sécher l'épreuve imprégnée de cette dissolution.

^5 '^. — PHOTOCOPIES PAR SAUPOUDRAGE.

635. Généralités, — Le mélange de perchlorure de fer et d'acide tarlri(jU(' drviriit liygi-()métri({ue sous l'influence de la lumière. C'est sur cette ()i)S('rvati(»n ({w l'oitevin » a Ijasé son procédé de photographie par saupoudrage et le procédé i)ar impression aux encres grasses; en effet, la poudre im)ja!i)al)h' peut adhérer aux portions de l'image qui sont humides, tandis que Tenci-e grasse est r('poussé(^ par ces mêmes parties et n'adhère qu'aux endi-oits non niodilit's j)ar la lumière.

636. Formules de Poitevin^. — On prépare une dissolution de perchlorure de fer en traitant du sesquioxyde de fer par l'acide (•ldurliydri(tue; pour cela, on dissout à chaud dans une capsule de l)orcehiine 100 grammes de sulfate de protoxyde de fer dans 100 grammes d'eau distillée, on y ajoute 17 k 18 grammes d'acide sulfurique concentré, on continue à chauffer en y ajoutant, par petites portions, de l'acide azotique pour peroxyder le fer, on étend d'eau la dissolution, et on précipite le i)eroxyde de fer par l'ammoniaque en excès; on lave par décantation le précipité gélatineux obtenu, on le recueille sur un liltre et on le fait sécher à la température ordinaire. Poitevin^ a observé que cette dessiccation devait se faire à l'abri de la lumière, car le sesquioxyde de fer pourrait être réduit par elle s'il était en contact avec des matières d'origine organique telles que le papier du liltre. On le dessèche au-dessous de 100«; on pèse 6 gr. 50 de ce peroxyde de fer ou une quantité équivalente si on ne l'a pas desséché,

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1860, pp. 212 et 304.

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